Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Altarien le 20 Août 2024 à 22:49:51

Titre: Ma vieille amie
Posté par: Altarien le 20 Août 2024 à 22:49:51

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



On se connaît par cœur tous les deux.
Peut-on compter les années depuis que nous nous sommes mutuellement apprivoisés ?
Je crois que je t'ai toujours sous estimée. J'ai toujours eu tendance à me défiler et t'oublier quand tu étais pourtant si menaçante.

Le plus drôle c'est qu'en te fuyant, je pense avoir toujours réussi à échapper à ton courroux.

Je n'ai pas l'impression que tu le vives mal. Tu as redoublé d'ingéniosité pour m'avoir, tu m'as souvent fait des coups tordus et condamné à des dilemmes infernaux. Mais malgré tout, tu restes patiente, comme ça à m'attendre. Car après tout, quand tout sera fini, il n'y a que toi qui viendra me prendre. C'est ainsi ... Mais pour une fois, je suis plutôt rassuré de savoir que je ferai comme tout le monde. J'espère que tu as noté que je n'aimais pas vivre comme le commun de ceux que tu viens chercher. Alors, sache qu'au moment du grand final, je veux qu'il soit digne de ce que j'ai été, et du détachement que j'ai mis à te tromper.
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: Delnatja le 21 Août 2024 à 09:52:48
Bonjour Altarien, merci pour ton texte.
Je le trouve bien construit. Le sujet a déjà été traité et l'angle déjà utilisé, mais ça le fait quand même.
sous-estimée; à t'oublier; Le plus drôle, c'est ; toi qui viendras; C'est ainsi…
Pour les trois petits points, c'est Alt+0133
Belle journée.
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: Choumi le 21 Août 2024 à 10:18:11
 Bonjour
Presque une ode à la grande faucheuse malgré toute les tristesses qu’elle véhicule.
Ainsi va la vie
On en est tous là
Amicalement
Michel
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: Cendres le 22 Août 2024 à 20:49:18
Merci pour le partage de ton texte
Si je ne me trompe pas, tu parles de la mort.
Une vieille amie, je ne sais pas. On ne peut la rencontrer qu'une fois de notre vivant.
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: LOF le 25 Août 2024 à 12:01:07
 
 Ne jamais la nommer, c'est accepter qu'elle surnage partout, du moins la représentation qu'on s'en fait.
 
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: Luna Psylle le 25 Août 2024 à 13:41:32
Salut !


Sur le fond :

Je vais commencer par mon avis global pour quelques petits disclaimers : je lis à ton intro que le texte a un destinataire particulier, et donc par conséquent, c'est lui, son avis, qui importera le plus ici. C'est lui qui sourira (ou tout commentaire qu'il souhaitera) de ces quelques lignes. J'en ai bien conscience. De la même manière, mes idées pourraient complètement métamorphoser (en bien, en mal, à toi de voir) ta prose, donc tu peux tout à fait me dire que tu n'en as pas envie.
Je serai critique sur la forme générale, car j'ai apprécié l'idée dégagée du texte sans réussir à vraiment apprécier l'ambiance. Je trouve dommage que tout se résume en quelques lignes. Peut-être parce que cette vieille amie, qu'on est probablement beaucoup à partager, je la vois comme une suite d'ascenseurs émotionnels à vivre, comprendre et accepter.

Au long de la lecture :

Citer
Peut-on compter les années depuis que nous nous sommes mutuellement apprivoisés ?
Le début de cette phrase sonne creux à ma lecture, manque d'une sensation. Peut-être suis-je trop habituée à la formule Peut-on seulement ou alors c'est l'idée de compter les années. L'émotion n'est pas là pour elle à ma lecture.
Mais je parle vraiment d'un ressenti, et peut-être ne cherchais-tu pas à en dire autant. C'est dur à deviner.

Citer
Je crois que je t'ai toujours sous estimée. J'ai toujours eu tendance à me défiler et t'oublier quand tu étais pourtant si menaçante.
Répétition. eu tendance éloigne le personnage, pour moi, comme un manque d'assurance ou comme s'il n'assumait pas de se défiler et oublier.

Citer
Le plus drôle c'est qu'en te fuyant, je pense avoir toujours réussi à échapper à ton courroux.
Toujours, toujours là. Essaye peut-être de jouer avec tes phrases pour les lier et donner la sensation que tu as le contrôle sur ta répétition. Je pense qu'il y a moyen de travailler cette répétition, parce que toujours et jamais ont des sens liés à Elle.
Je trouve maladroit cette formulation de la fuir, comme une assurance d'y réussir. Ca ne ressort pas de ton narrateur. C'est une vieille amie après tout : est-ce qu'on fuit une vieille amie ?
Et réussir à échapper à son courroux semble aussi très naïf et assuré...
Bon, c'est peut-être souhaité, mais ça ne se dégage pas, juste énoncé ici.

Citer
Je n'ai pas l'impression que tu le vives mal.
Il y a tellement moyen que tu réfléchisses et joues à fond avec cette expression de bien vivre un évènement : tu parles d'Elle, tout de même !

Citer
Tu as redoublé d'ingéniosité pour m'avoir, tu m'as souvent fait des coups tordus et condamné à des dilemmes infernaux. Mais malgré tout, tu restes patiente, comme ça à m'attendre.
Et ton narrateur a-t-il redoublé d'ingéniosité pour s'esquiver à tous ces pièges ? En fait, j'en reviens à mon commentaire sur sa naïveté face à Elle à laquelle il échappe. Ca redonne un peu de consistance à ce paragraphe juste avant, mais du coup, ne pourraient-ils être réfléchis en miroir ? Montrer les pièges et les esquives qui se succèdent ?

Citer
Car après tout, quand tout sera fini, il n'y a que toi qui viendra me prendre. C'est ainsi ...
qui viendras (toi)
ainsi... (espace en trop)

Citer
Mais pour une fois, je suis plutôt rassuré de savoir que je ferai comme tout le monde. J'espère que tu as noté que je n'aimais pas vivre comme le commun de ceux que tu viens chercher. Alors, sache qu'au moment du grand final, je veux qu'il soit digne de ce que j'ai été, et du détachement que j'ai mis à te tromper.
Comme l'indiquent un peu mes commentaires juste au-dessus, je manque d'accroches pour le narrateur, et donc, les deux dernières phrases, qui prêtent pourtant à sourire, tombent à plat pour moi : digne de quoi, finalement ? qu'a-t-il été ? digne de sa fuite perpétuelle ? ça pourrait presque être comique qu'Elle le fuit sur la fin de sa vie, comme il l'a fui avant, et qu'il se retrouve à la voir sans pouvoir la saisir, à souffrir de son absence comme il s'est joué de sa présence. Je suis mauvaise langue parce que je lis bien le détachement que j'ai mis à te tromper, mais j'ai du mal à le comprendre.

Une bonne journée à toi !
Titre: Re : Ma vieille amie
Posté par: Hars P le 08 Septembre 2024 à 17:34:13
Texte énigmatique, j'ai compris le fond en lisant les commentaires, je ne suis pas très perspicace...