Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Discussion démarrée par: Mythesilenne le 29 Avril 2024 à 15:26:19
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Bonjour à tous!
Je travaille sur un roman qui se passe en 1850. Trois personnages trois styles complètement différents. Je fais parler l'un d'entre eux au "je" romantique et au passé simple.
J'hésite sur la conjugaison d'un verbe:
Mon père ne s’est jamais intéressé à mes œuvres de charité. Devant mon empressement et mon insistance, il m’avait autorisé une grande liberté dans cette mission dès l’âge de seize ans. Si je ne montrais aucun intérêt pour la politique ou les affaires, et bien qu'il me répétât que je ferais/ferai un bien piètre successeur, il m’accordait au moins sa confiance pour continuer l’œuvre de ma défunte mère avec cœur et raison.
Comment exprimer ce futur au passé?
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Bonjour Mythesilenne,
Le futur dans le passé => le conditionnel => ... que je ferais.
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D'accord avec Mercurielle, et si tu veux un petit indice pour savoir, il te suffit de mettre la phrase au pluriel.
Si tu dis : nous ferons... ferai sans s - si tu dis : nous ferions... ferais avec s.
Petit truc mémoriel facile, en général on s'en rend compte en le prononçant à haute voix.
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Mon problème n'est pas de distinguer le futur du conditionnel. Ce qui me gêne c'est ici, c'est que j'entends le conditionnel, non pas comme du futur dans le passé, mais comme une incertitude. Je n'ai pas de problème d'ordinaire, mais là je bloque... Peut-être que je vais carrément modifier la phrase alors...
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Admettons :
"De toute manière, je savais que nous pourrions manger juste après."
"Bien qu'il nous répétât que nous allions manger juste après..."
On dirait que c'est comme ça que ça fonctionne, même si ça semble étrange à la réflexion. De toute manière il ne faut pas creuser trop loin la logique avec la grammaire, c'est la langue qui a en dicté les règles, et non pas la langue qui suit les règles d'une grammaire venue de nulle part. D'où les couacs et les réformes orthographiques :D
Si tu es plus à l'aise à l'idée de reformuler, ça peut se comprendre aussi.
Bonne soirée
Zaw
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J'ai solutionné ton pb, je l'ai soumis à la Pythie Copilote et voici son oracle :
Mon père n'a jamais porté d'intérêt à mes activités caritatives. Face à mon enthousiasme et à ma persévérance, il m'a accordé une grande liberté dans cette vocation dès mes seize ans. Bien que je n'aie pas d'intérêt pour la politique ou les affaires, et malgré ses doutes sur ma capacité à lui succéder, il me faisait confiance pour poursuivre l'œuvre philanthropique de ma mère avec dévouement et discernement.
Alors ..... @Mythesilenne .... heureux? ;) ;) ;) ;) ;)
Eh oui, les anglais appellent ça un "workaround" : quand on a un problème, inutile de perdre son temps à tenter de le résoudre, on passe à côté ça résout tout !