Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Guigui6w le 18 Juin 2023 à 22:31:59
-
Parfois, la vie ne résonne pas comme elle devrait résonner. Pourtant elle suit son cour.
C’est moi qui ne résonne pas avec elle.
Je détonne. Je m’éloigne. Mes attentes et mes sentiments fonctionnent à l’envers. C’est quand l’été fleurit autour de moi qu’un orage assombrit mon être. Comme pour me rappeler que l’été, de toute façon, finira par s’envoler pour la froideur de l’hiver. Comme pour me rappeler que je ne mérite pas cet été, que j’appartiens à l’hiver.
Je porte un parapluie quand il y a plein soleil. Je suis un homme constamment sous la pluie, sous l’appui de personne.
Je sais que je suis condamné à être seul. Ça ne marche jamais. Je ne marche jamais. Je ne suis pas fait pour être aimé, en faite j’ai du mal à imaginer quelqu’un m’aimer. Il y a cette pourriture à l’intérieur de moi, je la véhicule depuis trop longtemps.
J’aimerais pouvoir parler à quelqu’un de la manière dont je me parle à moi-même. Mais la vérité c’est que personne ne me connait dans mon entièreté. Personne ne me voit, je me suis dissous dans ce brouillard d’hiver.
Je me demande si tous les écrivains sont aussi tristes que moi car la seule manière de dépeindre un sentiment est de l’avoir vécu.
On dit qu’une triste journée ne signifie pas une triste vie mais qu'en est-il lorsque cette journée se transforme en semaines, en mois et en années ?
Je n’arrive pas à aimer. Je n’arrive pas à m’aimer. La lumière chez les autres me fait mal puisque la mienne est éteinte. Comme si la lumière chez les autres n’avait de sens que lorsque la nôtre s’est éclairée.
Il fait froid aujourd’hui, la température environne les trente degrés. Je marche seul dans les rues d’un parc. Les passants me dévisagent, me lancent des regards amusés, réprobateurs et curieux.
Le Soleil poudroie les promeneurs de ses rayons joyeux. Ils ricochent contre mon parapluie. Je le tiens fermement et marche dans son ombre. Je ne sais pas si j’arriverai à m’en détacher. Je ne sais pas si je laisserai, un jour, les reflets ensoleillés m’éclairer.
-
Un bon texte. On comprend bien (ou alors c’est une affaire de goût personnel) l’état de détresse - si j’ose dire - émotionnel du personnage. Ce côté cynique qu’il a presque entièrement renoncé à combattre. Il y a juste une ou deux phrases que j’aurais tourné différemment (mais c’est un avis personnel) :
« On dit qu’une triste journée ne signifie pas une triste vie mais qu'en est-il lorsque cette journée s’est transformée en semaines, en mois et en années ? » : Là par exemple je serai resté au présent en fin de phrase : « qu’en est-il lorsque cette journée se transforme en semaines, […] »
Voilà … :) Au plaisir de te relire !
-
Un bon texte. On comprend bien (ou alors c’est une affaire de goût personnel) l’état de détresse - si j’ose dire - émotionnel du personnage. Ce côté cynique qu’il a presque entièrement renoncé à combattre. Il y a juste une ou deux phrases que j’aurais tourné différemment (mais c’est un avis personnel) :
« On dit qu’une triste journée ne signifie pas une triste vie mais qu'en est-il lorsque cette journée s’est transformée en semaines, en mois et en années ? » : Là par exemple je serai resté au présent en fin de phrase : « qu’en est-il lorsque cette journée se transforme en semaines, […] »
Voilà … :) Au plaisir de te relire !
Merci pour ton retour. J'ai bien pu rectifier mon texte grâce à ta remarque. Merci !
-
Merci pour ton texte.
Ton héros est dépressif . Il ne voit que le sombre dans la lumière.
-
Je me demande si tous les écrivains sont aussi tristes que moi car la seule manière de dépeindre un sentiment est de l’avoir vécu.
Vraiment cette phrase m'a frappé en plein dans le coeur, je crois que je me reconnais dans ton texte.
-
Je me demande si tous les écrivains sont aussi tristes que moi car la seule manière de dépeindre un sentiment est de l’avoir vécu.
Vraiment cette phrase m'a frappé en plein dans le coeur, je crois que je me reconnais dans ton texte.
Je pense que tous les écrivains véhiculent une certaine tristesse en eux, du moins une grande sensibilité.
-
Merci pour ton texte.
Ton héros est dépressif . Il ne voit que le sombre dans la lumière.
Merci pour ton retour !
-
Hello Guigui6w,
Texte intéressant fondé sur une opposition climatique entre hiver et été, et les sentiments qui y sont associés par le narrateur :
Hiver = froideur, pluie, brouillard, ombre -> solitude, tristesse
Soleil = chaleur, lumière -> joie, bonheur d’être ensemble
Le narrateur "je" se sent en déphasage par rapport au climat, par rapport aux autres, pour lui c’est toujours l’hiver, même en plein été. Il marche sous son parapluie (bulle de solitude et de tristesse) au milieu des groupes joyeux de promeneurs qui profitent de la lumière et de la chaleur (30°) des rayons du soleil.
Sur la cause de ce déphasage, on ne peut que conjecturer : "Je ne suis pas fait pour être aimé".
Il se peut que le personnage ait subi un revers sentimental, ou n’ait tout simplement pas encore rencontré l’âme sœur !
Son parapluie, symbole de sa dépression, fonctionne comme une bulle qui l’isole et le protège du bonheur des autres, trop difficile à supporter :
Je n’arrive pas à aimer. Je n’arrive pas à m’aimer. La lumière chez les autres me fait mal puisque la mienne est éteinte. Comme si la lumière chez les autres n’avait de sens que lorsque la nôtre s’est éclairée.
2 petites choses à corriger :
sous l’appuie de personne. -> sous l’appui de personne. (sans l’appui de personne ?)
en faite j’ai difficile à imaginer quelqu’un m’aimer. -> en fait j’ai du mal à imaginer quelqu’un m’aimer.
Voilà, j'espère que tu pourras bientôt ranger ce parapluie 8) !
-
Hello Guigui6w,
Texte intéressant fondé sur une opposition climatique entre hiver et été, et les sentiments qui y sont associés par le narrateur :
Hiver = froideur, pluie, brouillard, ombre -> solitude, tristesse
Soleil = chaleur, lumière -> joie, bonheur d’être ensemble
Le narrateur "je" se sent en déphasage par rapport au climat, par rapport aux autres, pour lui c’est toujours l’hiver, même en plein été. Il marche sous son parapluie (bulle de solitude et de tristesse) au milieu des groupes joyeux de promeneurs qui profitent de la lumière et de la chaleur (30°) des rayons du soleil.
Sur la cause de ce déphasage, on ne peut que conjecturer : "Je ne suis pas fait pour être aimé".
Il se peut que le personnage ait subi un revers sentimental, ou n’ait tout simplement pas encore rencontré l’âme sœur !
Son parapluie, symbole de sa dépression, fonctionne comme une bulle qui l’isole et le protège du bonheur des autres, trop difficile à supporter :
Je n’arrive pas à aimer. Je n’arrive pas à m’aimer. La lumière chez les autres me fait mal puisque la mienne est éteinte. Comme si la lumière chez les autres n’avait de sens que lorsque la nôtre s’est éclairée.
2 petites choses à corriger :
sous l’appuie de personne. -> sous l’appui de personne. (sans l’appui de personne ?)
en faite j’ai difficile à imaginer quelqu’un m’aimer. -> en fait j’ai du mal à imaginer quelqu’un m’aimer.
Voilà, j'espère que tu pourras bientôt ranger ce parapluie 8) !
Merci pour ton retour. Ravi de lire une analyse juste et correcte de mon texte. J'ai corrigé les deux erreurs que tu as remarqué et t'en remercies.