Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Docteur Pasquier le 30 Juillet 2011 à 13:30:03
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C'est pas mal du tout, j'ai bien aimé, le découpage, et l'ambiance.
Il y a juste deux ou trois petits trucs qui m'ont gêné, mais c'est assez subjectif, je te les donne quand même, t'en fais ce que tu veux :
"Loin, une promesse", je trouve que ça sonne un peu bizarre, enfin très peu, disons que j'ai un peu tiqué sur ce vers.
"Au devant de mai', j'aime pas la tournure, ça fait presque un peu présomptueux comme vers (c'est aussi possible que ce soit moi qui raconte n'importe quoi)
"dans le giron", en fait pour être honnête je connaissais pas le mot, donc malheureusement la fin ne m'a fait l'effet escompté du premier coup
voilà c'est tout, mais le reste m'a beaucoup plus, comme le poème en lui même
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Je te remercie.
Tu me parles de ce "loin" et tu tombes bien. J'ai été très embêté avec cet adverbe : après ta remarque, je me demande si ce n'est pas plutôt vers la ponctuation que je devrais aller voir... Car si j'enlève "loin", ma strophe chute un peu. Il fallait un écart dans cette strophe, et j'ai choisi le moyen le plus efficace mais aussi le plus malheureux... j'en conviens.
Pour le reste, je serais intraitable :)
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Je dois avoir une drôle de sensibilité parce que le fameux "Loin, une promesse" est le vers qui m'a le plus plu, le plus touchée ; c'est celui que j'ai trouvé le plus beau.
Je lui trouve un rythme charmant, très cohérent. La pause que la virgule implique fait rimer le "loin" avec le "matin" de la strophe précédente et ça me semblait nécessaire.
Enfin, comme l'a dit kasprzak, c'est subjectif.
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Moi ce qui m'a géné avec le "Loin, une promesse" c'est la suite "et les yeux"
peut être que
Loin
Une promesse
Et les yeux
passerait un peu mieux, selon moi, mais c'est déjà très bien comme ça! Après c'est vrai que c'est assez subjectif !
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Simple et efficace. Par contre je freine sur "Loin, une promesse" suivi de "Et".
Bonne continuation !
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Pour moi, il n'y a rien à changer dans ce poème. Je le trouve très bien écrit. J'aime bien son rythme.. La deuxième strophe m'a particulièrement accroché. Cela me fait penser à un mélange d'Ungaretti et de Garcia Lorca.
Cependant, je trouve le souvenir en lui-même assez fugace. Je n'arrive pas à le prendre dans les mains, il passe trop vite. Donc, j'imagine ce poème au milieu d'autre du même thème, comme prit dans une suite.
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Je suis absolument pas fan de ce type de poésie avec des vers méga courts, j'y accroche pas. Du coup, au niveau formel, j'ai pas vraiment apprécié mais c'est parce que c'est pas mon truc ce genre de forme. Au niveau du fond, j'ai pas non plus été méga séduite par les images, je les trouve simple pour ne pas dire déjà-vu. Par contre, j'ai pas mal aimé le texte de la première strophe même si je l'aurais sans doute préféré en prose.
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J'aime beaucoup ce rythme, ces coupures, cet effet saccadé. Il y a une émotion qui s'en dégage du coup, la deuxième strophe m'a beaucoup touchée surtout.
Par contre je ne sais pas pourquoi, la dernière strophe m'a beucoup déçue. Je ne sais pas j'attendais quelque chose, et tout retombait. Le rythme, qui pourtant semblait maintenu avec les phrases courtes, retombait. Je ne sais pas comment t'expliquer cela mais... La fin est un peu trop ronde (à cause du mot giron peut-être? Je trouve que ce mot fait un son rond), un peu trop basse... Presque molle.
Mais je maintiens, la deuxième strophe me plait énormément :huhu:
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les images, je les trouve simple pour ne pas dire déjà-vu.
C'est intéressant. Chez qui précisément ?
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Pour le côté "déjà-vu", c'est parce que le "rien ne bougeait" m'a fait penser à Rimbaud, le titre rappelle Baudelaire "A une passante", les "yeux vifs", ça j'ai trouvé ça assez déjà-vu quand même, trop simple comme adjectif. Sinon ça m'a fait pas mal penser à Cendras et à Desnos aussi (ne me demande pas quel poème par contre, la poésie contemporaine, je la lis et je l'oublie aussi sec). Du coup, même si t'essayes de quand même faire ta petite sauce, ça m'a pas convaincue mais apparemment ça n'a gêné que moi. :huhu:
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Pour le côté "déjà-vu", c'est parce que le "rien ne bougeait" m'a fait penser à Rimbaud, le titre rappelle Baudelaire "A une passante", les "yeux vifs", ça j'ai trouvé ça assez déjà-vu quand même, trop simple comme adjectif. Sinon ça m'a fait pas mal penser à Cendras et à Desnos aussi (ne me demande pas quel poème par contre, la poésie contemporaine, je la lis et je l'oublie aussi sec). Du coup, même si t'essayes de quand même faire ta petite sauce, ça m'a pas convaincue mais apparemment ça n'a gêné que moi. :huhu:
Etonnant de surcroît, car chez Cendrars ou chez Desnos (contemporains devenus des classiques, et aux antipodes l'un de l'autre d'ailleurs), une métrique aussi courte n'existe pas. De plus, chez le premier le voyage est une obsession, et chez l'autre l'amour domine.
Pour la première partie de la réponse, tu as raison et d'ailleurs je la prolonge : "Loin" se trouve également chez Guillevic, Saint John-Perse, Montaigne, Ronsard... ; "yeux" se trouve également chez Labbé, Villon, Eluard, Apollinaire... ; "Hiver" doit également être lisible chez Charles d'Orléans... Je ne parle pas non plus de "vainqueurs" sans doute présent chez Hérédia ou encore "clocher" sans nul doute dans divers poèmes de Claudel.
Quant au titre... j'aurais plutôt pensé à Richepin parce que le mot "passage" est dans l'un de ses titres de poème, à Michaux, à Lautréamont aussi, pourquoi pas.