Ben vas y franchement Dot, étale fais comme chez toi, on est là pour ça moi j'vais pas me gêner - j'aimerais bien savoir pourquoi t'as aimé :)
C'est quoi cette histoire de trop crade pour parler de Miyazaki - il a un zizi comme toi, et comme toi dès fois il va aux toilettes avec. C'est pas des divinités intouchables les artistes, les "maîtres", ils ont des défauts et tant mieux, c'est ce qui rend leurs œuvres exceptionnelles et puis dès fois moins, c'est rien que des humains puis c'est tout, faut les désacraliser ces trucs là ; j'me réjouis de ce qu'ils nous proposent de réjouissant, et m'ennuie de ce qu'ils proposent d'ennuyant, et parlant d'ennui :
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Enfin je m'arrête là mais j'ai encore des trucs à dire, en bien et en mal - puis là on dirait que j'ai détesté mais pas du tout : y'a des moments où j'ai pris mon pieds. Puis c'est ma première impression, elle peut changer - même si elle est souvent la bonne, et que son apparent changement est davantage dû au fait que je l'approfondisse et la comprenne mieux plutôt que du fait qu'elle soit totalement à côté.
Ça y est, je l'ai vu !
Et pour ma part je me suis passablement ennuyée et suis restée assez indifférente à cette histoire.
Pourtant, dire que j'aime les œuvres de Miyazaki !
Vous avez pondu de sacrés pavés pour parler du film. Je me suis racontée beaucoup de choses aussi en sortant de la séance. Et tout ce dire autour de l’œuvre rejoint mon impression de quelque chose de décousu, avec bien moins de cohérence que dans ses films précédents. J'ai fini par en conclure que Miyazaki voulait parler de lui mais ne l'assumait pas tout à fait. Car l'enjeu de cet héritage apparait à la fin, presque anecdotique, et son refus se fait finalement assez discret, sans trop de conséquence.
D'habitude, dans les œuvres de Miyazaki, je suis emportée dès le début, mais là rien, la tragédie glissait sur moi.
Et je crois que ce qui a beaucoup péché pour moi c'est la part dédiée à Hisaishi que j'ai trouvée vraiment en dessous par rapport à leurs collaborations précédentes. Je pense que pour moi c'est la rencontre artistique entre ces deux personnes qui me plaît particulièrement. D'habitude, je sors d'un de leurs films et j'ai le thème dans la tête avec ce sentiment heureux d'avoir été immergée dans l’œuvre. Mais là, impossible, ce motif répétitif au piano n'a laissé aucune trace.
Beaucoup de redites aussi, des plans où j'avais l'illusion de retrouver un personnage antérieur. C'est peut-être volontaire puisqu'il semble s'agir d'un hommage à soi-même ou d'un deuil de soi.
Finalement j'ai trouvé le fond très triste et je compatis à la souffrance de l'homme derrière le réalisateur, mais je ne me suis pas sentie touchée, prise par l'émotion comme toujours, jusqu'ici.
Oui, "patchwork" ça me va bien aussi comme qualificatif :)
Peut-être que si je n'avais pas connu ces œuvres précédentes je ne me serais pas ennuyée. C'est une appréciation relative.
Je ne connais pas bien non plus, faut pas croire. J'ai seulement vu un documentaire sur le réalisateur - fort intéressant - qui m'a donné l'illusion de "rencontrer" un peu de l'homme derrière l'artiste. Beaucoup d'exigences, un travailleur acharné, des relations professionnelles qui peuvent en pâtir, un imaginaire extrêmement présent, parfois à la limite du réel pour lui : je crois me souvenir qu'il avait dit voir les sylvains ; un peu comme ce vieil homme dans son dernier film, qui a délaissé le monde réel pour un monde rêvé, mais un rêve qu'il faut maîtriser à tout prix pour éviter l'effondrement.
Et pour ce qui est de son acolyte Hisaishi, c'est le compositeur qui l'accompagne sur quasiment - si ce n'est toutes - ses œuvres.
Je n'ai pas bien compris ce que tu demandais par rapport à la possibilité d'une "morne impression".
Je ne sais pas ce qu'est être un humain comme tout le monde ; mais c'est sûr que l'on vieillit tous et que la proximité fluctuante de la mort dans nos existences s'entend, se voit, se lit dans nos manifestations. Même les stars - au sens anglophone que tu as repris - finissent par s'éteindre.
Et puis les gens changent, lui comme nous. Ce qui résonne un jour ne résonne pas toujours. Peut-être que plus âgée, je verrais ce film avec un autre regard, un autre ressenti. Quand je revois ses œuvres précédentes, je vis toujours un petit voyage temporel où il y a moi d'aujourd'hui qui regarde le film et celle que j'étais avant qui retrouve la première rencontre. Dans cette perspective, j'ai peut-être vu ce film trop tôt. J'ajouterais que j'ai le sentiment que cette œuvre prendra une autre dimension de signification quand son réalisateur ne pourra définitivement plus tenir en équilibre les pierres. Je pense que cela a contribué à mon fond de tristesse, car quelqu'un qui a tant fait pour partager son univers interne, personnellement cela m'a donné ce sentiment d'avoir grandi auprès de lui, d'avoir été nourrie par sa façon de voir les choses, de les restituer, et donc c'est quelqu'un qui me manquera et dont j'aurai à faire le deuil, à l'instar de son protagoniste.