Bonjour,
dans le cadre du travail du texte et de l'entraide, un mot sur ton texte.
N'hésite pas aussi à commenter les autres textes (pas automatiquement en textes courts), on apprend des tas de choses en essayant de formaliser ce qui nous semble pouvoir être amélioré.
Bonne chance pour ton concoursDésolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
B
André détourna le regard, l’air soucieux. Son esprit sembla se perdre un moment. Qu’est-ce qui le retenait ? Bon sang ! Il avait passé des heures ici, errant, béat au milieu de cette nature immense.
salut alice, enchanté.
je suis toujours mal à l'aise quand il s'agit de commenter des textes, mais je vais essayer de t'aider un peu.
je lis souvent sans être trop concentré (et c'est peut-être le cas de la plupart des lecteurs, donc que nous, auteurs, en tenions compte n'est pas une si mauvaise idée), résultat, il m'a fallu un certain temps avant de réussir à me figurer le décor dans lequel ton protagoniste évoluait. j'ai pensé à un décor méditerranéen, sans être très sûr de moi, et le mot “mistral” a finalement confirmé cette impression à la toute fin du texte. pour un format si court, ça me semble être problématique.
c'est paradoxal parce que je pense que tu t'es appliquée à restituer dans le plus menu détail ce que tu visualisais. mais il manque, à mon sens, une phrase qui planterait et embrasserait le décor dans sa globalité, qui poserait le cadre. ou même un simple mot lâché au plus tôt dans le texte : “cassis”, “calanques”, “riviera” - ces mots sont suffisamment connus et chargés d'images pour trouver écho chez à peu près n'importe quel lecteur. tes descriptions viendraient ensuite ajouter des touches de couleurs ci et là pour compléter le tableau, pour le spécifier.
par ailleurs, j'ai relevé un petit problème sur la narration :CiterAndré détourna le regard, l’air soucieux. Son esprit sembla se perdre un moment. Qu’est-ce qui le retenait ? Bon sang ! Il avait passé des heures ici, errant, béat au milieu de cette nature immense.
le passage en italique est typique d'une narration en focalisation interne. autrement dit, le narrateur est comme dans la tête du personnage, relatant ses pensées en direct. du coup, le narrateur ne peut pas au même moment se comporter comme un témoin qui observerait la scène à distance, ce que sous-entend “sembler” dans la phrase : “son esprit sembla se perdre un moment”. le narrateur sait, nécessairement. solution : supprimer cette phrase, ou à minima écrire “son esprit se perdit un moment”.
je te recommande la lecture d'une série d'articles sur le blog d'un auteur appelé stéphane arnier, que voici :
https://stephanearnier.com/2016/01/25/choisir-sa-narration-15/
il y aborde de façon très simple et instructive les différentes problématiques liées à la narration. j'en ai fait la lecture récemment, et j'ai trouvé ça hyper intéressant. :-)
d'autant qu'avec un peu d'émondage et de corrections, ton texte pourrait aboutir à un résultat cool. j'y ai senti comme un air de f.s. fitzgerald dans “tendre est la nuit” (l'un de mes livres préférés), alors ça ne peut être que bon signe...!
bonne continuation ! et bonne journée
ahhh ! c'est intéressant. j'aime l'idée. mais en effet, j'ai loupé le sens profond du texte.
je serais curieux de lire la v2 avec traits épaissis. :-)
Un ciel poussiéreux s’étendait au-dessus d’eux, si aveuglant qu’il paraissait envelopper chaque centimètre carré de couleur d’un mince voile terne. L’herbe fraîche défilant sur le bas-côté semblait avoir été séchée sous le plomb d’un soleil grisâtre. Quelques pins aux aiguilles sans verdure parsemaient la plaine qui descendait en pente abrupte, comme voulant se jeter en mer.Peut-être un peu trop d'adjectifs (je les ai soulignés)
À leur gauche, de saillants rochers calcaires marquaient la séparation entre le bitume et la plage.pareil, "saillants" me semble de trop
Retournant à son siège, André agrippa un sacje croyais qu'il s'éloignait ?
Il était une heure de l’après-midi et le soleil au zénith assommait sans ambages les crânes.il ne me semble pas nécessaue de préciser "il était une heure de l'après-midi" puisque le soleil est au zénith
André s’assît,s'assit
les nuages s’étaient amoncelés tout l’après-midi durant"durant" me semble de trop
entre des rochers bientôt glissants."bientôt" est de trop, non ?
Elle laissa bientôt la place à une plaine désolée et détrempée,"laisser la place" pour l'averse devrait parler du ciel
André émergea hors de la voiture. Il était ruisselant.j'ai cru qu'il réussissait à entrer dans la voiture sans trop prendre l'averse
le carnet qu’ils avait tentéil
André s'ennuya terriblement.imparfait ? s'ennuyait ?
Ses vêtements séchaient lentement, leurs fils, exsangues,voir la définition de "exsangue" ; me semble inapproprié
se tint contre une pinède éparse à cent-cinquante mètres.à plusieurs endroits, tu parles de mètres, de minutes, de l'heure... assez factuel et pas très imagé du coup
prit dans sa main gauche une poignée de terrepareil ici, préciser la main "gauche" n'apporte pas grand-chose, un peu trop factuel quoi
L’esprit obstrué par une ambition dévorante, le corps orphelin, et les sensations qui l’envahissaient et dont il ne savait que faire, et les idées, et les pensées qui demeuraient abandonnées.manque une principale ici, non ?
André s’assît. Loin des quelques arbress'assit
Il moula de son corps le sable humide au parfum d’iode,il moula son corps dans le sable ?
ahhh ! c'est intéressant. j'aime l'idée. mais en effet, j'ai loupé le sens profond du texte.
je serais curieux de lire la v2 avec traits épaissis. :-)
Le soucis c’est que si toi tu n’a pas compris, pourquoi les autre comprendraient ? Je dis que je vais renforcer le traits mais je ne sais même pas comment.