Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Vincent le 02 Juin 2023 à 18:27:30
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Il y a dans cet arbre
Il y a dans cet arbre des mots au goût de miel
et dans ces fleurs du vent, le tempo de mon ciel
Il est empli d'étoiles, le reflet de mes yeux,
Chacune brille en mon âme, la vibration de Dieu
Je sens pousser en moi ses racines douloureuses
En entrant dans mon corps, dans mes veines silencieuses
Je les entends briller au fond de mes artères
Et vois dans leur reflet la nature de la terre
Il y a dans cet arbre, la mémoire de mon sang,
Chaque feuille accrochée à la branche de l'espoir
Me vient du temps passé, un peu du temps présent
Chevauchant l'horizon, dans le soleil du soir
Les couleurs de ses bruits me rappellent la vanille,
Les enfants dans la cour s'amusent à la chenille,
Dans un vol de corbeaux, ils croassent dans la nuit
Je marche au bord de l'eau, en moi la lune luit
Il y a dans cet arbre toute ma symphonie
Tous les pupîtres claquent, chantent la poésie
Mon violon-paloma conte la comédie
Et les mondanités sont enfin reparties
le 27-5-2023
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"Et les mondanités sont enfin parties"
Elles souvent sources de nos maux.
Mais pourrait-t-on vivre sans elles ?
Différence entre mondanité et monde.
L'arbre est un des symboles de notre refuge.
La tension entre l'arbre et les mondanités crée la nécessité vitale de l'art.
Sans l'expression de l'art les mondanités seraient notre tombeau et nous dessous enterrés vivant.
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Je ne sais pas, je vis uu fond de ma grotte, ma chate ne l'es pas, mon chat a mauvais caractère comme moi, j'espère que là-haut il y a des chats, merci LOF
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Quelques vers qui "coulent" si bien que je me laisse porter sans trop penser. Un plaisir,
Je mets quelques vers en avant :
"Il y a dans cet arbre des mots au goût de miel
et dans ces fleurs du vent, le tempo de mon ciel
Je marche au bord de l'eau, en moi la lune luit"
Cela me rappelle étrangement les poèmes "exploration du corps intérieur" de Jules Supervielle.
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Salut !
J'aime bien la façon dont tu développes les cinq sens dans ton poème, ça le rend immersif et parlant.
D'ailleurs il m'a un peu fait penser au poème Aux arbres de Victor Hugo
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme
Au gré des envieux, la foule loue et blâme
Vous me connaissez, vous!