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je baille, disait le proprio
#santé #pseudosophie hallucinatoire #anthopo #psychosoma
un petit peu à la croisée entre
- naufrages (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42720.0), ma réaction affolée sur le pont du titanic, j'ai perdu les pédales quand j'ai halluciné qu'on avait un souire sur la coque après avoir croisé mister iceberg
- dotkeur (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=36022.0), ma vision psychologiquement dérangée de la médecine et de la santé
- d'autres trucs trop floutement envisagés à l'écrit...
conscient de négligences fatiguées
juste parce qu'ils répètent fiers de ce sentiment d'être altruistes et ouverts, que "chacun est différent, il n'y a pas de généralités qui tiennent", ne s'empêchent d'être encore plus aveugles lorsqu'une différence leur parait impossible vis-à-vis de ce qu'ils n'admettraient pas comme leur "norme", mais qui y ressemble bien plus que d'une simple apparence approximative à la réalité normative... et ils me font pleurer
l'exemple que je vais prendre et vous illustrer pourrait ainsi vous paraître aberrant, impensable, impossible, et vous auriez raison de reconnaître qu'il ne fait pas la norme, et que selon cet axe il serait normal de me considérer comme halluciné, en plein délire, totalement en train d'inventer une réalité inconcevable et d'y croire avec tout ce que ma psychose me donne le droit, l'excuse, d'être à côté de mes pompes psychiques, en l'occurrence psychosomatiques ; oui, mon regard je le sais différent du votre, et alors que vous vous enorgueillez de vous montrer "libres d'être différents", j'ai bien vu que vous ne croyez pas en cette mienne différence qui vous parait impossible et qui nous entre-décrédibilise, vous auprès de moi lorsque par ailleurs vous venez avec ces belles tolérances et ouvertures envers ce que vous envisagez de possible à l'identité ; mon regard, littéralement, ce n’est pas une métaphore pour parler de mon opinion, mes conceptions du monde, mes avis… non, mon regard, l’usage de mes yeux, mon regard je pèse le mot et il me serait inconfortable qui vous y lisiez autre foutaise d’interprétation, autre facilité commune à l’usage déviant des mots, autre poésie que celle que je préfère glisser ailleurs que dans l’interversion des termes, mon regard
ce regard oui... je crois être assez normal à avoir compris dès mon plus jeune âge, le concept de "mire", ou je ne sais si vous l'avez conscientisé ou comment vous le nommez, qui se traduit par un fact physiologique "normal" qui consiste à focaliser vos yeux sur un point, le centre de votre regard, le croisement des deux directions de chacun de vos yeux, de la mise au point musculaire sur vos orbites pour que sur le fond de vos rétines parvienne une image de là où vous regardez et qui pour la majorité grossière des gens, se manifeste en ce concept de "mire", le point central de votre regard, qui d'instinct se construit ainsi par le ciblage du centre de votre vision... vous regardez dans une direction, il y a ce point, ce centre de votre attention psychique sur la donnée physique sensorielle, et sur l'adéquation entre l'ajustement de votre matériel perceptif, vos yeux, et le traitement psychique de cette perception, la mentalisation automatique de ce que vous regardez, l’accès par votre conscience, de ce que le visuel s’impose à vous, le traitement psychique d’une captation de photons...
eh bien moi, pédeusement moi oui, parce que vous n'aimez pas que je vienne dire que je suis là différent, pédeusement moi car je suis désagréablement amer à le dévoiler maintenant que j'ai vu vos réactions de déni sur le sujet qui vous dépasse, moi je ne "mire" pas ! c'est depuis tout gamin hein, cette époque où j'ai croisé l'idée et où j'y ai réfléchi et où j'ai décidé d'y adjoindre une réaction, certes de rejet sur la vérité, certes de contrage à la facilité, certes ainsi en décalage de l'usage majoritaire, certes à l'opposé de l'intuition de cette norme, certes d'une volonté rebelle à ne pas vouloir suivre cette norme, certes en espoir d'une quête de l'impossible... pédeusement moi, je ne "fixe" pas du regard, je ne dirige pas ma focale sur le centre, sur un point, depuis tout gamin je me suis habitué à travailler, oui travailler c'est important, ce qui est plutôt difficile à faire naturellement et sans l'appui de la conscience corporelle, d'une vigilance à l'acte physiologique, d'une remise en question de l'usage des techniques qu'on lie à la morphologie... comment qualifier ce regard ainsi radicalement différent ? j'aime le mot "défocalisé" malgré son manque de clarté, j'aime le mot "panoramique" bien qu'il soit biaisé, j'aime le mot "global" bien qu'il soit connoté, mais ainsi peut-on certes difficilement, remarquer que mes yeux ne pointent pas forcément vers un point, tout simplement car j'ai habitué mon cerveau à fuir ce point, et ainsi non pas "regarder" les choses directement en pointant un quelconque objectif ponctuel, mais au contraire à me concentrer pour fuir ce point central, tjrs l'élargir, en associant un usage de mon outil sensoriel à un usage de ma conscience sur ses données informatives biologiques ; oui, peu d'entre vous je crois, n'envisage que cela soit possible d'un point de vue factuel, il vous apparaît comme une fatalité de "regarder" quelque chose dans le sens que vous attribuez au verbe, c'est à dire diriger votre regard vers le point que vous voulez observer, et tout naturellement donc, vous ne me croyez pas quand j'ai du mal à décrire ce qui pour moi est autre, et bien différent de cette norme dont nul n'aurait envie de mettre des mots sur une remise en question qui ne ferait pas sens : l’intérêt pour la "vision périphérique" ; c'est donc avec mes mots maladroits, ce chemin qui trop peu de fois fut foulé et qui donc manque de traces de pas pour exister, pour sécuriser, pour rendre naturelle la déambulation, facile la suite sur ce chemin de là où tout le monde passerait, ainsi facilement car justement tout le monde y passerait, non là je suis seul sur cette voie, elle est donc moins aisée, avec mes mots maladroits oui, que je vais tenter de transformer un espace vierge et encore inconnu des pas humains, en un fil de terre battue par ces pas dont j'ouvre la voie, sans m'y croire premier non, je suis sûr que cela fut déjà expérimenté, ne fut-ce qu'en de minimes nombres d'acteurs, mais là où j'ai envie de m'exprimer sur ma réalité quasi-solitaire, sans qu'on n'ait à me renvoyer la conviction que je suis fou sur le propos
ainsi oui, j'aime à regarder différemment de "regarder" ; il y a d'un côté la focale de mes yeux, et de l'autre la triangulation du regard : en termes pratiques de résultats perceptifs qui orientent mon action, le plus accessible est de chercher à voir flou... la mise au point de la focale de mes yeux, et la désynchronisation du point de réunion dont ils dirigent l'orientation triangulaire ; je ne saurais mieux ni expliquer ni même conscientiser comment cela s'accorde en moi, c'est pourquoi le résultat du flou de ma vision est le seul indicateur de mon travail sur la question, et celui-ci est pour l'instant suffisant pour me permettre la suite du résultat, parvenir à "regarder" sans regarder... lorsque je vois flou en ayant volontairement et consciemment flouté mon regard, il est bien plus aisé pour mon cerveau de ne pas se concentrer sur le point central de ma vision, et ainsi la première étape de défocalisation se prend une bonne pichenette pour exister, oui, tout ainsi flou je me concentre bien plus sur ce qui sort alors de la hiérarchie de mon regard, il n'y a plus un centre fixé et observé, il est bien plus facile de voir l'image comme un tout, et de mieux percevoir les éléments en périphérie, sur les bords, tout en rabaissant l'importance du centre ; c'est là où il faut à la fois aider le cerveau et à la fois le corps, pour sortir du schème facile de "mirer" un point cible central, moi j'ai de la chance de pratiquer ceci depuis tout petit, et je m'imagine qu'il serait assez malaisé pour tout étranger à la pratique, de parvenir aux résultats qui pour moi sont dorénavant bien ancrés, entraînés, facilités par l'usage et l'habitude, oui depuis tout ce temps on va dire que je suis devenu expert, même si sans diplôme... l'on ne m'a jamais dit, mais je pense cela ainsi, que mon regard parait vide ; c'est l'impression que l'on peut avoir lorsque toute personne ne triangule pas la position de ses yeux, vous connaissez le truc : médicalement le strabisme pose pour l'extérieur une sensation étrange à se figurer ce que regarde la personne, et il m’apparaîtrait logique que, en cause ou en effet, la mentalisation de la vue d'une personne touchée par ce strabisme soit une autre affaire que ceux qui fixent aux deux points de leurs yeux, un troisième pour le triangle qui leur permet de regarder les choses... un autre exemple plus trivial est celui d'une personne bourrée à l'alcool, vous le connaissez ce regard de poisson, peut-être avez-vous vous-même déjà vécu cet état de désinhibition psychosomatique, en fin de soirée vous titubez et vous voyez que votre cerveau n'est plus à même de maintenir la triangulation, que vos yeux sont trop fatigués pour fixer, et alors vous avez ce regard vide, ce regard où fixer quelque chose est trop fatigant pour vos yeux et où donc vous faites l'impasse sur la focale et la triangulation ; bin voilà, moi ce truc je le recherche, je le travaille, je le pratique au quotidien sans pathologie opticienne et sans outillage alcoolique ; j'aime lorsque je me promène, balader mon regard non pas en niant le fait qu'il y a un centre géométrique au cercle récepteur de ma rétine, mais en cherchant à ne pas que mon cerveau s'y arrête trop longtemps ; il y revient, certes, c'est ce qui je crois forge cette norme que vous vous refusez à me voir dénormativer, oui il y revient, dès que mon attention pourtant entraînée s'en va un peu trop loin, alors je fixe à nouveau les choses, je triangule et focalise sur le centre de ma vision, et il faut une petite pichenette de conscience pour me faire reprendre le travail, elle ne me demande pas beaucoup d'effort si tant est que j'y pense puisque je suis entraîné, mais à ce moment là la direction de mon acte psychosomatique change, et je retourne à cette observation non pas du centre unique de mon regard, mais bien de chaque élément de l'image sur lequel mon cerveau pose une attention, une reconnaissance, un "regard"...
l'intérêt est d'élargir la vision, premièrement, et deuxièmement de la pluraliser : au lieu de regarder ce passant dans la rue, puis ensuite son chien, puis ensuite une autre cible, je peux déconstruire la différence entre "voir" et "regarder", car là où je regarde le passant, et que voir son chien me conduit à le regarder dans un second temps, et bien là je vois tout sans aucun regard, mais cette vision pourtant habitée de la même attention qu'un regard unique, est ainsi à la frontière entre tout voir et ne rien regarder, mais regarder ainsi tout ; les process mentaux liés au traitement de ces perceptions sensorielles changent ainsi dans cette pratique, car mon attention, mon "regard", peut se balader alors que mes yeux sont immobiles, et inversement je peux tourner la tête et les yeux tout en me concentrant sur des éléments qui ne bougent que sur ma rétine et non dans mon ciblage mental
tout ceci pour d'une part me moquer en pleurant, de ceux qui vantent le pouvoir du droit à la différence et qui tournent en rond dans le petit cercle qu'ils octroient à cette différence sans se rendre compte qu'ils sont extrêmement discriminatoires envers les différences qu'ils n'envisagent pas et qui sont pourtant les plus vraies d'entre elles, et puis pour un deuxième point que je vais ici entamer
la "proprioception" est un mot qui sonne suuuuper-bien, ne trouvez-vous pas ? waaa, ça fait vâchement éclairé comme truc, surtout quand on en lit la définition : "La proprioception, ou sensibilité profonde, désigne la perception, consciente ou non, de la position des différentes parties du corps." hmmrf... un truc de gamin pour moi, mais qui aujourd'hui est tellement intellectuel, tellement illuminé, qu'on irait facilement excuser ceux qui sur ce plan médical n'ont pas toutes leurs capacités ; j'imagine le doc raconter comme quoi son patient souffre d'une proprioception déficitaire, une pathologie qui justifiera un statut auprès des allocs, parce que qmm, le concept est tellement prout-prout qu'il apparaît normal que pas tout le monde ait la maîtrise de la perception de son propre corps... c'est innovant non ? y'a qu'aujourd'hui qu'on peut se permettre ça, d’un point de vue anthropologique ; enfin, me dis-je, j'suis sûr y'en a plein qui penseraient que c'est un bonus de l'intelligence humaine, que les animaux par exemple, sont éloignés du phénomène, non ? j'avoue diverger dans ma conviction, pour moi on a inventé ce terme parce que l'humain qui s'éloigne de l'animal, ne trouve pas utile d'avoir une bonne perception de son propre corps, et que si c’est un atout pas partagé, alors il n’y aurait aucune chance que les animaux en soient pourvus, même et surtout, mieux que nous humains ; évident, me dis-je, le gamin qui passe ses journées à l'école, juste à devoir mobiliser ses oreilles à écouter un prof, et à devoir anesthésier son cul pour pas trop avoir le mal de chaise, normal qu'il va jamais lier son système nerveux à son cerveau, surtout si les seules rares occas' qu'il a de le faire c'est quand il se fait bobo au genou, quand il se prend une baffe qui heureusement est politiquement de moins en moins acceptée, quand il n'a froid que le temps qu'on lui achète une épaisseur de manteau en plus, quand il caresse le doux poil de son chien mais qu'après il doit se désinfecter les mains... la ratatine, j'appelle ça, je la subis en toute hallu psychiatriquement parquée, je vois bien que c'est une maladie qui n'existe que chez les fous, même si pour moi toute l'humanité est contaminée et que si j'en ai l'hallu inconvaincante, c'est juste parce que j'en souffre d'une douleur sans preuves, dont les seules marques que j'observe, douteux, sont l'augmentation de l'obésité, ce que certains chercheurs associent aux effets de la sédentarité sociale, l'impression qu'on a tous nos petits problèmes de santé, qui là ici et qui ici là ; moi dans ce paradoxe j'ai tenté d'agir en conséquences de ma proprioception et de ce que je me vois "malade" par décorporation partagée à l’espèce, là où il me faut un effort de conscience pour me tenir droit, un effort à me lever de mon siège de temps en temps, en toute conscience que mes actions ici sont insuffisantes pour me maintenir en santé ; longtemps j'ai été assisté dans ma santé structurelle, ma santé physiologique, par ce qui m'a aliéné : le sport ; pas besoin de proprioception pour garder la forme et la ligne, lorsque l’entraîneur te dit de courir, puis de sauter, puis de porter ces haltères, de faire ces abdos et ces pompes... je n'avais pas vraiment de problèmes de dyspraxie pour savoir tirer dans un ballon, lancer un javelot, donner un coup là ou là, et pourtant... ce mot, "dyspraxie", je le lierais volontiers à ce mouvement anthropologique ratatine, pareil, médicalement il sonne vâchement sérieux, et surtout il permet de s'excuser d'un truc dont on a perdu une responsabilité corporelle qui n'est ptetr pas tant tolérable, non d'un point de vue moral, mais d'un point de vue biologique, d'un point de vue vital ; il n'y a sûrement pas une causalité stricte entre proprioception et dyspraxie, mais la pente est conceptuellement étrange : il s'agit de camoufler par l'excuse du handicap, une nécessité plus ou moins comprise de rester acteur et maître de son corps, ce qui hors-mis dans une société bourrée d'artificiel, serait dangereux voir mortel ; cette pente est ajd assez forte, mais elle traîne depuis longtemps je pense : avant que la médecine ne s'empare de cette ratatine, l'on a pu être tout simplement frappé de "maladresse", et cela a été, à force de tolérance certes il est moralement bien c'est vrai, de plus en plus accepté : un hominidé loin dans nos ancêtres, s'il était maladroit, se heurtait à des complications à l'existence qui heureusement aujourd'hui, lui sont atténuées par le confort civilisé, on peut être maladroit et finir à l’hôpital tous les trois jours pour une nouvelle chute ou coupure ou autre, non seulement on peut profiter des soins, mais en plus les accidents sont moins dangereux grâce à toutes les sécurités que notre monde artificiel propose... mais cette pente ratatine qui moi m'effraie au point que je suis excusé d'être psychotique, c'est ce truc qui va à l'encontre je crois de l'intuition qui pourrait en animer certains, comme quoi la proprioception est un bonus humain optionnel ; non, je crois c'est un truc que l'animal maîtrise encore assez bien, mais qui depuis des générations, se perd chez l'humain à mesure que l'artifice nous la rend accessoire... mais alors quel est le lien entre le regard et la ratatine humaine ?
bin perso, j'ai l'impression la proprioception reluit comme une capacité dont on n'a pas tous la chance d'en profiter, alors que pour moi ce n'est pas un trophée en soi : au contraire, ce n'est que le début qu'on rabote de plus en plus, au point d'en oublier la suite : la perception de notre propre corps, si elle devient accessoire, optionnelle, jamais ne nous permettra d'en devenir acteur, et c'est la toute la ratatine humaine, y compris celle qui fait du sport... surtout celle qui fait du sport ! et qui le fait en croyant que faire des séries sans connecter le système nerveux au cerveau est une garantie pour une santé pérenne... ayant pratiqué dans un passé pré-psychose assez d'activité physique, je sais qu'on peut ainsi se débrancher, courir pour courir, pomper pour pomper, ramer pour ramer, et oui effectivement ça enlève le gras, ça muscle, ça purge le cardio, ça amplifie le pouvoir des poumons ; mais on pourrait presque être lucide à me refuser que je dise que cela déconnecte le cerveau, il y a bien proprioception à la douleur d'un mille mètres, certains sportifs comprennent encore que c'est cette douleur qui fournit la santé, même si je pense ne pas me tromper à ce qu'ils ne forment pas une majorité et que non sans fausseté pour autant, bcp croient que la douleur n'est pas nécessaire à l'effort sportif dans ses objectifs de santé ; et pourtant ; mes yeux si je ne leur redemande pas une fois de temps en temps de rester connectés, ils finissent par s'endormir ; je l'ai remarqué il y a six ou sept ans, je commençais à voir flou y compris sans me l'avoir commandé pour défocaliser, alors je suis allé chez l'ophtalmo il m'a renvoyé chez l'opticien et je suis ressorti avec un mot d'excuse pour qu'on me rembourse des lunettes : légère astigmatisme, correction de repos +0,5 ! là où j'aurais pu ne garder que la proprioception et subir cette vision fatiguée, là où l'on m'aurait excusé de voir flou pour tout un tas de raisons qui pourraient sonner valables à la plupart, la vieillesse, les écrans, le manque de repos sur l'horizon qui concerne la société sédentaire, etc, et bien je me refusais à ne rester que dans la réception de sensation corporelle, oui, sentir son corps, savoir plus ou moins ce qu'il vit, n'était pas suffisant pour moi, tout comme regarder les choses est un effet qui peut être passif tant qu'on ouvre les paupières, mais dont la plupart d'entre nous reste encore assez active lorsqu'il s'agit de décider ce que l'on regarde, et de le faire en toute conscience de le faire, que ce soit par "mire" ou autrement, eh bien en plus de cette proprioception, j'ai toujours tenu à lui adjoindre une "proprioaction", c'est-à-dire ce travail de conscience sur ce que mon corps, si je le lâche, s'effondrerait, qu'il me faut une mesure de contrôle par l'esprit, oui, que la notion de "psychosomatique" m’apparaît non pas seulement comme une évidence de lien ontologique entre mon esprit et mon corps, mais qu'il s'agit là également et impérativement, d'une responsabilité personnelle de moi envers moi dans le cadre du maintien de ma santé ; ce, est-ce car l'humain frappé de conscience est comme un bateau libéré dans les flots de l'ancre des déterminismes morphologiques que son esprit peut détacher du fond de son océan ? j'ai l'horrible impression que oui, la conscience est ce qui nous désolidarise de sécurités naturelles qui ont favorisées le vivant, et que ma ratatine, en toute déperdition de santé, est ce fait que si je voulais rester dans une physiologie viable, il me faudrait plus d'attention et d'action à mon propre corps, oui, que ma proprioception se devrait d'être plus efficace, et ma proprioaction plus actée encore que ce que je lui suis dépassé en mes ajd sédentaires, flemmeux, anesthésiés, léthargiques...
la ratatine ? c'est lorsque je ne suis pas proprio, mais seulement locataire... pour la demeure de mon âme, à qui dois-je rendre des comptes ? ce coatch sportif est autant le bailleur d'un appartement, que l'Etat territorial qui a un pouvoir souverain de propriété y compris sur celui qui a acheté son permis de construire ; le médecin est l'électricien ou le plombier qui agit sur l'appartement ; l'architecte est tantôt le géniteur, tantôt l'enseignant devant les pupitres d'enfants assis bien sagement qui commencent à perdre l'accès au métier du maçon, du couvreur, à peine récupérés par les profs de sport... on nous déresponsabilise le corps, il y a tant d'excuses du type "la nature n'a pas été clémente avec moi, je suis ainsi en surpoids ou diabétique ou scoliosé ou autres"... on nous empêche de diriger notre regard où l'on veut, on s'interdit entre nous de prendre la main sur tout ceci, parfois en nous faisant croire qu'on la prend malgré tout ! ce coatch sportif dont on suit les bons conseils, ce médecin qui parfois, lorsque nous sommes capables de l'entendre, nous dit simplement de mieux gérer notre hygiène de vie au lieu de bricoler notre santé à l'aide de médicaments ; mais au final c'est tjrs le canapé qui gagne, ptetr pas pour ceux dont on prend modèle et exemple et dont on persiste à croire que ce qu'ils atteignent, tout le monde pourrait l'atteindre ; je suis pessimiste sur les faits, c'est vrai, mais ne croyez pas que je le sois dans l'espoir : si je considère que la pleine santé n'est pas la norme avérée pour la majorité, je continue de croire que notre espèce pourrait la retrouver un jour...
je terminerai par une citation, qui fut tant de fois prise et reprise, ce qui pour moi démontre la banalisation du truc, ce qui fait qu'à demi-aveugles et à demi-hypocrites, tous concernés, nous nous répétons sans rien faire, que notre naufrage en est bien un, et que nous échappons à nous définir dans cette faute qui ne nous toucherait miraculeusement pas et de laquelle nous ne serions que victimes ; en spécifiant la traçabilité du parcours de ces mots jusqu'à moi :
- Hypno5e - Maintained Relevance Of Destruction - Part I (metal cinématographique)
qui sample :
- Jean-Luc Godard - Pierrot le fou (film)
qui lit :
- Elie Faure consacrées à Velázquez - histoire de l'art (livre)
"Le monde où il vivait était triste. Un roi dégénéré, des infants malades, des idiots, des nains, des infirmes, quelques pitres monstrueux vêtus en princes qui avaient pour fonction de rire d’eux-mêmes et d’en faire rire des êtres hors la loi vivante, étreints par l’étiquette, le complot, le mensonge, liés par la confession et le remords."
(pour un retour des proprioacteurs...)
dq
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