Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Nadir le 12 Septembre 2024 à 17:08:49
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quelque chose de vague
la tempête gonfle gonfle
les vieux murs aboient
les cloches sonnent-elles ?
voilà un bouquet maudit
fourchettes et couteaux
sur des tables brisées
un chant lointain
que je longe en moi
sous le ciel
dégageant les racines et les touffes d'herbe
dans le cimetière qui s'agrandit
dans le sang qu'on ne voit plus
et cela sort d'un coup
se décolle de la poitrine
se tend vers l'extérieur
cherche à toucher quelque chose
à s'aggriper
trouver refuge
entre les passants
piétinant les heures
comme une ombre qui se dilate
un chant lointain s'avance
un pied hors du lit
dans la guerre invisible
les vagues sont venues ont
enlevé frotté l’azur
elles ont enlevé toutes choses
les vagues
elles sont sorties de leur cadre
les vagues
sur lequel une bruine légère
tombe maintenant
et assèche et brûle
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hello,
ce ne sont pas ici les vagues de virginia woolf, mais plutôt une description angoissante et lugubre de quelque chose qui s'approche inexorablement, comme un grand bouleversement, peut-être une renaissance ?...
merci.
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Bonjour Nadir,
Voici un paysage à la fois désolé et sensationnel comme tout être surmené et sensible en rêve ;-)
Les murs de la demeure de la bête aboient ?
Sont-ce les restes des fastes tables aux couverts salis recouverts de racines ?
Serait-ce le maléfice qui se dilate ?
Merci pour ce monde parallèle, ces images mélodieuses et inspirantes,
:-* SOo
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en fait cette vision de la vague qui brûle et qui enlève toutes chosess, ça me fait penser à un rêve que j'ai eu une fois... alors jétais sur une plage et les vagues se rapprochent de moi, mais au lieu d'être faitees deau, elles étaient composéees de feuilles de papier remplies de notes de musique... 🎹, elles semblent vivantes et chaques vague produisait un son... et puis, en sécrasant, elles font disparaître tout ce qu'elles toucchent, et dans ce chaos, je dis musical, je réalise que le ciel audessus de moi était devenu un immense instrument, un piano peutetre, jouant une mélodie de destruction douce et inévitable... et la tempête dans ton poème me rappelle cette scène, où tout s'échappe, mais en silence, comme si la destruction elle-même avait perdu sa voix...
j'aime bien l'idée d'une guerre invisible, c'est fascinant, je passes à travers les batailles cachées chaque jour, et peut-être que ces vagues invisibles, sont là pour tout effacer et tout recommencer, laissant derrière elles ce même mystère que l'on trouve à la fin d'une journée brumeuse...
merci
a+
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Bonjour Nadir, les vagues sont envoutantes, elles rythment nos redondances, le tempo de notre vie, beau texte