Le Monde de L'Écriture
Sous le soleil des topics => Discussions => Le petit salon => Discussion démarrée par: Plume d'argent le 22 Avril 2007 à 19:12:16
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L'Homme peut-il, malgré les contraintes de la société(culture, travail...) être libre? Et comment s'affirme cette liberté?
Pour ma part, je pense que l'Homme n'est pas libre à proprement dit parce que la sociéte continue toujours d'exercer sur lui une puissance supérieure et lui impose ses lois et ses contraintes. Il ne peut affirmer sa liberté qu'en retournant à son état primitif mais il ne peut pas car ce serait détruire tous les progrès que l'Homme a fait jusqu'à présent et parce que la culture a une grande influence sur cette décision. Par exemple, il ne peut manger comme il l'entend mais doit tenir la cuillère et la fourchette comme telle, selon les traditiosn et le niveau culturel d'une certaine société.
Bon, je laisse place à vos avis, j'avais plein de choses à dire à ce sujet mais ma mère est venue me réprimander sur le temps que je passe sur l'ordi et j'ai tout oublié.
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Je pense qu'au contraire, c'est la culture qui libère l'homme.
Je m'explique: si nous restions à l'état "de nature", comme par exemple les enfants "élevés" par des animaux que l'on a retrouvé (Victor...), nous agirions par instinct seulement, et serions enchaînés. Ainsi, nous ne pourrions que laper l'eau, ou manger à même le sol, comme des bêtes.
Or la culture permet une grande ouverture à l'être humain- d'ailleurs, tous les peuples sont pour moi des "cultures"; l'état de nature tel que le conçoit Rousseau (les vahinés etc :D ) est une vaste blague. J'argumente: une fois que l'on sait manger avec une fourchette, on peut apprendre à manger avec des baguettes, à manger seulement avec la main droite en piochant dans le plat, à se servir de feuilles pour recueillir la nourriture, etc. On peut même faire le choix de manger tout simplement avec les doigts!
De plus, je ne pense pas que la société soit à pour nous "enfermer", même si cela arrive. Il faut apprendre à "danser dans les chaînes", comme dit Nietzsche. Un domaine tel que celui de l'imaginaire devient, par l'écriture, celui de toutes les libertés. Même si ensuite, le texte est censuré, rien ni personne ne peut enfermer quelqu'un dans sa tête...
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« Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère. »
-- Lacordaire
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Je propose de transformer le titre de ce fil en "liberté et culture car il y a déjà un sujet intitulé"Qu'est-ce que la Liberté?" (http://littera.ovh.org/forum/index.php/topic,163.0.html)... :-°
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en vous lisant, je repensais à un texte de Cioran, qui dans un généreux élan de pessimisme, estimait que la seule liberté que l'homme possède est celle de se supprimer bref le suicide. parce qu'elle est contraire à l'instinct de survie qui prime dans la faune et la flore de cette planète. Donc, un individu qui se suicide a dépassé cet instinct ce qui correspondrait selon lui à la liberté ultime. Une théorie qui m'avait beaucoup frappée à l'époque et à propos de laquelle je ne suis pas d'accord. J'estime que la vie est un don précieux et que lui donner un sens est plus libérateur que d'y mettre fin.
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Si il est possible de briser les loi de la nature en se suicidant, cela n'en reste pas moins stupide, mais n'est pas le but de ce sujet. Il est vrai que d'une certaine manière l'être humain a dépassé le stade des loi naturelles. Mais ce qu'on pourrait se poser c'est:
Qu'est-ce que la liberté?
On peux se suicider et ainsi échapper à quoi? Parcequ'au fond, la libertée est un concept abstrait et donc, fondamentalement humain. Les animaux sont-ils libres ou non? Ils ne peuvent même pas savoir ce que signifie liberté. L'être humain a inventé de toute pièce la liberté et la privation de liberté.
De nos jours, la liberté est un privilège et non un droit à l'instar d'un permis de conduire, d'une licence...
Pour être libre, il faut fonctionner en société et rester a sa place, respecter les autres et suivres les loi.
Les lois sont la pour endiguer nos instincts primaires qui, si ne l'étaient pas, ne pourraient avoir inventés la liberté.
La société, les lois et la conssience nous on permit d'inventer cette liberté.
Vient enssuite les droits.
Le droit a la vie, le droit de respect, le droit de protection et ainsi de suite. Et, si on retrouve des concepts abstraits de liberté un peu partout dans toute culture, c'est un peu parceque l'être humain recherche la un idéal que seul l'ordre et la loi peut lui apporter.
Mais une société prète a sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité vint nécessairement èa tomber.¨
Parceque, la liberté, ce n'est pas la sécurité.
ce n'est pas de manger quand on veux.
De jouer quand on veux.
De faire ce qu,on veux.
Ni de penser ce que l'on veux.
La liberté, c'est tout et rien parceque la liberté a un sens différent pour chacun de nous.
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L'être humain a inventé de toute pièce la liberté et la privation de liberté.
je n'y avais jamais pensé.....c'est une façon nouvelle pour moi de voir ça comme telle.
je vois que c'est toujours aussi passionant de venir vous lire ici!(ce que vous posté ailleurs sur le forum est bien,je ne dis pas le contraire,mais j'avoue avoir une préférence pour la partie Philosophie ::))
sur ce je vais lire d'autre textes ^^
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...rien ni personne ne peut enfermer quelqu'un dans sa tête...
D'accord, mais tant que ce quelqu'un pense par lui-même.
Il est si facile d'endoctriner les foules par la force des mots, quand on a en face de soi un excellent orateur, un article bien construit, des arguments creux mais bien tournés... Prenez les guerres en exemple où la propagande est une arme. C'est une forme d'emprisonnement, si je puis dire. C'est à dire qu'on oblige à penser de telle manière, et qu'on en interdit d'autre. Il s'agit là aussi d'une forme de privation de la Liberté avec un grand L.
Ceci dit, je ne pense pas que les Hommes puissent bénéficier d'une liberté sans borne. Car, si je suis libre d'agir comme je l'entend, de faire ce qui me semble juste pour moi et pour l'Autre (placé de mon point de vue, j'entends) ne risqué-je pas de décider pour lui et d'ainsi de réduire sa propre liberté tant physique que psycologique? De l'enclaver, donc?
On en revient ainsi au vieil adage: " Ma liberté s'arrête où commence celle des autres"
La liberté pour les Hommes, donc, mais modérée.
P-S: à la relecture, je ne suis pas certaine d'avoir été très claire :o et je crois que j'ai fait un hors sujet :-°
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Il suffit de poser l'égalité en plus de la liberté illimitée pour fonder une société où chaque individu profite pleinement de sa liberté sans nuire au groupe.
Je suis libre, mais les autres aussi, en ce sens je peux leur nuire, mais eux aussi; ainsi se forme un équilibre; il en va de mon propre intérêt de ne pas nuire aux autres.
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Ce qui revient donc à poser des limites à cette liberté...
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Ce qui sous-entend une lutte de territoire.
La liberté fait partie de ces concepts vagues et personnels pour lesquels les limites sont en perpétuelles mouvances. Il n'y a pas de liberté "absolue", puisque la liberté de l'un s'achève là où commence celle des autres, mais la liberté suprême ne serait-elle pas celle qui anihile celle des autres ? Cioran a peut-être raison de dire que la liberté ultime réside dans le suicide, car celui-ci consiste en le luxe de nous retirer la chose qui nous est le plus précieux et dont théoriquement nous sommes les seuls maîtres : la vie. Que ce soit ou non bienséant est un autre débat. Mais ne faut-il pas alors assimiler également le meurtre à de la liberté (et celà pour de multiples raisons) ou tout autre acte méprisable ne visant qu'à dépouiller l'autre de sa liberté ? Le paralelle avec la folie n'est pas loin.
Finalement, les règles, les droits et les limites, c'est pas si mal, puisque cela nous permet de conserver une part de liberté qui, sinon, serait monopoliser pas d'autres, et notre lutte pour la liberté serait bien plus âpre.
Déjà que c'est pas simple comme ça.
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faut pas déconner non plus, être libre ça veut pas dire commettre des actes stupides. La liberté illimitée est tout à fait compatible avec ce que vous appelez des "règles" mais qui n'en sont pas pour moi. Une véritable règle vient de l'intérieur et non de l'extérieur, c'est la différence entre la spontanéité et la contrainte; entre l'obligation et la contrainte; entre l'autonomie et l'hétéronomie.
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D'accord pour les actes stupides: décider de vie ou de mort ??? Qui a vraiment ce droit, je vous le demande? Peut-on juger qu'il s'agit là d'un acte pouvant justifier la liberté? J'en doute.
Mais quand tu dis, Windreaver:"Je suis libre, mais les autres aussi, en ce sens je peux leur nuire, mais eux aussi; ainsi se forme un équilibre; il en va de mon propre intérêt de ne pas nuire aux autres" n'est-ce pas en ce sens comme des règles que tu te dictes? Non, ce n'est pas vraiment le mot... Disons plutôt que c'est une ligne de conduite que l'on se sent obliger de respecter, parce que justement, c'est dans notre intérêt de la suivre. Mais ça en revient à limiter la liberté justement, ce qui n'en est que plus agréable je pense puisque c'est là que se fait l'équilibre.
Alors, question! Ne serait-il pas nécessaire de limiter notre liberté par des lignes de conduite (que nous n'appelerons pas des règles) pour justement éprouver le sentiment d'une liberté illimitée?
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La liberté est indissociable de ce que tu appelles une ligne de conduite (en philosophie, on appellerait ça une éthique). Être libre et sans éthique, ce n'est plus être libre; c'est être absurde. Pour moi l'éthique ne limite pas la liberté, au contraire elle en est constitutive.
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Alors, question! Ne serait-il pas nécessaire de limiter notre liberté par des lignes de conduite (que nous n'appelerons pas des règles) pour justement éprouver le sentiment d'une liberté illimitée?
ces 'lignes de conduite' se raprochent facilement des règles nn ?
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Pour moi, ces "lignes de conduite", cette éthique comme dit Wind, ce seraient effectivement des règles, mais intérieures. Et justement, on se sent extrèmement libre, lorsque l'on parvient à suivre la "loi morale" (cf Kant) que l'on s'est édicté soi-même.
Être libre et sans éthique, ce n'est plus être libre; c'est être absurde.
J'aime bien cette formule. Je la trouve très juste, dans le sens où elle cerne bien toute l'ambiguité de la liberté. Faire ce que l'on veut, ce n'est pas la liberté, c'est évident.
Désolée si je n'apporte rien d'intéressant au départ, j'suis un peu fatiguée, là... ;) En tout cas, ce topic est très intéressant. En plus, il concerne mon grand thème de philo de cette année! ;D
Si cela vous intéresse, voici trois livres (de mon programme) sur la question:
Antoine Hatzenberger, La Liberté (GF Flammarion)
==> Un raisonnement philosophique sur la liberté, ainsi que des extraits de textes.
La Liberté, Joël Wilfert (Ellipses)
==> De brèves synthèses du point de vue de grands courants de pensées (christianisme...) et d'auteurs (Descartes Spinoza, Kant, Sartre...) sur la liberté.
Déterminisme et liberté, Jean-Pierre Cléro (Ellipses)
==> Une sorte de dissertation qui intérroge le problème du déterminisme, de la liberté et du hasard.
Voilà!
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Si je peux apporter ma ptite pierre sur la question...
L'état, tel qu'il existe aujourd'hui, est un état de démocratie, mais non de liberté. La définition de l'état, c'est le sacrifice d'une partie de sa liberté "naturelle", qui est de répondre à ses instincts (voler pour se nourrir, se venger, etc...) au profit d'une égalité entre les hommes.
Ainsi l'homme plus fort qu'un autre, n'a pas le droit de faire valoir cette force sur son voisin, sous peine d'être arrêté par la police.
Afin de satisfaire à un besoin d'équilibre (les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit) on sacrifie sa liberté totale.
Un ensemble de lois et de normes viennent s'assurer de cela (code civil, pénal etc...)
Je n'ai pas le droit de faire trop de bruit, parce que ça dérange le voisin, pas le droit d'intimider, parce que ce n'est pas une manière juste d'obtenir quelque chose, etc...
Si cette vision était utopique, et fonctionnait bien au départ, on a vite perdu pied, lorsqu'on a commencé à vivre entassés les uns sur les autres, par mégalopoles ou des millions d'individus doivent se montrer mutuellement du respect dans un contexte ou il est difficile de ne pas être pris au piège (tout le monde s'est déjà fait bousculer par quelqu'un a cause d'un métro bondé, tout le monde a déjà entendu ses voisins faire des galipettes, ou se disputer grassement).
"La liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres" dit une célèbre maxime, le souci étant que lorsqu'on a un voisin au dessus, un en dessous, un à gauche, un à droite, et un en face, il devient difficile de monter le volume de sa chaine pour profiter à fond d'un bon Louise Attaque...
Une échappatoire "spirituelle" consiste alors à se fixer ses propres libertés, tout en faisant attention qu'elles entrent dans le cadre de la loi (ou pas si on est un peu tête brulée).
S'autoriser à chanter dans la rue, se donner le droit de faire une sieste au lieu de sa pause dej de midi au boulot, écrire, pour exprimer ce qu'on ne peut traduire dans la vraie vie avec décence, etc...
La notion de rêve, lorsqu'elle intervient correctement, vient réhausser la liberté que nous avons perdue en acceptant le "contrat social" de Rousseau...
:)
Micka
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bis repetita, la liberté ce n'est pas faire ce qu'on veut; comme dit Kant : il faut le plus de liberté possible dans les limites de l'acceptable. Ce qui me semble avoir été atteint, de manière imparfaite il est vrai.
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Sinon, j'crois m'souvenir que, pour Sartre, on n'est jamais aussi libre que face à des choix cruciaux, la liberté totale s'exprime lorsque l'on doit faire un choix aux conséquences les + lourdes, "On n'a jamais été aussi libre que sous l'Occupation" : c'est une période où nos choix/engagements sont particulièrement importants et lourds de conséquences, et un résistant devant la torture, serait alors, selon Sartre, confronté à cette liberté totale.
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je n'ai jamais trop compris cette vision sartrienne
être libre de choisir la mort, je ne vois pas trop en quoi on a un cas extrême de liberté
la volonté joue aussi un rôle déterminant dans l'affaire, pour moi, c'est plus une question de volonté que de liberté
tu as la volonté de résister et de préférer mourir plutôt que de livrer tes camarades ou des informations confidentielles ou tu n'as pas cette volonté et tu succombes...
notre liberté, elle dépend de notre volonté, autrement dit de nous-même
sinon, je pense que la liberté est indissociable de limites : pouvoir tout faire, ce n'est pas une liberté", à la limite c'est juste un pouvoir
la liberté, elle repose sur un choix, non ? on est libre d'agir d'une telle façon ou d'une autre... si on peut agir comme on l'entend, le choix devient inutile et l'idée de liberté disparaît
et sinon on a un peu dévié du sujet d'origine, non ? Donc pour répondre à la première personne qui a posté, plume D'argent, ce me semble, pour moi, c'est la culture qui te donne la liberté, parce que justement , elle te donne une idée de cadre, de limites, et elle te donne un choix
et il ne faut pas confondre habitude et culture, il y a toujours eu des dissidents dans les sociétés, ce qui montre que la culture ne nous asssujeti pas non plus : la culture propose, elle n'impose rien
(enfin je crois :-[)
j'espère ne pas avoir dérivé et être à peu près claire :-[
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je réagis un peu sur les dernieres paroles d'ernya, je ne suis pas d'accord avec toi sur le fait que la culture propose et ne soumet pas, dans un grand nombre de pays d'occident c'est vrai, mais dans d'autre endroit ou la culture est profondément ancré sa n'est pas le cas, endin c'est ce que je pense et je me trompe peut être, surement meme.
excusez moi c'est deplacer par rapport au sujet de départ
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Non, je suis loin d'être d'accord avec toi, Cocopops. Mon avis rejoint plutôt celui d'Ernya?
En Occident, l'on se gargarise de sa démocratie et de la liberté que l'on laisse aux individus, sans se rendre compte que les pressions ou les choix sont les mêmes partout. certes, il existe quelques sociétés vraiment totalitaires, mais je reste convaincue qu'elles restent minoritaires.
La culture, c'est pour moi le refuge de la liberté, car si nous étions gouvernés par la nature, nous ne vaudrions pas plus que des bêtes sauvages. La pression qu'inflige la civilisation - toutes les civilisations, j'entends - est riche de réactions qui nous libèrent.
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c'est vrai qu'apres une plus mur reflexion mon opinion n'etait pas fonde et tres réflechi
je pensais a ce moment la plus au niveau des religions et aux extremistes mais sa n'a aps trop de rapport