Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Guigui6w le 12 Juillet 2024 à 18:13:21

Titre: La subjectivité de nos regards.
Posté par: Guigui6w le 12 Juillet 2024 à 18:13:21
J'aime la façon dont chaque situation n'est que rarement objectivement bonne au mauvaise. Dans la subjectivité qu'est notre perception des choses, nous colorons le monde de milles nuances. Et si l'objectivité bonne existait, la philosophie ne servirait à rien, la justice serait perçue d'une façon uniforme et tout le monde parlerait la même loi.

Mais dans la finité de notre être, dans l'imperfection de notre langage et de nos mots, nous pouvons débattre éternellement sur le bien sans jamais l'atteindre. Car la vérité n'existe pas. La vérité purement objective ne provient que d'une conviction très forte en une réalité qui toutefois est passé à travers notre regard si limité.

Tout existe. Tout est là. Mais tout n'est pas vrai. Car tout ce qui est, est ce que nous voyons, ce que nous touchons, ce que nous ressontons. Je veux dire que la vie pourrait être le plus grand mensonge jamais conçu. Un mensonge qui couvrirait l'ensemble, de notre champ de vision.
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Delnatja le 12 Juillet 2024 à 20:48:14
Bonjour Guigui6w, j'aime beaucoup le troisième paragraphe.
Citer
Tout existe. Tout est là. Mais tout n'est pas vrai. Car tout ce qui est, est-ce que nous voyons, ce que nous touchons, ce que nous ressontons (sûrement une erreur de frappe). Je veux dire que la vie pourrait être le plus grand mensonge jamais conçu. Un mensonge qui couvrirait l'ensemble, de notre champ de vision.
Les dernières études des neurobiologistes tendent à montrer que seul notre inconscient perçoit la réalité.
Ce que nous croyons percevoir de la réalité, n'est qu'une interprétation de celle-ci, par notre conscient.
Belle soirée quand même.
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: LOF le 13 Juillet 2024 à 19:22:23
 
 Le vrai, le mensonge, nos sensations... Trois mots clé.
 Le mensonge par rapport à quoi ?
 Nos sensations sont une réalité, donc la vérité du moment.
 Le mensonge finalement n'est-il pas fourbi par notre conscience ? Tous les pièges qu'elle nous tend.
 Léo Ferré chantait "La lucidité ? elle est dans mon froc !"
 Le vrai ? certains se réfèrent au factuel...
 Merci Guigui pour toutes ces souricières philosophiques que tu nous ouvres.   
 
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Béatrice M le 14 Juillet 2024 à 08:01:54
Bonjour  Guigui6w
C'est un texte philosophique à méditer.
La vérité, n'est-elle pas celle que chacun(ne) veut bien croire.
Ou l'illusion du monde qui nous entoure ?
La chute est fort intéressante, elle interroge chacun (ne) de nous.
Entre un adulte et un enfant, y a-t-il une différence ?
Certainement, car l'enfant perçoit une vérité que l'adulte ne perçoit pas (où ne veut pas voir ?)
Merci du partage, bon dimanche
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Lune le 15 Juillet 2024 à 19:30:53
Bonjour Guigui6w,

Méditation bien compliquée  ;)
Comme les mondes parallèles, la théorie des cordes ...
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Basic le 16 Juillet 2024 à 06:09:09
Bonjour


dans le cadre de l'entraide et du travail du texte
en préambule une petite coquille :"en une réalité qui toutefois est passé à travers notre regard" passée

parler de subjectivité et d'objectivité avec l'idée de bien et de mal c'est peut être démarrer de travers. Bon ou mauvais est par définition déjà une subjectivité construite par culture, société, coutume. De la même façon quand tu parles de vérité, qu'est ce que la vérité d'une observation ?

La physique quantique, que je regarde avec l'ébahissement d'un type qui n'y comprend rien, m'a désarçonné au sujet du réel :
ici extrait d'un article qui résume asse bien le bond conceptuel :

"Dans la physique classique, la connaissance du monde matériel est supposée se faire indépendamment de l’observateur...
Ainsi, on ne peut pas parler de la position d’un système quantique de façon générale : les caractéristiques des objets sont soumises au contexte et au sujet qui mesure. Optant pour un point de vue différent, Schrödinger parlait d’une action mutuelle entre le sujet et l’objet lors d’une mesure quantique, « à condition de bien préciser ce qu’on entend par sujets dans ce cas : rien d’autre qu’un fragment du monde matériel pouvant inclure le corps de l’expérimentateur » (Schrödinger 1930, Bitbol 1992).Pour  le physicien Richard Feynman, toute réalité -incluant l’esprit et la conscience- est faite d’atomes (Feynman 1970). C’est une forme de physicalisme, dans lequel chaque phénomène a une origine matérielle à laquelle il peut être relié et où toute subjectivité, toute forme de conscience est un produit, un corrélat, ou une instanciation d’un processus physique. Les observateurs sont alors des systèmes physiques comme les autres, auxquels, au moins en droit, doivent pouvoir s’appliquer les principes physiques les plus fondamentaux. "

Ton texte nous permet de nous interroger effectivement, il manquerait peut-être un peu de précision dans les mots utilisés peut-être. Toutefois, la philo n'est pas mon domaine, c'est plutôt la science fiction

B



Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Guigui6w le 16 Juillet 2024 à 13:17:49

Merci à tous pour vos nombreux retours ! Je prends note de vos conseils, ça me fait très plaisir.
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Cendres le 22 Juillet 2024 à 20:46:53
Merci pour le partage ton texte


Tu parles de la vérité et de la justice. Je pense que ça dépend de chacun et de la société dans laquelle on vit.
Avant l'homosexualité était interdite, les gens vivaient dans la clandestinité comme si qu'ils faisaient une chose de mal.
Titre: Re : La subjectivité de nos regards.
Posté par: Feather le 01 Août 2024 à 08:52:21
Bonjour,
Si je te comprends bien, ni l'objectivité ni la subjectivité ne trouveraient de sens sans le concept du mensonge car la vérité est indéchiffrable et non tangible (?)
Cela laisse la place à l'interprétation propre au sujet qui sans loi, ni morale est donc soumis à des erreurs.
Alors peut on croire si tout n'est que chimère ?