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Elle m'a coincé entre elle et le comptoir. - Salut bel étalon, on t'a déjà dit que t'avais des yeux de cheval ? Il me plaît ton regard triste et ténébreux, et je me demandais si t'avais d'autres attributs de ce noble animal... Mon cœur s'est arrêté. Alors j'ai bredouillé ma surprise, avec surtout, ce mouvement de recul qui m'avait saisi. - Un peu rentre-dedans, ta façon de m'aborder, tu m'excuses si j'ai autre chose à faire ? Elle a mimé un air offusqué, et pour garder contenance, a bombé la poitrine. Sur le coup j'ai pris ça pour un trop-plein d'assurance, mais je crois que c'était le contraire, quelque chose pour l'aider à nous persuader tous les deux que cela valait le coup, s’enhardir elle-même. Elle a aussi renvoyé ses cheveux en arrière d'un mouvement de nuque, comme pour se donner de la valeur ; là aussi je l'ai pris comme m'étant adressé de manière hautaine, avant de supputer qu'il en était également pour se convaincre elle avant tout, se donner confiance. Elle était plutôt séduisante, et le fait qu'elle m'aborde était surprenant autant pour moi que, le discernai-je du coin de l’œil, pour les deux piliers d'à côté qui ont pouffé d'un rire qui se voulait discret. Moi et ma gueule de nerd, j'étais là dans une situation suscitant la méfiance. Eux comme moi nous demandions si elle était sérieuse ou bien si c'était une mauvaise blague. Elle s'est immédiatement défendue : - Autre chose à faire ? Quoi donc ? C'est à toi que je dois supplier des excuses à mes manières brutes, j'débute seulement dans le love game et j'ai quelques millénaires de patriarcat à rattraper, sans compter les centaines de millénaires que nos ancêtres les mammifères nous ont tracés par l'initiative sexuelle autorisée seulement aux mâles ; c'est ni dans mes gènes ni dans mon intuition que je saurais me démerder, alors c'est par la faible culture féministe de ces derniers siècles que je tente mon approche... Ça te va ? Pas trop déstabilisé ? Ma copine Mélodie que tu vois là-bas assise avec nos camarades me dit que t'étudies les sciences humaines et ça m’a intrigué ; c'est vrai ? Je suis assommé, et tout alerte à cette situation gênante mais pleine de ce que je n'aurais jamais osé espérer, je me sens à la fois envahi et insulté, autant que flatté mais bel et bien acculé. Elle a travaillé son texte, je crois sans être sûr, et moi je ne sais comment réagir à ce que je dois improviser, ainsi pris au dépourvu. Elle a raison me dis-je, et je pars un peu loin à considérer qu'effectivement les rôles de la drague, ici inversés, ne sont habituels ni pour moi ni pour elle, ni pour probablement que trop d'humains historiques... Je bénis le fait qu'elle m'ait ouvert la porte du dialogue en terminant avec des mots me ciblant directement, et je me sens comme une princesse. Je réponds, brièvement. - Oui c'est vrai... Mais comment le sait-elle ? Je ne la connais pas moi, ta copine Mélodie. - C'est une voyeuse, elle t'a stalké comme elle le fait pour tous les mecs qu'elle ose pas aborder. Et comme j'étais moi-même étudiante en sciences humaines y'a quelques années dans une autre ville, c'est elle qui m'a suggéré que ça pourrait coller entre nous... Ma réaction intérieure est étrange. Une répulsion. Je fais qu'à moitié consciemment le lien avec ma timidité, et la situation qui dans ce sens de elle à moi, est identique à ce que j'ai souvent entendu des filles témoigner de ce sentiment intrusif que le sens de la drague conventionnelle réserve aux dames. J'ai peur. Elle m'intrigue mais je ne réagis que différemment de si j'avais fantasmé la situation. Là, en réel, c'est autre chose que de me sentir ainsi chassé. Chassé pour... quoi ? Elle a glissé un implicite un peu lourd qui questionne un rapport anatomique, mais ensuite ? Veut-elle tenter une expérience charnelle seulement, ou est-ce sa manière de na pas paraître trop platonique ? Est-elle seulement certaine de ce qu'elle semble me dire vouloir ? Est-ce moi qui interprète mille questions alors que tout ceci n'est qu'un jeu pour elle, une blague auprès de mon air d'éternel célibataire ? Jamais je n'ai dragué de fille, je suis bien trop timide ; alors en quoi susciterais-je un quelconque intérêt pour elle ? Je me glace à tous ces doutes, je me glace à sa maladresse de laquelle a suinté une vulgarité qui me bloque... Je ne sais que répondre, alors j'improvise à nouveau une bafouille. - Et donc tu t'es dit que je comprendrais que tu inverses les rôles parce que j'ai eu des cours sur le féminisme, c'est ça ? Elle se renfrogne, je devine que moi aussi je suis désagréable, bien qu'involontairement. Impossible de sourire, je suis pétrifié. Mais elle tient le coup, et elle assume. - Ouais bon n'en fais pas toute une montagne, mais c'est vrai que les autres étalons un peu moins universitaires se sentent encore plus insultés que tu ne l'es, quand je tente de les draguer... Elle marque un silence, puis, évaluant l'impact de ses mots sur moi, elle continue. Elle a repris de l'assurance, et moi de la confiance. - Tu sais ce que c'est, hein ? Entre eux ils sont fiers d'être les chasseurs, et voient d'un mauvais œil d'être les proies... De biens étranges conceptions du pouvoir je trouve, assez divergentes si j'ose. Je profite d'une intuition sur sa sensibilité tant intellectuelle que féminine, pour la piquer d'une taquinerie en réponse à la sienne. Tout indécis, mes mots sortent malgré moi, de cet étrange jeu inévitable entre le traqueur et le traqué. Je dois un minimum me défendre, me dis-je, sans quoi elle ne sera pas assez stimulée pour jouer sereinement ce jeu de rôles. - Dis donc, tu m'as l'air bien émancipée pour une femme ! Visiblement, elle a bien eu conscience de l'ambivalence qu'elle a commencée et que je lui renvoie : à travers un compliment sur l'autre, nous taclons les coutumes que nous jugeons déséquilibrées à propos de nos altérités sexuelles respectives. On se sourit alors, un peu amèrement : moi la proie au milieu des hommes chasseurs, elle la femme libre au milieu des princesses esclaves... Elle voudrait que j'enchaîne avec une porte ouverte sur elle, plutôt que rebondir sur cette arrivée en terrain fermé. Hélas je n'ai rien à rajouter, et ma timidité, autant que mon sentiment acculé, font que durant quelques secondes je n'ai rien pour poursuivre. Elle reprend alors courageusement les rênes. - Bien sûr que je le suis, on est au troisième millénaire gars, va falloir t'y faire. Je souris, et lorsqu'elle le remarque, immédiatement sa réaction est prompte : elle sourit à son tour et m'adresse un clin d’œil. Je m'enhardis, tout-à-fait envoûté par le personnage que jamais je n'ai été auparavant. Elle commence à me plaire, même si de mon côté je ne sais toujours pas en quoi moi je lui plais ; si seulement c'est le cas, douté-je par ailleurs. Je m'embrouille dans une tentative de trouver instantanément une suite, et afin de discerner son attirance physique de son attirance psychique, je mets les pieds dans le plat. - Et donc toi, tu aimes les chevaux un peu scolarisés... Je peux en savoir plus ? Mes yeux sont tirés, j'ai l'impression qu’ils vont exploser, et dans mon hallucination socio-actée ici, j'espère bien interpréter ce qui pétille dans les siens. - Bien sûr garçon, mais doucement. Je te paye un verre ? Enfin je respire. Un relâchement de tension. L'opportunité de prendre le temps de sentir les choses. Je n'ai jamais été aussi compatissant envers ce besoin bien trop souvent féminin de devoir poser des limites à l’empressement des mâles. Et là, dans notre confusion à inverser les rôles, l'équilibre est en construction, il reste approximatif, et elle a repris un aspect qu'elle maîtrise mieux dans la scène de nos rapprochements concentriques. Je n'aurais pas su, ni même eu l'idée, de freiner ainsi la chose, alors que le besoin est criant ; tout emballé de cette révolution entre nous, je prends conscience que subsistent tout-de-même des comportements encore solides dans ce qu'il y a de statistique entre hommes et femmes. Ainsi je lui suis reconnaissant d'assumer ce double jeu adéquat à une transition d’ambiance. Et pour équilibrer le miroir, je cherche une attitude un peu masculine, assez virile sans être machiste, et ce afin de ne pas que le changement de bain soit trop violent ; nous sommes tous deux encore bien trop empreints des injonctions humaines. - Écoute, je suis peut-être encore à l'université, mais je n'ai pas de soucis d'argent. Ça me ferait plaisir que ce soit moi qui offre le premier verre. Tu veux quoi ? La complicité nous étreint d'un fond tacite qui nous déstabilise autant l'un que l'autre. Elle insiste par un contournement que je trouve astucieux. - J'accepte pour un deuxième verre, et là je choisirai un truc plutôt fort. En attendant je maintiens mon offre, en espérant que cette fois tu ne déclines pas : je vais prendre une bière et je t'en paye une si tu veux bien. La suite nous dira quoi partager. J’acquiesce. Mon sourire doit probablement ressembler à un rictus de torture, et pourtant il se voudrait sincère. Au-delà de mon corps j'espère qu'elle me voit juste assez dérangé par son charme, mais pas aussi mal à l'aise que ce qui pourrait freiner à un jeu de séduction efficace. Je crois qu'elle l'interprète ainsi. A côté, les deux piliers de comptoir je les avais oubliés. Il me semble qu'ils se sont un peu resserrés l'un contre l'autre, en baissant d'un ton. Je ne suis pas sûr, mais je crois qu'ils sont bougons. Sont-ce ce genre de mecs qui, comme presque tous, ne sont jamais abordés par des femmes ? Qui, comme moi, n'ont aucune expérience de drague à succès quel que soit le sens des rôles ? Qui, comme beaucoup, n'envisagent pas que ces rôles puissent parfois tenter de se rééquilibrer ? Je suppose que je ne suis pas le premier auprès de qui une femme tente son pouvoir de séduction, mais je veux encore un peu glisser sur l’enivrement dû au fait ; sans lui fournir d'excuse pour retourner à des us plus coutumiers que les princesses finissent peut-être par ne plus vouloir changer. J'ai envie de lui dire à elle, que j'admire son initiative autant que celle-ci me déstabilise, et je m'en voudrais de mal jouer ma réaction et de lui faire renoncer et continuer à considérer que c'est bien aux hommes de mener la cour ; aussi mauvais que suis-je à répondre dans ce miroir des actes, je veux faire tout mon possible ce soir pour qu'en elle et en moi, se développe cet espoir à ainsi permettre un double sens constructible entre chasseurs et chassés, quel que soit leur sexe. Alors, pendant qu'elle s'adresse au serveur, je tente à la fois de me calmer et de rassembler le peu de lucidité qu'il me reste, afin de ne pas tout gâcher... Au final, me dis-je, quelle que soit l'issue de cet échange, ç'aura été une aventure qui m'a fait vibrer. Loin de moi le désir sexuel, je ne dirais pas que c'est de l'amour pour autant, mais la dimension psychique m'est autrement plus palpable que si j'avais été dragueur né et que je l'avais abordée depuis un aperçu de loin, par une attirance dont l'origine lui serait revenue depuis la distance de notre inconnaissance. Non, là elle s'est imposée à moi, elle m’a choisi et c’est à mon tour de dire oui ou non ; et ce qui me plaît en elle s'en voit d'une radicale différence d'avec toute relation née de rôles conventionnels ici renversés. Et alors, déjà un peu habitué à ces questions lors de mes fantasmes, je me demande jusqu'où elle aussi subit cette inversion des rôles. Je sais que tout n'est pas nettement en miroir, et qu'à la différence de certains mâles trop habitués à la chasse et qui, d'un coup d’œil estiment leur désir sur une cible, je ne peux compter sur le seul charme hypothétique de mon physique pour l'avoir attirée. Elle s'est sentie comme elle me l'a confiée, motivée par mon esprit universitaire. Mais j'ose espérer qu'il n'y a pas que ça qui l'a lancée, j'ose espérer pouvoir avoir confiance en l'évocation initiale qui a commencé, cette flatterie sur le plan physique qui sur le coup m'avait heurté par un sentiment de brutalité vulgaire et littéralement animale, mais qui à présent m'éclaire d'un scintillement qui ôte une part de l’ambiguïté sur ses intentions. Je ne suis qu'un mec inexpérimenté en amour. Je ne suis pas sûr qu'une histoire éternelle pourrait naître entre nous, tout autant que je fantasme à l'idée que cela ne soit pas qu'une histoire d'un soir. Et tout indécis, tout incertain, tout irréfléchi, je laisse les choses se faire, le feeling se construire, quel qu'il soit. Elle me plaît bien, et toujours sans trop de désir charnel, je constate que mon cœur palpite. Qu'en fera-t-elle ? J'ouvre toutes mes portes, afin de lui laisser libre cours à sa propre recherche. Je rassemble mes meilleurs profils pour tenter de la conforter dans les perspectives nées de m'avoir choisi. Lorsque les deux bières arrivent, quelques secondes après, j'ai l'impression que mille et un états émotionnels m'ont traversé l'esprit. Je m'emballe, et surtout je me rends compte que ces instants coupés entre nous, demandent déjà un effort pour raccrocher les wagons. Un deuxième chapitre s'amorce, et je crois que nous sommes tous les deux un peu perdus par la situation. Un sourire à échanger ? Une discussion à reprendre ? La glace à briser ? Notre sort à décider, construire, à communiquer ? Partager quoi, choisir comment ? Comme un jeu auquel je n'ai jamais joué, et qui de surcroît est assez ancré dans le troisième millénaire pour que nous ne puissions ni elle ni moi, nous référer à nos fondements humains, les plus naturels soient-ils, les plus culturels également : bref, nous nageons dans cette ère qui approche et qui promet plus d'équité par de radicaux changements de paradigmes et dont nous semblons acter la révolution. Comment allons-nous commencer à nous rencontrer ? Voudra-t-elle que je la connaisse dans ce qu'elle aurait à me séduire par un discours méritant, ou bien retomberons-nous dans l'aisance de l'inverse, entre un prince vantard et une pure et prude princesse ? Serai-je bon réceptacle à des compliments normalement destinés à persuader les princesses du bon aloi des princes, ou nous faudra-t-il retourner à plus de normalité ? Vais-je supporter son rentre-dedans, et elle le poursuivre, ou reprendrons-nous des usages plus habituels ? Je me prends d'une inquiétude, dont la menace sourde reste atténuée par mon effervescence. Mais je suis heureux là, de participer à ce jeu amoureux… Nous trinquons et lorsque je trempe mes lèvres dans la mousse en même temps qu’elle, j’ai l’impression de déjà l’embrasser. | ||
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Mais je ne pense pas qu'une fille va draguer un garçon comme ça, même si c'est juste pour coucher.j'avoue que c'est un peu ce que je pourrais avancer en tant qu'inégalité sociale normatisée, banalisée... peu donc, de femmes, comprennent le privilège de cette forme de passivité, tandis que les hommes portent majoritairement cette charge mentale qui n'est pas minime... et chacun est fier du comportement aloué à son côté de la sexuation, les hommes chasseurs aiment traquer, les femmes pièges aiment qu'on vienne à elle... je n'aime pas trop cette réalité
En fait elle ne le drague, elle veut simplement coucher avec lui.ta manière d'interpréter est souvent affirmée en tant que vérité, je te suggère de formuler des trucs moins péromptoires et aussi de pouvoir prévoir là où certains ne penseraient que différement de toi ; tes mots là te sont très personnels, je suppose que des schémas plus variés existent aussi, je ne suis pas sûr que tout le monde soit ainsi, jamais je n'ai prétendu que des femmes entreprenantes n'existaient pas, et je crois que tu crois ceci alors que je sais que non, qu'il s'agisse de sexe ou d'amour... après, qu'il soit dans l'erreur ou non, effectivement il s'imagine bcp de choses, c'est ptetr dû au fait que les femmes en majorité, sur la question du sexe, restent bien trop souvent inexplicites, laissant le petit manège charbonner dans le cerveau des mecs, leur laissant un travail d'interprétation bien plus confus que l'inverse des hommes trop explicites et brutes ; c'est un peu toute cette question qui là est envisagée : si les hommes n'étaient pas tant dans la chasse, comment feraient les femmes pour se trouver qqun... encore une fois cette forme minoritaire existe, mais justement je voulais un peu l'éclairer par rapport aux clichés patriarcaux, comme quoi notamment les rares femmes entreprenantes devraient tout-de-suite être cernées dans leurs intentions... oui les hommes sont lourdeaux et on les voit venir à des kilomètres, justement parce qu'ils sont formés à faire du rentre dedans... mais les rares qui sont trop timides, c'est pas pour autant que la pureté du discours chaste des femmes leur apparait facile à décrypter... bon j'dis ça, mais j'avoue que la question est complexe ; moi je reste sur mon idée que ces rares femmes qui saisissent leur liberté d'initiative ont des siècles et des siècles de 'finesse' masculine à la drague à rattraper, tout comme les hommes ont des siècles et des siècles à rattraper pour recevoir la cour avec autant de résistance à l'intrustion que les femmes patriarcales ont dévelopée...
Il s'imagine de nombreuses choses, mais si l'approche de la fille est honnête, elle ne cherche pas une relation sérieuse, juste une relation sexuelle. Il est dans l'erreur.
(...)Lorsque je commente un texte, je réponds ce que je comprends. Je n'affirme pas des choses en pensant que je détiens des vérités, mais ce que racontes l'histoire et ce que j'en comprends.CiterEn fait elle ne le drague, elle veut simplement coucher avec lui.ta manière d'interpréter est souvent affirmée en tant que vérité, je te suggère de formuler des trucs moins péromptoires et aussi de pouvoir prévoir là où certains ne penseraient que différement de toi ; tes mots là te sont très personnels, je suppose que des schémas plus variés existent aussi, je ne suis pas sûr que tout le monde soit ainsi, jamais je n'ai prétendu que des femmes entreprenantes n'existaient pas, et je crois que tu crois ceci alors que je sais que non, qu'il s'agisse de sexe ou d'amour... après, qu'il soit dans l'erreur ou non, effectivement il s'imagine bcp de choses, c'est ptetr dû au fait que les femmes en majorité, sur la question du sexe, restent bien trop souvent inexplicites, laissant le petit manège charbonner dans le cerveau des mecs, leur laissant un travail d'interprétation bien plus confus que l'inverse des hommes trop explicites et brutes ; c'est un peu toute cette question qui là est envisagée : si les hommes n'étaient pas tant dans la chasse, comment feraient les femmes pour se trouver qqun... encore une fois cette forme minoritaire existe, mais justement je voulais un peu l'éclairer par rapport aux clichés patriarcaux, comme quoi notamment les rares femmes entreprenantes devraient tout-de-suite être cernées dans leurs intentions... oui les hommes sont lourdeaux et on les voit venir à des kilomètres, justement parce qu'ils sont formés à faire du rentre dedans... mais les rares qui sont trop timides, c'est pas pour autant que la pureté du discours chaste des femmes leur apparait facile à décrypter... bon j'dis ça, mais j'avoue que la question est complexe ; moi je reste sur mon idée que ces rares femmes qui saisissent leur liberté d'initiative ont des siècles et des siècles de 'finesse' masculine à la drague à rattraper, tout comme les hommes ont des siècles et des siècles à rattraper pour recevoir la cour avec autant de résistance à l'intrustion que les femmes patriarcales ont dévelopée...
Il s'imagine de nombreuses choses, mais si l'approche de la fille est honnête, elle ne cherche pas une relation sérieuse, juste une relation sexuelle. Il est dans l'erreur.
(...)
ainsi oui, plutôt que faire un récit plaintif de la réalité, fut-il sous l'angle fictif d'un hypothétique retournement de situation, j'ai tenté de voir comment pourrait se positiver une telle inversion des rôles, notamment par la liberté de cette femme, qu'elle va chercher plutôt qu'attendre depuis son donjon, et de cet homme qui n'est pas le terrasseur du dragon au contraire...
je souhaite en réponse à ton message, que tous les princesses et toutes les princes puissent acter une transition vers un système de genres plus harmonieux, même si non sans erreurs de parcours comme j'ai essayé de nuancer cette scène de drague avec des impairs malgré lesquelles ces deux amoureux ou amants ou ne sais-je, parviennent tout de même à faire triompher l'amour
En fait elle ne le drague, elle veut simplement coucher avec lui.je me suis mal exprimé aussi, ce n'est qu'après coup que j'ai su identifier là où je flairais un désaccord dans nos interactions : tu opposais 'drague' et 'vouloir simplement coucher avec', je me suis dit que cette phrase n'avait aucun sens car pour moi 'drague' est synonyme de 'séduction', et donc qu'il y ait sexe uniquement ou intention psycho-affective, pour moi ne change pas au qualificatif de la situation, elle drague et cela n'indique en rien si elle veut juste coucher ou si elle se cherche un compagnon durable pour un engagement amoureux, du coup je me sentais trahi par ta déduction qui m'apparaissait invalide ; mais chacun sa manière de lire, merci à toi pour ta transparence, je te renvoie la mienne... pour suivre, mon sentiment d'un décalage entre ton interprétation et mon intention, est que moi-même n'ai pas décidé intérieurement lors de l'écriture, si elle cherchait du sexe seulement ou des sentiments avec, j'ai donc tenté de laisser ce paramètre ouvert et flou, et ai donc eu l'impression que ton interprétation choisissait entre l'un et l'autre, pour t'octroyer ce qui pour moi, n'était pas décidé ; de fait je n'ai pas su lire en tes mots autre chose qu'une décision sur mon texte dont tu prenais les droits en outrepassant mes formules, biais assez grave d'incompréhension ; à nous deux de tjrs éclaircir les inévitables zones d'ombre, j'crois on est bien sérieux là-dessus toi et moi, merci encore
Il s'imagine de nombreuses choses, mais si l'approche de la fille est honnête, elle ne cherche pas une relation sérieuse, juste une relation sexuelle. Il est dans l'erreur.
ça fait des mois que je m'interroge sur la façon dont on pourrait, en temps qu'hommes, mettre notre écriture au service du féminisme sans 1. verser dans le cliché en perroquant des poncifs — personnages féminins surpuissants voire infaillibles type wonder-woman, hommes vicelards incarnant la cause perdue et les archaïsmes à proscrire, autres hommes encore machos mais prêts à ouvrir leurs yeux à la lumière et gagner leur rédemption —, 2. ni excéder mes compétences par nature limitées à mon pov de mâle cis et à l'imagination biaisée qui en découle.tu me vois idemement coincé entre divers mouvements contradictoires à dépasser, c'est vraiment pas évident surtout en pleine conscience de la relativité des conceptions de chaque féministe (homme ou femme), de marcher sur les œufs sans faire d'omelette (ceci malgré la faim huhu), l'on va insulter l'un en écoutant l'autre, outrer l'une en respectant l'autre, et au final jamais ou trop rarement, ne pas envenimer les choses auprès de ce que la gravité du sujet peut vite nous rendre susceptibles ; à ceci je crois que j'ai essayé d'inspirer à tous un peu plus de tolérance active, et puis du côté du cliché des hommes les rendre moins forçats de l'amour et surtout de la drague, du côté des femmes les rendre moins réceptrices de ce qui est exigé en termes de comportements, surtout sur cette même question de la drague, car selon moi les romances où la perfection amoureuse nait d'une femme juge à soudoyer par galanterie et d'un hommes aux efforts demandés naturels, ne sont pas une solution au déséquilibre, mais bien au contraire cet écartèlement qui ne fait que s'envenimer... je ne veux pas déresponsabiliser les hommes ni blâmer les femmes là où justement elles ne font rien, rien de mal, mais tout de même rendre aux plus girlies des princesses le fait qu'elles ont le droit de faire des erreurs, mais que pour ça il faut justement d'abord faire, et même si j'ai bien conscience qu'elles font déjà bcp d'efforts, de sacrifices, qu'elles ont une charge mentale auprès des hommes, qui peut être insupportable, souvent j'ai l'impression ces 'actions' de leur part dans leurs rapports généraux sur la sexuation, sont décentrées de la sexualité basique où là, elle ne font que 'réaction' à ce que les hommes sont en rôle de devoir agir, et à force de se valoriser à elles-mêmes cette pruderie, cette pureté, ne prennent pas forcément conscience de ce qu'impulser cette simple base n'est pas si aisé que ce qu'elles exigent des hommes, et que c'est sûrement le gros point à faire évoluer si on veut que tout le reste suive le progrès d'harmonisation des genres/sexes... oui ta distinction de l'étriquement de la position des hommes cis, j'ai voulu montrer ce qui n'est que finalement mon avis : une responsabilité à mieux partager, celle de la simple question de la drague, de la timidité qui nous frape tous sur la question, bain glacé contre lequel on habitue bcp plus les hommes à se prévenir du froid mordant
ils essaient. ils sont hésitants, mal à l'aise, englués dans ces constructions respectives auxquelles personne n'échappe et n'échappera avant des lustres. mais ils essaient, bon dieu. conscients. et les voir s'essayer gentiment-maladroitement à cette inversion des rôles nous la fait dédramatiseoui, je suis content que cette corde de l'empathie ait fonctionné, les erreurs de parcours sont tout aussi précieusement utilisables que le balisage des bonnes routes, je ne voulais pas sombrer dans l'idéalisation d'une perfection, celle-ci n'existe pas et la tolérance que j'aime construire, consiste à ainsi ne pas trop se montrer susceptible, chercher un bilan positif quels que soient les 'moins' du calcul, ceci aussi s'illustre pour mieux y penser, et fait donc ce que j'ai consciemment posé ici comme composante de mon produit 'culturel' que j'ai partagé
j'ai quand même eu le sentiment parfois que tu aurais pu en dire un peu moins, que le sous-texte aurait pu gagner à ce que tu te passes de certaines explications, et ce au profit de l'effet à produire par le texte. mais à bien y réfléchir, des explications plus extensives me semblent aussi participer à la réussite de l'objectif “didactique” derrière le texte. donc pourquoi pas.hmmmm, je prends cette remarque très au sérieux, effectivement je peux vite glisser sur l'envie de préciser au mieux, et cela peut étouffer le texte à la lecture ; je veillerai à l'avenir, à ne pas dépasser la limite
Dot,le sourire que j'ai eu à lire ça x') horrible comme ce que j'en ai perçu d'une complicité bienveillante, d'une taquinerie sympathique, venait attaquer ma parano ! merde, j'ai vraiment un problème ! je vais maintenant passer du rire à la dépression en me disant que si réellement tu es bien dans une démarche sympathique, je suis coupable de ne pas savoir lâcher-prise par une confiance que je ne sais ressentir... silence à propos de mes cauchemars éveillés te soupçonnant des pires intentions ! yayaya huhu ça me fait penser à cette scène du film 'ultimate game' où les acteurs du premier jeu de ken castle rient aux éclats tout ensanglantés après une chute, sous l'impulsion des joueurs connectés qui payent pour les contrôler : grosse scission psychosomatique, l'image m'avait parlée pour alimenter mon délirium paranoïde, ma dissociation, et le paradoxe entre souffrance et plaisir, entre controle du corps et distanciation de l'esprit... heu bref, pardon je m'égare huhu
Promis, je vais faire un effort sur les qualificatifs, ne plus te provoquer sur les jeux de mots afin que tu ne te relises pas cinq ni onze fois davantage, et te laisser geindre un peu sur tes moulti sensibilités d’artiste incompris…
Quand même dire merci au monsieur pour les 20 milles….fourmis d’idées et de motivations apportées par ses 2 rendez-vous galants, éloquents, (donc élégants à mes sens).tes passages sont for plaisants je trouve... c'est ce qui peut faire le plus mal en paranoland, mais bon, quitte à ce que ma réaction d'humeur soit autant du plaisir que de la douleur, autant que ce soit intense ! merci à toi
Sans vouloir encombrer, je tenterai aussi de répondre plus long si je parviens à attraper le rêve …
En te souhaitant de longues suites à cette histoire,
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SOo
Maintenant, je comprends mieux ton texte et ce que tu voulais dire sur l’étendue des attentes dans la psyché du personnage masculin, en rapport aux attentes plus charnelles du personnage féminin.pour ce truc tu m'offres un rare couloir safe pour la délicatesse nécessaire à ce que la société peut surement avancer, alors j'en profite pour essayer : on n'est pas habitués à ça, hein, j'ai l'impression quand c'est dans ce sens ?! ça fait que les injonctions sociétales amplifient le vice, ce qui freine à cette inversion ; quand c'est pas ainsi, ce qui est assez répandu dans le règne sexué, même au delà de l'humain, ça semble naturel, et autant excusable qu'incriminable ; la conscience humaine saurait avancer si elle est assez précautionneuse, mais c'pas évident ni simple !