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y'a que l'intention qui compte ? la culture de la misère, c'est l'art de se rassurer avec des fausses solutions, de satisfaire et contenter par l'illusion, et ce dans un plan d'efficacité financière que j'aimerais bien remettre en doute... cet arrêt de bus, là... dans les coins perdus de la ville, c'est juste un poteau avec affiché en panneau, les horaires, un plan, pis c'est marre, t'as un budget communal tendu et pas bcp de clients concernés, alors l'équipe des urbanistes ils te font ça pour pas grand coût ; pis quand y'a un peu plus de monde et qu'ils veulent investir pour le confort clientèle, bin il te font cet abribus... mais ça coûte cher, qmm bcp plus que le simple poteau, oui là faut toute la structure, le mur de fond, le toit, le banc, pourquoi pas s'ils ont le budget de ouf, les coupes-vent sur les côtés... alors pour économiser au max pour pas trop douiller non plus inutilement l'impôt local, bin on va cultiver la misère : celui que j'ai croisé là, il a pas les coupe-vent, mais ils sont allés plus loin ! il pleut, je vois que le banc est trempé, je m'attarde sur le toit et... il fait quoi, quarante centimètres, et il protège rien de la pluie ; pour un abribus on sent que le terme est là juste pour la forme, qu'ils ont monté la structure pour qu'on se rassure à se dire qu'on vit dans un confort civilisé sympathique mais franchement : il sert à quoi votre abribus s'il abrite même pas ? à part décupler le prix de l'arrêt et conforter les gens dans l'illusion qu'on est pas si mal lotis, j'vois pas ; pour économiser efficacement si tu veux garder les clients bien sous la pluie, mets ton poteau pas cher, j'te jure t'y gagneras ! mais non, culture de la misère, illusion, fausse solution... allez, qmm une médaille pour lui, il vient d'inventer l'indétrônable premier mot du dictionnaire : avec le 'a' privatif qui nie l'être de l'objet, on obtient l'aabribus, l'ordre alphabétique lui rend cet honneur, c'est beau non ? wè je prend la gagne là où je peux... misère de misère | ||
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qui prend tout à la lettre ( du moins c’est ce que je pense peut-être à tort)tu as exactement raison, wi l'un des problème que je rencontre, notamment par cette infantile non-construction au mensonge : je suis très crédule et ne sais absolument pas comprendre le second degré, ou toute forme d'à-peu-près ou d'à-côté de la langue... deviner ce que pensent les gens n'est pas un exercice où j'excelle, savoir lire entre leurs lignes m'est à peine possible, et seulement après des mois ou des années d'approfondissement de la relation, et là encore je reste très approximatif... y'a des avantages et des inconvénients : lucidité sur certains sujets où les gens n'ont que des phrases préconçues que je sais parfois dépasser et creuser contre intuition de ces-dites, contre naïveté profitable aux gens malhonnêtes ou moqueurs ou bien habitués à se dissimuler derrière le non-explicite... aisance avec les mots du dico contre maladresse totale face aux us conversationnels populaires... difficulté à lâcher prise, à rire, contre satisfaction solide à être sérieux
Ta réponse à Michel Sherwood illustre ( à mon avis) mes propos sur un certain ras le boloui j'en profite pour manifester un sentiment de culpabilité, l'amertume de cette réponse n'est pas contre Michael, merci pourtant à lui de me fournir un terrain où ce que je pense ne lui est pas personnellement adressé
Regarder derrière pour ne pas oublier qu’ il y a pire ne doit pas nous arrêter d’aller de l’avant mais simplement nous dire qu’il faut aussi partagerpositivisme constructeur que je plussoie totalement en dépit de ma mauvaise foi qui se lit ici
Tes différents textes pourraient à coup sûr animer une soirée de réflexions dont je suis assez friandla boucle se boucle, je crois ce genre de soirées m'inspirent tout comme j'aime les inspirer... ça fait un bail d'ailleurs, mais je retrouve la tonalité assez fréquemment même pendant la journée, ça gravite tjrs un peu autour de moi, comme je disais j'suis très peu second degré, ce qui est un peu un frein à des relations socialement agréables et de proximité, mais c't'une ambiance dans laquelle je me retrouve le mieux... je prends remarque pour me dire que faudrait que je m'ouvre à plus de complicité (j'ose pas mettre familiarité, intimité, pour désigner des relations sans filtre, plus humaines, amicales au delà de la cordialité, bref, où mon autrui se sentirait plus proche de moi et moi de lui...)