Bien le bonjour! Je me lance et partage mon histoire. Il s'agit d'une adaptation d'une campagne de JDR parce que j'aime ces personnages de tout mon coeur et j'ai envie de partager leur histoire :) J'ai décidé de le raconter sous la forme d'entrées du journal intime de mon personnage qui sera donc en quelque sorte le personnage principal, ou du moins, on assistera à l'histoire de son point de vue. J'espère que ça vous intéressera assez pour que vous me donniez votre avis :D J'ai déjà écrit quelques entrées donc après les deux que je poste aujourd'hui, je vais les poster ici unes par une.
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Ce qui a été enlevé
Ce que je rajoute
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Journal d'une Aventurière
Cher journal,
Cela fait presque un mois que je suis partie de Clairval. Me débrouiller seule est moins dur que ce que je pensais !
Je suis arrivée à Vireux il y a quelques jours et aujourd'hui j'ai trouvé mon premier contrat. Je dois dire qu’il était temps quand même, parce que je commençais à être à sec.. Mais c’est réglé ! On m’a promis un salaire et j'ai rencontré des compagnons de voyage, donc tout va bien.
Le premier s’appelle Grimoald, il est grand. Et vert. C’est un demi-orc. Je n’en avais jamais rencontré avant, tu sais ? Il n’y a presque que des humains à Clairval. Il a des dents pointues aussi, mais seulement en bas, et à cause de ça il ne peut pas fermer entièrement sa bouche.
Est-ce ça veut dire que les orcs ont la bouche pâteuse ?
Tu sais, quand j'étais petite, maman me racontait qu’ils mangeaient les petits enfants qui mettaient le bazar, mais Grimoald a l'air gentil !
Il est quasiment aussi grand que large et d’après ce qu’il m’a dit, il était fermier avant de partir sur la route. Ça explique sa faux.
L’autre personne s’appelle Nasir. Il est petit, surtout pour un elfe. Il fait presque une tête de moins que moi, donc à côté de Grimoald, je ne te raconte pas. Sa peau est grise, voire même un peu violacée, c'est une couleur assez étrange en fait. Je me demande si tous les demi-elfes ont cette couleur de peau là ? Ses oreilles sont vraiment longues, et encore plus pointues que celles de Grimoald. Tiens, j’y pense mais je ne crois pas l’avoir déjà vu sourire. Il parle peu et a toujours les sourcils froncés, comme s'il était blasé de tout. Très mystérieux comme personnage.
Je découvre beaucoup de choses depuis que je suis partie ! À la forge on ne croisait pas beaucoup d’étrangers.
Ménéan
Je sais que je m'étais promis de ne pas rentrer à Clairval avant de pouvoir prouver à papa que je suis capable de reprendre la forge. Que je peux me débrouiller seule et que je peux être meilleure que lui !
Je le sais.
Mais ils nous promettent 10 pièces d'argent à l’arrivée, j’ai besoin de ces pièces et tout ce qu'on a à faire, c'est escorter une caravane. Ce sera de l'argent facile, je connais ces chemins et ils ne sont pas dangereux !
Ménéandre
Cher journal
« Je connais ces chemins, ils ne sont pas dangereux ! »
Pas dangereux, pas dangereux, oui enfin quand ladite caravane ne s'embourbe pas ! On n'avait pas encore atteint la forêt que les roues se sont coincées dans la boue. Évidemment, c'est à nous d’aller au village et de dégoter de quoi nous sortir de là. Les marchands nous ont donné six pièces d'argent pour des pelles, des planches, des cordes... N'importe quoi pour débloquer la caravane ! On ne savait pas trop quoi prendre mais Grimoald nous a assuré qu’il serait assez fort pour tout arranger donc on a seulement pris deux planches. Sur le chemin du retour, alors qu’on discutait des capacités musculaires de Grimoald, on a entendu des cris. On s'est immédiatement mis à courir, mais on est arrivés trop tard. Contre toute attente, la caravane était dévastée. Derrière les roues se trouvaient les cadavres de deux gardes. Donc les marchands et le dernier garde pouvaient être encore en vie. J’étais sidérée, mais Nasir nous a sorti de notre torpeur en attirant notre attention sur des traces de pas. Sans y penser une seconde de plus, je me suis élancée dans la direction qu'elles indiquaient. Il était peut-être trop tard pour ceux allongés là, mais on devait pouvoir sauver les autres.
Ce n'est qu'une fois arrivée à la caverne où menaient les empreintes que je me suis retournée pour constater que mes compagnons m'avaient suivie. Bien ! J'avais quand même un peu peur d'y aller toute seule... Après tout, je ne savais pas ce qui avait attaqué la caravane !
Et puis je ne m’étais jamais vraiment battue... Enfin pas contre des créatures sauvages ! Évidemment, j'ai déjà dû défendre mon point de vue contre les autres jeunes de Clairval. Ils ont tendance à être buttés comme des ânes et à ne pas comprendre le « non » autrement que par les poings tu le sais bien.
Enfin bref, en quelques mots, avant de rentrer dans la caverne, on a décidé que Grimoald irait en premier parce qu'il est grand et que sa faux a une longue portée. On s’est dit qu’il serait plus à même de nous prévenir des dangers. Nasir, frêle comme il est, était mieux à l'arrière. Et puis en plus c’est un magicien donc il était bien tout au fond, loin des coups.
Une fois à l’intérieur, j’étais prête à dégainer mon marteau au moindre bruit. Sauf que bon, je n’avais pas pensé au fait qu’il allait faire sombre dans cette grotte! Manifestement les deux autres n’étaient pas dérangés par le manque de lumière. Je me suis donc retrouvée avec une main prise par une torche. Ça promettait de compliquer toute rencontre hostile.
Soudain, un bruit, suivi d’un grondement sourd. J’ai à peine eu le temps de sauter sur le côté, esquivant un énorme rocher de justesse. Un coup d'œil à mes compagnons m'appris que Nasir n'avait pas eu la même présence d'esprit. Il avait l'air sonné mais heureusement il était encore conscient. Rien qu'une petite potion ne pouvait régler !
Nous avancions dans la grotte au rythme des indications de Grimoald quand le couloir, étroit jusque là, s’agrandit. On se trouvait à un coude avant l’entrée d’une pièce. Si l’on se fiait au bruit qui nous parvenait, on avait trouvé les créatures qui avaient attaqué la caravane. Restait à savoir si les survivants étaient avec eux. En jetant un petit coup d’oeil discret, Grimoald nous apprit que les otages étaient bien là, gardés par des kobolds, de gros lézards montés sur leurs pattes arrières.
Je hais ces choses. Ce sont des aberrations de la nature, des enfants damnés de Glöd, ce dieu qui ne vit que pour causer des désastres.
En un regard, je me suis mise d'accord avec Grimoald et nous avons sauté sur les kobolds qui gardaient l'entrée. Le grand gaillard ne nous avait pas menti! Il a découpé ces monstres aussi facilement que s’il fauchait du blé. Je suis contente d’avoir eu un allié aussi fort pour mon premier vrai combat. Je dois dire que se battre pour sa vie et celle d’autrui est une sensation bien différente de toutes les rixes dans lesquelles je me suis engagée. Malgré un premier mouvement un peu timide, je me suis vite reprise. J’ai réussi à éliminer toucher un premier kobold,mais c'est Grimoald qui a fini par l'achever. puis, aAlors que je me tournais vers un autre adversaire, un trait de lumière fusa dans mon dos pour finir sa course dans le torse d’un de ces monstre qui gardait une cage. Mon oeil fut attiré par ce qu’il y avait à l’intérieur: un ours énorme en train de dévorer ce qu’il restait du dernier garde qui nous accompagnait…
Une nouvelle personne que je n’ai pas pu sauver…
Je ne savais pas qu’être aventurier impliquait autant de morts…
Je réussis à me reprendre juste à temps pour esquiver la lame d’un de ces maudits lézard. J’ai mis toute ma force dans mon coup suivant et son crâne s’est écrasé contre la paroi de la grotte aussi facilement que le métal chaud sur l'enclume. C’était une sensation étrange… J’aurais pu croire que voir quelque chose d’aussi écoeurant m’aurait fait quelque chose[/clor][/color]touchée mais… rien. Même au moment où j’écris ces mots, je n’arrive pas à comprendre ce que j’ai ressenti alors que la vie le quittait. Alors tu penses bien que sur le coup, avec les kobolds qui attaquaient et les marchands à sauver, je me suis vite détournée du fait.
Le combat s’est poursuivit, entre les jets de lumière de Nasir, les sifflements de la faux de Grimoald et mes coups de marteau. Ces saletés de lézards essayaient de nous distraire avec des frondes, mais il en fallait plus que ça pour nous abattre ! Nous valsions entre les pierres, parant les coups et attaquant de toutes nous forces. L'excitation commençait à me monter à la tête. C'est à ce moment que mon regard a croisé celui de l'ours... En- en dehors de sa cage ? et lancé à pleine vitesse dans ma direction !?
Je ne dois ma survie qu'à Grimoald qui lui a entaillé l'épaule et a détourné son attention. Il était énorme, encore plus grand que notre géant vert. Ses pattes faisaient la taille de ma tête et je devais utiliser toute ma concentration pour éviter ses coups.
Je manque définitivement d'entrainement. Je n'avais pas assez de force pour véritablement lui faire mal, je ne pouvais que le déconcentrer en espérant qu'un de mes compagnons arrive à lui porter le coup fatal. Alors qu'il venait de subir un coup de patte renversant, Grimoald réussit enfin à lui asséner le coup de grâce.
On reprit doucement notre souffle,Le combat était terminé, l'adrénaline retombait. Nous avions au moins sauvé avons pu sauver les marchands. Ce n’est que sur le chemin vers la caravane embourbée, que je me suis autorisée à repenser aux évènements qui venaient de se dérouler. Trois hommes sont morts parce qu’on n'a pas pu les protéger.
Il faut que je devienne plus forte.
Ménénandre
Merci Luna pour ton retour! Merci pour toutes tes corrections orthographiques, ce n'est vraiment pas mon fort :/ Pour répondre à quelques unes de tes interrogations et propositions ensuite, en ce qui concerne les temps employés j'ai utilisé le passé simple et le présent pour différencier la situation dans laquelle se trouve Ménéandre lorsqu'elle écrit son journal, lorsque j'utilise le présent c'est qu'elle écrit au milieu de la journée, alors qu'elle vit ce dont elle parle, et à l'avenir il sera aussi beaucoup utilisé lorsqu'elle couchera ses sentiments intimes sur le papier. Lorsqu'elle utilise le passé simple, c'est qu'elle écrit le soir, à la lumière d'un feu ou des astres, ce qu'il lui est arrivé dans la journée. Concernant un tic de langage, je vois ce que tu veux dire mais je dois encore y réfléchir, effectivement je verrais bien aussi une expression fétiche, qu'elle utilise souvent, et pas forcément toujours correctement mais je n'ai pas trouvé la bonne encore! Dès que je l'aurais, je modifierais toutes les entrées précédentes pour l'y rajouter :) Aussi, j'hésite à rajouter un espèce de chapitrale, du style "Entrée 1", "Entrée 2"... Pour qu'on reconnaisse un peu plus facilement la progression, qu'est-ce que tu en penses?
J'ai rajouté mon code couleur dans mon 1er post pour ma correction :)
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