Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: swedish le 06 Juin 2011 à 01:29:58
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Hommage à la cuisinière, ou comment boire le vin du coq...
Ce dont je rêvais?
Une charlotte au fraise dans un Paris-brest… Train de nuit où les financiers sortent millefeuilles, voiture maudite où les consciences s’endeuillent… J’étais la crème des avocats, avocat du diable, un diable au thym! Je soja à mon entre tartare, soufflant les fleurs de sels par mes lances roquettes d’un soir.
Paradis culinaire, vois-tu comme j’assaisonne la terre?
Pain perdu, j’ai beau te cuisiner, tu restes cru!
Et puis, descendant du wagon, voguant, coulant vers une Julienne de carotte, je croisai Anne-Charlotte… Sésame ouvre toi, je veux passer sous ses mains, devenir sa popote! Filet mignon, lancé sous ce nom, je lui fis les yeux doux…
Sur son flan, les senteurs macarons me framboisaient les ailes, celles qui venaient de me pousser, je ne voyais dès lors plus qu‘elle, et la parure de son tablier.
La préparation, la préparation, à trop vouloir mijoter, je me fis trop cuire…
C’était râpé, elle prenait correspondance pour Parme… Mais que nenni, s’il fallait soulever tout Parmentier, s’il fallait devenir parmesan pour la retrouver… Je partais quitte à me faire jambon!
Persil, priez pour moi, vous qui savez que les Hommes se mentent, vous qui savez que « la menthe se thé », à moins que le thé ne se menthe?
Je suis à l’amande, praliné par un coulis, recouvert par une pomme d’amour, à peine sucrée! Epluché par les souvenirs, aveugle, suivant le son d’Avoine, celui qui transpose la cuisson de ses plats, je ne sais plus quel ingrédient être, être une galette ou bien un roi?
Sachez donc, tout ce que je veux… C’est être dans votre recette et tant pis si vous vous en mordrez les doigts…
En vin, je finirai! Bouillonnant avec les bœufs bourguignons, cuvant à la bordelaise dans son « Juppé » de fricassé, ou à Pamplemousse en Espagne, défendant les frères citrons trop souvent « limonés » …
A regret des cépages, du blanc et du rosé, mon amertume témoignage, à jamais… Vous me manquerez!
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Hihi, bien marrant :D
Juste :
je croisa Anne-Charlotte
croisai
je ne sais plus quel ingrédient être, être une galette ou bien un roi?
Sachez donc, tout ce que je veux… C’est être dans votre recette et tant pis si vous vous en mordrez les doigts…
Et il faut un espace avant les points d'exclamation.
Je m'attendais aussi à une chute plus marquée, mais j'ai souri tout au long du texte ^^
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Merci Milora, si tu as souri, c'est que j'ai atteint mon but. ;)
Désolé pour la chute mais j'étais à court d'idée, pourtant ce n'est pas faute d'avoir un esprit "dépravé"... :o
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Une charlotte au fraise dans un Paris-brest…
Aux fraises
Paris-Brest du coup.
voiture maudite où les consciences s’endeuillent…
pas pigé.
Je soja à mon entre tartare, soufflant les fleurs de sels par mes lances roquettes d’un soir.
XD, dommage que la phrase soit longue (et le début est un peu périlleux, je trouve), la fin sonne pourtant bien.
Pain perdu, j’ai beau te cuisiner, tu restes cru!
J’aime.
Et puis, descendant du wagon, voguant, coulant vers une Julienne de carotte, je croisai Anne-Charlotte… Sésame ouvre toi, je veux passer sous ses mains, devenir sa popote!
Ouvre-toi. J’ai lu « devenir ta papillote », je trouvais ça trop cool ! (il y a un délire sur la papillote depuis un certain nano…).
Je pige pas trop pourquoi tu l’as mis dans la section poèmes, les jeux de mots ne sont pas réservés à la poésie.
Sinon comme Mil, je regrette l’absence d’une chute plus marquée.
Je trouve qu’il y a de bonnes choses qui m’ont faites sourire, d’autres que j’ai pas vraiment aimées. Mais c’est personnel, j’ai toujours trouvé ça un peu vain l’accumulation de jeux de mots, un peu comme si finalement on perdait complètement le sens de ce qu’on disait avant. C’est pourquoi j’ai trouvé certains effets un peu plats comme se faire jambon etc. Au bout d’un moment, ça perd de son charme. Mais ce n’est que mon humble avis et je ne suis pas fan comme je l’ai dit des textes construits que sur des jeux de mots.
Mais je salue quand même les moments de poéticité de ton texte qui reste sympathique !
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Diantre, j'ai faim! Parfois un peu amidonné, mais la plupart du temps fondant comme le coulommier!
Merci! :coeur: