Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: keikolad le 01 Juin 2011 à 13:18:43

Titre: La Statue Égyptienne
Posté par: keikolad le 01 Juin 2011 à 13:18:43
Bonjour, je poste ici mon premier texte, en espérant que vous ayez la patience de me lire ^^ rassurez-vous je n'en bombarderai pas le site, je reste très pudique.
Il s'agit ici de la première partie. J'écrirai la deuxième selon vos commentaires.


   Il faisait froid. Le ciel était sombre, d'un noir violacé. Avant de rejoindre le collège où, depuis vingt ans, je donne des cours de français à une poignée d'individus gueulards, ahuris, absolument indifférents, j'ai décidé de faire un saut chez l'antiquaire, où se trouve la curieuse statue Égyptienne dont je subis, depuis quelques jours, le charme magnétique. C'est une petite boutique insignifiante, au coin d'une rue.  En me voyant entrer, le propriétaire m'a lancé un regard torve. Décidément, ma tête ne lui revenait toujours pas. Avant hier déjà, il me surveillait d'un oeil circonspect, tandis que je me promenais parmi ses vieux objets, avec lenteur et nonchalance. C'est un gros homme trapu, chassieux, portant d'énormes lunettes. J'ai haussé les épaules et me suis dirigé, tout de suite, vers le coin gauche de la boutique. Là, se dressant sur une petite table en marbre blanc, se trouve ma statue, absolument mirifique à mes yeux... presque divine. Elle représente une femme, très jeune apparemment... ses yeux sont noirs... vivants pour ainsi dire... d'une vitalité si singulière ! Ce qu'elle a de mauvais cependant, c'est la bouche : rouge, tordue, comme convulsée. Je ne parle même pas de ses seins, ronds, chauds, aux mamelons pointus. Chaque fois que je la contemple, j'en suis estomaqué. On dirait qu'elle vous parle, qu'elle essaie de communiquer avec vous, pauvre branleur aux yeux extatiques. C'est peu dire qu'elle me fascine ; je crois même qu'elle m'émoustille. Alors, après l'avoir regardée, le soir, je me précipite toujours chez Nona, ma maîtresse... j'en ressort tout pâle et cerné. Ce qui me refroidit néanmoins, c'est son prix. Largement au-dessus de mes moyens. On se doute bien en effet qu'une statue Égyptienne, évidement, ça vous coûte la peau des fesses.
Mais comment faire dans ce cas ? Il me faut pourtant absolument acquérir cet objet ! C'est une question de vie ou de mort. En effet, quelque chose de métaphysique en même temps que de charnel semble me lier à cette femme mystérieuse, au regard de feu. Parfois, j'ai la vague impression de distinguer son parfum... sucré... laiteux... alors qu'elle ne sentir que la terre cuite, ce dont elle est faite.  Le propriétaire, par une toux sèche et bilieuse, m'a ramené à la réalité. Apparemment, il en était tout à fait excédé de ma présence. Il voulait que je me tire. J'ai pas insisté.


   Dans la voiture cependant, sur le chemin du collège, l’Égyptienne me turlupinait l'esprit. Elle voulait pas me lâcher. Son image, ses yeux, sa bouche, ses seins... quelle merveille ! J'y revenais toujours, malgré mes efforts pour m'en détacher. A la fin de la journée, après avoir subi toutes les facéties capricieuses d'enfants préférant le grand air à ma salle de classe, j'ai retrouvé Nona.  Comme d'habitude, j'étais très excité. Néanmoins, quand elle m'embrassait, quand ses mains, légères et hardies, sillonnaient mon corps de caresses, il me semblait, encore et toujours, ne voir, ne sentir, ne faire l'amour, qu'à l' Égyptienne.  Décidément, il y avait là quelque chose de très louche. Je vous demande un peu, coucher avec une une vraie femme, appétissante qui plus est, charnue, et ne rêver qu'à une statue !
Voilà qui semble pour le moins étrange, pour ne pas dire tordu tout simplement.  Et pourtant, c'est la vérité. Alors, exsangue, à bout de force, je me suis endormi. En me réveillant le lendemain, très tôt, j'avais une migraine épouvantable. C'est toujours comme ça après une nuit d'amour ; ça me presse le cerveau et me rend l'esprit comme nébuleux, tâtonnant... tout à fait ivre et aveugle. On a déjeuné ensemble Nona et moi. On ne se parle jamais beaucoup. Entre nous c'est une simple affaire de fesse, ni plus ni moins. D'ailleurs, cette femme-là n'est faite que pour inspirer le désir, sans s'embarrasser des pudeurs et minauderies de l'amour. Elle en a fait baver des messieurs avant moi ! Oh oui ! Il paraît même que l'un d'eux, après qu'elle l'eût quitté, s'est tiré une balle en pleine bouche, chez lui, ne pouvant supporter l'idée de vivre sans elle désormais. Un autre, plus pragmatique celui-là, a tenté de l'enlever, de la forcer à vivre avec lui en quelque sorte ; mais elle a beuglé sauvagement, ameutant tous les voisins... le type s'est fait coffrer. Nona c'est elle qui décide quand vous êtes plus bon à la satisfaire ; elle vous jette alors tout pantelant, désespéré et traumatisé pour toujours.

  N'empêche que je me suis souvenu, ce matin-là, qu'en fait de fric elle était gâtée tout de même ma maîtresse. Son père, mort il y a deux ans, lui a légué une fortune coquette, tout à fait suffisante pour vivre pendant cent ans... en un éclair, j'ai su comment me procurer l’Égyptienne. Nona devait me prêtait la somme ! Dix mille euros exactement. Précautionneux, subtil, j'ai serpenté pendant une demi-heure autour du sujet, tout en observant de près sa réaction. Elle semblait indifférente au début, puis de plus en plus concentrée, intriguée, avant de se fâcher tout rouge.

- Comment tu veux que je te prête dix mille euros ! Pour une antiquité en plus ! Non mais ça va pas toi hein !

L'antique c'était pas sa tasse de thé apparemment. J'ai insisté néanmoins, essayant la persuasion, la supplication, la tendresse. Elle a fini par craquer.

- Mais comment tu vas me les rembourser après ? m'a-t-elle questionné, tout à fait prête a céder.

- Eh bien je me débrouillerai, je ferai des économies... je t'en prie Nona il me faut absolument cette statue !

   Je suis reparti avec un chèque. Quelle joie ! J'allais enfin pouvoir me procurer cette Égyptienne, passer le reste de ma vie avec elle, sous son regard, sous son emprise ! C'était merveilleux. En arrivant dans la boutique j'étais très fier. Et pour cause ! J'allais clouer le bec au propriétaire, qui jusque là n'avait eu pour moi que mépris. Il en a été sidéré le gros lard. Je suis reparti avec ma magnifique statue, le sourire aux lèvres.
En regagnant mon domicile cependant, je transpirais. D'énormes gouttes perlaient sur mon front. A vrai dire, je suais comme une vache. J'avais posé l’Égyptienne à côte de moi, recouverte d'un drap noir. Sa présence me rendait tout drôle ; j'avais du mal à conduire. Une fois dans le couloir de mon immeuble, j'ai respiré plus librement. J'avais même réussi à éviter une rencontre avec monsieur Perse, mon ignoble voisin. C'était un sacré dégueulasse que cet homme là. Irritable, soupçonneux, versatile, il faisait vivre un enfer à sa jeune femme, belle et séduisante cependant, comme j'en ai vues très très peu.  Elle me saoulait de sourires insinuants, de regards langoureux, de soupirs forcés.
 Je l'aurais volontiers mise dans mon lit celle-là ! Mais je ne tenais pas à avoir des problèmes : le mari était bien capable de me tuer. Dans mon appartement, l'air était lourd, beaucoup trop chaud. J'ai ouvert les fenêtres ; je me suis servi un thé glacé. Ensuite, j'ai commencé à me torturer l'esprit pour savoir où j'allais poser mon Egytienne. Lentement, mon regard s'est arrêté sur le magnifique tableau représentant les frères Éros et Thanatos, au centre de la pièce. J'en étais très fier de cette oeuvre là. Je l'avais acquise en travaillant dur, à la sueur de mon front comme on dit. Finalement, ne trouvant pas de solution, je l'ai posée sur ma table, en plein milieu, à défaut de trouver un endroit plus convenable. Très satisfait, je suis allé prendre une douche. J'étais euphorique. J'en resplendissais.  En me rasant néanmoins, d'un geste brusque, je me suis coupé. Le sang a jailli, épais, noirâtre, et a coulé le long de mon cou. " Merde ! " me suis-je écrié, avant de me mettre à insulter le rasoir, par une réaction stupide. En regagnant le salon, la statue était toujours là, immobile. Elle me semblait majestueuse... une vraie merveille cette chose là. Ensuite, sur la commande de ma chambre, à plein nez, j'ai sniffé de la cocaïne... un véritable feu d'artifice mental. Ça m'a défoncé.  J'en consomme depuis cinq ans à peu près... trop de solitude... il faut bien se distraire. La soirée s'est déroulée comme toutes les autres, devant la télé, les pantoufles aux pieds. Seulement la présence de la statue me rendait incroyablement heureux... on aurait dit qu'elle me consolait. C'était étrange. A minuit, je suis allé me coucher. J'étais crevé.

   Une heure plus tard environ, alors que j'allais enfin atteindre au sommeil, j'ai entendu un cri suraigu, dans la nuit. C'était une femme, la voisine très certainement. J'ai sursauté. Après cela, un bruit sourd a retenti... mais pas un mot, pas un seul. C'était à vous coller des sueurs froides. J'ai même entendu la porte de l'entrée s'ouvrir et claquer. Quelqu'un sortait de chez elle ! après ce bruit, mon Dieu, il avait dû la frapper ! Je me suis levé, et en arrivant dans le salon, merde alors ! la vache ! ma statue n'était plus là ! 'ai tout de suite pensé à un cambriolage.  Mais qui avait pu entrer chez moi sans que je n'entende rien ? Furieux, je suis sorti dans le couloir... et alors... comment décrire cela ? Quel mot employer ? Quelqu'un peut-il m'aider ? Que Dieu me secoure, s'il existe ! La femme de monsieur Perse était étendue là, par terre, tout ensanglantée. Elle avait la bouche ouverte. Du sang en coulait abondamment, comme d'une fontaine.  Ses joues étaient meurtries, violacées. Même ses lèvres tordues faisaient horreur à voir... elle qui avait été si belle...madame Perse... ses seins étaient nus, là, devant moi, quelqu'un lui avait arraché son soutien gorge... le pervers ! Je suis rentré chez moi pour appeler la police. J'avais complètement oublié la disparition de ma statue... mais elle était là... de nouveau sur ma table... lorsque je suis entré. J'en ai été très surpris. Comment se fait-il qu'elle n'était plus là tout à l'heure ? peut-être ai-je mal vu, peut-être que tout cela n'est qu'un rêve. Je me suis pincé très fort. J'ai hurlé. Ce n'était pas un rêve. Mes mains tremblaient. J'ai appelé les secours. Je bafouillais. Mais en regardant l’Égyptienne, j'ai eue la très nette impression qu'elle avait changé, malgré l'obscurité. Ses lèvres en effet n'étaient plus tordues... elles étaient fines, parfaites, d'une courbure merveilleusement artistique. Néanmoins le pire, c'est qu'elle des tâches au niveau des seins... des tâches noires. En les touchant, je me suis rendu compte qu'elles étaient toutes fraîches. C'était du sang ! mon Dieu ! et si c'était celui de l'autre... de la morte... que faire ? et quoi penser ? ... Quel rapport entre ma statue et madame Perse ? Au secours... j'étouffe... j'ai peur... à l'aide ! ....... à suivre.
Titre: Re : La Statue Égyptienne
Posté par: ernya le 01 Juin 2011 à 23:01:15
Citer
Avant de rejoindre le collège où, depuis vingt ans, je donne des cours de français à une poignée d'individus gueulards, ahuris, absolument indifférents, j'ai décidé de faire un saut chez l'antiquaire, où se trouve la curieuse statue Égyptienne dont je subis, depuis quelques jours, le charme magnétique.
La phrase est laborieuse. Faudrait la couper, je pense.
Sinon, il va chez un antiquaire avant de faire cours et alors qu’il fait encore nuit ?
Et sinon subir un charme magnétique, c’est un peu bof comme formulation. Un peu maladroite, je pense.

Citer
Avant hier déjà,
Avant-hier

Citer
il me surveillait d'un oeil circonspect, tandis que je me promenais parmi ses vieux objets, avec lenteur et nonchalance.
Pas de virgules qui tiennent

Citer
C'est un gros homme trapu, chassieux, portant d'énormes lunettes.

Ça fait un peu beaucoup d’adjectifs pour une même phrase.

Citer
Là, se dressant sur une petite table en marbre blanc, se trouve ma statue, absolument mirifique à mes yeux... presque divine.
« Là se trouve » c’est pas très joli en française. On dirait plutôt « c’est là que se trouve ». Sinon « se dressant » « se trouver », on reste un peu dans les mêmes formules, faudrait varier.
Vaut mieux enlever « à mes yeux », déjà parce que ça alourdit, ensuite parce que vu c’est colle à l’adjectif pompeux qu’est « mirifique », ça casse un peu tout.

 
Citer
Elle représente une femme, très jeune apparemment... ses yeux sont noirs... vivants pour ainsi dire... d'une vitalité si singulière !
Je pige pas tes choix de ponctuation. Enfin je trouve que ça casse complètement ce que tu veux dire.

Citer
On dirait qu'elle vous parle, qu'elle essaie de communiquer avec vous, pauvre branleur aux yeux extatiques.
Euh l’intrusion du mec qui se parle à lui-même fait buguer la phrase

Citer
C'est peu dire qu'elle me fascine ; je crois même qu'elle m'émoustille.
Pour moi, fasciner est plus fort qu’émoustiller.

Citer
Alors, après l'avoir regardée, le soir, je me précipite toujours chez Nona, ma maîtresse... j'en ressort tout pâle et cerné.
Où est la transition avec ce qui précède ? le « alors » ne justifie rien du tout / ressors

Citer
On se doute bien en effet qu'une statue Égyptienne, évidement, ça vous coûte la peau des fesses.
Évidemment

Citer
Il me faut pourtant absolument acquérir cet objet !
« acquérir » est trop soutenu pour une telle phrase. Du coup ça fait vraiment « beau mot rajouté ».

Citer
En effet, quelque chose de métaphysique en même temps que de charnel semble me lier à cette femme mystérieuse, au regard de feu.
Pourquoi tu cases un adverbe dans chacune de tes phrases ? T’es pas en train de faire une dissert ! Surtout qu’il n’y a aucun rapport logique entre tes deux phrases.
Métaphysique et charnel ? Tu m’expliques ? Parce que là, c’est le noir complet, pour moi. Le personnage sait-il au moins de quoi il parle ? ::)

Citer
Parfois, j'ai la vague impression de distinguer son parfum... sucré... laiteux... alors qu'elle ne sentir que la terre cuite, ce dont elle est faite.
Syntaxe error

Citer
Apparemment, il en était tout à fait excédé de ma présence.
Syntaxe error

Citer
Elle voulait pas me lâcher.
Il faudrait que tu choisisses une bonne fois pour toute une tonalité. Tu peux pas mélanger ainsi voc soutenu et phrase orale.

Citer
Néanmoins, quand elle m'embrassait, quand ses mains, légères et hardies, sillonnaient mon corps de caresses, il me semblait, encore et toujours, ne voir, ne sentir, ne faire l'amour, qu'à l' Égyptienne. 
Trop de virgule tue la virgule

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Je vous demande un peu, coucher avec une une vraie femme, appétissante qui plus est, charnue, et ne rêver qu'à une statue !
Ne rêver que d’une statue ?
Sinon t’as mis deux fois « une ».

Citer
Voilà qui semble pour le moins étrange, pour ne pas dire tordu tout simplement.
Bof pas tant que ça et puis on le comprend tout seul que c’est étrange, pas besoin de nous le répéter.

Citer
après qu'elle l'eût quitté,
l’eut

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ne pouvant supporter l'idée de vivre sans elle désormais.
Le « désormais » est inutile.

Citer
Un autre, plus pragmatique celui-là, a tenté de l'enlever, de la forcer à vivre avec lui en quelque sorte ; mais elle a beuglé sauvagement, ameutant tous les voisins... le type s'est fait coffrer.
XD, c’est pas du tout crédible…

Citer
L'antique c'était pas sa tasse de thé apparemment.
L’antique, c’était

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- Mais comment tu vas me les rembourser après ? m'a-t-elle questionné, tout à fait prête a céder.
à céder

 
Citer
J'allais clouer le bec au propriétaire, qui jusque là n'avait eu pour moi que mépris.
Jusque-là / DU mépris

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En regagnant mon domicile cependant, je transpirais.
Pourquoi « cependant » ? en quoi y a une opposition avec la phrase précédente ?

Citer
A vrai dire, je suais comme une vache.
T’es allé vérifier si les vaches suaient ?

Citer
J'avais posé l’Égyptienne à côte de moi, recouverte d'un drap noir.

Côté

Citer
un sacré dégueulasse que cet homme là.
Homme-là

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Irritable, soupçonneux, versatile, il faisait vivre un enfer à sa jeune femme, belle et séduisante cependant, comme j'en ai vues très très peu.
Encore une fois le « cependant » n’a aucune raison d’être.

Citer
J'en étais très fier de cette oeuvre là.
Œuvre-là

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En me rasant néanmoins, d'un geste brusque, je me suis coupé
.
Idem pour « néanmoins »

Citer
Le sang a jailli, épais, noirâtre, et a coulé le long de mon cou.

Son sang est épais  et noirâtre ???

Citer
" Merde ! " me suis-je écrié, avant de me mettre à insulter le rasoir, par une réaction stupide.
Le « par  une » n’est pas grammatical

Citer
En regagnant le salon, la statue était toujours là, immobile. Elle me semblait majestueuse... une vraie merveille cette chose là.
Tu tournes en rond. Tu répètes inlassablement la même chose avec les mêmes mots.
Citer
Ensuite, sur la commande de ma chambre, à plein nez, j'ai sniffé de la cocaïne... un véritable feu d'artifice mental.
Pourquoi « ensuite » ?

Citer
e me suis levé, et en arrivant dans le salon, merde alors ! la vache ! ma statue n'était plus là !
la vache ? c’est TOUT ce qu’il pense ? alors qu’il fantasme sur sa statue depuis des jours et des jours ?

 
Citer
'ai tout de suite pensé à un cambriolage.
Bug

Citer
Quel mot employer ? Quelqu'un peut-il m'aider ? Que Dieu me secoure, s'il existe !
J’aime pas du tout l’effet. Enfin, je trouve ça assez ridicule. :-[

Citer
Mais en regardant l’Égyptienne, j'ai eue la très nette impression qu'elle avait changé,
Eu

Alors. J’ai vraiment pas du tout accroché. Je trouve l’histoire pas vraiment crédible (un prof qui va chez un antiquaire à pas d’heure, qui prend de la cocaïne…) et l’histoire de la statue est assez déjà-vu. Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est ton écriture. Je ne supporte pas les points de suspension, ben là j’ai été servie. Je vois vraiment pas ce qu’il apporte de plus, au contraire, je trouve qu’il décrédibilise totalement ce que tu dis. D’ailleurs, je pense que tu gères mal ta ponctuation : la moitié de tes virgules sont placées à des endroits assez aberrants qui cassent la syntaxe de tes phrases et elles pullulent trop. Du coup ton texte est vachement haché et ta ponctuation vient essayer d’insuffler un rythme alors que c’est dans la phrase même qui doit créer un rythme et pas juste la ponctuation.
Autre problème : les adverbes. Encore une fois, ils pullulent et sont souvent placés à des endroits inappropriés.  Si on écrit « cependant » c’est parce qu’il y a une opposition entre ce que tu viens de dire et ce que tu es en train de dire. Sinon on ne met rien.
Ce qui m’a gênée aussi c’est le mélange assez bizarre d’expressions soutenues et de langage oral, faut faire un choix, ici, le texte a le cul entre deux chaises faute de choisir une tonalité propre.
Bref, voilà, je suis désolée si je dis les choses un peu trop franchement, mais je pense qu’il faut vraiment que tu revois la narration de cette première partie pour ne pas que ta deuxième partie parte elle aussi dans un mauvais sens !

Ne te décourage pas pour autant !
Titre: Re : La Statue Égyptienne
Posté par: Kathya le 11 Juin 2011 à 21:10:42
Citer
Mais qui avait pu entrer chez moi sans que je n'entende rien ?
En même temps, il était défoncé...

L'antiquaire devrait faire payer les visites.  :mrgreen:

Sans être grand adepte de fantastique il faudrait revoir la formulation de certains passages. Le narrateur paraît tellement frivole que je n'arrive pas à le prendre au sérieux. A aucun moment je n'ai ressenti le malaise si typique du fantastique, quand bien même je me doutais depuis le début que la statue était louche !  ::)
Titre: Re : La Statue Égyptienne
Posté par: Ambriel le 11 Juin 2011 à 22:16:13
Salut !

Alors, je suis d'accord avec ernya pour ce qui est de la ponctuation et le langage du narrateur. Il faudrait que tu revois un peu ça.
J'ai trouvé que le coup de la cocaïne arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe, ça n'est pas très crédible et ça n'apporte finalement pas grand chose ^^.
Sinon, là c'est pas une critique du tout c'est juste une remarque comme ça : ton personnage me semble ne considérer les femmes que comme des objets sexuels :

Citer
En effet, quelque chose de métaphysique en même temps que de charnel semble me lier à cette femme mystérieuse, au regard de feu.

Citer
Entre nous c'est une simple affaire de fesse, ni plus ni moins.

Citer
Je l'aurais volontiers mise dans mon lit celle-là !

Après ça c'est le caractère, donc bon XD. Par contre, comme disait Kathya, il me parait un peu  "frivole" (surtout pour un prof, quand même) donc j'ai un peu de mal à le prendre au sérieux.
Voilà, sinon l'histoire est sympa, faudrait que tu revois un peu ça et que tu postes la suite ^^.
 :mafio:
Titre: Re : La Statue Égyptienne
Posté par: Gros Lo le 01 Octobre 2011 à 22:46:02

Aaaah j'ai fermé mon commentaire. Bon, il était pas long. Je disais que :
je trouve que ça ressemble énormément (surtout le début en fait) à une nouvelle de Théophile Gautier ("Le pied de momie" je crois). Tu t'en es inspiré ? au fur et à mesure tu prends un peu des distances, mais du coup le style s'en ressent je trouve, ça devient moins soigné, jusqu'à la conclusion qui est un peu bâclée... non ?
Du coup, tout dépend de cette source supposée d'inspiration. Si tu la connais pas, alors continue, c'est vraiment pas mal (je parle surtout du début), le décor est sympathique et l'idée n'est pas déplaisante. essaie de travailler ton style sur la longueur, qu'il ne s'essouffle pas, que tu ne te lasses pas de rédiger.