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des lacets
#remarque #à propos de #rebond de réflexion inspirée #commentaire
des fois ça me plairait de faire plusieurs trucs comme ça, type 'revue de presse', croiser dans différents petits articles mes réactions sur ce qui me passe sous les yeux... mais là alors que je me suis lancé sur un cas spécifique, j'ai l'impression la recette va disparaitre en moi comme un fantôme... si jamais le revenant revient, ce sera sûrement ici !
décalages - chez mcdonalds (https://youtu.be/TsR0Ud-6EPE?t=1540)
"tu te mets comme ça dans la queue, tu trouves la place comme ça, tu lèves la tête, là-bas chez mcdonalds, en haut, ils ont accroché... la photo... de qu'c'que tu vas manger ! j'ai jamais vu ça... c'est comme si moi j'vous invite à la maison... et, je mets la photo, de qu'c'que vous allez manger !"
y'a vingt-cinq ans gad elmaleh propose un one-man-show mis en scène par isabelle nanty, ça s'appelle 'décalages' et l'un des personnages avec lequel il prend la parole, est probablement là pour apporter une double prise de distance psycho-sociale, le temps et le lieu : le vieux tonton marocain expose sa surprise lorsque pour la première fois il teste de manger dans un fast-food à l'américaine... et alors ce passage est drôle, et pourtant je phase à me dire que dans les rues que j'ai arpentées en mon présent postérieur à ce spectacle, les enseignes de restaurant de type maghrébines sont bien les plus majoritaires à reproduire ce qui rend curieux ce vieux marocain d'une génération antérieure, à propos de la photo du manger... t'as déjà vu un kebab sans photos de kebab ? alors oui c'est ptetr pas le cas pour les moins fast-food type tajine dans des salles bien décorées à l'orientale, ptetr pas forcément obligatoire quand il s'agit des pâtisseries de là-bas, mais qmm, c'est un absolu vraiment presque total, si y'a un type de restauration pour lequel t'as 99% de chances d'avoir une photo du menu sur le menu, c'est bien celui-là... alors que le vieux tonton semble y découvrir comme une curiosité sortie de bien loin de chez lui, ça fait oui, un 'décalage'...
je n'ai pas de théorie précise sur la causalité potentielle, pas même d'hypothèse sérieuse tant ce serait saugrenu, mais pourtant ! il est de ces trucs j'ai l'impression, qui font un peu comme des lacets : un côté, puis l'opposé ! à droite, à gauche ! là, et puis en face ! un truc, son inverse ! ptetr une forme socio-reconduite de psychologie de la contradiction, ptetr un hasard malencontreux, mais en même temps ça me lance dans des questions sur... je sais pas... l'usage des normes, ce que par des process étranges elles peuvent s'inverser ou se contredire ou rebondir par adaptation ou mimétisme ou en réponse à une défiance ou je ne sais...
mais j'trouve ça cocasse, cette radicalité entre ces deux réalités séparées dans le temps ; j'y perds mes repères, moi, à constater ce genre de trucs !
en soi c'est pas un crime de changer de valeurs, de conceptions, de principes, de types d'action, bien au contraire même ! mais du coup perso la morale que j'en tire, c'est de ne pas prendre au sérieux l'expression des formulations trop affirmatives, voire surtout de ce que sous-tend le contexte de réaction émotionnelle en fonction des époques, des lieux, des gens... et ne pas oublier ! car si ajd il parait normal et anodin et sans commentaire nécessaire le fait qu'il y ait des photos dans les kebabs et que c'est limite une grosse part de l'identité du secteur d'activité, bin ptetr c'est suite à ce que ce sketch a apporté une vision qui a dévié les mœurs par expression d'une intériorité, par aiguillage d'un centre d'intérêt spécifique qui aurait pu être autre, différent, et qui a changé de cap ; et que ce schème de lacets est probablement plus fréquent que cet unique exemple qui ici sert mon brouillon de pensée...
cultures... identités...
normal ajd, mais pas demain
et autres instabilités...
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C'est toujours intéressant quand on remet en question ce qui semble être une évidence.
Je viens de lire un documentaire sur le découpage du monde en continents et qui est vu comme naturel.
Et voilà ton texte qui s'interroge sur une habitude que personne n'interroge. Et aussi sur l'intériorisation de fonctionnements, même stupides, parce que cela semble être le seul moyen d'être visible aux yeux du monde.
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yoyoyo Marie Czarnecki
merci pour tes mots, ils reflètent assez bien mes préoccupation à la création...
j'étais en train de peaufiner un peu une pseudo-suite, ainsi immédiatement :
revue de presse 2 - pichenette à dégoulinures...
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
j'viens de voir passer un morceau de presse qui se demande pourquoi une statue américaine fait le buzz en ce moment, avec une formulation que j'interprète avec une appréhension qui m'est familière pour ce qui relève de bcp de formes de réflexions et informations humaines... par interprétation ptetr hallucinée, je les imagine chercher sur l'ontologie du truc, c-à-d ce qu'elle représente symboliquement ou psychologiquement, du coup je les imagine chercher par effet, ce que ça dit de la masse qui réagit, mais je flippe à me dire qu'ils cherchent ainsi une causalité presque directe entre l'oeuvre et son succès, et qui... ne m'apparait pas comme la bonne explication, ou du moins sans prendre en compte certains trucs, comme les effets de seuil
j'ai l'impression que ce qui réussit auprès des masses est passé par bcp de filtres qui ne dépendent que de manière minime de ce qu'est en soi le produit à succès ; à une époque la mode du concept dual formulé en les termes 'underrated" et "overrated" m'avait aiguillé à réfléchir ce genre de choses... je m'étais également nourri du documentaire "l'art s'explose" de ben lewis, qui expliquait comment le business de l'art était soumis à des comportements spéculatifs intéressés par la finance, en grossier résumé que les gros succès n'étaient que le résultat de paris des 'actionnaires' sur des artistes déjà lancés, et que tout ceci était bien plus de l'ordre du coup de dés que d'une vraie représentation de la qualité des œuvres ou d'un tri purement qualitatif ; d'autres références jalonnent ma réflexion dans ce sens, je ne vais pas tout dire...
de mon côté, conscient de ces process psychologiques chez moi, je me considérais sous le prisme des archétypes, des profils sociaux, et principalement je voyais ma propre tolérance à la qualité d'un produit artistique influencée par mes principes de goût : c'était très marquant par le simple fait que je refusais de manière obtuse tout ce qui fonctionnait en masse ; ainsi mon refus d'adhérer à certains succès musicaux n'était pas en toute connaissance du sujet, c'était un automatisme pour moi de rejeter sans chercher plus loin, ce qui passait à la radio ou à la télé, et inversement j'étais prêt à creuser ma curiosité auprès de produits types avec pour seul critère d'a priori, de m'approcher de ce qui était 'underground' ; j'ai donc découvert des petites perles de métal grâce à cet acharnement favoritiste, et au contraire suis passé à côté de perles populaires par défavoritisme (ce que j'ai tenté par la suite de rééquilibrer) ; je suis donc un exemple parfait, mais du coup ptetr pas forcément représentatif, de ce que mes 'votes' pour des choses n'étaient que tous relatifs à la qualité en soi du truc, mais plutôt déterminés entre autres, par le tamis de mes choix de préférences...
du coup, cette histoire de statue américaine, je peux pas m'empêcher de ne pas avoir envie de cliquer sur l'article, tout simplement parce que dès le titre, j'ai l'impression ils se trompent de piste, à vouloir expliquer une causalité directe entre l'objet à succès, et son succès... alors que les seuils, je suis sûr, jouent un rôle déterminant que je ne saurais vraiment rendre clair ; tant pis, j'essaye qmm, c'est en clarifiant qu'on devient clairon...
dans une de ses interviews, stupéflip raconte qu'il peut passer des heures à regarder des vidéos qui n'ont qu'une dizaine de vues, et ça semble être conscient et volontaire, plus que naturel, ainsi il cherche, il se focalise, sur un certain type de contenus, avant de les découvrir et d'imposer par son vote ou son jugement, une marque absolue de la qualité intrinsèque du produit ; et je pense que cet effet influencé par des principes de spectatorat, ne peuvent se déduire de toute forme de réussite d'un contenu, notamment artistique... car si l'on fait le choix d'être curieux pour des trucs qui ne sortiront jamais de terre, eh bien il en va de même pour les trucs qui font des millions de vue ; et les seuils pourraient expliquer un peu le phénomène de réussite, en creusant au delà de ma certitude selon laquelle il n'y a pas uniquement la valeur du produit qui joue sur son succès... pour les millions de vue, je crois c'est à peu près conscient socialement : il y a plein de gens qui vont aller voir un truc 'parce que' ceci a réussi ; ce qui parait normal je crois, on te dit tout enthousiaste qu'une vidéo a explosé tous les compteurs, bin sans te poser mille ans la question, tu vas y voir, juste comme ça, pour voir... et des comme toi y'en a pas qu'un, et alors de millions de vues, on peut passer au milliard comme ça uniquement parce que un paquet de monde y va innocemment 'parce que' ça a déjà fait le buzz, et ainsi t'as des dizaines, des centaines, des milliers de vues à moitié désintéressées, comme ça à peine concentrées, alors que ce serait jamais arrivé si ça n'avait pas déjà fait le buzz...
ce qui me ramène donc au gros doute que je pose à la question qui peut sembler anodine mais qui pour moi se gourre complètement de piste, à essayer de relier directement un produit à son succès, le contenu de la population qu'il touche
d'autant plus que je lis parfois des informations selon lesquelles il y a une grosse part de marketing pour réussir à coup sûr de se faire médiatiser ; ne confondons pas donc, les buzz 'surprise' des buzz 'maîtrisés', et pourtant je pense que les deux se relient au moins autour de ces effets de seuil
j'ai l'intuition pas du tout vérifiée, qu'on pourrait presque poser des profils psychologiques acteurs de ces seuils... les groupes métal underground que j'écoutais, c'était une recherche mélomane active, presque un travail même si pas un emploi, attation à la confusion ; disons que j'étais impliqué, que ça me prenait du temps, de l'effort, pas du tout le même truc que plus tard quand enfin j'écoutais un peu les suggestions qu'on me faisait des succès non-underground ; et j'ai même eu l'expérience de voir des groupes underground gravir peu à peu le succès, et là une foultitude de causes et d'effets me renvoyaient à cette relativité d'un lien supposément direct entre qualité et renommée... pour quelques exemples parmis d'autres, hypno5e dans le métal, m'a subjugué par son premier album, leur succès les a mené loin avec des produits qui je trouve, surfent sur une vague dont l'impact initiateur n'a rien à voir avec la suite de leurs prods... autre schéma, babylon circus pour le ska-reggae, je les ai découvert grâce à leur succès pour leur album la belle étoile, qui pourtant profitait de l'avancée de leur renommée par les albums antérieurs bien différents de celui-ci... comparativement, manson qui m'a propulsé dans le metal, j'ai aimé ses succès mais reste distant de ses premiers produits qui pourtant ont façonné sa réussite, et je l'ai entendu à la radio, surfant ainsi à un seuil spécifique de réputation qui m'y a donné accès... ; d'où que j'incarnais plusieurs de ces profils comportementaux spectateur, j'crois on est un peu tous ainsi un coup l'un un coup l'autre, un coup curieux attentionné sérieux et concentré pour un truc peu médiatisé et pour lequel il me fallait être minutieux dans mon jugement, un coup toujours curieux et sérieux, mais avec le bagage a priori de savoir que je tombais dans un truc déjà validé par bcp... pas du tout la même attention, les mêmes critères de jugement, la même énergie à savoir si j'apprécie ou pas ; bref, pas du tout les mêmes biais de validation personnelle
bref, tout ça pour quoi ? entre le vertige que je ressens à cette psychologie de comptoir, plutôt de presse, pour expliquer le succès de la statue américaine, et la volonté de comprendre comment fonctionne la renommée, la réputation, des choses et des êtres en société, je crois surtout creuser la piste étrange selon laquelle nos déterminismes psycho-sociaux de manière générale, fonctionnent un peu pluss comme la dynamique des fluides* que comme les théories de la pleine conscience individuelle... les masses de population je crois, fonctionnent selon moi bien pluss sous le prisme des archétypes comportementaux déterminés et souvent inconscients, que de ce que bcp envisagent comme leur grandeur d'individualité et l'unité de leur personnalité...
des seuils, avec leurs points charnières, leurs acteurs déterminants, leur mécanique du succès ; ptetr cette statue ou tout produit aux millions de vue, c'est parce que t'en as un qui était comme stupéflip pdt que y'avait dix vues, que par un coup de hasard y'a eu un commentaire qui a provoqué une première réaction en chaîne amenant des centaines de voyeurs aux profils différents de celui qui s'intéresse aux 'dix', eux-mêmes amenant par je ne sais quelle causalité des profils plutôt 'mille', et ainsi de suite jusqu'à ce que t'en ais deux cents millions qui disent à tous leurs potes 't'as vu le dernier buzz ? vas voir c'est sympa', ce qui propulse le truc au milliard en aucun effort particulier...
un peu comme un vélo à vitesses... la notion de couple et la notion d'énergie cumulative... deux principes mécaniques qui font du vélo moderne un super truc qui pourtant passe anodin : la roue libre qui avance même si on arrête de pédaler, première révolution du vélo, et ensuite les rouages à pignons, les deux cumulés font que tu démarres facilement en petite vitesse, et quand t'as accumulé assez de célérité tu passes la suivante parce que tu moulines en avançant lentement, tu accélères donc et au bout d'un moment du peux passer la troisième, puis la quatrième, la cinquième, et t'as aucun effort à faire pour pédaler en cinquième si t'es déjà à 30 ou 40 à l'heure, alors que ce serait bien trop coûteux en muscle de pédaler à 5km/h en cinquième... c'est un bon exemple d'effet seuil je crois : la progression n'est pas purement linéaire, c'est pas juste pédaler plus fort et plus vite qui joue sur la vitesse du vélo, non, en première le couple te permet une linéarité qui se brise à chaque passage au pignon suivant, qui lui aussi possède son étendue où la relation directe est linéaire, jusqu'au seuil suivant... bref ; la causalité bien plus complexe que juste les capacités de cycliste, ou la qualité de la route, l'inclinaison de la pente, la couleur des pneus et la direction du vent ou le ticket de caisse de décathlon...
voilà, bon, ça explique rien au final, juste moi ça m'éclaire un peu plus sur ce truc que je cherche à me dire que souvent, dans la presse pour la statue américaine, mais globalement j'ai l'impression dans bcp d'esprits, on cherche une cause chez les gens, leurs critères de jugement, et en tout paradoxe où chacun veut s'émanciper de ces explications sur leurs déterminismes, bin on pourrait dédramatiser, ou dramatiser plus justement, sur le fait que nous ne sommes que bcp moins responsables que ce qui agite les explications qu'on cherche pour les questions qu'on se pose...
* il me semble que ce parallèle entre dynamique des fluides et mouvements de masses sociales, là où ils ont été un peu forcés de reconnaitre ce trait un peu objectivant de nos individus, et donc un peu douloureux pour certains égos, c'est pour la sécurité dans des lieux à forte affluence en cas de catastrophes : j'avais vu passer ce bout d'article dont je n'ai que de vagues souvenirs, sur les stades ou les stations de métro, dont l'architecture dissimule des choix de construction pour 'manipuler' efficacement les populations pour leur évacuation d'urgence, avec des trucs genre des formes architecturales, des tailles d'engorgement, des obstacles idéalement placés, etc... puor la comparaison avec le succès, j'ai l'impression notre époque prout-prout-petit-doigt-snob relative à notre intelligence individuelle n'aime pas trop la réalité selon laquelle nous ne sommes, après tout, que de simples êtres humains, et qu'expliquer le succès de cette statue ou de cette vidéo milliard de vues, c'est un peu comme féliciter (ou rabrouer) le public d'effectivement bien correspondre à ce qu'avaient prévu les sociologues et les architectes conjointement afin qu'une évacuation se déroule au mieux... ils sont là les journalistes avec leurs sondages leurs interviews, et le public tout flatté de répondre auto-convaincus du potentiel médiatique de leur témoignage 'extraordinaire' : "au moment où tout a explosé, j'ai pas réfléchi, je me suis levé de mon siège et je me suis mis à courir, c'était comme si mon instinct prenait le dessus, tout le monde criait se bousculant à la porte de secours, je suis arrivé le premier, et fort heureusement, par chance, elle s'ouvrait en poussant, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il avait fallu la tirer, probablement que nous nous serions écrasé dans la secone, bloquant ainsi le sens d'ouverture, et ça aurait été terrible ; l'alarme assourdissait mes oreilles ça me mettait dans un état hypervigilant alors j'ai continué à courir, j'ai emprunté les escaliers, et en arrivant dehors, j'ai su, j'ai compris que j'étais sauvé ! et tout le monde derrière moi qui arrivait en trombe, ils ont continué à courir dehors alors que je m'étais arrêté là, enfin sauvé, pas la peine d'aller plus loin m'étais-je dit, rassuré, et oui je l'étais..."
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J'ai moi aussi tendance à me méfier des "il faut absolument que tu voies/lises" ou "les 100 xxx qu'il faut avoir vus/lus/faits dans sa vie". Ce type d'injonction m'horripile.
Et si quelque chose me plait, je le partage volontiers avec mes proches ou même des inconnus, mais je ne suis pas dans la surenchère pour imposer mon point de vue.
La société propose - impose - souvent de réagir, plutôt que de réfléchir.
Que l'objet soit "mainstream" ou confidentiel, ce n'est pas la question. La question, c'est pourquoi moi je l'apprécie.
Bref, ce sont les quelques réflexions générées par ton texte.
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J'ai moi aussi tendance à me méfier des "il faut absolument que tu voies/lises" ou "les 100 xxx qu'il faut avoir vus/lus/faits dans sa vie". Ce type d'injonction m'horripile.
j'avoue oui, pareil, mais justement il faut que je leur octroie plus de tolérance et c'est ce que je tente depuis quelques temps, car je sombre facilement sur le discrédit des trucs à succès pour ce simple argument, ce qui est un biais de favoritisme dont j'ai qmm du mal à sortir... faut dire que c'pas le même type de contenus, il faut d'autres critères pour cerner les enjeux du mainstream, et il est encore pour moi, difficile d'être lucide sur les potentielles qualités de ces choses...
Que l'objet soit "mainstream" ou confidentiel, ce n'est pas la question.
tout-à-fait, je crois on se rejoint là
Et si quelque chose me plait, je le partage volontiers avec mes proches ou même des inconnus, mais je ne suis pas dans la surenchère pour imposer mon point de vue.
[...]
La question, c'est pourquoi moi je l'apprécie.
là tout un travail qui me met en difficulté : communiquer une intériorité en toute neutralité ! selon comment je présente la chose, la diversité de réactions est parfois pour moi hors de contrôle, l'un va me trouver surconfiant et s'exaspérer de mes formules personnelles qu'il juge arrogantes, pendant qu'un autre se lasse de mes précautions qui lui apparaissent comme manquant de force et de conviction... ceci ajouté à mes propres maladresses qui peuvent dévier l'interprétation de ma position... un beau casse-tête que celui de partager la culture humaine ! et encore plus dans la bonne tension entre subjectivité et objectivité
La société propose - impose - souvent de réagir, plutôt que de réfléchir.
je sais jamais trop comment prendre les renvois de responsabilité à 'la société' ; parfois cela semble cibler le système politique, parfois le système capitaliste, parfois l'éducation, parfois la psyché collective comme si elle était consciente, ou non, parfois d'anonymes comploteurs jamais identifiés... je serais curieux de te lire préciser ton usage de ce qualificatif pour la présomption d'origine des mouvements de masse, si c'est bien de cet effet mouton dont nous parlons et qui, certes, est assez complexe je crois pour que 'la société' soit un bon désignant mais dont je poursuis le rêve de pouvoir mieux identifier son être...
cool de te lire dans cette mesure prudente à rester attentive à tout ce qui te passe devant la conscience ; rester vigilant, une qualité dont nous sommes tous je crois, quel que soit notre niveau, en devoir et en nécessité d'entretenir
merci pour ta réaction
=)
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faux problèmes et mauvaises pistes- pichenette à dégoulinures...
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...encore en rebond d'un truc à peine vu passé sur mon écran
mon prof de philo politique avait sorti cette locution parlante : les faux problèmes... moi plus haut j'y appelais les mauvaises pistes... et j'ai l'imperession d'y être très souvent confronté, avec le lot d'emmerdes que ça m'apporte ; si je prends les mots ici, c'est parce que j'en ai l'occasion, même si j'ai peur que comme à mon habitude dans ces cas, je me retrouve coincé, et que mon problème à être cerné par ces bullshits, ne se résoudra pas...
l'exemple est cette vidéo de la chaîne nota bene sur les sculptures du passé et leur niveau de détail, et je trouve sa manière de réajuster la bonne ligne de la réflexion est plus habile que tout ce que j'ai pu tenter dans ce genre de situations ; la question à laquelle il réagit est "pourquoi n'est-on plus capables de faire des statues de cette qualité ?" ; et c'est dans ce genre de cas que je me retrouve très souvent, à ne pas pouvoir répondre selon les attentes de celui qui pose une telle question ou une affirmation partageant ce trait : le constat amenant le truc, en lui-même, est faux... donc toute réponse serait dns les choux, forcément ! bin wè, là comme il l'explique dans la vidéo, c'pas du tout vrai qu'on n'est plus capables de ce niveau de performance artistique, alors demander pourquoi on l'est, en soi, ça part dès le début dans le mur... c'pas parce que ce qui se voit majoritairement dans les médias, c'est des trucs conceptuels qui n'ont qu'à envier le david de michel ange, que la technique s'est perdue ! au contraire, dans la vid de nota bene il montre des trucs d'ajd qui sont hyper poussés, avec des nouvelles techniques qui sont même meilleures que le marteau burin de l'italien des lumières... donc la question est totalement naze ! y répondre sans dire de la merde est impossible... alors il faut dévier le propos si on veut rester intelligent, et ça celui qui posait la question, ça l'énerve, il a l'impression qu'on ne lui répond pas, qu'on esquive, qu'on joue au con... alors que merde, c'est sa question à lui qui est pourrave !
et franchement y'en a plein, partout, de ces faux problèmes, ces mauvaises pistes ! moi ça me fait vriller le cerveau au quotidien, dans chaque morceau de conversation, plein de constats comme ça, implicites et qui servent l'explicite, mais que comme ils sont plutôt sous la surface et non dans la partie émergée de l'iceberg, bin le titanic a du mal à savoir s'il va se le payer ou pas...
l'ère de l'infox et de la surconfiance, l'ère des mots inutiles et inefficaces, l'ère des pensées discount et toxiques, l'ère des raccourcis foireux ; comment qu'on fait ?
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Ce troisième "lacet" rejoint le premier. Car, finalement, la question était fondée sur un préjugé, donc une idée acquise sans qu'elle soit remise en question.
Certains n'aiment que l'on touche aux fondations de leurs pensées et refusent tout pas de côté. Mais il ne faut pas abandonner pour autant.
Donc, à ta question, qu'est-ce qu'on fait ? On répond et on essaie encore et encore d'inviter les gens à remettre en question leurs préjugés.
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oow yess merci pour ta réaction qui m'apparait juste et pertinente ! j'vais en faire grincer certains, mais qmm, oui, pour appuyer la démarche et un peu l'éclairer : pour la question, suivons scrupuleusement cette démarche cartésienne : il est inévitable de se construire dès la naissance en gobant le contenu de notre éducation, et lorsque l'on est touchés par nos premiers doutes (ce que je souhaite à tout le monde car ce n'est pas garanti pour tous), appliquons-leur une méfiance raisonnée, impliquant la remise en question toute personnelle qui fait passer de la confiance nécessaire durant l'enfance auprès des figures enseignantes, à l'émancipation de notre potentiel analytique, sous réserve d'une bonne méthodologie de la raison ! l'a priori, le 'préjugé', afin d'avoir un bagage, merci aux instits, profs, parents et autres figures enseignantes durant notre maturation, et puis à partir d'un déclic de conscience, refondons notre propre savoir grâce aux process de validation ou infirmation des données acquises avant notre émancipation, en toute force de ce qui passe ainsi vers l'a posteriori... (j'use des mots kantiens pour distinguer l'avant et l'après, j'espère que les philologues m'excuseront pour ces mélangeages pas très corrects et un peu fumeux de ma part...) !
;)
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revue de presse 4 - pichenette à dégoulinures...
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
"revue de presse" sans source, attation lul, parce que soit je cite les milliards d'articles qui abordent la question (celle que j'aborde ici mais qui, vous le devinez ptetr, n'est pas le propos impoortant, mais juste une prise pour réfléchir un peu plus conceptuellement ; le paradoxe socio-professionnel qui revient tjrs : l'argument du manque d'expérience en entretien d'embauche des jeunes, sur le sujet de leur insertion sur le marché de l'emploi), soit je n'en cite aucun... j'ai 'choisi' huhu, par facilité j'avoue !
aller jusqu'au bout des idées...
j'ai vu passer un truc qui revient asssez souvent j'ai l'impression : le problème entre recruteurs et jeunes recrues, qui pose le paradoxe de l'insertion depuis la scolarité vers le milieu professionnel, et qui se manifeste par l'exigence intenable à propos d'expérience ; eh oui, dans bcp de cas, les jeunes se font refouler d'une offre d'un poste, de manière bien trop répétée pour être anecdotique, et ce sous prétexte qu'ils n'ont pas d'expérience, et eux de rétorquer que s'ils ne se font pas embaucher, ils ne risquent pas de pouvoir remplir ce critère qui n'est pas sans légitimité non plus... et alors ? bin moi ce que je vois dans ce fourre-tout que je nomme 'culture de la misère', c'est qu'on bâcle tout un tas de trucs sous justification d'optimiser au mieux les impératifs, de se presser à poser hâtivement une stabilité qui du coup ne l'est pas ; pour cet exemple-ci, l'on exige la validation d'un diplôme, pour ensuite dire que ce n'est pas suffisant, sans pour autant proposer de vraie solution... mais ce n'est pas faute de bien avoir envisagé ces solutions, non, ici je sais qu'elle existe, mais qu'elle n'est pas exploitée jusqu'à efficacité : c'est le concept d'alternance, ou apprentissage selon les secteurs... c'était bien pensé que d'inclure avant la validation par le diplôme, une expérience professionnelle de terrain, de tenter de mettre en place une transition de l'un vers l'autre qui soit fluide... mais est-on allé jusqu'au bout de cette nécessité, ou l'avons-nous bâclée ? nous la proposons comme choix délibéré, comme option selon l'opinion de chacun, et dans un étriquement pratique qui ne permet aucune efficacité concrète, palpable, réelle... et pendant que tout un tas de gens n'en voient pas l'utilité, qu'ils valident leur diplôme hâtivement et parfois réussissent à s'insérer sans expérience, bin le problème revient qmm tjrs : y'en a plein qui se stressent en plein d'entretiens d'embauche qui se soldent par la même impasse : il faut de l'expérience en plus du diplôme ; alors qu'avec un peu de sérieux et de radicalité sur l'idée, si on automatisait le procédé plutôt que le proposer comme option, on se débarrasserait du problème et donc, du gros stress qui réapparait sans cesse et touche ce qu'on peut presque y voir aveuglément comme étant un détail mais qui a l'air de peser lourd sur l'ambiance globale de notre système, puisqu'on le retrouve inlassablement dans les médias ; déjà, il y a la surconfiance qui touche celui qui ne croit qu'en le diplôme, mais les plus vieux d'entre nous savent que ce qu'on apprend à l'école, même à bac pluss trouze, c'est rien du tout par rapport à ce qui fait d'un bon employé un expert en sa matière... y'en a plusieurs je crois, qui se cassent les dents de la conscience à comprendre ça quand ils sortent de leur fierté d'obtenir un diplôme, pour ceux qui parviennent à l'admettre, ce qui fait mal à l'ego à qui l'école promet tout un tas d'espoirs parfois un peu trop enjolivés ; non, dans la plupart des activités, c'est pas en une longue jeunesse d'apprentissage qu'on devient pro, y'en a qui à quarante piges sont encore nuls en leur domaine juste parce qu'ils se reposent sur leurs lauréateries... et d'autres qui à cet âge ont du mal à faire comprendre aux jeunes que les décennies qui creusent leur écart ne sont pas si néantiques que ce qu'on vous vend des validations, certifications et autres diplômes hâtifs qui vont bien pour nous rassurer, en notre époque où tout va plus vite... mais on grille des étapes je crois, alors il me semble qu'une solution serait de relativiser un peu sur ce temps qui marque l'expérience, à la fois en tolérant mieux les novices même lorsqu'ils ont trente balais, même lorsque le vieux qui approche de la retraite ne peut pas comme ça d'un claquement de doigts, partager son expertise temporelle, et surtout pour la question, aller au bout de nos idées de solutions plutôt que les bâcler et ainsi perdre de vue leur efficacité qui, du potentiel imaginé par ceux qui les proposent, ne passent jamais jusqu'à la réalité par le fait qu'on ne leur en donne pas les moyens... un système d'alternance qui retarderait l'acquisition du diplôme de plusieurs années mais qui inclurait dans l'éducation, l'accumulation d'une expérience, serait-ce pas plus efficace ? il est déprimant de se dire qu'on passerait plus de temps perdu à acquérir un statut officiel et certifié, validé, diplômé, mais je crois que si l'on allait au bout de l'idée, à terme cela ralentirait l'empressement stressant qui va de plus en plus vite et pèse de plus en plus lourd ; oui, être enfin diplômé genre doctorat de médecine, c'est déjà très sacrificiel d'y parvenir à trente balais, et dans notre paradigme professionnel ce serait pire de l'envisager à quarante... mais la transition depuis l'école vers l'emploi, je crois, c'est plus important pour le confort d'humeur, notamment des jeunes, et si les nécessités financières de rémunération peuvent s'équilibrer avant la fin de l'éducation par leur intégration avant diplôme, l'on dissiperait bien des tensions je crois, à aller jusqu'au bout de l'idée d'alternance en tant que solution ; que sortir de l'école soit bien après entrer dans le monde de l'emploi, là l'idée qui réglerait bien ces problèmes de paradoxe sur l'expérience, et qui sûrement est à la base de l'invention de l'alternance ; mais impossible d'en voir l'efficacité tant qu'on bâcle sa mise en place ! pourquoi pas même, creuser encore plus loin et nuancer ce qui pose comme un état binaire entre validé ou non ? un diplôme, qu'est-ce que ça reflète dans le marché de l'emploi ? ok dans la scolarité, ça dit si on est apte ou non pour l'emploi, mais justement, y'a un truc qui va pas dans cette idéologie ! si l'élève et un employeur admettent les bienfaits de l'expérience, alors il faut accepter de s'élever par elle, il s'agit d'une humilité pour le jeune à se dire que dans dix ou vingt ans il sera meilleur qu'en l'état, et la tolérance de l'employeur à embaucher quelqu'un qui, de toutes façons, va progresser ce qui est une bonne nouvelle si on s'ôte de l'esprit que du coup au début, il est moins bon que ce que ne promet que cette fameuse expérience, et ce bien plus dans ce long terme que l'on veut compresser d'un rêve un peu licorne ! même deux ans d'expérience dans un domaine, ce qui est l'ordre de grandeur approximatif des exigences d'embauche, qu'est-ce par rapport à vingt ans ? ça ne veut pas dire non plus de ne confier aux jeunes que des tâches subalternes, non, mais bien adapter le tout pour que chacun progresse au mieux ; je prenais l'exemple des docteurs, je crois que cette incompatibilité entre empressement et nécessité du temps à passer, les a forcé à systématiser l'idée, puisqu'ils se doivent de pratiquer des années d'internat ; allons donc, comme eux, jusqu'au bout de l'idée, actons une transition moins commutative pour passer de l'école au travail, non ? que l'attente d'un diplôme ne freine pas tant l'acquisition d'une expérience, quitte à ce qu'ainsi moins primordial, ce diplome puisse être repoussé sans stress...
ne pas tout précipiter, ne pas bâcler ! nous permettre d'aller jusqu'au bout de nos bonnes idées ! car les décréter inefficaces est dangereux si c'est par manque d'application, et ainsi passer à côté de leur efficacité ne risque pas de nous arranger tant qu'on les considère comme mauvaises par biais de jugement, et ainsi tjrs chercher une alternative ne risque pas d'apposer des solutions stables tant que ces alternatives pèchent par leur mise en place alors qu'on ne remet en question que leur pertinence... les solutions n'existent pas tant qu'on les bâcle, j'crois c'est ça qui fait la plupart des échecs du progrès social en général, ce que j'ai tenté d'illustrer ici avec mon exemple particulier mais qui dépasse bien largement celui-ci...
qu'en pensez-vous ?
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revue de presse 5 - c'est pas mon job...
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
manque de pensée globale, faudrait ptetr un peu élargir l'angle de vue et arrêter de se satisfaire de gérer son petit bout de responsabilité...
ils sont efficaces pour innover, les spécialistes, mais y'a qmm un truc que faudra ptetr qu'humainement on commence à étudier, c'est les relations de cause à effet 'interdisciplinaires'... j'ai l'impression d'être cerné par des dynamiques d'innovation qui sont certes poussées, mais qui ne se rendent pas compte à quel point tout est lié et que des solutions proposées sont sur leur plan pertinentes et efficaces, mais débordent ailleurs en créant d'autres problèmes...
un peu comme, je sais pas, illustration caricaturale et absurde : dans un lotissement de maisons à jardin, le type qui passerait la tondeuse et la viderait de l'autre côté de sa haie... ah oui il est propre ton jardin c'est cool... on se revoit à la réunion des voisins ? c'est le lendemain de quand tous les habitants du quartier auront tondu leur pelouse...
là l'exemple que j'ai sous la main c'est vérino qui me l'apprend, c'était y'a un an il a vu passer ça et apparemment, c'est arrivé assez de fois dans le monde, je cite doctissimo attation y'a du level le voisin vraiment il reçoit pas que de l'herbe fraiche, y'a aussi les crottes de hérisson qui vont avec et les cadavres de merle :
"Au Royaume-Uni, un petit garçon de deux ans a montré des signes de puberté précoce après avoir été exposé au gel de testostérone de son père. Les conseils du Dr Kierzek pour éviter toute forme de contamination accidentelle à la maison.
L’histoire paraît étonnante, et pourtant : de nombreux cas d’exposition à la testostérone ont été recensés aux États-Unis. Le schéma est identique à chaque fois : l’enfant, exposé via des contacts avec la peau qui reçoit le gel hormonal, développe des signes de puberté préoccupants : poils pubiens, érections massives et prolongées, musculature surdéveloppée…"
ok, t'as des maladies humaines qui nécessitent des soins particuliers, j'passe sous silence l'histoire de la multiplication alarmante des formes de ces mauvaises conditions de la santé principalement depuis un siècle, c'pas une info qui se répand ; ok, l'armée de médecins qui ont développé le produit de soin ils sont sûrement balèzes dans leur domaine, ok ça part d'une bonne intention, ok c'est cool qu'au bout d'un moment on se rende compte du truc et qu'on cherche des solutions, ok ça existe pas un boulot qui ferait réfléchir à toute action spécialiste sur ses impacts annexes... mais perso je flippe ; des soins comme ça, des solutions pointues, on en a partout à notre époque d'innovations ; des effets secondaires indésirables, y'en a tout un tas, et on est les cobayes de ces expériences... j'sais pas ce que je dois craindre : qu'on puisse se moutonner à croire en des licornes qui t'empalent dans ton dos ? qu'on s'offusque du manque de prévisibilité envisagée par les spécialistes en dehors de leur expertise ? qu'on soit forcément dépassés par la foisonnance de secteurs concomitants dans lesquels la spécialisation nous emprisonne à ces risques ? mais en tous cas le pauvre bébé il a rien demandé il a même pas encore l'âge de tondre la pelouse et pourtant...
vous trouverez sûrement autour de vous vos propres exemples sur ce que j'ai du mal à exprimer... en attendant, j'peux vous emprunter votre tondeuse ?
edit : vérino a pas tort quand il dit que c'est évident, par contre moi je crois on peut pas se dire que c'était prévisible, c'est pourquoi cet exemple me parle plus que d'autres : hyper évident après coup ? oui ! prévisible ? pas du tout !
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revue de presse 6 - le paradoxe des portes-parole
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
dire et faire ; la part des choses...
vulgarisation ; démocratisation de l'information VS spécialisation... le paradoxe des porte-paroles
j'avais entendu Cédric Vilani aborder le sujet, il parlait de ses collègues mathématiciens qui s'étaient pleinement engagés dans leur secteur et qui donc partaient dans un sérieux pointilleux que lui, avait choisi sacrificiellement, d'amoindrir afin de se consacrer à sa carrière médiatique ; le choix je l'avais admiré, car même s'il n'est pas au niveau des super-stars des domaines de brillance auprès des masses populaires, il a qmm le mérite de faire des maths un sujet adressé à un maximum de gens... et ainsi dans ce passage de l'interview, je m'étais confirmé mon intuition, comme quoi y'a une incompatibilité pratique entre deux trucs : soit t'es dans ton coin et tu deviens très sérieux, très pro, très spécialiste ; soit tu veux partager la discipline, et alors t'es bcp plus préoccupé par la communication, la question de rendre accessible le truc, trouver les mots simples, rester dans les bases et savoir les partager...
une fois j'ai été atterré d'un jugement dénigrant et surtout hâtif, c'est pour le domaine de la philo, comme quoi on aurait des philosophes de merde, y'a qu'a regarder Enthoven ou Onfray... ahem ; outre le fait que autour de moi on parle de philo sans vraiment savoir ce que c'est, bin c'est encore ce truc : ils sont là médiatisés, dsl pour le propos un peu insultant, mais j'affirme qmm qu'ils s'adressent à des débiles, alors si tu le trouves insuffisant, ok c'est ptetr que t'es un poil au dessus de ces débiles et que donc le message qui leur est adressé t'apparait critiquable, mais de là à te dire qu'ils sont nuls ? oui à la limite selon l'argument que notre société est décadente, à la limite ! et encore... mais moi j'ai un peu entendu des académiciens de philosophie qui ont pas pris le bateau honorable de la médiatisation de masse, bin même eux qui sont ptetr différement qualifiés que Onfray ou Enthoven, si tu les entends parler de leur activité c'coup là ça va être une autre mauvaise foi que les trouver nul, j'sais pas sûrement plutôt leur reprocher leur manque d'accessibilité... bleurg
ça blablate ça juge sans jamais essayer de piger l'aspect pointilleux de la spécialisation, alors de là à aller s'apercevoir que y'a un fossé entre ce qui est médiatisé pour la masse et ce qui est élitiste dans chaque cercle...
y'a des sujets encore plus craignos sur la question, car ils sont tellement partout que à mon avis c'est là où y'a le plus de dérives... la politique et la finance, par exemple, t'as des théoriciens qui sont très pointus, j'suis pas sûr que ce soit eux dont on entend parler... t'as des praticiens qui réussissent plus ou moins éthiquement, bon... pis t'as tout un tas de moutons qui ne sont ni experts ni vulgarisateurs, juste qui ont une expérience qui fonctionne, et ils se font les porte-paroles du truc pour les gens qui sont ravis de croire qu'ils en apprennent quelque chose de sérieux, ou qui au contraire commencent à houspiller sans rien avoir compris...
pour approcher l'idée d'un effet de dualité entre la vulgarisation d'un sujet et sa réelle pratique, j'ai aussi l'exemple de Navo qui parle que dans le domaine du spectacle d'humour, il y a ce côté là aussi, et autour du thème de l'effet dunning-kruger, il s'est rendu compte que l'humoriste qui parle d'un sujet peut faire rire un bon panel de public, mais sera rarement efficace auprès du spécialiste dudit sujet, justement car parler d'un truc accessible à tout le monde, c'est communiquer les bases simples, des approximations que le spécialiste trouve peu sérieuses... mais ce spécialiste l'est car il a fait le choix de se spécialiser, incompatible avec la pratique de divulgation ; soit tu passes ton temps à chercher à pratiquer à devenir sérieux, soit tu passes ton temps à en parler, et le temps c'est comme un gâteau, si tu le partages t'en as un peu moins pour toi...
bref, faut bien prendre conscience je crois au final, que la médiatisation, notamment scientifique, c'est un autre boulot que la pratique du secteur scientifique en soi ; pointons du doigt que tel documentaire sur, je sais pas reprenons les maths c'est parlant, tu vas l'entendre et piger un minimum, mais c'est bien parce que par rapport aux produits sur lesquels cette vulgarisation se base, sont imbitables pour les non-pros... j'ai vu là hier un documentaire sur l'hypothèse de Riemann, bin franchement même avec mon bac S, j'ai eu de grosses difficultés à suivre... et pourtant ils ont simplifié à mort ! les réels travaux sur le truc, ça doit être une autre paire de manches ! alors qui suis-je pour dire que ceux qui sont en lumière sont nazes ? c'est quoi ces deux projecteurs que sont la science d'élite et le domaine de la médiatisation ? tout ce que je peux constater je crois, c'est que on a besoin de ces deux trucs à cause d'un effet socio-humain qui me fait flipper : l'écart de plus en plus écarté entre les capacités individuelles... je termine mon melting-pot de revue de presse en mettant en parallèle un autre documentaire vidéo que j'ai vu et qui parlait de la domestication animale, qui semble avoir pour effet, par la sélection des gênes par reproduction des générations (à la différence du dressage qui ne joue pas sur les gênes mais sur les comportements, le premier se répercutant sur la progéniture, le second, non), de créer également de grosses différences au sein d'une même espèce (le chien, le cheval, étant les espèces au sein desquelles il y a le plus de différences de tailles, couleurs, etc...) ; je flippe à faire ce parallèle entre humains qui se domestiquent entre eux (qui se sélectionnent pour la reproduction selon des critères de conditions, qui varient d'un individu à l'autre), et animaux domestiqués, car apparemment si l'avantage est que chiens et chevaux se transmettent des capacités à mieux interagir avec l'humain, c'est au détriment de capacités 'sauvages' à survivre dans la nature, et là-dessus l'humain se domestique lui-même dans des proportions qui, je reviens donc, écartent les inégalités au sein des individus... et ça ça risque de tout rendre décohésionné, j'pense à l'inverse de ceux qui croient encore à la liberté saine de vouloir se démarquer ; si à la fin le spécialiste est trop loin du vulgarisateur, ça va bien foutre la merde, j'ai pas envie d'être là au moment de cette fin...
que faire alors si on comprend que le porte-parole est de moins en moins pertinent par rapport au spécialiste ? bin... j'ai cette métaphore vidéo qui est bien trop métaphorique et non spécialiste, mais qui me parle : lorsque en couture t'as deux pièces de tissus, que t'as aiguillé un fil encore lâche pour lier ces deux pièces, et que finalement tu tires et ça vient vraiment rejoindre les deux bouts... agir la cohésion d'une pluralité, puisque telle différence générale nécessite qmm des liens ; l'humain social, voici pour moi un de ses gros défis actuels !
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
J’ai moi-même rencontré cet obstacle, et pas que dans ma jeunesse ! Il vaut mieux, je pense, une personne motivée et apte à apprendre sur le tas, qu’une personne diplômée et/ou expérimentée mais qui n’a pas de motivation.
Il y aussi le problème, comme tu l’as soulevé, de la surcote du diplôme. En France, on continue qu’une personne qui a validé la fac vaut plus qu’une personne qui a validé un lycée pro. Malgré mes études, je ne me sens pas du tout supérieure, voire le contraire, notamment dans les domaines que je ne maîtrise pas, et ils sont nombreux !
Si je suis d’accord avec ton idée de la pratique et de l’apprentissage, quel que soit le métier, c’est un système bien plus global qu’il faut revoir : le rapport aux études, à l’emploi, le système des retraites, et j’en oublie sûrement. C’est finalement un problème éminemment politique.
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« L’humain social », comme tu l’appelles, me semble aussi un gros défi. Surtout lorsque l’on constate qu’une partie de l’humanité se complaît dans la critique irréfléchie et la haine.
Je pense sincèrement que l’empathie est la première des qualités. Elle permet de se mettre à la place de, et donc de réfléchir avant de juger.
Pour ma part, je suis admirative des vulgarisateurs, ceux qui te font comprendre des notions complexes grâce à quelques exemples ou comparaisons. Ou, plus communément, celles et ceux qui te font comprendre que cet étrange dessin sur le papier est un son et qui t’apprennent à lire et écrire comme si cette activité était une évidence.
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alors qu'on attribue à socrate la citation "l'humain est un animal social", qui parait-il est mieux traduit par "l'humain est un animal politique", je crois discerner entre les deux termes, la société qui rassemble les individus par des comportements partagés, et la politique qui est le caractère institué de ces usages, notamment par le langage pour l'analyse, et les lois pour le contrôle consensualisé...
pour la notion d'empathie, je me réfère au dalai lama qui souligne que comme pour bcp de traits humains, la culture et l'éducation jouent un rôle primordial, pour te répondre je crois plutôt que de se complaire dans la haine et la critique irréfléchie, c'est juste qu'on manque de modèles pour nous développer sur ce terrain, ce qui est donc un des enjeux que je vois à faire progresser, plutôt qu'un vice à reprocher...
je retrouve pas la citation à laquelle je pense, qui dénote ainsi d'un manque de moyens plutôt que d'un défaut perverti, j'ai envie de croire en ça : qu'il nous faut construire nos modalités d'accès au bonheur partagé, par la tolérance active, le respect à mettre en place plutôt que le rejet, et oui ça passe par l'empathie qui d'un naturel plus ou moins partagé, se doit qmm d'être travaillé par chacun, c'est à dire par des efforts qu'on pourrait penser accessoires ou contre-nature des effets recherchés ; il y a de la résilience à acter, des grognements à taire, pour atteindre les sourires partagés...
en tous cas, pour moi une grosse difficulté à cette empathie que je trouve moi aussi primordiale, c'est le fait qu'il me semble être indissociables la raison et l'émotion : des ressentis psychiques qui nous font réagir selon nos valeurs ; je peux pour mon cas ressentir de la colère contre quelque chose et que cela soit argumentable... le but du jeu n'est donc pas pour moi de faire comme si je pouvais être insensible et purement rationnel, mais qmm bien de garder le contrôle par les bonnes manières que l'on m'a transmis et qui transforment une simple 'sortie des gonds' en un comportement réfléchi ; et c'est pas évident, de sortir du schéma 'plainte-pleurnichée-ou-beuglée' pour celui d'une réaction mesurée qui, je le crois aussi, est plus efficace pour nous entre-régler les problèmes... je plains les rageux plus que je ne les incrimine, et je plains encore plus ceux qui subissent leur infantilité, mais cette majorité il faut l'accompagner je crois, lui montrer la voie, plutôt que tenter de l'éradiquer... chacun peut dépasser cet état psychique pour devenir meilleur, et je le souhaite à tous, pour tous...
merci pour ton passage Marie, et des encouragements pour toi sur ce chemin d'acter l'empathie ; tolérance, respect, résilience, diplomatie, bonnes manières et positivisme, constructivisme des comportements de paix, tu en as déjà des mesures que je trouve très avancées !
edit : pardon je n'ai pas vu ta première réponse, et je n'ai pas forcément grand chose à rebondir... juste alors je comprends une des raisons du pourquoi les double-posts sont déconseillés sur ce forum ; attation ^.^'
et encore merci d'apporter ta pierre analytique à mes propos !
reeedit :
à propos de ce que je peux être interprété comme insultant envers les débiles, j'suis pas hyper bien placé pour changer les conceptions humaines sur la question, sur la gauss des intelligences j'pense être à peine sur la droite, 11/20, un poil autour de la moyenne, juste assez pas trop con pour avoir compris que y'a tjrs plus con que soi, mais juste assez pour voir que y'en a des plus qualifiés... moi j'aime bien quand qqun peut me mentorer grâce à sa supériorité, je ressens bien un peu de suscptibilité quand j'ai l'impression de passer pour un con, mais j'crois commencer par tolérer la bêtise humaine, ce serait de la reconnaître... sans ça pas d'empathie ; et j'ai l'impression d'être un des rares à admirer qu'on me soit plus intelligent ; mais avant qu'on invente un terme pour dire 'intellectuellement inférieur' et qui ne soit pas une insulte, faudra qu'on change bcp de conceptions et de valeurs à la tolérance pour cet item des caractéristiques humaine... débile pour moi ne devrait pas être une insulte, juste un qualificatif à utiliser pour désigner les rapports de force intellectuelles et les inégalités qu'on peut leur remarquer ; et ça j'crois ça se fera par tout le monde ou par personne... accepter quand je suis débile, et être bienveillant quand c'est l'autre en face ; un esprit sportif entre vainqueurs et vaincus
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revue de presse 7 - le paradoxe de la résolution consciente
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
réfléchir ou agir ; la part des choses...
je viens de lire l'histoire triste du mille-pattes danseur à qui la tortue jalouse écrit une lettre... elle lui demande par ce biais et d'une fausse admiration, comment il s'y prend pour aussi bien danser : commence-t-il avec la gauche 365 ? pourquoi la droite 57 ne la lève-t-il qu'après celle de devant ? le mille-pattes intrigué, se questionne pour la première fois sérieusement sur sa propre pratique de la danse, hameçonné par la question, il passe ses actions jusqu'alors inconscientes et intuitives, sous le crible de sa raison ; et il s'y perd ; sombrant dans une mécanique irrémédiable, il se met à douter, à essayer de se figurer ce sur quoi il n'avait jamais réfléchi, et ainsi perdant le naturel de sa danse, il s'enfonce dans un processus auto-bloquant ! pauvre de lui et triste histoire, il me semble que c'est à peu près le même écueil psychologique que l'on peut deviner à l'esprit humain, que l'on retrouve dans de multiples situations ; c'est un peu la même histoire que dans cet album de tintin où un matelot malintentionné piège le capitaine haddock en lui demandant s'il dort avec la barbe en dessous, ou en dessus de la couverture... posant ainsi sa conscience sur la question au moment du coucher, l'acolyte du journaliste se lance dans une impossible nuit blanche, hanté par cette réponse en lui qu'il cherche, bloqué et parasité par ce phénomène de conscientisation d'un truc qu'il faisait naturellement et sans y penser...
je me demande à quel point le débat social peut souffrir de ce même genre de problèmes ; les questions démocratiques je les trouve importantes pour que la société politique puisse faire correspondre pouvoir et opinion ; mais n'est-ce pas un danger que de pointer du doigt des objets psychiques ? n'y a-t-il pas parasitage de l'esprit par des préoccupations pourtant existentielles ?
j'ai l'impression que se focaliser sur les problèmes, trop souvent, les amplifie plutôt que les résout...
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revue de presse 8 - le progrès
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
vous le connaissez ce hamster motivé dans sa roue, qui se fait emporter...
"tout va de plus en plus vite..."
et on risque de franchir le mur du son ! la métaphore va bien avec cet article sur lequel je me base, pour parler de ce que je soupçonne à un truc difficilement formulable, pour mon esprit ni référencé ni vraiment capable de cerner ce qui me semble être une première dans l'Histoire humaine et que l'exemple pris démontre mieux que d'autres qui le cernent : apparemment le F-35, avion de combat dont l'armée suisse vient tout juste de faire l'acquisition, est déjà obsolète et à mettre à jour ! bèh ouais, ce genre de projets, c'comme les sous-marins pour l'australie et pas mal de projets de création, notamment technologique : ils nécessitent un minimum de temps ; c't'à dire que là, t'as des ingénieurs qu'ont bossé sérieusement sur ce projet d'avion de combat, qu'au bout d'un certain nombre d'années t'as enfin l'engin qui sort de l''usine', et en fait entre temps, la recherche a assez avancé pour que le truc soit déjà dépassé ; ça fout la merde hein ? hui le mur mach est dépassé, la métaphore parle dans ce sens : l'effet du truc est en retard, t'es pas allé plus vite que la musique, non c'est l'inverse, là ton avion que quand tu faisais tes recherches t'étais à la pointe, et le temps de le fabriquer, c'est déjà mort
j'suis pluss paumé dans mon intuition que prévu, parce que je sais pas comment poursuivre ce qui me semble dangereux à notre époque où tout va tellement vite, qu'on arrive pas à suivre la danse ; entre l'espoir des théories de l'ascension, le fait que ça s'emballe et qu'on n'y peut rien, et le fait que c'est dangereux, j'sais ni vraiment cerner le problème ni encore moins, le solutionner ; mais quand on en arrive à l'importance, si glauque soit-elle, d'un avion de combat, là j'pense faut qmm réaliser que la culture du tout-de-suite, du hier-est-nul, du périssable comme jamais on ne l'a humainement vécu, c'est ptetr un peu un truc que faudrait calmer... ok état d'urgence planétaire, ok état d'urgence politique, ok état d'urgence sanitaire, ok état d'urgence de tout un tas de bords de partout ; mais faut qu'on arrête de courrir et vouloir rattraper un truc qui certes nous échappe...
l'idée en moi a germé durant mes cours de graphisme, et j'avoue que ça a bcp influencé mon art notamment littéraire, c'était l'anecdote suivante, cette année où j'apprenais des petits trucs rigolos genre les sourcils de la joconde ou le fait que le léonard qui en était responsable était bcp connu pour sa peinture alors que la petite dizaine de tableaux finis n'était qu'un petit bout de son travail, notamment par rapport aux autres peintres de son époque, mais aussi et ça je le savais depuis tout gamin car il fut mon 'modèle' depuis très tôt, de tous ces autres travaux, notamment ses inventions qui m'ont fait rêver de devenir 'inventeur' avant qu'à l'école on me dise que c'était pas un métier... gaston lagaffe a jamais su me remotiver à ce désenchantememt, mais bref : en cours d'histoire de l'art j'avais noté ce détail : un tableau à l'époque, mécéné en cette époque transitoire des libertés et des pouvoirs, de l'église à la sphère plus privée, eh bien ça demandait du temps, des mois, le type prenait le temps sur un cadre de taille standard, autant de temps à coups de pinceaux précis, patients, alors que les tickets d'ajd pour une commande d'un graphisme quelconque étaient soumis à une pression bcp plus restreinte, quelques semaines au max, quelques jours de date limite, quelques heures de boulot, et paf ; le logo nike il parait fut dessiné comme ça par une dame qui n'en recevra pas les honneurs, mais hors cet exemple, il y avait déjà dans ces cours de graphisme, le reflet de ce qu'on ne peut nier : tout va de plus en plus vite, même la création d'une charte graphique d'identité visuelle qu'un grand groupe commercial paiera pour se renouveller, on est pas dans le même ordre de grandeur du rendement ; en architecture par exemple c'est de ouf : même les stades olympiques c'est pas les décennies d'une cathédrale, d'une pyramide antique...
et moi j'étais tiraillé, car je me souviens ce tableau de peinture d'un élève de la classe supérieure, qui m'avait empli d'admiration par sa qualité, mais que quand j'avais entendu qu'il avait passé 25h dessus, je m'étais dit "ah mais non, moi jamais je me motive à une telle envergure de projet", et tout en redoutant le caractère bâclé que peut subvenir à l'empressement, je me sentais bcp trop flemmeux pour aller aussi lentement ; pis y'avait un peu un mouvement global dans la classe, même un devoir posé avec une dead-line d'un mois, on était la plupart en mode artistes négligents à nous y coller que la veille... ajd j'en vois partout de ces promesses genre une formation validante, une masterclass, un truc qui en trois semaines te garantissent d'acquérir le nécessaire... hmmm ? renifle ! z'êtes sûr on peut autant tout accélérer ? moi-même j'suis contradictoire, mes textes, mes dessins, si j'y passe plus d'une heure c'est que y'a un problème ; et pourtant ne me quitte pas cette réflexion du mur du son dépassé ; ça va trop vite !
psycho-socialement, ça peut donner le vertige ! les clash intergénérationnels le montrent bien je crois, là où ton vieux était dans un mood acceptable et normal, ajd s'il se met pas à jour, ça fout la merde ! même les moins vieux sont dépassés, moi trentenaire que je suis et que s'est laissé dépasser, j'suis déjà out de l'actualité ; les moins de vingt ans de la chanson ne sont pas les mêmes que ceux du millénaire, j'ose pas imaginer ce qu'il y a de différent entre des humains qui sont nés avec des écrans tactiles et ce que je suis un dinosaure sur le concept ! gros gros soupçon pour moi à voir que ça peut jouer sur la décohésion, cette vitesse à laquelle le monde change... et pourtant ! la machine ne s'arrête pas, il faut continuer ! surtout dans le concept antimondialiste qu'est la politique (inter)nationaliste, surtout combinée à la privatisation des marchés par volonté de liberté individuelle au milieu professionnel, car ces deux là mêlés, tant qu'ils sont existants dans les modalités qu'on leur a construit, ne font qu'amplifier la compétition et nous éloignent de ce qui se prendrait intellectuelllement et factuellement, différemment si on élaborait plutôt un système de collaboration... j'ai envie de m'inspirer des problèmes de science, pour les transférer en dehors de leur juridiction des comportements : en mathématiques notamment, en physique énormément, et dans plein de secteurs, on a des objectifs pour lesquels il faut courir, mais le contexte est inverse : on est en dessous du mur du son, et tout ce qui nous est demandé, c'est de la patience et de l'effort, ce qui diverge un peu d'un état d'obsolescence, de péremption : des problèmes qu'on sait qu'ils existent, et que tant qu'on a pas assez planché dessus, bin on peut pas avancer ; on n'est pas débordés par le temps, au contraire, y'a que lui qui traîne pour amener la solution...
mais encore une fois la boussole de mon intuition est fumeuse, incertaine, je tente ici d'y mettre des mots mais y'a rien de très efficace d'un point de vue pragmatique ; tjrs est-il que l'angle de la compétition pour les avions de combat, c'est ce reflet qu'on a analysé pdt la guerre froide et la course aux armements, tant qu'on est là, à devoir aller le plus vite possible pour devancer 'l'ennemi', bin au bout d'un moment on dépasse le mur du son, et l'effet c'est qu'à vouloir courir trop vite on se casse la gueule sur le tapis de fitness réglé à 50km/h, pendant qu'en sciences au contraire ils attendent que le tapis avance d'un cran suivant afin de pouvoir faire un pas de plus...
mais peut-on si facilement transférer les modalités de différents secteurs d'influence ? ralentir le tapis de course de la techno est-ce faisable, et pourquoi pas ptetr accélérer celui de certains domaines de la recherche fondamentale ? en tous cas, là pour le f-35, à peine livré comme promis, faut reprévoir cinq ans d'attente supplémentaire pour qu'il soit à jour, avec le nombre de billets que ça va demander... ça devient absurde, non ? et pas dans le sens rigolo rassurant ou positif qu'on peut parfois associer à ce terme qui désigne le non-sens...
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revue de presse 9 - discernement à la qualité
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
"fallait me le dire voyons j'pouvais pas deviner !" contre "bien sûr que j'suis d'accord avec les autres, c'est évident !"
aaaaaah en voilà un truc de presse qui me parle ! le washinton post a tenté une expérience sociale le 12 janvier 2007, et direct ça me fait voir à quel point :
- les gens ont beau croire qu'ils voient avec lucidité, ils ne font que regarder là où on les habitue à regarder
- le système capitaliste de valeur monétaire est le milgram actuel qui conditionne les moutons pour des insanités ignobles
- la valeur des choses est bien trop souvent cachée parce que les gens n'ont aucune connaissance, aucune curiosité sur ce qu'ils croient pouvoir donner un avis de goût ou de qualité
- et tant d'autres licornes...
je vous raconte ?
joshua bell est un violoniste américain diplômé, reconnu, avec un cv plus que respectable ; son instrument, gibson stradivarius fabriqué en 1713, lui a coûté 4 millions de dollars ; il se produit en soliste dans des salles dont les tarifs d'entrée avoisinent les 100$, avec assez de talent pour pouvoir jouer les pièces les plus compliquées du répertoire connu
c'est d'ailleurs ce qu'il fait ce 12 janvier 2007, dans le hall d'une station de métro de washinton ; d'après mes sources, le chapeau qu'il a récolté en une petite heure chiffrait 32$, dont 20 par la seule personne à l'avoir reconnue ; six autres personnes se sont arrêtées pour l'écouter, le temps d'un minime instant, avant de reprendre leur route ; est estimé à environ 2000 le nombre de personnes qui lui sont passées devant... il paraitrait que quelques enfants furent assez curieux pour exaspérer le parent les accompagnant, qui les poussèrent à avancer sans s'arrêter
le journaliste gene weingarten reçut un prix pulitzer en 2008 pour son article issu de cette expérience, celle qui lui inspira la question suivante : « Dans un environnement ordinaire, à une heure inappropriée, sommes-nous capables de percevoir la beauté, de nous arrêter pour l'apprécier, de reconnaître le talent dans un contexte inattendu3 ? »
personnellement je ne peux m'empêcher de considérer le problème avec plus qu'un simple "ayé, j'suis prévenu, ça ne m'arrivera plus", je sais très bien ô combien plus l'étiquette est chère, plus on a l'impression de pouvoir être en confiance, je sais tout aussi bien que ce qui est gratuit est discrédité, car cela suscite la méfiance, une méfiance probablement légitimisée par tant d'arnaques qui profitent de manière malsaine, et par d'autres biais que la monnaie demandée pour l'acquisition de quelque chose, service ou bien ; mais alors me dis-je affolé, où passe donc la vertu du don ? qu'avons-nous à partager qui ne soit aliéné par un barème financier ? quelle différence de lucidité marque le client d'une salle de théâtre par rapport au passant du métro ? prenons-nous encore le temps et la disponibilité personnelle d'apprécier un musicien en dehors d'un contexte d'écoute tarifé ? qu'il soit talentueux ou non, selon des critères relatifs ou absolus, quelle différence aux oreilles d'autrui ? j'ose pas aller voir l'émission télé 'incroyable talent', où en est-on dans ces usines à jugements de qualité ? et enfin pour terminer, ce qui brille au fond de nos yeux est-ce forcément de l'or ?
j'aurais sûrement été comme la plupart, je sais que plein de trucs me passent sous le nez ; d'où que m'est avis qu'on est pas sortis de l'auberge...
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revue de presse 10 - ce truc à césar
#à partir de #pseudosophie #doutes et autres fumeuseries #brasseur de pistes
...entre hors-sujet et pas-sans-lien
"j'y connais rien mais j'ouvre ma gueule"
ça fait quelques fois que j'y vois passer récemment, je sais pas ce que ça vaut : apparemment pythagore n'est pas le premier à avoir théorisé le théorème qu'on lui attribue... oulala c'est vrai qu'il faut rendre à césar ce qui est à césar, et c'est pas forcément facile, en vrai il y en a plein des exemples tels, pour lesquels on a mis le nom de quelqu'un qui n'est pas forcément le vrai ou le premier responsable...
mais franchement, outre le fait de justice et d'authenticité qui mérite transparence, y'a qmm pas un peu de la perversion naze à blablater de la sorte et dans ces proportions ? se créer des faux problèmes plutôt que viser l'utile ? ah c'est facile de rejeter le système, oulala pythagore n'est pas le bon nom pour le théorème, alors il faut rendre justice à la vérité, c'est important ! bon heu... on est tous au courant de la différence de valeurs des maths entre ce qu'on y maîtrise chacun d'entre nous en général, et comme ça peut être utile dans la vie, hein ; et pendant qu'on est là à se plaindre que le nom est faux, y'a quasi personne qui saurait ni le restituer ce théorème, encore moins l'expliquer, ni savoir à quoi il sert dans notre société
alors quoi ? prout-prout vérité et débat bac-à-sable... ça a l'air plus important de gueuler contre le nom plutôt que se pencher sur ce en quoi le théorème consiste ; ou juste c'est plus facile pour se sentir briller ? ça doit être drôle à l'école les cours là-dessus avec cette information capitale, déjà avant c'était chaud de vendre le truc auprès des élèves, mais là...
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revue de presse 11 - quand trop de mâle tue l'humain
tout ça parce que j'ai récemment été témoin d'une analyse de la saga matrix, présentée comme œuvre maîtresse dans la culture trans... mon propre parcours vis-à-vis de cette œuvre s'y est étrangement retrouvé tel que je vais tenter de le décrire : effectivement oui, toute l'esthétique du film est carrément de cet acabit qui, pourtant, peut être masqué par la principale réputation parmi les avertis, et aussi par la réputation de ceux qui ne le sont pas ; je m'explique : souvent il me semble, le film est vanté en tant que produit philosophique majeur, profond, ultra-fondamental sous cet angle ; mais il me semble que cet axe est boudé et c'est un peu tout là où je voudrais en venir, par les nombreuses femmes qui n'y voient qu'un enième film de mecs avec le lot de merdes que ça peut impliquer... alors le petit problème que je constate, c'est ce frein là à la profondeur qui ptetr avec l'exemple de matrix peut faire évoluer les déterminismes de genre pour être attiré par un film ou autre produit de culture ; parce que moi, matrix je m'y suis plongé pour l'argument sf, j'ai été fasciné par la teneur philosophique, et pourtant ce n'était qu'à moitié conscient en moi, d'adorer le renversement des figures de genre qu'opèrent les personnages : Trinity est d'une féminité très masculine, Néo au contraire est d'une masculinité très féminine, et, petit fact que j'ai appris l'autre jour à cette analyse récente, Switch était sensé.e être un personnage 'trans' n'ayant pas le même sexe hors et dans la matrice, ce qui a été refusé par la prod visiblement ! mais là où donc l'on ne peut plus douter à propos de l'engagement 'sexual' de l'œuvre, c'est que depuis la sortie du film, les frères réalisateurs sont devenus sœurs réalisatrices, alors ce regard rétrospectif sur l'esthétique totale du film ne peut être que plus clair que ce que je n'avais pas tant prêté attention sur ce qui pourtant transpire énormément du truc ; et pourtant ? et pourtant j'crois que comme pour d'autres produits de culture, si une grosse part de la gente féminine n'y cherche pas curiosité, c'est parce que ça passe pour un film masculin aux clichés de baston de coups de feux d'effets spéciaux et de violences, la part sombre de bcp d'œuvres qui travaillent des choses qu'on ne retrouvera pas dans l'art féminin bcp plus pacifiste
si je me lance ici, c'est parce que j'ai atterri ces derniers temps, de manière un peu progressive, sur le fait que parce qu'une tonne de produits culturels sans substance donnent une image, une réputation et une connotation à la culture masculine, et que ceci masque certains thèmes culturellement importants et qui profiteraient à se glisser vers des cultures mixtes, comme c'est le cas de matrix ; avec des notions profondes qui peuvent manquer à ceux qui n'en sont pas le public ; matrix je me répète moi et tant, c'est des concepts philosophiques majeurs hyper-bien illustrés et qu'il vaut mieux avoir en tête je crois si l'on veut comprendre un peu certains aspects de l'esprit humain et qu'il serait dommage de continuer à réserver à la majorité d'hommes qui composent son public ; la pilule rouge et la pilule bleue, son lien avec la caverne de platon qui trouve ici une métaphore très actuelle par le contexte de simulation neuro-interactive, le rapport entre les antagonistes Néo et Smith poussé dans une clarté psychanalytique extrêmement bien shown-didn't-tell, quelques notions presque ésotériques sur la psyché humaine comme les scènes chez l'oracle, le vase, la cuillère, le bonbon, rester assis...
tout ceci dans la masse culturelle de notre époque, fait il me semble que en plus de vouloir motiver des dames à aller voir des films apparemment 'bêtement masculins', je demanderais volontiers à ces mêmes dames de s'emparer de ces thématiques pour faire un art que je qualifie quand je le tente moi même, de 'pseudosophique', car même si un matrix trans passe encore trop pour un film de mecs, alors c'est qu'il faut continuer la lutte pour les TSF (je pique l'acronyme astucieux pour généraliser le trop changeant LGBT[...] : tout sauf hétéro) et surtout l'illégitime élitisme masculomasculin, dans ce qu'ainsi par réputation, il prive de certaines profondeurs qu'on ne retrouve hélas que chez eux ; sur des problèmes 'psychologiques' qui existent ; la simulation informatique de matrix est un thème qui ptetr ne rend parano que des mecs comme moi, et pourtant c'pas une idée vaine ou inutile, même si j'avoue qu'elle est dangereuse ; 'total recall' c'est une autre caverne ultra-flipante que sans elle on peut être tranquille, ou pas, lui je l'ai trouvé bcp plus 'mauvais masculin' que matrix, et pourtant sa thématique sf sur la confiance en les souvenirs à partir du moment où on peut les modifier, n'est pas sans importance dans la réflexion de notre réalité ; dans ces thématiques, 'existenz' ou 'avalon' posent également des idées qui, malgré leurs protagonistes féminins, ne touchent je pense qu'un public majoritairement masculin pour toutes ces interrogations sur le virtuel du jeu vidéo ; 'inception' de nolan je suppose subit lui aussi, même si dans une moindre mesure qui peut donner espoir en une transition vers égalité, un filtre d'autosélection de son public, il a fait batman, alors c'est sûr qu'aller questionner le rapport philosophique sur la notion 'd'idée' qui est posée dans une fiction de manière artistique, pseudosophique, c'est à la portée de ceux qui vont dire que le film est profond et que plein vont entendre seulement en tant que 'film de mec qui se prétend profond'... le pire exemple pour moi dans tout ça, c'est le film 'fight club' ; un tocard insomniaque qui crée un club illégal de baston avec comme seul personnage féminin une tarée chelou, c'est sûr, ça fait qmm vâchement 'mauvais produit de culture masculine', alors que qmm, sans être aussi philosophique que les meilleurs, il apporte une profondeur sur la société qu'on ne retrouve pas dans des cultures moins masculines... l'auteur du bouquin, d'ailleurs, je conseillerais encore plus un autre de ses livres : 'à l'estomac', qui raconte une retraite morbide d'écrivains séquestrés afin de rendre compte des affres de l'humanité ; bref, ni du côté muscle d'un pseudo fast&furious, ni d'un côté psycholover d'un twilight, on a encore des trucs un peu trop réservés aux mecs, le pire dans tout ça étant que ceux qui se ratent d'être un public de matrix ne le font pas au nom de la réputation philo qui peut légitimement leur paraître surfaite, et pourtant c'est ça qu'ils ratent je crois...
moi je vais faire gaffe, now, à ce que quand j'ai envie de partager un truc que je trouve profond, ce ne soit pas perdu d'avance juste parce que ça avait une image bien trop patriarcale, paternaliste, macho ou autre dérive par phalloréputation...
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cryptage du monde - publicité pour la réalité
nan mais c'est dingue la publicité ; déjà coluche à l'époque en riait, et ils continuent qmm à nous prendre pour des cons avec, du coup j'imagine, notre plein consentement averti...
enfin un rasoir qui laisse la peau lisse dès le premier passage ? waw didon ils sont forts, moi qui ai la mémoire courte ils pourraient me le resservir à chaque fois que j'n'en aurais rien à battre, j'les écoute pas pour acheter leurs produits, nonon c'est pas à l'usure banale qu'ils nous vendent leurs trucs, j'les écoute pas tout court d'ailleurs, c'est juste un fond rassurant dans lequel je me sens en sécurité à savoir exactement ce qu'ils racontent dans leur commerce de trucs trop cools ; pis moi mon avis c'est que c'pas l'outil qui est important, c'est comment on s'en sert...
une lessive à la fraîcheur toute naturelle ? mais oui enfin ! qui permet de laver les couleurs ensemble ? roh c'est ça qu'ils avaient pas encore réussi à faire, j'espère que cette fois c'est vrai ! qui lave même à froid ? génial, j'ai qu'à acheter une machine à laver écolo avec un écran tactile, mille programmes adaptés, mais qu'on a délesté d'une trop banale résistance chauffante ! quand je pense à mes ancêtres avant la démocratisation du prêt-à-porter et du discount, les pauvres bourgeois faisaient attention à ne pas se salir les textiles, et les agriculteurs avaient des taches de terre non-polluée qu'un glaviot et un coup de poil de sanglier détachaient sans cette si confortable capsule trois-en-un qui repasse plie et range le linge directement dans la machine après avoir enlevé les traces d'hydrocarbures, de plastiques et autres trucs chimico-sophistiqués qui servent à édulcorer notre quotidien d'espèce en voie d'évolution... ils vont tout nous faciliter, c'est sûr, à la fin on n'aura même plus besoin de porter nos vêtements la machine le fera aussi à notre place
j'y vois même plus ces affiches de grandes chaînes, voyons c'est de mon indifférence dont ils se servent ! impossible de me sentir concerné, non, quand je la vois tous les jours sur la route, je sais que c'pas celle-ci, la prochaine ou celle du lendemain, qui fait que j'vais entrer dans leur enseigne une fois de temps en temps, ils dépensent des millions dans des campagnes de comm' et ça marche tout simplement parce que je m'en tamponne le lobe frontal avec le carpe de savoir qu'ils existent encore en toile de fond de mon quotidien
bon... tu me diras, s'il y a des valeurs stables aux besoins humains dans le temps, autant que ça fasse vraiment partie du quotidien ; j'vois mal une société qui ne se débarrasserait pas des poils un peu trop sauvages, ou qui n'entretiendrait pas ses puants caches-pudeur, du coup ça s'excuse de nous arroser avec leurs piqures de rappel... mais jsp ; c't'impression qu'ils s'adressent à des animaux, pas à des ours des escargots ou des grands tétras non, des domestiques copains-esclaves : 'mowwwi pèpète elle veut pas sortir sans sa capuche hein pèpète allez on met la capuche sur la pèpète, regarde c'est la même couleur que la laisse assortie mowi elle est mignonne la pèpète, et toi médor allez la muselière roh t'es beau médor avec ce cuir t'as l'air d'un gros dur arhgnargnah méwi grogne médor t'es beau !' ; pis surtout, ce décalage que j'ai jamais trop pigé, entre la réalité du vrai monde et celle qu'ils promettent visuellement, j'ai l'impression qu'c'est deux trucs qui se font la gueule et marchent dos à dos en s'éloignant l'un de l'autre, plus les pubs sont belles parfaites idylliques esthétiquement, plus la réalité est moche crade et souillée...
bon, suffit la mauvaise foi, non j'crois l'avantage de ces pubs abrutissantes à propos de soins corporels ou d'entretien du linge ou de restauration rapide ou de services bancaires ou d'assurances, c'est le côté éducatif ; bin ouais, ça imprime dans le cerveau de tout le monde, les bases du savoir-vivre en société, et plus les gens se focalisent dessus en gueulant contre l'aspect capitaliste de la démarche, tout en se calmant à chaque nouvelle vague et son lot de bonus de valeur ajoutée, moins ils font gaffe que ça s'imprime dans leur tête ; c'est astucieux pour civiliser les gens à propos de ces bases impératives, et à mesure acceptable de ces impératifs... finie l'époque des gens tous crottés mal rasés qui savent pas ce qu'ils bouffent ou signent ! heu... quoique
"c'est du jamais vu, trois pour le prix d'un !" - "livraison gratuite pour ceux qui payent l'abonnement !" - "notre spécialité, c'est l'expertise, et l'expertise, c'est le sérieux, et notre sérieux, c'est de vous permettre de ne pas vous prendre la tête par vous-même ! nous le faisons pour vous, en tout professionnalisme, et le professionnalisme, c'est de vous faire payer pour ce dont vous avez la flemme de vous occuper, et nous le faisons grâce aux machines que vous incriminez de voler l'activité humaine bande de feignants !" - "le pouvoir de nos slogans : vous faire croire que vous êtes plus intelligents que nous !" - "le don c'est uniquement pour favoriser les défavorisés : pour le reste, vendez et achetez, tant que vous avez du pouvoir d'achat et que la générosité se chiffre" - "garanti conforme à la définition de notre éthique ; voir mentions" - ...