Salut !
Les défis Tic-Tac, c'est quoi ? Un sujet aléatoire est donné et on a une heure pour écrire un texte. Hésitez pas à fouiller le sujet éponyme épinglé en haut de section pour plus de détails, ou même poser vos questions ;)
Pour ce Tic-Tac, ça donne quoi ? le sujet est un mélange de phrases et images, donné par Beglous :) merci Beglous ^^
omer.mobi
(https://omer.mobi/soute/untitre/couverture_mus.php?s=RP-P-1935-1420-CUT&t1=Le+vaisseau%0D%0A&t2=du+trompe+l%27oeil%0D%0A&a=Tic-Tac)
romainvaleri Un numismate attendra deux tiers des putois.
thestoryshack.com An artist has limited time to prepare a rusting hulk. Events are destabilised by a secret revealed.
(traduction du web) : Un artiste a peu de temps pour préparer une carcasse rouillée. Les événements sont déstabilisés par un secret révélé.
Salut le Monde et les tic-taqueurs,
Je n'osais pas trop m'annoncer avant d'être sûre d'être inspirée. Et j'ai dû lutter pour ne pas me torturer et écrire sur "des évènements déstabilisés par un secret révélé.", parce que ça aurait été encore très dur, et de l'écrire pour moi, et de raccrocher les wagons de la compréhension pour quelqu'un d'autre que ma meilleure amie qui connaît mon tourment. Enfin bref ! Heureusement, j'ai retrouvé Weight of the World (https://www.youtube.com/watch?v=Dsk3DTdTY3Y) aujourd'hui, qui m'a accompagnée pendant l'écriture et m'a évité de déraper. J'avais pas d'idée de titre...
En vous souhaitant une bonne lecture et une bonne soirée !
Ni Kraken, ni sirène
Assise à la place du capitaine, j’observai le bureau recouvert de diverses cartes, plus ou moins imagées. Je traçai du bout du doigt des côtes que nous avions mis des semaines à longer. Mon ongle se heurta à une irrégularité, là où nous avions affronté de valeureux corsaires. Des hommes étonnamment sauvages et nobles, à la posture assurée et le combat loyal. Je me remémorai chaque jour, une aventure qu’un seul coup de crayon ne pouvait imager avec fidélité. Le redoutable Kraken, nous ne l’avions pas croisé, remplacé dans nos journaux de bord par des bancs entiers de baleines chanteuses. L’Atlantide, nous ne l’avions pas découverte, très vite écartée de nos imaginaires par l’exotisme d’îles à la végétation luxuriante. Les sirènes avaient accompagné une partie de notre voyage de leurs maudites mélodies. Je pouvais bien me l’admettre, protégée par la solitude de la cabine, je me serais bien passée de compagnes aussi pénibles ! Surtout quand l’une d’elles avait tenté de me voler mon…
Oui, des eaux tantôt paisibles, tantôt troublées, parfois même déchaînées, des jours ensoleillés, d’autres pluvieux. Combien de fois avais-je craint le pire, redouté qu’on n’y arrivât jamais ? Mais aujourd’hui, tout cela me sembla bien loin. Une aventure, balayée en l’instant par l’imminence de sa destination. La porte s’ouvrit avec grand fracas et mon frère entra dans la pièce, trop exigüe pour sa forte carrure. Nous nous ressemblions, autant que notre jumelage nous le permettait : les mêmes épais cheveux noirs, la même peau, trop foncée pour les bienpensants, forgée par nos expériences malheureuses et les mêmes grands yeux d’émeraude. Il me sourit, son visage toujours magnifique malgré les coups d’estocs reçus et son unique dent manquante. Oui, mon frère restait l’homme le plus magnifique qu’il me fut donné de connaître.
J’ouvris la bouche, voulus lui demander…
— Nous arrivons, petite sœur.
Je me levai et accourus vers lui, autant que mes jupons me le permettaient. Mon enthousiasme, mon impatience me laissaient fébrile. Mes doigts tremblaient entre les siens, mon cœur se contracta dans ma poitrine, soudain trop étroite, mes poumons oublièrent même comment fonctionner et mon souffle se coinça. Je devais… je voulais… il fallait… les mots s’emmêlèrent dans mon esprit et ma tête me tourna. Comme à son habitude, mon frère remarqua mes émotions emmêlées et me rattrapa d’un bras autour de mes hanches.
— S’il-te-plaît, grand frère ! Je dois le voir ! Maintenant !
Salutations Luna Psylle :)
merci Beglous ^^
Avec plaisir ^^
Les sirènes avaient accompagné une partie de notre voyage de leurs maudites mélodies. Je pouvais bien me l’admettre, protégée par la solitude de la cabine, je me serais bien passée de compagnes aussi pénibles ! Surtout quand l’une d’elles avait tenté de me voler mon…
J'ai beau relire, je n'arrive pas à comprendre ce qui se joue autour des sirènes puisqu'elle se dit protégée par la cabine, mais en même elle se plaint des sirènes, entend-elle tout de même leurs mélodies ? Et en plus de cela elle se fait voler son je-ne-sais-quoi, du coup je ne comprends pas le fait qu'elle se sente protégée. Et j'ai trouvé assez étrange cette interruption dans ce fil de pensées car la suite ne constitue pas une interruption justement, un événement qui aurait empêché la protagoniste de poursuivre son discours intérieur... Pourquoi cette censure ?
Nous nous ressemblions, autant que notre jumelage nous le permettait : les mêmes épais cheveux noirs, la même peau, trop foncée pour les bienpensants, forgée par nos expériences malheureuses et les mêmes grands yeux d’émeraude. Il me sourit, son visage toujours magnifique malgré les coups d’estocs reçus et son unique dent manquante. Oui, mon frère restait l’homme le plus magnifique qu’il me fut donné de connaître.
Je me demande pourquoi dans son discours intérieur la protagoniste décrit avec autant de précision son jumeau, comme si elle racontait cela à quelqu'un. Je me suis trouvée à quelques reprises dans cette confusion quant au discours, comme s'il était relaté à un autre, or il paraît bien être intérieur.
Je me levai et accourus vers lui, autant que mes jupons me le permettaient. Mon enthousiasme, mon impatience me laissaient fébrile. Mes doigts tremblaient entre les siens, mon cœur se contracta dans ma poitrine, soudain trop étroite, mes poumons oublièrent même comment fonction et mon souffle se coinça. Je devais… je voulais… il fallait… les mots s’emmêlèrent dans mon esprit et ma tête me tourna. Comme à son habitude, mon frère remarqua mes émotions emmêlées et me rattrapa d’un bras autour de mes hanches.
*comment fonctionner, petite coquille
J'avoue que je suis un peu perdue. J'ai l'impression qu'il y a trois césures dans le discours de la protagoniste qui me paraissent difficile à appréhender sur un si court texte. Par exemple ici, il y a un emballement très marqué, comme une désorganisation, qui tranche nettement avec le ton précédent, mais je ne comprends pas quel élément vient faire interruption.
Finalement est-ce-qu'on ne serait pas dans "des événements déstabilisés par un secret [non] révélé" ? :D