Bonjour, voici que je vous propose de lire une de mes humbles poésies sans mètre. N'hésitez pas à me dire ce qu'elle vous inspire (si du moins tel est le cas).
Le lieu où ils sont nés n’est pas un sanctuaire,
c’est moins qu'un dépotoir d’ordures :
un estuaire…
pour fleuve fragmentaire de déchets organiques,
lave-corps puant pour balbuzards
éclectiques.
Phénomène inversé ; gouttes d’eau mêle-feux
à la poudre d’escampette des humains :
ces suiffeux …
Dans ce contenant misérable et un peu nase,
s’éteint, celle qui en fait déborder
La vase.
L'on s’y voit ver escaladant les détritus
dans un paysage peint à couteaux tirés
très pointus…
et où les coups-de-poing sont innés d’un monde à chier
des Culs d’or cousus
que des Sans-papiers
crèvent à torcher…
Société ! Coupe dont la soupe est nauséabonde,
sais-tu que mon peuple va bientôt te coucher
par la bonde ?