Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Nadir le 01 juin 2023 à 21:04:13
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pareil l'amour de l'homme,
pareil l'amour de la bête,
pas d'homme pour arrêter le vent.
Je furetais, penaud, entre les rayons. Ils semblaient infinis, s'étendre bien au-delà des mondes dont leurs étagères étaient emplies et charriaient depuis toujours. Je m'amusais joyeusement du fragile équilibre des livres en les ramenant vers moi du bout de l'index ; mécanique attitude. Les allées étaient vides et j'avais bientôt fini d'infliger du séisme à ces mondes inviolés – cette bibliothèque, du plus loin qu'il me souvienne, avait toujours été déserte, son emplacement, situé au carrefour le moins emprunté de la planète n'y aidant pas – quand je m'arrêtai net, dérangé par une sensation étrange. Je crois n'avoir jamais rien éprouvé de pareil. Les vitres au loin tentaient maladroitement de dissuader l'éclat d'un grand soleil. Je fus happé par je ne sais quelle force bizarre, tout la peau et ce qu'elle renfermait me faisait mal, les yeux tremblotaient dans leur orbite, le sol se dérobait sous moi, littéralement. Dans mon ventre avait jailli des papillons.
Cette bibliothèque, du plus loin qu'il me souvienne, oui, avait toujours été déserte. Aujourd'hui, elle est pleine de nos enfants qui repeuplent le carrefour de leurs rires.
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Salut Nadir,
Détails :
j'avais bientôt fini d'infliger du séisme à ces mondes inviolés
il me semblerait intéressant de ne pas répéter "monde"
avait toujours été déserte, son emplacement, situé au carrefour le moins emprunté de la planète n'y aidant pas
je n'aime pas trop l'emplacement situé ; et le "n'y aidant pas" (le "aider à quoi" se pose, le sens est compréhensible bine sûr).
Les vitres au loin tentaient maladroitement de dissuader l'éclat d'un grand soleil.
dissuader de qq chose me paraît plus juste
dissuader de pénétrer en ces lieux... ou un truc du genre
tout la peau et ce qu'elle renfermait me faisait mal,
toute la peau, non ?
(et pourquoi pas "toute ma peau" ? "mes" yeux ?)
Aujourd'hui, elle est pleine de nos enfants qui repeuplent le carrefour de leurs rires.
pq ne pas rester à l'imparfait ?
La fin est très jolie, correspond bien à la notion de "proto-récit", y a une ellipse énorme qui s'explique par l'abondance des livres tout autour et de leurs histoires innombrables.
J'ai bien aimé.
Merci pour la lecture !