Bonjour,
une nouvelle de fantasy qui appartient à l'univers de Gorve ( pour ceux qui pourraient être intéressés vous trouverez les autres nouvelles dans ma page perso.)
Le jeu est de varier les narrations tout en gardant quelque chose du narrateur du roman et des nouvelles, une sorte d'espièglerie peut-être.
je remets le liminaire du recueil pour affirmer cette cohérence :
La vie nous offre des opportunités comme on dit. Il va de soi que celles-ci sont les résultats des circonstances. De tels ou tels événements qui eurent lieu, dont les conséquences s’enchaînèrent pour former là et là un état du monde et de soi-même qui puisse être qualifié d’opportunité et non pas de sinistres augures.
Donc, me voici à l’alpha de la causalité.
Mais puisque nous sommes au liminaire, à la genèse, au paillasson du récit, permets que je m’y essuie les pieds !
Me voici pour un temps confiné ici, pour des raisons diverses, installé dans cette pièce lugubre à confire lugubrement, à souffrir de l’humidité et à gémir plus lugubrement encore parce qu’éloigné de ce qui me gardent en vie et m’attisent : le souffle des femmes et celui du public.
La lumière est chiche, la chair pauvre, la compagnie glaciale, le matelas raide… mais on m’accorde le droit de tremper ma plume et on m’a donné du papier. Je vais donc pour me distraire, me soumettre à cette tâche ardue et douloureuse pour les doigts, écrire.
Me voici donc libre.
Puisque rien ne sortira d’ici ni l’écrivain ni le récit lui-même.
Nous voici réduits à feindre, toi et moi. Feindre de raconter et feindre d’écouter. Nous pouvons être élégants une fois dans notre vie et cesser de nous mentir.
J’invente tout ce que je raconte ou plutôt, je pille la réalité, la tisse d’événements vécus par moi ou rapportés par d’autres. Gorve me parle à l’oreille chaque nuit. Tu le sais, bien sûr. Tu mimes la surprise ou l’effroi, la compassion ou le mépris pour tel ou tel de mes personnages. Au fond de toi, tu retrouves simplement ceux que tu connais, tu sais déjà tout d’eux, tout de ce qu’ils ressentent et espèrent, tout ce qui a fait le monde depuis l’avènement des hommes. Je ne raconte que la vérité essentielle, celle qui passe de bouche à oreille et d’oreille à bouche depuis que les dieux ont quitté le sol pour les cieux : ailleurs il n’y a rien, nous sommes seuls pour affronter la mort et l’infini du monde.
Alors, comme nous sommes tous deux de si bonne composition, nous allons nous offrir mutuellement une compagnie. Durant un long moment sans doute, puisque le lieu qui me contient fut conçu pour ne point céder au désir d’évasion de ses locataires, ajoutons aussi le fait que ton appétit en matière d’histoire est insatiable et que mon sujet n’a pas de dénouement connu, du moins à l’instant où nos semelles battent les poils du paillasson.
Voici donc des histoires d’épées.
Des objets pas si répandus que ça dans nos vies de tous les jours, mais qui encombrent les contes et légendes dés qu’on y parle de héros et disons que je suis en affaires avec des héros, non !
S’il y a des chipoteurs qu’ils se dénoncent.
Personne ! Alors commençons.
puis la nouvelle nouvelle
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Version 2
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B
Re re re Basic!
Me voilà pour cette nouvelle nouvelle!
D'abord, j'ai un mot à dire sur le liminaire de présentation du récit :
Mais puisque nous sommes au liminaire, à la genèse, au paillasson du récit. Permets que je m’y essuie les pieds !
A l'oral, j'ai du mal à séparer ces phrases. J'aurais mis une virgule après "récit".
Sur la nouvelle :
Pour le premier paragraphe, je ne comprends pas pourquoi il y a autant de retours à la ligne...
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Je sais pas pourquoi, j'ai un souci avec ce passage. Je trouve que la description est vachement, euh, descriptive! Surtout "Leur emplacement démontrait assez facilement que quatre d’entre eux en encerclait un." Pourquoi ne pas avoir fait plus simple "4 guerriers du khan cernaient un cinquième de l'armée de..." ?
Lorsqu’elle touchait un animal nerveux, celui-ci se calmait derechef, lorsqu’elle entrait dans la serre, les cochenilles devenaient plus actives, lorsqu’une bête se perdait, la lectrice savait toujours où la chercher.
Derechef, ça veut pas dire à nouveau? Ca colle pas ici, je trouve.
Zom détestait touchait les gens.
toucher
— Fleur a su te remettre debout. Sauras-tu partir en courant.
Un point d'interrogation à la fin, non?
Celui ci, commença à rire puis toussa une floraison de sang avant de mourir.
Celui-ci
Fer-Foudre contre lui, une seule larme perla à sa paupière, il murmura :
— Fend le ciel !
Je comprends à la suite que c'est Fer-Foudre qui parle mais sur le coup, j'ai un doute.
Vala, tout lu!
Tout est bien écrit et la nouvelle est sympa. Mais je suis mitigée. J'ai l'impression que tu as tout raconté très vite! Par exemple, je ne sens pas ce qui va lier Zom et Fer-Foudre au début, ce qui pousse le gamin à le suivre. Tout comme son amitié avec Basilic, en une ligne on passe de ennemi à ami, c'est très rapide!
Ta nouvelle peut peut-être prendre un peu le temps de nous installer les personnages, même si une nouvelle c'est très court. Après, sans doute que tes persos sont déjà installés quelques part, Fer Foudre par exemple, dans Gorve. Du coup, oublie ma réflexion si c'est le cas!
J'ai tout de même passé un bon moment de lecture!
Merci pour ton texte! :)
Salut Basic !
Très chouette texte. Ambiance bien campée, je retrouve avec plaisir l'univers de Gorve que j'avais quitté et ses personnages très marqués. La violence froide qui fait partie de ce monde est super bien rendue. Les quelques personnages annexes (en plus de Zom et FF) apportent une richesse intéressante à l'univers, ça marche bien. Le style marche bien avec le type de récit : rythme, images, blagounettes, un point de vue qui prend presque le lecteur à partie... bref, un bon moment de lecture.
édit : je viens de lire les commentaires, de lire ton incipit (que j'avais lue en diagonale) et donc oui, j'ai ressenti ce point de vue qui prend presque le lecteur à partie, même si c'est très léger dans cette nouvelle.
Je t'ai mis des remarques de détail en spoiler.
Deux trucs qui sont moins du détail :
* Y a deux trois ellipses qui me semblent un peu brutales (OK, le lecteur est intelligent, c'est chouette de pas tout écrire, mais faudrait lisser un poil, "annoncer" l'ellipse un petit peu, voire ellipser un peu moins)
* Le thème du silence gardé par Zom est très intéressant, je pense que tu peux appuyer un peu dessus au milieu du texte ; montrer certains "blocages" dans son comportement.
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