Le soir tombe.j'aime la digression, peut-être que la phrase qui l'introduit "C’est une phrase qui ne correspond pas à la réalité." est un peu maladroite à mon goût, mais je ne sais pas bien comment la tourner autrement
C’est une phrase qui ne correspond pas à la réalité.
Il voit, bien sûr, le soleil couchant faire effet de couleur un peu comme une braise, mais il ne croit pas que le soir tombe, il pense plutôt que la nuit monte comme de l’eau remplissant une cuve, un abreuvoir d’eau noire pour les bêtes de la nuit, pour les bêtes que l’on porte dans sa tête.
des phrases qu’il ne contrôle pas paspetit bug
Il pense que le paysage devant lui, lui ressemble.d'un côté le lui/lui est un peu rude à la lecture d'un autre côté j'aime bien le lien supplémentaire que ça créé entre le paysage et lui
Le vieil homme nous manque, ces deux personnages qui bavardent nous fatiguent, pourtant il faut les supporter, supporter leur exubérance et leur arrogance.je suis ok avec le fait que les didascalies donnent une impression de la scène, mais "pourtant il faut les supporter, supporter leur exubérance et leur arrogance." je trouve ça un peu de trop, je laisserai le lecteur se faire son idée précise, surtout que la suite est assez explicite pour le coup
On achètera tout, le chemin, le vent, (..)je trouve "acheter" un peu trop facile, trop caricatural. pourquoi pas "on aura tout" ? finalement on sait bien comment
Spectres : Méfie toi de ceux qui t’appellent ! Méfie toi deux !d'eux
Ce que tu dis te tient debout, c’est ton squelette, sans lui, tu tombes... sans lui tu rampes sur la terre, la bouche et la langue dans la boue.j'aime
de brins de laine, de mésange,s de neige, de vent…Il y avait des choses plus dures.mésanges
Pour les autres monologues que tu as moins aimé. Ils sont limites, limites trop intimes, limites trop perso. Mes questions porteraient sur ça justement. Sont ils trop niaiseux ? Trop intimes .Je ne dirais pas que les passages qui m'ont moins plu étaient trop "intimes", ce n'est pas vraiment le mot (et pas forcément un défaut pour moi), par exemple le passage avec les deux jeunes gens puis les spectres ne m'a pas semblé si intime que ça. Naïf peut-être ?
Je ne voulais pas en faire une scène facile ( on garde l'idée qu'il n'y a qu'une voix), il y a pour moi, l'évocation de la vivacité de l'enfance par le jeu des dialogues, mais toujours en arrière fond, et le propos sur la mort et le propos sur le destin et ses virolos, les choix... le faire et défaire. Donc, la voix de la fille se charge de plusieurs personnalités : cette gosse que j'ai aimée étant gosse, moi gamin, moi vieux, elle vieille ( comme je l'imagine)Là, on sent quand même l'intime, mais je dirais que ça tombe assez comme un cheveux sur la soupe, la scène qui précède le monologue de la petite fille est assez triviale (même si plutôt bien plantée, hein) et d'un coup on a ce monologue assez chargé, un peu complexe, à la lecture c'est difficile de le digérer et de l'apprécier, pour moi.
Le marcheur s’apaise et souffle après avoir grimper une sorte de colline, après avoir passer un accroc dans le paysage de son poème.grimpé, passé
Mon poème de défait et pleut avec la pluie.se défait
Il s’appuie sur un creux dans la pente, il s’allonge debout dans la montagne, un arbre sous la nuque et la chair du chemin dans son dos.j'aime
Qui a pu échappé ces éclats, ces lambeaux de cuivre, ces pensées ?"À qui a pu échapper" ou " Qui a pu laisser échapper"
Lorsque la fumée aura été dissipée par la tempête, lorsque le tumulte du désastre sera retombé, tu verras peut être des pas, des traces de pas dans la poussière, ou des plantes… alors tu les suivras.