* Avertissement général *
J'ai mis le texte en spoiler car il est susceptible de faire violence et de créer un malaise diffus à la lecture.
Bonjour à vous,
J'aimerais retravailler un texte qui tient une place un peu à part pour moi et à propos duquel je manque d'objectivité et de recul. Des retours de lecture seraient donc très appréciables, notamment en terme de ressentis et de compréhension globale de l'histoire. Je remercie chaleureusement d'avance celles et ceux qui s'y aventureront.
N’ombilic
Dans l’espace, le son n’est pas. Il n’y a pas d’air. Il ne peut y avoir de silence, de sens, ni de lieu. Seulement des matières qui exercent des forces en elles-mêmes et entre elles. Des matières placées et déplacées, en errance. Elles s’émiettent et émettent des signes d’activités, font et se défont. Le jour nous obstrue la vue pour que la nuit nous puissions les apercevoir qui luisent, émettent ou reflètent. Dans les lieux terrestres inoccupés, nous voyons le ciel, nous sommes la voûte étoilée et le plafond ouvert.
{en-fermée}
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{vers-tebre}
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{uni-vers}
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{l’un-passe}
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{re-fermé}
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Un retour sur les deux premiers fragments de ton texte Beglous,
belle langue que celle là, mais je te l'ai déjà dit.
un nouvel ombilic des limbes...
B
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Un grand merci pour ta lecture et ton retour Basic :coeur:
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Je vais corriger les coquilles que tu as trouvées et repenser certaines formulations.
Bonjour Beglous
voici ma deuxième contribution à ce texte.
Je maintiens mes remarques précédentes sur la qualité et l'originalité de ton texte. Effectivement, il demande un engagement du lecteur, un certain effort mais c'est bien.
B
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Coucou Beglous,
Après avoir tout lu, le premier truc qui me vient à l'esprit c'est "Putain, c'est beau!" :D
J'aime beaucoup ta façon d'écrire, ce lyrisme un peu glauque parfois, tes tournures phrases, tes descriptions vivantes.
Pour ce qui est du fond : la trame de l'histoire est "simple" (attention rien de péjoratif dans ce mot), peu de personnages mais on entre direct dans leur psyché (je me suis identifiée de suite à ꓞ, que j'ai vu comme une fille à l'envers, "brisée"). Par contre, tu laisses planer tout un mystère autour de la situation : que se passe-t-il vraiment, qui sont les fermiers, pourquoi?
Ca ne me gêne pas de combler les trous et de faire un effort d'imagination pour deviner les réponses aux questions. Je préfère tisser moi-même ce qu'il "manque" plutôt que l'on m'abreuve d'informations qui font disjoncter mon cerveau (équilibre que j'ai du mal à saisir quand j'écris, entre suggestion et description lourdingue!).
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J'ai beaucoup aimé ce texte, l'ambiance est lourde, mais il est touchant, poignant, quelque chose qui ressort et qui marque.
Un peu sur ma faim à la fin, mais c'est le jeu des textes vaporeux.
Dans le détail :
{en-fermée}
Rien à dire. J'adore le poème, j'adore le concept de maux-disseur (le pinson dans la barbe, ça me rappelle quelqu'un, mais impossible de me souvenir qui!).
{vers-tebre}
Sa propre mâchoire ne répond plus et tombe, ses lèvres embrassent la boue, long froissement de la chair qui enfle sous l'effort.
Cette deuxième partie, j'ai du mal à la visualiser, à comprendre. Elle s'est fait mal, ses lèvres enflent, mais pourquoi sous l'effort?
Une pointe la transperce et un liquide chaud se répand et se mêle à la terre muette.
Je sais pas si la répétition est voulue.
Face à ce contournement inévitable, elle roule et se déroule latéralement à la ligne hérissée d'épines.
Là aussi, je me demande : elle longe des barbelés? (juste un détail!)
À la force d'une dernière poussée, le bois se fondra en arbres, les arbres seront bâtisses et sous les toits elle trouvera refuge
Joli! :coeur:
Un sol moelleux comme des bras de lait la recueille, elle enfouit son visage dans la boue. Des êtres se meuvent, dodelinant leur corps pesant et rond et croûtés de boue sèche. Ils renâclent et couinent. Elle entend des voix qui rassurent. Elle sent sous les groins la paume de mains qui caressent. Des montées d’excitation prennent le timbre de sa mère ébranlée par son départ précipité. C'est l'heure du retour au sein. C'est le soulagement d'une libération aux forçages endurcis qui cuisent et creusent la capacité à l’amour. C'est pourtant les dents qui écrasent et malaxent, qui écrabouillent et mastiquent, et ses os de miettes broyés qui cèdent et craquent. Elle se souvient du goût iodée des larmes.
"...rompue."
La mère de pierre s’est figée, sortie de terre, minérale, ses yeux écarquillés ont entendu l'appel. Il lui a semblé qu’on l’appelait d’une misère de cœur. Il lui a semblé reconnaître cette voix. Elle doit retourner à la statue et la prier. En chemin elle rencontrera un jeune homme, F, au regard de ceux qui vont pour tomber. Il ne connaîtra pas la temporalité de sa chute. Le trou est le lieu de l’agonie que l’on cherche à franchir pour s’en sortir - sortir de l’oubli en niche sur la crête - le trou est pur espace, crue du temps. Les disparus se pensent quitter le revers du monde et sortir à l’envers, renversés d’eux-même pendant la chute. La mère de pierre ne peut rien dire au jeune homme car le maux-disseur en a trop emporté, elle-même est inscrite à l’ouvrage de plomb et soulagée du dire. Elle sourit tristement au jeune homme, des matières en errance se croisent.
Nous ne pouvons tomber hors du monde.
Beaucoup d'images me viennent dans ce passage, sans que je ne puisse bien saisir ce qu'il se passe. Pas grave. Les mots "couine" et "groin" m'emmènent dans une direction, la mère m'y conforte mais la mère de pierre m'indique que la direction n'est pas la bonne... Tu arrives à perdre ton lecteur mais cela n'est pas gênant, on s'est habitué au flou. Par contre la partie en gras me gêne : la mère de pierre n'est-elle pas celle qui l'accueille? Pourquoi doit-elle sortir pur la prier?
"renversés d’eux-même pendant la chute" : comme ꓞ?
Sinon, pas vu de coquilles, orthographe nickel!
Une ambiance étrange pour un texte étrange mais on te suit volontiers, tes phrases appellent le lecteur.
Je reviendrai pour la suite.
Merci pour ce très beau tissu d'histoire! :)
Bonjour à vous trois,
Je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir faire une réponse détaillée à vos retours aujourd'hui. Je me remets lentement d'une vilaine grippe fiévreuse et je ne me sens pas en état de revenir point par point sur ce qui vous a interpelé. Je tenais cependant à vous remercier pour vos lectures et vos retours.
Basic,
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Aponiwa,
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Luudai Lou,
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à bientôt pour une réponse en bonne et due forme :oxo:
*edit*
Me revoilà pour revenir sur vos retours que je remercie encore une fois chaleureusement :coeur:
Basic,
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Aponiwa,
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Luudai Lou,
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Je vais me pencher attentivement sur vos précieux conseils.
Merci.
De ceux qui sont tombés dans l’oubli reste l’idée confuse d’un lien. Ils sont commémorés par temps de nuits claires. On peut voir dériver sur les eaux de l'Onch des papiers incandescents dont la fumée largue en secret le nom des oubliés. Les cailloux lancés viennent éteindre ces échos fumeux et chacun rentre chez soi, dans le plus simple apparat, défait de toute éternité. Ils ont un guérisseur, aux dons multiples, détenteur des mots oubliés. Un gai pinson, niché dans la toison du vieillard, chante. On l’entend venir de loin avec les remous de sa cape que le chuchotement des mots soulève. Dès son arrivée au village, les gens affluent pour se débarrasser de ce qui leur obscurcit la gorge et ce qui leur étreint le cœur. Ils s'accroupissent chacun leur tour sous cape et murmurent les mots à éteindre. Il les inscrit dans un ouvrage de plomb qu'il transporte avec lui. Dans un village sur la crête du mont Jwoah, par où s’écoule en cascade l’Onchp, il est appelé le maux-disseur.
[/i]
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Je suis en train de relire ton texte, à la lumière de ton éclairage, et j'avoue que j'y vois un peu plus clair.
D'abord j'aime vraiment ton style, la rythmique et tout.
Et petit détail,
l'Onch et
l'Onchp, sont-ils une et même chose?
Bonjour à tout deux, merci beaucoup à vous d'être revenus sur ce texte :coeur:
Aponiwa,
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Luudai Lou,
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.