Bonsoir à tous ;) Cela a duré un bon moment. Bien quelques mois que je n'avais pas toucher au crayon. Ce soir il m'est revenu l'envie de gribouiller un peu. Pour me remettre dans le bain, j'ai décidé d'écrire un texte court (voir très court) par soir et si l'on m'y autorise, je les posterais à la suite sur le présent sujet. Au cas où un endroit sur le présent site serait mieux approprié à mon exercice, merci de me l'indiquer.
De la ridiculité du détail.
Quelquefois, il naît dans notre étrange univers un instant si ridiculement drôle et si drôlement hypocrite qu'on se retrouve heureux et cloué, coincé dans une joie en colère, enfermé à l'abri du monde qui s'ennuie et qui crie : à quoi bon ?!! Moi aussi je l'ai constaté aujourd'hui.
Mon triste labeur consiste à glisser mon poignet de-ci de-là, à enfoncer mon index, à taper sans forces sur des ridicules carrés en plastique, bloqué sur un trône à roulette. Croyez-moi, j'y parviens bien huit heures par jour. Ce coup-là, mon collègue me guidait dans la quête. «Place-le plutôt en haut, non, redescends.» On appelle ça de la publication assistée par objection. Je vous le garantis, caser un texte sur le bon pixel, juste pour faire chier l'imprimante, ça n'est pas évident, et mon collègue l'avait bigrement remarqué.
« voilà ! Parfait ! » Suite à un kilomètre d'aller-retour, je dénichai finalement la place magique qui consola son esprit. Fatigué, son rituel de soulagement lui fit tourner la tête. Quand cette dernière revint se poser en face de l'écran, il quémanda, du haut de sa lourdeur « tu l'as déplacé ? », à la place de s'arracher les yeux.