Peut-on compter les années depuis que nous nous sommes mutuellement apprivoisés ?Le début de cette phrase sonne creux à ma lecture, manque d'une sensation. Peut-être suis-je trop habituée à la formule Peut-on seulement ou alors c'est l'idée de compter les années. L'émotion n'est pas là pour elle à ma lecture.
Je crois que je t'ai toujours sous estimée. J'ai toujours eu tendance à me défiler et t'oublier quand tu étais pourtant si menaçante.Répétition. eu tendance éloigne le personnage, pour moi, comme un manque d'assurance ou comme s'il n'assumait pas de se défiler et oublier.
Le plus drôle c'est qu'en te fuyant, je pense avoir toujours réussi à échapper à ton courroux.Toujours, toujours là. Essaye peut-être de jouer avec tes phrases pour les lier et donner la sensation que tu as le contrôle sur ta répétition. Je pense qu'il y a moyen de travailler cette répétition, parce que toujours et jamais ont des sens liés à Elle.
Je n'ai pas l'impression que tu le vives mal.Il y a tellement moyen que tu réfléchisses et joues à fond avec cette expression de bien vivre un évènement : tu parles d'Elle, tout de même !
Tu as redoublé d'ingéniosité pour m'avoir, tu m'as souvent fait des coups tordus et condamné à des dilemmes infernaux. Mais malgré tout, tu restes patiente, comme ça à m'attendre.Et ton narrateur a-t-il redoublé d'ingéniosité pour s'esquiver à tous ces pièges ? En fait, j'en reviens à mon commentaire sur sa naïveté face à Elle à laquelle il échappe. Ca redonne un peu de consistance à ce paragraphe juste avant, mais du coup, ne pourraient-ils être réfléchis en miroir ? Montrer les pièges et les esquives qui se succèdent ?
Car après tout, quand tout sera fini, il n'y a que toi qui viendra me prendre. C'est ainsi ...qui viendras (toi)
Mais pour une fois, je suis plutôt rassuré de savoir que je ferai comme tout le monde. J'espère que tu as noté que je n'aimais pas vivre comme le commun de ceux que tu viens chercher. Alors, sache qu'au moment du grand final, je veux qu'il soit digne de ce que j'ai été, et du détachement que j'ai mis à te tromper.Comme l'indiquent un peu mes commentaires juste au-dessus, je manque d'accroches pour le narrateur, et donc, les deux dernières phrases, qui prêtent pourtant à sourire, tombent à plat pour moi : digne de quoi, finalement ? qu'a-t-il été ? digne de sa fuite perpétuelle ? ça pourrait presque être comique qu'Elle le fuit sur la fin de sa vie, comme il l'a fui avant, et qu'il se retrouve à la voir sans pouvoir la saisir, à souffrir de son absence comme il s'est joué de sa présence. Je suis mauvaise langue parce que je lis bien le détachement que j'ai mis à te tromper, mais j'ai du mal à le comprendre.