Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Chanson & slam => Discussion démarrée par: flag le 20 Mars 2024 à 13:33:06
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Bonjour :)
Tout est dit dans l'en-tête.
Ma modeste interprétation :-[
https://soundcloud.com/user-591808838/covermylene-farmer-l-horloge-remixvocal1?si=b4ea57131ef84d6390a9e179dd23d5bd&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing (https://soundcloud.com/user-591808838/covermylene-farmer-l-horloge-remixvocal1?si=b4ea57131ef84d6390a9e179dd23d5bd&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing)
L'horloge
Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,
Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
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Bonsoir magnifique Flag belle soirée à vous
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Bonjour, Béatrice, :)
Je viens de voir votre commentaire, je vous remercie c'est sympa ;)
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Merci pour ta chanson.
J'ai écouté en lisant ton texte.
C'est intéressant a découvrir, j'ai bien aimé l'écouter.
Tu aurais dû faire des paragraphes pour montrer les arrêts lorsque tu la chantes.
Tu as fait une faute de frappe ici, tu as oublié un E
"Où l’auguste Vertu, ton épouse encorE vierge,"
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Bonjour, Cendres, :)
J'ai écouté en lisant ton texte.
C'est intéressant a découvrir, j'ai bien aimé l'écouter.
Tout le mérite en revient à Beaudelaire :-[
Tu aurais dû faire des paragraphes pour montrer les arrêts lorsque tu la chantes.
Je vais voir ça ;)
Tu as fait une faute de frappe ici, tu as oublié un E
"Où l’auguste Vertu, ton épouse encorE vierge,"
Le fait est que Beaudelaire l'a écrit ainsi :/ Une explication ci-dessous :
le fait que "l'auguste Vertu" soit "encor vierge" montre qu'en fait l'homme n'a pas été vertueux dans sa vie. Ce manque de vertu mène l'homme à l'envie de se "repentir" (vers 23). Le repentir est quelque chose que l'on peut faire à la fin de sa vie, quand on regrette tout ce qu'on a fait de mal, ce qu'on aurait dû faire autrement, d’où l'expression entre parenthèse "la dernière auberge" : le repentir est la dernière chose qui peut rassurer avant de mourir.
Bonne soirée :)