Le Monde de L'Écriture

Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Discussion démarrée par: Verasoie le 25 Juin 2011 à 20:18:22

Titre: [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Verasoie le 25 Juin 2011 à 20:18:22
Pour ceux qui ne savent pas, ce soir, c'est la Nuit du MdE !
(Si vous voulez participer à la conversation MSN, envoyez-moi un MP).

Dans ce sujet, on vous appelle à poster un texte court, inspiré d'une chanson estivale.

Écrivez votre texte, ne vous prenez pas trop la tête, faites des expériences, des tentatives, de la poésie si ça vous chante ! Postez-le avec le lien vers la chanson dont il est inspiré.

À vos pailles à cocktail, et faites-nous rêver !
Titre: Re : [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Zacharielle le 25 Juin 2011 à 20:50:35
Bon allez, juste pour dire  :mrgreen:
http://www.youtube.com/watch?v=bDDCUbWUMzs

Déroule le soleil en tapis sur le sable, grand geste effondré – pas de fils bleus s’il te plaît, pas de concurrence au ciel tout lipide ! Tabouret de vent, zou et ton toi de paille un coup de balai tu le tresses de droit à gauche de gauche à droite et puis et puis tu le lances dans le ciel viou il fait des tourbillons, c’est magique ! Assaisonne sors la mayo de bain tu tresses à gauche à droite à droite à gauche et ziou les cheveux font des roulades vers la mer tandis que tous les poissons sur la côte se trémoussent en accéléré et en dandiné et cours, cours, toi vers le bar en ra-len-ti-levé ! Pas d’estrade improvisé juste des hordes de moustiques qui piquent piquent piquent à droite à gauche à gauche à droite shake jusqu’au-dessus de la tête vers le rond blanc en contrejour c’est la foulie ! L’écume fait des jolis plis au bord de l’eau toute lisse où perce, diable,une méduse !

Titre: Re : [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Verasoie le 25 Juin 2011 à 21:05:53
(C'est pourri mais bon c'est pour dire !)

Lambada (http://www.youtube.com/watch?v=i8mz9uOvFQA)

Il y a un quelque chose que j'avais dû enfouir en moi, même si maintenant je ne sais plus pourquoi je l'avais fait. C'était resté tout au fond, caché, jusqu'à ce que j'en oublie les visages et les voix, puis les odeurs, les sons. Et les images pour finir, tout s'était embrumé, avait refroidi avant de finalement disparaître. Les saisons passaient et je croyais que l'été était chaud.

C'est bête, mais ça vient de me revenir, j'ai acheté une limonade au gamin qui presse des citrons à côté d'une pancarte (limonade, 5 francs), et le souvenir s'est coincé dans ma gorge, en même temps qu'un peu de pulpe dans mes dents.

La musique jouait à côté de la plage, je crois que je m'en souviens mal parce que le soleil me faisait mal aux yeux. Je les ferme et ce que je sens, ce sont les mains de Kaom, aussi brûlantes que le sable sous mes pieds, une main au creux des reins et les adultes qui dansaient autour de nous. Il y avait une femme qui chantait, des hommes à la guitare et sur des tam-tam. Papa me regardait d'un drôle d'oeil depuis le bar où il servait du rhum, pour moi de la limonade.

C'était amusant parce que Kaom, on ne se parlait pas d'habitude, j'étais trop timide pour aller le voir, j'apportais les verres de punch à ceux qui le demandaient, accoudés aux tables. Je mourais d'envie de taper des mains en même temps qu'eux et je regardais les corps qui dansaient tous sans s'arrêter, sans comprendre comment la chaleur ne les dérangeait plus. Ils cherchaient l'éclat du soleil, inlassablement ; Papa tapait sur le comptoir pour que je vienne chercher d'autres verres.

Kaom était venu au bout d'un moment, il m'avait pris la main et emmenée danser. Je n'avais jamais essayé. Mais c'est comme si mes pieds n'attendaient que ça. Il n'y avait que deux enfants sur cette piste de danse, nous ; et j'avais mis des heures à m'endormir ce soir-là, j'avais trop chaud sous les draps blancs, la musique continuait de taper doucement à mes tempes.

Ça fait longtemps qu'on a quitté le soleil et la plage brûlante, qu'on est revenus à la métropole, que Papa sert de la bière dans un bar anonyme. Mes cheveux ont bruni et ces jupes, ces marinières je n'ose plus les porter. Les gamins vendent de la limonade à cinq francs au bord de la route ; ils croient que cela peut rafraîchir les passants. J'ai un peu chaud mais surtout, je me souviens ; qu'ici, les gens ne dansent pas quand à la place ils peuvent travailler. Qu'il y a des pays où c'est toujours l'été.
Titre: Re : [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Milora le 25 Juin 2011 à 21:40:16
Citer
Verasoie dit :
 OH celui qui me fait un texte sur ça : http://www.youtube.com/watch?v=WLqd_uXQLeI je fais ce qu'il veut !!



Vivre sous l'équateur du Brésil
Entre Cuba et Manille
Les mauvaises rimes c'est facile
Ouvre Word, viens scribouiller !
Les rimes c’est rigolo
J'ai dans la main un dico
Dans la tête j’ai pas d’cerveau
Donc je chante tout faux

Refrain
Viens poster
Sous les rubriques des topics
La Nuit se raconte en musique
On a toute la nuit pour poster
En attendant viens rimer
C’est beaucoup mieux que Derrick
Ça fait quelque chose de magique
Y a rien à faire qu'à flooder
Ouvre Word, viens scribouiller
oh oh oh oh oh


Vivre, entre les geôles et le ciel
Le forum s’active de plus belle
Que cette chanson qui t'appelle
Oh ! Ouvre Word, viens scribouiller !
J'ai un drabble rigolo
Un palmier au bord de l'eau
Qu'est-ce qu'on est bien, tout est beau
fa mi fa sol do

Refrain
Viens poster
Sous les rubriques des topics
La Nuit se raconte en musique
On a toute la nuit pour poster
En attendant viens rimer
C’est beaucoup mieux que Derrick
Ça fait quelque chose de magique
Y a rien à faire qu'à flooder
Ouvre Word, viens scribouiller
oh oh oh oh oh


viens poster, viens poster, viens poster
oh tape, tape, tape, tape , tape


En attendant, viens tchater
Au pire, écris des fanfics
Ça m'fait quelque chose de magique
Y a rien à faire qu'à flooder
Ouvre Word, viens scribouiller
Sous les rubriques des tropiques
La Nuit se raconte en musique


Vera ? Tu es donc à mes ordres, dorénavant ? :mrgeen:
Titre: Re : [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Verasoie le 25 Juin 2011 à 21:54:36
Je parle pas italien, hein.

Sara perche ti amo (http://www.youtube.com/watch?v=yfZPHT02UxY&feature=fvst)

La nuit est tombée comme une couverture humide sur les épaules du camping, che confusione
Sal est tombée dans la piscine tout habillée, elle danse à côté de moi et son tee-shirt est glacé, un'emozione
Ce sont dans la bouche les feuilles de menthe du Mojito et dans la tête la pulsation de la chanson, che cresce piano piano
Les pieds nus dans l'herbe brûlée, sara perche ti amo

E vola vola si sa

(Pour le basilic cueilli et écrasé entre les doigts)
Sempre piu in aloto si va
(Soleil)
E vola vola con me
(L'huile d'olive et le parmesan sur ton pain)
E se l'amore non c'e
(Une glace)
Basta una sola canzone
(Le vin blanc qu'on tisait au bord d'un lac)
Per fare confusione
(La fontaine de Trevi)
Fuori e dentro di te
(Je retournerai à Rome !)
Titre: Re : [Nuit du 25 juin] On accueille l'été !
Posté par: Rain le 26 Juin 2011 à 02:45:17
Beyond the sunset (http://www.youtube.com/watch?v=Kco_TGz5sQA)


   Il y avait ces deux amants qui dansaient au clair de lune une valse lente et posée, sur le bord de la mer. Le sable qui crissait doucement sous leurs pas, la mer qui murmurait ses vagues et le feu qui crépitait joyeusement à leurs pieds : telle était la mélodie qui les animait. Mais le vent était jaloux de cette harmonie qui se créait sans lui. Il voulut alors se joindre à la musique, et se mit à souffler. Il enfla, enfla encore et encore dans la nuit étoilé, toujours plus grand, toujours plus présent, et la mer gonfla, et le sable tournoya, et surtout, le feu se mit à danser, lui aussi.
   Au début, ce n'était qu'un léger frémissement, à peine se soulevait-il timidement, comme pour effleurer le vent, avant de se recroqueviller brusquement. Puis il se tendait à nouveau, de plus en plus audacieux, esquissait un pas de droite et de gauche. Il accueillit son ami dans un sursaut de bonheur, et bientôt, bras dans les bras, le vent et le feu se joignirent à la valse tournoyante des amants. Ils s'élevaient toujours plus haut, en un feu de joie au sourire facile. Le sable bientôt se joignit au vent dans les flammes, et la mer battait la cadence. Mais les pas des amants les éloignaient, peu à peu, du grand foyer. Le feu était triste de les voir partir. Aussi, porté par le vent, il décida de les rattraper.
   Il les enveloppa tant et si bien que leur danse s'accéléra. Ils se séparèrent et tournèrent autour du feu, torches brûlantes qui scintillaient dans la nuit. Au loin, de l'autre côté de l'océan, qui sait, quelqu'un s'arrêtait peut-être pour admirer ce ballet de lucioles que la folie venait de gagner. Mais il n'y avait pas que les mouvements endiablés des danseurs ou les arabesques de lumière qu'ils laissaient derrière eux pour ajouter à la beauté de la nuit. Il y avait aussi le chant des amants, ces cris qui s'entremêlaient et qui ponctuaient l'orchestre des éléments, symphonie de douleur qui résonnait, terrible et captivante, par-dessus le grondement de la mer. Cela ne dura qu'un instant, un instant merveilleux où la mer, le sable, le vent, le feu et les danseurs ne semblaient faire qu'un. Et puis soudain lassés de tourner, les amants se rejoignirent dans une dernière étreinte.
   Le vent miséricordieux souffla les flammes qui les embrasaient, emportant avec elles les cendres qu'ils étaient devenus. Mais les cendres mêlées n'avaient pas fini de danser. Elles virevoltaient dans les airs, dans une danse d'adieu au monde. C'était un au revoir des amants, qui perdureraient toujours, jamais séparés, dans la douce brise du large. A présent, il ne reste de cette nuit que quelques os noircis qui dorment dans leur lit de sable, bercés par le chant de la mer et le soupir du vent. Mais il arrive parfois qu'au beau milieu de l'océan, un petit nuage de cendre vienne saluer les marins, leur laissant ainsi un aperçu de la danse d'au-delà du soir.