Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de lecture => Théâtre et poésie => Discussion démarrée par: Yfig le 11 Octobre 2024 à 17:17:44
-
Bonjour,
j'ai parcouru ce fil sans voir de sujet sur F. Villon.
Mais j'ai pu le rater ???
Quelqu'un pour me renseigner ?
merci
cordialement
-
Il n'y en a peut-être pas, mais tu peux le créer et l'alimenter :)
-
je vais essayer !
Donc, j'aimerais vous parlez et que nous parlions d'un grand de la poésie François Villon.
Il y a un auteur qui en a parlé (parmi tant d'autres) c'est Jean Teulé qui est décédé brutalement d'une intoxication alimentaire.
Bon ! Ne montez pas tout de suite sur vos grands chevaux, Teulé faisait du commercial, du grand public, mais il a eu quand même un certain mérite : populariser , vulgariser un poète pas si connu que ça !
Tout le monde connaît "la ballade des pendus" mais souvent, ça s'arrête là !
il y a peut-être ici des spécialistes de Villon, des érudits parlant couramment le vieux français (celui du bas moyen-âge) ?
ils me trouveront sûrement scolaire, voire inculte ?
mais je cause avec le cœur, j'ai beaucoup aimé lire Villon et l'étudier (j'y ai passé de nombreuses heures).
Villon, un mauvais garçon, un assassin admirateur des coquillards ... mais pas que.
Tout le monde, ou presque, sait que Villon a connu la gloire grâce à son éditeur ... un certain Clément Marot !
Comme quoi les éditeurs qui font leur boulot s'exposent à la gloire et la fortune ... heureusement que la grande majorité se contente d'éditer des people. :)
Ne râlez pas, on arrive à l'excipit ...
Il n'y a qu'un recueil du sieur Villon, donc, pas trop à lire (si on parle vieux françois).
Parmi mes poésies préférée, je citerai :
Les Langues
La grosse Margot
et bien sûr la ballade des pendus et la ballade des dames du temps jadis.
Mais lisez les poèmes en argot des coquillards, c'est truculent et ça annonce Rabelais .... et bien d'autres.
J'oubliais les "lais" qui sont ses 'legs' i.e. son testament. ça vaut son pesant de cacahuètes car il se voit mourir sans un sou mais tient malgré tout à léguer quelque chose à chacun. J'ai beaucoup rigolé à son legs des peaux de saucisson de son dernier repas !!! :) :)
bonne lecture.
cordialement
-
Merci Yfig, c'est un résumé intéressant, je ne connais pas Villon et je tenterai de m'y pencher... J'aime bien ton petit condensé, il est plein d'humour, ça fait du bien. ;)
-
@Claudius
Merci pour ton commentaire et bonne découverte, tu ne seras pas déçue.
je veviens sur ce que j'écrivis : "Il n'y a qu'un recueil du sieur Villon, donc, pas trop à lire (si on parle vieux françois)."
En fait il existe de TRES nombreuses publications et autant de traductions plus ou moins réussies. Dont une carrément délirante du sieur Dufournet (Sorbonne mais lui, ça serait plutôt sort bonne !)
C'est là qu'on se rend compte à quel point les universitaires voudraient prendre nos vessies pour des flambeaux de retraite !!!
Quelques proverbes villonesques (certains vous coseront sûrement) :
Tant gratte chèvre que mal gît
Tant va le pot à l’eau qu’il se brise
Tant chauffe-t-on le fer qu’il rougit
Tant le maille-t-on qu’il se débrise
Tant vaut l’homme comme on le prise
Tant s’éloge-t-on qu’il n’en souvient
Tant mauvais est qu’on le déprise
Tant crie-t-on noël qu’il vient
Tant parle-t-on qu’on se contredit
Tant vaut bon bruit que grâce acquise
Tant plus est chère et plus est quise
Tant la quiert-on qu’on y parvient
Tant plus commune est moins requise
Tant promet-on qu’on s’en dédit
Tant prie-t-on que chose est acquise
Tant aime-t-on chien qu’on le nourrit
Tant court chanson quelle est apprise
Tant garde-t-on fruit qu’il se pourrit
Tant bat-on place qu’elle est prise
Tant tarde-t-on que faut entreprise
Tant se hâte-t-on que mal advient ...........
Je vous rappelle les dates de Villon (incertaines) : 1431 / 1462 (il est banni et s'exile suite à quelques mésaventures toutes romanesques et acoquinement avec coquillards)