Bonsoir tout le monde, j'essaie d'écrire l'histoire d'un personnage auquel je pense depuis pas mal de temps et je saute le pas de l'écriture pour la première fois dans un format assez long (je publie une fois par semaine, sur Wattpad, un chapitre). Je voudrais avoir vos avis et indications, pas besoin de grandes corrections. Voici ce que j'ai réussi à écrire jusqu'ici.Corrections :
Vert : changements mineurs (dont orthographe)
Violet : changement majeurs dans les structures de phrases et coupe de certains passage. (les passages changés ont été mis en police 10 pour voir la correction, ceux enlevés ont été rayés)
Les Aventures D'Elyria
Prologue
La
petite main de la jeune fille attrape la poignée froide du loquet de la porte, et la pousse dans un grincement long. Après une brève hésitation, elle rentre alors et observe les alentours.
Des étagères remplies de quelques ingrédients curieux reposent sur de grandes étagères sur sa gauche, sûrement destinés à créer les fameuses potions si vitales aux Aventuriers. Elles dégagent un fumet puissant et piquant qui lui fait plisser le nez. Son regard se balance alors à l'autre bout de la pièce et voit les produits transformés, disposés sur des tables : onguents, potions, pommades, poudres et autres huiles aux propriétés formidables. Certaines luisent dans la nuit, d'autres non, toutes sont de couleurs différentes, et drôlement étiquetées. Des étagères remplies de quelques ingrédients curieux se trouvent à sa gauche, sûrement destinés à créer les fameuses potions si vitales aux Aventuriers. Ceux-ci dégagent un fumet puissant et piquant qui lui fait plisser le nez. Son regard se déplace alors à l'autre bout de la pièce et voit les produits transformés, disposés sur des tables : onguents, pommades, poudres et autres huiles aux propriétés formidables. Ce sont cependant les potions qui attirent son attention, véritables pouvoirs divins contenus dans des fioles en verre ou en bois et coiffées d’un bouchon de liège. Certaines luisent dans la nuit, d'autres non, toutes sont de couleurs différentes, et drôlement étiquetées. Puis, tout au fond, elle aperçoit derrière un lourd bureau servant de comptoir, un homme ayant bien vécu, arc-bouté sur un établi lumineux, pris par son travail. Elle l'appelle alors, d'une voix fluette qui résonne dans la grande pièce.
Cunibert ! appelle l'enfant, faisant tressaillir le vieil homme. Papa m'a dit de partir, il ne veut pas de moi à la forge. Je viens ici parce que je ne sais pas trop quoi faire... Dis, tu peux me raconter quelque chose pour m'occuper jusqu'au dîner ?
Une fois remis de ses émotions, le vieux Cunibert se retourne pour faire face à sa dérangeante visiteuse. Il pose alors ses yeux sur la frimousse grimée de poussière noire de la petite fille d'où perce un sourire espiègle.
- Ah ! La jeune Ménéandre ! Ta préceptrice sait-elle que tu es ici ? Cela n'est pas grave, j'accède à ta requête jeune fille. Cependant, laisse-moi le temps de retrouver les Mémoires du Duché de Myrviel. Il demande alors en regardant la fille qui est venue près de lui. Connais-tu le sujet qui t'intéresserait le...
- Elyria de l'Artoit ! imposa la gamine en sautillant d'excitation.
- La noble Aventurière aux cheveux violets, évidemment". dit-il dans un souffle trahissant un sourire
presque caché qu’il peine à contenir.
Après avoir trouvé l'ouvrage rechercher, il le pose sur son bureau. Le livre est massif et magnifiquement ouvragé, sur la couverture d'un cuir violacé se croisent des fils d'or dessinant des ronces, des branches et des fleurs. Il ouvre alors le codex luxueux sur un sommaire quasiment interminable puis tourne des centaines de pages et arrive a un chapitre dédié à la personne souhaitée :
Elyria de l'Artoit née le 13e jour du 6e mois de l'année 343 après la Paix des Royaumes et 10e année du règne de son Altesse Royale Théobert III d'Arly dit le Bel , fille de Charles de l'Artoit, baron de Myrviel, seigneur de Clairval.
Il pose alors la main sur la chevelure rouge de Ménéandre pour la tenir en place, après un échange complice, il commence.
«Notre histoire commença …
Chapitre 1
Notre histoire commença il y a 30 ans, pas très loin d'ici, à Clairval.
À cette époque, le gros bourg situé vers le centre de la Forêt de Myrviel, dans les contrées nord du Royaume de Ferrance, n’avait été reconnu comme siège de Baronnie que depuis une cinquantaine d'années. Il avait reçu cette qualité, nous dit la légende, grâce à l’intervention d’un charpentier du village, l’arrière grand-père d’Elyria : Thierry de Clairval. Celui-ci aurait coupé des dizaines de troncs pour rebâtir la charpente du Palais Cristallin du Roi de Ferrance de l’époque, Thomar III d’Arly dit le Juste. En récompense, le bon souverain aurait alors anobli l’artisan qui devint Thierry de l’Art du Toit, nom assez complexe à prononcer qui fut raccourci en Thierry de l’Artoit.
Avec les années et le passage en fief de baronnie, le village pu croître grâce à ses activités artisanales forestières et de nombreux ateliers et échoppes poussèrent dans l’ombre de la grande Forêt de Myrviel, des forges, des scieries, des menuiseries furent d' autant plus nombreuses que les habitants affluaient vers le nouveau bourg. Les routes y furent pavées et menaient alors jusqu’à la grande ville ducale de Oine-sur-Pont,
déployant le commerce permettant au commerce de remonter vers Clairval.
Enfin les maisons alors en chaux et en paille profitèrent de l’industrie forestière pour éclore en de magnifiques maisons à colombages, dont les seconds étages semblaient vouloir enjamber les allées formant comme une canopée car les bois sombre des murs, alliés à l’argile couleur olive typique des environs créaient des répliques d’arbres fondant la ville au milieu de la forêt "Enfin les maisons alors en chaux et en paille profitèrent de l’industrie forestière pour éclore en de magnifiques maisons à colombages, dont les seconds étages semblaient vouloir enjamber les allées formant comme une canopée. Cela grâce au bois sombre qui avait été utilisé pour construire les murs qui, alliés à l’argile couleur olive typique des environs, créaient des répliques d’arbres fondant la ville au milieu de la forêt."
Excentrée à l’ouest de cette ville, cloîtrée derrière d’épaisses palissades, la demeure de Thierry de l’Artoit avait elle aussi bien changée. D’une humble demeure d’un artisan vivant sans trop de confort mais sans pauvreté, celle-ci était devenue une véritable maison forte. Quelques tours en bois sombre et dur, percées de meurtrières en plusieurs étages bordaient une maison d’un matériau plus clair, importé d’autres endroits du Royaume comme pour prouver sa puissance. Aux pieds de chacun des trois étages de la bâtisse , des extrémités de poutres apparaissaient, morceaux servant à venir y déposer des fresques amovibles dotées d’encoche. Une écurie de près d’une dizaine de chevaux était accolée à l’édifice. Devant se déployait une large cour en terre séparée en deux par un chemin dallé menant à l’entrée de maison seigneuriale : une grande porte en bois clairvalien finement ouvragée laissant apparaître le blason des de l’Artoit. Une tête de cerf argentée faisant face, surmonté d’un marteau doré sur fond vert.
La porte menait sur une grande pièce de réception spacieuse et décorée de tapisseries narrant quelques fables locales. Elle donnait à gauche sur les cuisines, à droite sur les quartiers des trois serviteurs de la famille. Au fond, un escalier menait à diverses salles qui n’étaient pas spécialement attribuées à une fonction, mais qui servaient de salle à manger ou de travail selon les humeurs du chef de famille. Cependant l’escalier ne se terminait pas ici et à l’étage, celui des chambres de la noble famille, des bruits résonnaient jusqu’au haut de l’escalier. Ils provenaient de la deuxième porte sur la droite: celle du second fils du Baron. Mais il n’était pas seul ce jour-là…
* Cling Cling * « Ouch ! s’exclama la jeune fille après avoir reçu un coup d’épée de bois sur le bras droit. Est-ce nécessaire que tu me frappes si fortement, Henri ?
- Tu n’aurais pas mal si tu parais mes assauts, Elyria.
Il regardait sa sœur face à lui, celle-ci étant âgée de treize ans, il était de deux ans son aîné. Contrairement à sa chevelure brune coupée courte, Elyria avait de long cheveux ondulés couleur lavande qui tombait en cascade sur son visage. Il reprit.
- Il faudrait soit que tu t’attaches les cheveux, soit que tu les coupes, mais n’espère pas pouvoir te battre sérieusement dans de telles conditions.
- Je vais très bien, je te remercie. grommela-t-elle,froissée par ses remarques
Il répondit en lançant son glaive boisé dans un arc de cercle vif qui se termina sur le côté gauche de sa sœur
froissée. Celle-ci, ignorant cette fois la douleur, fit un pas en avant pour abattre son bâton taillé sur son frère dans un mouvement d’estoc que son frère, quoique surpris, dévia sans difficulté étant donné son manque de force. Il comprit rapidement d’où venait le problème.
- Si tu ne veux pas prendre ton arme de la main droite, essaie au moins de mettre ton pied gauche en avant. Tu auras plus de force ainsi et plus d’allonge.
- Rhaa ! Ne fais-je donc jamais rien de bien ? réclama-t-elle
- Mise à part te plaindre ? rétorqua-t-il le sourire aux lèvres
À mi-chemin entre être bouche bée et rougir, elle déclara en retour, l’air à moitié vexé
e et à moitié amusé
e par cette pique fortement bien placée.
- Henri de l’Artoit quand moi, Elyria, serai Reine du Monde, je te ferai condamner en premier pour cet outrage !
- Et bien, ma reine, nargua-t-il en se prosternant, il vous reste encore beaucoup à apprendre ! En garde !
Malgré son apparence vexée, la jeune fille avait tout de même changé son pied d’appuie. Cela lui permit d’exposer une plus petite part de son corps. Les échanges gagnèrent alors en longueur puis en rapidité. Si un œil novice pouvait y voir un
affrontement combat entre égaux, un regard averti aurait remarqué qu’Henri ménageait sa sœur pour l’encourager.
Mais celle-ci, prise dans l’enthousiasme du moment, commençait à devenir de plus en plus flamboyante et exposait de plus en plus de failles dans sa défense. Henri lui dit alors des paroles prophétiques, qu’il ne fallait pas relâcher ses efforts ou sa concentration en cours d’affrontements. Devant le rire que sa sœur lui servit en guise de réponse, ce dernier lui asséna un croc-en-jambe qui l’envoya s’étaler au pied de la porte menant à sa chambre.
Elle était sur le dos et ne vit que la mine dure de sa mère. Une femme élégante et filiforme d’une quarantaine d’année qui avait nouée ses longs cheveux noirs en un chignon compact, lui donnant un air encore plus strict.
Elle regardait, les lèvres pincées, la cadette de ses filles qui était habillée dans la tunique verte et le pantalon brun d’Henri. Soudain, elle déclare. Elle vit ses lèvres pincées s’ouvrir pour annoncer.
« Votre père rentre dans deux jours. » puis elle disparut.
Chapitre 2
« Tu crois que mère informera père de nos entraînements ? Cela fait déjà deux fois qu’elle nous surprend sans faire de remarque à ce sujet.
Elyria s’était assise sur le lit aux côtés de son frère, celle-ci reposait sur lui pour se réconforter. Henri avait tout de suite aperçu la mine déconfite de sa sœur qui ne se laissait habituellement pas si facilement abattre. Il chercha à lui remonter le moral.
- Sais-tu ce qui est arrivé au dernier chariot que notre père a fait remplacer ? lança-t-il.
- Bien sûr, quand mère est allée porter aux maraîchers, meuniers et veneurs la liste des aliments nécessaires au Symphorion, un des chevaux de l’attelage prit peur et sortit du chemin pour percuter un rocher.
- Eh bien non, cela n’a rien à voir avec le banquet, dit-il en regardant dans le vague pour chercher dans ses souvenirs. En réalité, quelques garçons de Clairval avec qui je suis ami m’ont raillé, car je ne savais pas encore conduire un chariot. Je me suis dit que j’allais les faire taire en leur montrant mes compétences. Cependant, il s’avère que je n’en ai pas ! Après quelques centaines de pieds en ligne droite, quand le premier virage est arrivé, je n’ai pas su faire tourner les chevaux. L’attelage a percuté un rocher et la roue s’est fendue… J’ai dû rentrer pour demander de l’aide à notre mère. Elle s’est précipitée sur moi pour savoir comment j’allais et si je n’étais pas blessé, elle s’est occupée de tout, a ramené le chariot au château.
La mention de « château » fit sourire Elyria qui savait qu’elle vivait dans une grosse bâtisse plutôt qu’un véritable château de fable ; son frère tenait le même discours que leur père. Son frère continuait.
- Elle ne m’a pas reparlé de l’incident, et lorsque père est revenu de sa tournée de garde, elle lui a raconté l’histoire que tu connais. Tout ça pour dire que je ne pense pas qu’elle dira quoique ce soit à notre père. dit-il en la regardant.
Elle le regarda, elle aussi, dans les yeux et y vit toute l’affection qu’il avait pour elle. À ce moment-là, honteuse de rougir, elle sauta dans ses bras. Cette chambre qui un instant auparavant semblait froide était pour elle un cocon de sécurité.
- Merci grand frère, tu es le meilleur. confia la jeune fille en lui déposant un baiser sur la joue.
- Mais enfin, votre Altesse Mondiale, je suis ici pour cela ! répliqua-t-il dans un accent Ferrancie très exagéré, arrachant un rire à sa sœur. Allez, il me semble que tu as une leçon dans peu de temps avec Brunehilde, et j’ai moi-même rendez-vous avec le maréchal-ferrant pour l’entretien des chevaux. Nous nous retrouverons ce soir au souper. »