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Jeu du Mammouth Éclairé - Racines tordues
Vous le savez, le thème de l'appel à textes pour la revue du Mammouth Éclairé est "Racines du ciel" (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42680.msg655100#msg655100).
Voici un jeu tout simple : il s'agit d'imaginer des origines farfelues à des mots ou des expressions.
Exemple avec : Avoir du plomb dans la cervelle :
En 1818, le chimiste Milou Redos découvre le numéro atomique du plomb. Tout content, il en parle à son amie Cécoule Padefuite, spécialiste en tuyauterie. Le dialogue suivant nous est resté :
— C'est cool, t'as un Pb en moins !
— Oui, je suis tellement fer !
— Tu veux dire fier ?
— Oui, aussi !
— Y a pas à dire, y en a là dedans ! dit la plombière en tapotant le crâne du scientifique.
— Qu'est-ce que tu veux, j'ai du plomb dans la cervelle !
La légende dit qu'il allèrent s'en jeter un petit au zinc du coin.
Bon, à vous de faire mieux et surtout plus drôle :mrgreen:
Idéalement, votre proposition ne devra pas dépasser les 150 mots.
Les meilleures participations prendront place dans la revue du mammouth Éclairé ! (https://monde-ecriture.com/revue/article15/le-mammouth-eclaire-n12)
À vos plumes !
Vos propositions sont à faire directement sous ce fil ^^
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huhu, t'as Sebastian Marx qui propose une origine pas insensée pour les items du lexique français : ce serait des artistes de l'expressionnisme abstrait qui voulaient juste gagner au scrabble
sur yt (https://youtu.be/_b-FN_IT5fU?t=289) :
"je prends un E, un A, et un U... et je le prononce : O..."
[...]
*tirant une bouffée pas que de tabac*
j'ai rien à l'inspi pour l'instant, mais ça risque de mijoter jusqu'à ce que je will be back
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@Dot Quote
Je viens de regarder l'extrait, c'est trop drôle !
Mijote l'ami, mijote et revient faire une proposition ^^
Y a un truc qui m'a tourné dans la tête :
Émilie et Jeanne discutent à la terrasse d'un café. Sur la place de l'église, en face, deux types ont l'air de faire un pari, l'un d'eux tend la main et l'autre tape dessus. Un bruit très étrange s'élève alors et bebondit jusqu'au clocher. Émilie demande à sa copine :
— Ça a fait "Pif !", "Boum !", "Pan !", "Chtak !" et "Bam !" en même temps !
— Ben oui... un homme a topé !
— L'onomatopée ?
— Voilà, c'est le mot.
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C'est plutôt une blague, mais elle est sur le ton de celle de Rémi.
Ce midi j'ai fait glissé mon verre de la table. Je le rattrape en vol, mais je glisse de ma chaise, et le lâche mon verre.
Malgré tout j'arrive a ne pas tomber et a rattraper de nouveau mon verre.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Voici une seconde, sur le genre de Dot Quote
C'est quoi un Duche?
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Marrant la duche ^^
Bon, l'idée du jeu, c'est de trouver une fausse étymologie à un mot ou expression, mais C'est plutôt une blague,
donc oui, plutôt une blague.
Alors, qui sera inspiré pour reprendre le flambeau (et d'où vient l'expression ?).
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(en parallèle thématique à ce fil (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=833.0) pour une question que je trouve moins piquante qu'il ne m'apparait et qui peut unir les écriveurs...)
(la langue des oiseaux c'est un tampon qui imbibe tout babel, en francophonie on a un petit snobisme à y qualifier de calembours et autres holorimes, moi-même j'ai du arrêter les trop easy parce que bin wè, c'est à la fois (j'ai l'impression ici à en lire...) une phase facile et attrayante pour qui aime les mots et veut se lancer, et à la fois un exercice qui peut aller très loin pour 'trouver/construire' du sens par-delà le sens, le son y est primordial et un certain freudisme à expliquer par association de ces sons, ce qui approfondit un lexique, et donc ça inspire autant les coiffeurs pour leur enseigne en tif ou (h)air, que des franc-maçons illuminés de l'esprit où l'âme agit, opère...)
l'incontournable mot qui peut nous unir ici, le François Perusse le met bien en scène dans l'un de ses (https://youtu.be/TPnSiTiGsjI?t=75) nombreux sketchs, ça ferait une belle légende pour crédules et une bonne blague pour incrédules, expliquant les livres les lettres les mots :
"tu lis tes ratures..."
x,)
dsl, ça mijote tjrs, j'en suis à la phase brassage d'inspiration, la pluzoumoins nécessaire étape qui permet la création... il faudra que je be back again, mais fallait que je partage ceçuici
^.^'
(pas mal la duche, on y pensera au moment où même la soif sera un risque mortel sur notre belle planète bleue toute gâchée snif)
ow ah, heu, le flambe-eau ? un truc au sodium ? deux éléments trop incompatibles qui ont titillés l'ego de l'humain à braver l'impossible...? il fallait de l'expérience cumulée pour le savoir cumulé car seul, nul n'y pouvait, d'où que ça se passe comme un témoin de relai d'athlétisme de torche olympique...?
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Joli mot l'hyperbole. :coeur:
J'aime bien aussi flambe-eau.
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un fact qui me fascine et que ce serait lol d'y expliquer sous l'angle de la causalité et sur ce fact, c'est le mot 'oiseau', un mot français dont aucune lettre n'est prononcée telle quelle... origine imagée depuis l'inatteignable ? pourquoi pas wazo ? icarisme impossible de l'humain qui veut voler de ses propres lettres ? si c'était la vraie explication sémantique, le type qui y a inventé devait franchement vivre dans une métaphore profondément cheloue pour se faire ces ailes... dans un ciel du paradoxe à que les mots ne suffisent pas à traduire la complexe totalité de l'exprimable...
(un poil lourd comme idée fictivement spéculative, pis faudrait encore que je back again si je veux vraiment ne pas avoir l'impression de répéter autrui...)
encore pour nourrir avec du incontournable mais déjà bloqué de plagiesque, en rebond avec ce qu'on piaffe des trucs qui s'essoufflent en nous laissant sur notre soif que sans o faut pas de n si on veut pas snif, un faux débat sur l'origine du mot 'avion' :
- dérivé du latin 'avis', oiseau ?
- acronyme de Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel ?
...
rah bouh je m'enlise à chercher, mais j'crois ça va devenir compliqué avec le temps et les générations, d'être inventif sur ce jeu (je déprime à l'idée...), quoique ! où baies refleurissent chaque printemps, renouveler la langue peut réarroser la plante-question-jeu d'ici (j'ai pas vraiment fait exprès de calembouriser le mot hype que vous avez ptetr vu passer, celui qui qmm, pose la quintessence de l'absurdité du langage, ce mot sans définition, presque sans sens, juste, l'expression pure dénuée de contenu) ; il nous faut une armée de néologismes pour garder de la source d'inspi ?!
heu...
j'ai le tourni, pardon s'il est contagieux
edit :
j'viens de voir passer un avion (justement tiens...), il fait nuit, et j'ai cherché un moyen mnémotechnique pour expliquer pourquoi tel choix protocolaire de couleurs pour identifier le sens de sa direction de vol... pour les bateaux c'facile droite et gauche, babord tribord, c'est le mot batterie, mais entre vert et rouge du bout de chaque aile et savoir s'il te fonce dessus ou si tu le suis, comme plein de trucs binaires faut pas confondre, j'ai trouvé, c'pas tant une origine mince j'réponds tjrs pas au sujet avec sérieux, mais now je peux retrouver, des deux côtés y'a deux lettres communes d'avec leurs couleurs respectives :
droite vert ; gauche rouge
(là si vous me suivez, on se fonce donc dessus...lul)
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Bonjour
une autre expression :
Il pleut des cordes
Cyrano avait essayé moult artifices pour s’élever vers l’astre des nuits. Flacons emplis de rosée matinale, vols de cygnes… Un jour, alors qu’il avait très mal à la tête des suites d’une longue soirée à la taverne de Nesles
aie ! Nesles, ma tête est traversée de cordes
qui montent comme les rayons de ta lampe,
leur voyage crisse et ondule sous mes tempes,
jusqu’a la lune, elles tractent le désordre.
C’est ainsi qu’il fit un plan ingénieux pour confier à des cygnes, encore eux, le transport de cordes jusqu’aux nues. Les valeureuses bêtes le firent. S’en vient alors une averse de cordes. Les badauds rassemblés, s’en furent en disant « Ah ! Il pleut des cordes. Peut être, une s’en pendra ce gredin de Cyrano ! » Mais comme chacun sait, c’est une Bûche qui le tua.
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cyrano :3
j'suis tjrs pas dans les clous car j'imagine c'est la vraie origine :
se fourrer le doigt dans l'oeil...
y'a de la self-defense dans le délire, des moyens de torture aussi, mais j'crois c'est imagé très clairement : se fourvoyer, s'illusionner, bref, s'aveugler, la conscience transposée sur le corps comme souvent il est efficace de le faire...
mais si j'y veux partager, c'est à cause du capitaine Haddock qui la rend si drôle comme toutes ces beugleries, dsl je peux pas référencer plus précisément, mais j'crois bien c'est lui qui ajoute :
... jusqu'à l'omoplate !
x') pourquoi ?!
(à la fight club : 'pourquoi l'oreille ?!' x))
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Pas mal Basic, c'est sympa d'avoir convoqué Cyrano ^^
Et le texte cadre bien avec le personnage, c'est chouette !
'avion' :
- dérivé du latin 'avis', oiseau ?
- acronyme de Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel ?
Joli Dot !
(et c'est marrant de repenser à Haddock !)
Et oui, se fourrer le doigt dans l'oeil, ta définition doit être la bonne.
Allez, allez ! On imagine, on invente et on en profite pour écrire des petits textes rigolos, absurdes, qui prêtent à sourire ou réfléchir, truculents et délicieux !
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ayé j'ai trouvé une expression et l'ai décortiquée un peu ; pluss pour réparation de l'abus de langage, mais bien par remontage théorique de la causalité du truc
huhu pas sérieux voyons :
=)
il s'agit là je crois d'une erreur historique tout-à-fait inaperçue : c'est bien un doigt qui souffle une donnée, c'est bien le cinquième de sa catégorie qui le fait ; mais terminator m'a dit que la douleur est une information, et en vrai il me semble que le débat de l'utilité du dernier orteil reste avec cette conclusion : il ne sert qu'à se prendre des pieds de meubles, pour notre plus grand orgueil à savoir un truc, savoir qu'on abime un peu une partie de notre corps...
d'où que savoir un truc d'on ne sait où, peut s'expliquer avec cette excuse :
c'est mon petit doigt qui me l'a dit
inutile donc de mimer un téléphone entre le pouce et l'auriculaire de la main pour signifier qu'on s'adresse à l'autre bout du fil de notre intuition, voyez bien que ce ne peut être ceci puisque le geste fait plutôt signe que c'nous qui disons des trucs à notre petit doigt, et non l'inverse ; alors que le petit doigt de pied qui s'écrase contre une plinthe ou passe sous un bas de porte, on sent bien que c'lui qui s'adresse à nous
remettons les pendules à l'heure en clarifiant mieux ce qui pro quo ! à la base c'est bien le petit orteil qui me l'a dit
(et ce même s'il ne m'apparaitrait pas insensé que l'étymologie de son appellation résonne, ui, le dernier de la main, est celui qu'on usait pour se ramoner l'oreille avant l'invention du coton-tige, 'me semble (et flemme de vérifier)...)
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:D
ça m'a bien fait rire (la douleur fait rire, c'est affreux) !
Alors, bon, donc...
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Dans le joli château de Prout-Prout-Les-Eaux, vivait la marquise Éventée, femme extraordinaire d'intelligence, de grâce et de douceur ainsi que le marquis - insignifiant. Leur fille ne quittait guère sa chambre au milieu de laquelle trônait son lit avec en son centre, son chat. Le dit chat ronronnait sans arrêt, tant que sa maîtresse restait calme.
Ce jour-là, la jeune femme recevait son fiancé et la vieille servante avait été chargée de surveiller le couple afin qu'il ne copulât point avant le mariage. Aussi, restait-elle assise sur une bergère à la porte de la chambre, à l'écoute. Se permettant régulièrement d'entrer sans frapper pour s'assurer de la non nudité des amoureux et de positions non équivoques.
Lorsque la marquise passait dans ce couloir, dix fois par jour, elle demandait :
— Alors ?
Et la vieille répondait :
— Tout va bien, le chat peut ronronner...
À force de répéter "chat peut ronronner", une syllabe fut mangée et il est resté "chaperonner". Répétez donc "chat peut ronronner", dix fois, à toute vitesse, et vous verrez !
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Laisser tomber
Originairement "laisser tombé" , verlan de "Laisser béton" : expression utilisée par les maçons au début du XXème siècle sur les chantiers, tout d'abord synonyme de "pause forcée" due au temps de séchage du béton, puis par extension abandon volontaire du travail.
L'expression devient très populaire dans les années suivant la deuxième guerre mondiale, lors de la reconstruction et gagne rapidement toutes les couches sociales.
Gaston du Borné en 1965 publie le très célèbre Laisse tomber les tombes du passé, vainqueur du prix Goncourt en 1966.
L'auteur s'est longtemps défendu d'avoir estropié l'orthographe de "tombé", accusant son éditeur d'une erreur typographique dans le titre, mais devant le succès du roman, l'expression "laisse tomber" prend le pas sur "laisse tombé".
Dans son autobiographie, Moi, Mon Oeuvre, Ma Vie, 1989, éditions des Furibarges, Gaston racontera comment il a inventé un des verbes les plus utilisés de la langue française.
L'Accadémie Française s'incline en 1982 et admet dans le dictionnaire le verbe "tomber" comme synonyme d'abandonner et, par extension, s'abandonner, choir.
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Samarcande bien ouéj pour la vraisemblance du sérieux de ta proposition, on sent que l'investigation historienne se base sur de solides recherches ahah j'imagine que c'est solidment lié à la bredouille de cette autre expression : ciment vais en enfer
Rémi c'est un poil capilotracté, mais crédible aussi
mwa j'étais en pleine activité favorite qui m'a inspirée ce qui suit !
en anthropologie, il est reconnu que la plus vieille expression du monde, que nous utilisons tous aujourd'hui pour désigner ceux qui planent un peu sans se fouler, n'est même pas d'origine humaine : il y a deux cent millions d'années, kunpengopterus antipollicatus fait partie de la famille des ptérosaures, les premiers vertébrés ayant volé, et il innove dans la branche biologique de l'anatomie, ce qui inspirera plus tard l'homo feignantus, qui copiera cette astuce de structure corporelle permettant de saisir des objets ; l'on oublie leur douloureux labeur étendu sur des générations afin de se faciliter la vie, car oui il en a fallu des efforts d'exercices gymnastiques pour faire du premier des doigts, celui qu'aujourd'hui nous nommons 'pouce' et qui possède la particularité de ne pas être orienté comme les autres ; poétique paradoxe donc, qui assoit plutôt l'inverse exprimé par l'usage de la locution : à l'époque ce n'était pas une mince affaire, que de 'se tourner les pouces' ; la déformation inversant ce sens originel, abus du langage passé, est pourtant pertinente puisque grâce à ce pouce opposable, nous sommes aujourd'hui en mesure de fournir bcp moins d'effort à de nombreuses taches, et donc d'avoir le temps loisir de profiter de l'optimisation de notre travail pour ne rien foutre...
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Prendre racine
Il n’y pas si longtemps, à l’échelle planétaire, et encore aujourd’hui, dans certains endroits du monde, les naissances humaines étaient inscrites dans l’ordre du ciel, par la bénédiction, dans l’ordre des hommes, par le patronyme, et dans l’ordre terrestre, par la racine. Il était d’usage de planter la graine d’un arbre à l’arrivée d’un nouveau né pour signifier son inscription dans l’ordre terrestre. Si d’aventure l’enfant partait, par sa volonté ou contraint, on arrachait l’arbre. Cependant, lorsque la mort frappait, et ce à n’importe quel âge, on coupait l’arbre. Celui qui a vécu a pris racine, celui qui déserte est déraciné.
Aujourd’hui prendre racine peut revêtir une connotation négative, suggérant l’immobilisme, le fait de s’incruster quelque part ou chez quelqu’un et de ne pas se laisser déloger. C’est que l’ordre du monde a changé. La logique de cycle présente dans l’inscription terrestre et qui précise que tout ce qui entre doit sortir, et inversement, induit qu’une mère à qui la Nature a confié la vie, place dans la Nature une graine de vie. C’est ainsi que l’équilibre du monde se maintient et que la vie d’un humain égale celle d’un végétal.
L’ordre de l’ancien monde ayant été perverti, la logique de cycle est devenue logique de droite. Ainsi, pour suivre la ligne de l’accomplissement que la droite promet, il faut tracer sa route, ne pas revenir en arrière, ne pas rester sur place, il faut progresser. Prendre racine devient donc, dans cette logique moderne, le stigmate du morbide, et ainsi l’ordre du monde est inversé, faisant de celui qui s’inscrit dans l’ordre terrestre une chose morte et de celui qui s’en défait un endetté à vie.
Très inspiré ton se tourner les pouces, Dot Quote :D J'aime beaucoup !
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Gaston du Borné en 1965 publie le très célèbre Laisse tomber les tombes du passé, vainqueur du prix Goncourt en 1966.
:D
grâce à ce pouce opposable, nous sommes aujourd'hui en mesure de fournir bcp moins d'effort à de nombreuses taches, et donc d'avoir le temps loisir de profiter de l'optimisation de notre travail pour ne rien foutre...
:D
Prendre racine devient donc, dans cette logique moderne, le stigmate du morbide, et ainsi l’ordre du monde est inversé, faisant de celui qui s’inscrit dans l’ordre terrestre une chose morte et de celui qui s’en défait un endetté à vie.
joli !
Donc Dot et Samarcande, vous m'avez bien fait rire. Beglous, ta réflexion sur le changement de l'ordre du monde est drôlement inspirée.
Vous êtes partis bien loin pour dénicher les racines de ces expressions que je n'entendrais plus avec la même oreille :)
Bref, trois chouettes petits textes, bravo !
Qui va relever le gant et nous proposer une origine originale d'un mot ou d'une expression ?
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super ambiance nature, Beglous, que j'ai un peu moins apprécié quand c'est devenu 'politique' ; mais j'crois justement c'est qu'on partage le sentiment d'absurdité à ce genre de connerie...
relever le gant ? j'ai pas saisi, Rémi, mais du coup je pense au titeuf de Zep, avec sa trouvaille phonétique qui peut être abordée ici avec lol ce détournement : pour dire que jamais ça n'arrivera : 'quand les moules auront des gants' !
re à mwa :
en tant qu'expert ès misanthropologie, je me dois de partager les fruits de ma science, veuillez svp pardonner le caractère expérimental qui souffre encore de nombreuses inexactitudes que mes successeurs sauront probablement rectifier...
- 1 ; lorsque nous étions humblement à quatre pattes dans les branchages de la forêt Marie, il nous a fallu descendre de notre environnement, pour une raison que je développe dans l'ouvrage tombés du piédestal ; bien évidemment, cela ne s'est pas fait en un claquement du pouce préhenseur contre l'index (du livre d'histoire), non, et alors que bien maladroits nous étions au sol et dans les herbes hautes, un étrange mouvement presque sectaire, comptant quelques rares de nos ancêtres quadripèdes, a eu la bonne idée pour continuer à voir l'horizon, de s'étirer la longueur corporelle vers le haut pour dépasser les herbes ; bien peu de ses adeptes furent, au début, et puis de plus en plus comprirent-ils l'intérêt vital, le confort résultant de cette nouvelle station en bipédie, qui pourtant s'opposait en l'effort de devoir lutter contre la gravité et notre poids, pour tendre vers le ciel, et maintenir l'équilibre complexe sur seulement deux pieds ; ainsi pas-à-pas si j'ose dire, nous sommes-nous entrainés à nous tenir debout, comme nous allions en faire la spécialité de l'humain ; hélas, seuls les plus téméraires de nos petits groupes d'hominidés se dévouaient à la cause, pendant que les plus feignants continuaient à évoluer à quatre pattes (une seule vigie suffisait pour assurer la sécurité de ces troupeaux en herbes hautes, ce qui triait les comportements et donc, les compétences), et c'est ainsi que naquit la nécessité de constituer de plus grandes associations de gangs ; les humains conscients de leur progrès et souhaitant faire profiter de celui-ci à chacun, d'une intuition et d'un altruisme pré-démocratique, eurent alors l'idée de créer des communautés où les vigies ainsi élevées vers le ciel, pourraient mutualiser leur nouvelle structure anatomique ; ainsi par fédération nous lancions-nous à la course au cosmopolitisme que nos sociétés actuelles savent chiffrer d'une démographie milliardaire ; et donc, afin de faire profiter à tous de l'avantage stratégique d'une telle évolution anatomique, il fallut 'joindre les debouts'
- 2 ; aujourd'hui la locution, afin de ne pas se perdre, a gardé le sens homophone pour se focaliser sur un des aspects de l'anthopo-humain qui, pour continuer à éclore depuis sa position fœtale, ainsi que nous l'ordonnons à nos enfant, doit se tenir bien droit (même assis) : notamment par la danse musicale, parfois, nous continuons à tirer vers le haut, et pour nous entre-aider à l'effort, nous dansons donc, parfois en cercle en nous tenant par deux de nos bouts, les mains, que nous joignons seuls ou à plusieurs, afin de clore le cercle de notre humanité...
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Avoir les pattes palmées
— Bonjour Gustave, s'exclame Juliette Coincoin belle oie blanche aux hanches rebondies, locataire d'un bout de berge sur la rivière Marne.
— Avé Juliette lui répond Gustave le géniteur un peu matcho de sa couvée non désirée.
— Dis voir Gustave tu portes bien ta Syndactylie en ce moment ?
— Hein !
— Te fâches pas, mais tu rentres juste pour te mettre les pattes sous la table. Tu vas me dire, mieux vaut les mettre sous la table que dans l'plat, mais quand même.
— Hein !
— Bé oui pour être clair, t'en branles pas une. Rien de rien pas même une brindille pour refaire le nid. Tu pourrais glander un minimum.
BOSSER!!! Il n'en fallait pas plus pour que Gustave, victime d'une peur bleue à la seule idée de gratter prenne la poudre d'escampette et remonte la rivière à contre-courant.
Un humain qui passait par là s’en aperçut et en tira la conclusion : Il est indéniable qu’il faut mieux avoir les pattes palmées qu’un coup dans l’aile pour fuir le boulot si minime soit-il.
Depuis ce jour, l’expression 'les avoir palmées' est restée dans la mémoire populaire pour désigner un réfractaire à toutes taches même utiles.
Michel
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Tiré de l’encyclopédie des maux imaginaires :
De son nom scientifique, le torsum radix, ou plus communément appelé le syndrome du désaxé, est la déviation du coccyx de son axe normal, s’accompagnant souvent d’une perte de mobilité de l’articulation et entrainant une compensation posturale globale. Le fait est désormais établi que cette torsion de l’articulation racine induit également une tendance psychique maladive : celle de toujours prendre la mauvaise décision. Le paradigme dominant du XXIème siècle étant celui de la civilisation de l’homo sedeo - l’homme assis -, on considère que c'est cette inversion posturale (cf. les Tombés du Piédestal, cité plus haut) qui soumettrait le corps et la pensée à un arrêt du mouvement et à une pression chronique, infléchissant de la sorte la courbe d'évolution.
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la civilisation de l’homo sedeo - l’homme assis -
:3
la formule gagnante selon moi ! trop bien trouvé !
je l'appelais monsieur chaise (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg639665#msg639665), large moins sérieux !
quelques ptits commaç, huhu :
'tirer les vers du nez' ; vient-ce d'égypte ? il m'a semblé y'a long, lire que leurs thanatopracteurs de l'époque utilisaient cette ouverture pour ôter des défunts les trucs périssables...
'discuter le bout de gras' ; il m'a semblé y'a long, assister à un documentaire sur les ours polaires qui 'préfèrent' manger la graisse de leurs proies plutôt que le muscle, j'me demande si la gastronomie ne nous a pas influencé pour qu'on 'préfère' dans la viande ce qui instinctivement nous conserve mieux la ligne, car même si Caradoc & cie affirment que le gras c'est la vie, j'crois on n'est plus à l'époque pas si lointaine que j'avais lue dans un Lucky Luke que j'arriverais pas à retrouver (y'a un aqueduc en bois j'crois) où en tant qu'invité de marque, bien sûr qu'il faut lui servir du gras avec sa viande... ajd on discute le bbq ? miam
'un appétit de loup' ; projection de la peur de se faire manger par ledit et donc se concerner de son sien ? j'imagine que y'a pas plus d'obèses chez eux que d'autres... on dit aussi, 'de glouton', encore plus profond puisque le nom de cette approxi-ours sert même pour dire d'un qui a son appétit ; mais qmm un truc que la psychanalyse doit y lol, parce que ça mange pas forcément plus que le reste ; j's'pas, genre une vache ça passe son temps à brouter, j'trouverais ça plus pertinent, surtout en conscience de la complexité de son système digestif...
'éclairer ma lanterne' ; littéralement, c't'un peu absurde, non ? c'comme avoir besoin de lumière dans le noir pour trouver sa lampe... 'allumer' irait mieux, et l'allégorie de la conscience intelligente marche bien avec le délire d'éclairage, mais du coup à force de rediffuser l'erreur, je ne m'étonne pas de tous ceux qui se la pètent à croire que se cultiver ne se distingue pas de réfléchir activement par formulation... 'l'est bien ta lanterne quand on l'éclaire lul elle marche ?
'un coeur de pierre' ; si c'est genre celles de Le Château dans le Ciel, j'vois pas en quoi c'est mal... surtout que j'ai l'impression que ceux de qui on dit le truc, sont ainsi ui idemement, parce qu'on les a fendus avec un marteau, et sont juste, au fond protégé, bien plus poétiques et sensibles que des cœurs de chairs...
'marcher sur des œufs' vs 'marcher sur des braises' ; quand poser les pieds est dangereux pour le dessous de plante, ou le dessous de qui marche ; un risque commun, en déduis-je que marcher c'est dangereux ?
'vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué' ; ça peut le faire, j'suis sûr y'a des écorcheurs assez expérimentés pour ne pas avoir à réaliser la première opération (pas dans la phrase, mais bien dans le sens normal du sens de celle-ci) et donc faire de la seconde, la seule...
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le thème, un brin de latinocentrage...
duralex cedex est bien contrintuitivement, la boîte postale du célèbre souffleur de verre qui a engendré l'entreprise de masse qu'on connait ajd pour ses plats à four, ses carafes, ses verres de cantine... rien à voir avec quelconque ahuri de l'empire romain qui lui succède pourtant depuis déjà quelques millénaires... la loi sociolinguistique de cette histoire est dure, mais telle est-elle selon preuves historiques de l'ancienneté du marchand de sable chaud (produit qui depuis cette époque, lui confère cette adresse d'un chateau qui n'a pas bougé depuis, sur une plage de la mer docu)
croisement de locutions prête-à-dire, connaissez jolitorax, le cousin d'astérix qu'on rencontre dans ses aventures chez les bretons ? bin c'est un pote à lui, un 'marchand de tapis' qui comme le veut l'expression gauloise d'ajd, était si habile au brain control qu'il pouvait te vendre n'importe quoi ou te convaincre de tout et son contraire, les anglo-saxophones (pis le reste de l'orchestre aussi quelle que soit leur origine) prirent l'habitude d'user de son titre pour qualifier le truc, ainsi donc un 'carpet dealer' qui aimait profiter du jour, et qui le seize d'un de ceux là qui du coup ne se prononçait pas xvi surtout chez astérix, chez qui il passa pour un voyage commercial à rome, contribua à la déformation de sa propre légende auprès d'un inconnu qui gueula 'euréka !', ayant cru entendre ce qu'il identifiait comme un voeu sage, le fameux 'carpe diem', 'profiter du jour'... la confusion entre gather et carpe, reste auprès des poissons à la bouche béate de la rivière babel, tout comme personne ne comprit l'exclamation issue d'un ailleurs géotemporel...
(wow, faudrait que je reprenne la drogue mwa...)
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Bravo Beglous pour ces racines de Racine.
A quand "racine carrée"?
Wow Dot! Inspiré et inspirant à la fois. Mon préféré est Avion pour la beauté de l'évidence.
Mais "Se tourner les pouces" m'a bien fait rire.
J'ai beaucoup aimé les petites histoires de Rémi et Choumi.
Basic parce que Cyranooooo :coeur: :coeur: :coeur:
Trop chouette toutes ces participations!
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lul à cause du petit brouillon sur l'acidité de cette aprem et que j'y abordais sous l'un de ses angles...
vous savez ce que signifie l'acronyme ADN (délire d'une définition du vivant, pour ceux qui suivent...) ?
pour le dn, tout le monde sait ça : désoxyribonucléique
pour le 'a', ils ont un peu galéré à se décider : abrutisme ? anarcho-intellecutalité ? arbitrairismogène ? z'étaient pas tous d'accord pour nommer ce qu'on voit tous au microscope comme l'un principe hélicoïdal de construction des gênes du vivant... parmi d'autres idées pour signifier qu'on était bien l'alpha de ce vaste regroupement, des trucs genre : archangesquerie... athléticocérébralisme... affirmecertitude... attentionlamarche... mais tout ceci ne signifiait pas assez ce goût de citron qui nous titille ajd la langue lorsqu'on questionne la vie et sa construction chimique ; allofthat fut envisagé pour rassembler tous les morceaux, mais ça ne convenait pas à la majorité des signataires de la convention lexicale qui tenait absolument à ce que l'acronyme figure parmi les premiers du dictionnaire ; et puis y'a un ass qui s'est assis, et a décidé que tant qu'il ne serait pas décédé, ce serait à-décider... pis un orthophoniste mathématicien a ajouté qu'on pouvait simplifier en enlevant les deux 'dé' d'un coup du sort presque trop aléatoire, et comme rien ne convenait de raison pour qualifier la vie, c'est le hasard ui, qui a donc ratifié le à-*cid*
voilà, vous savez tout, c'était une note de la voie ziée, notre cher cronicreuse de l'émission 'la science ne se propose pas, elle s'impose', sur les ondes chaque morning de soir ! lsnsppesi : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! à demain pour un prochain éveil sémantique !
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Je ne suis pas certains d'avoir réussi l'exercice, c'est un début.
Voler au ras des pâquerettes
Cette histoire remonte à un certain temps. Roger est un moineau dont les congénères ne cessent de se moquer. Le tort du volatile est de voler continuellement à basse altitude. Il a beau arguer que c'est parce qu'il aime sentir le doux parfums des fleurs, rien n'y fait. Si c'est une des raisons qui le pousse à voler si bas ce n'est pas la première. Roger à peur. Il a une peur bleu des grandes hauteurs. Si bien que voler jusqu’à une branche lui est difficile. Dès lors qu'il se trouve au delà d'une certaine hauteur, au dessus des pâquerettes qui lui servent de repère il prend peur et manque de s'écraser. C'est pour cette raison qu'il ne quitte presque jamais leur compagnie lorsqu'il vole. C'est pour cette raison que les humains qui ont observés son curieux manège disent aujourd'hui voler au ras des pâquerettes.
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Bonjour
Pas mal ton p’tit Piaf
Dommage que ce soit la peur qui lui fasse aimer les pâquerettes
Sympathique
Amicalement
Michel
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aproximalypse :
le pire-hat a bel et bien le chapeau le plus abimé
le bourre-joie est bien celui qui se gave de profit
le pro-fête tente de contrer un avenir triste
comme le mais-si lui apporte optimisme
que lui sape le dicte-à-tort
qui sans l'aide d'une mille-hisse n'aurait pas le pouvoir
de renverser la sots-s'y-étaient unie
dont les bras-veut-jambes s'articulent
en peau-l'y-tique suçant sang
de l'humanité si-vie-lisez
ce qui reste après autodafé
cette pur-je un peu égocentrée
reniant ses anse-êtres du pot ayant versé le courant de la vie
et ainsi se tarit
la rive-hier au bord d'aujourd'hui
de crue inversée par ces nouveaux nez
flairant leur propre derrière s'y sentant offusqués...
qu'à puiser les races 'in' jusqu'à ce que les rats s''out'
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Hommage à Thierry Le Luron et son coauteur Bernard Mabille dont le texte suivant s’inscrit parfaitement dans le sujet.
Imitation de Raymond Barre « N’est pas né celui qui mettra Barre à bas avec la côte que Barre atteint. Je Barre bote, je Barre biche tous les français. »
La vidéo du sketch à partir de 3’50.
https://youtu.be/18RujTgEDrg (https://youtu.be/18RujTgEDrg)
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Choumi, tes pattes palmées m'ont fait rigoler.
Joachès, j'aime bien ton vol au-dessus des paquerettes :)
Dot :
le pire-hat a bel et bien le chapeau le plus abimé
le bourre-joie est bien celui qui se gave de profit
le pro-fête tente de contrer un avenir triste
comme le mais-si lui apporte optimisme
que lui sape le dicte-à-tort
qui sans l'aide d'une mille-hisse n'aurait pas le pouvoir
de renverser la sots-s'y-étaient unie
dont les bras-veut-jambes s'articulent
en peau-l'y-tique suçant sang
de l'humanité si-vie-lisez
Je surekiffe, c'est trop chouette, bravo !
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à propos du sabotage, fleuron dangereux et inavoué de l'humanité je trouve, qu'il soit vengeur ou juste gratuitement malintentionné ; c'est un peu hs passque c'pas une expression réelle à chercher une origine alternative, c'est une expression alternative à son origine réelle... ui ? mettre des bâtons dans les roues ! on voit bien les roues pré-pétro-times, serties de fer de bronze de truc métal, mais aux rayons de bois, des rayons structurels que si tu entraves avec un bâton ça pète toute la mécanique, bon, bin je me dis accessoirement que les locutions fonctionnent tant que le langage qu'elles utilisent fait sens, là la roue on y utilise encore, mais le bâton c'est chaud de trouver du vécu où vraiment ça fonctionne pour saboter la chose ; depuis le pétro-time, y'a un détail qui change, c'est le pneumatique de caoutchouc non naturel, en plus du coût technique moindre à la ferraillerie... ta jante elle est plus en bois, et entre elle et la surface de contact de la roue, c'plus elle la plus fragile, c'est le pneu gonflé... toussa de comment moi ? bin anecdote, là, juste là, je rentre du bureau de tabac, et j'ai été outré en entrant sur le parking, de deviner ce qui allait se produire de sabotement pas gentillet, et qui est arrivé cinq minutes plus tard lorsque je suis sorti avec mes paquets de fleurdup' : un bruit de verre brisé, succulent en tant que tel auditif je trouve, mais qui m'a plongé dans les affres de mes considérations sur la méchanceté humaine... je l'avais remarquée cette bouteille en verre qu'un petit malin avait posé juste derrière la roue arrière de ce monospace garé là, ce petit piège tendu comme on en fait un peu tous à ceux qu'on veut voir galérer un peu plus que naturellement, c'est notre 'tite touche perso à la déperdition générale, là franchement assumée, et donc hui, j'ai pas l'onomatopée du bris de verre, mais le futur hypothétisé que je m'étais figuré, j'y ai assisté, j'ai compatis en mode 'eh merde, j'y avais vu et pas toi...', dommage, je me suis senti coupable de pas avoir désamorcé le piège, m'enfin va faire ça en anonyme là sur la place où le petit malin surveille probablement son méfait, jouer les super-héros ça va bien deux minutes, une fois en sortant une nuit j'ai stoppé un début d'incendie criminel de bagnole plutôt que poursuivre le type qui s'en allait se cachant dans la nuit du parking en bas de chez moi, mais c'était pas le même contexte pis vu que c'pas ça qui arrête les méchants, je me fixe pas à m'occuper des symptômes du mal sur terre, ça sert à rien même si régler les causes c'est une toute autre affaire... mais bref, la locution perd de son sens, quel bâton t'façon ? un de ski ? une canne d'aveugle ? un manche à balai ? rien, rien pour saboter les roues, nan now si on veut garder un peu d'historicité logique thématique, il vaut mieux dire : mettre une bouteille sous pneumatique... là ?