comme le fait de se moquer d'une personne dans le publicC'est vrai que le pourrais/devrais probablement trouver autre chose que la moquerie gratuite pour faire sentir au public qu'il est "vu", je vais chercher.
le propos a tendance à s'éventerPlusieurs personnes m'ont fait cette remarque, je ne sais pas trop comment la comprendre. Je l'interprète comme "c'est un peu court jeune homme" ;D
Dans le deuxième acte, tu fais une proposition de mise en scène qui, je pense, emprisonne un peu ta narration au lieu de l'aider avec un jeu de dos qui vient mettre à distance le public.Oui oui tout à fait tout le monde s'accorde à dire que c'est un cran en-dessous.. Pareil il faut que je trouve le bon angle d'attaque pour rendre ça moins indigeste.
Dans le troisième acte, [...]Là aussi je trouve limite le rapport au public. C'est un peu curieux de chercher à figer cela dans l'écriture.En fait je pars évidemment un peu du présupposé que le public va rester stoïque évidemment c'est casse-gueule d'imaginer jouer ça à Aurillac ou devant une classe :relou:
Plus généralement, je pense qu'un travail sur la parole des protagonistes serait intéressantCarrément, j'ai troooop de mal a leur donner une identité à travers leur réplique, je sens bien qu'ils s'expriment tous les quatre un peu pareil.. et qu'accessoirement comme l'avait déjà relevé Basic, ça sonne pas très "personnes âgées" comme registre de langage... Bon ceci dit sur cette partie ça peut être un peu assumé par rapport à mon projet général.
Dans quoi s'inscrit-il ?Dans un long processus, une démarche personnelle que j'avais déjà un peu documenté sur le forum ici (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34679.0). En gros (c'est dur), mais en gros je suis un féru de jeu de rôle sur table et j'ai envie de raconter quelque chose qui en parle mais ... euh métaphoriquement exclusivement. D'ailleurs, c'est parce que j'estime que c'est un loisir qui fait éminemment appel à son âme d'enfant que j'aime bien l'idée que mes petits vieux parlent comme des jeunes.
Y-a-t-il un projet de mise en scène de prévu ? Es-tu dans une troupe ?Super bonne question :D
Pourquoi ce choix de personnages et de contexte ?C'est compliqué mais disons que le cadre c'est celui d'une campagne de jeu de rôle que j'ai imaginé et mené il y a quelques années (dont il reste des traces ici (https://sites.google.com/site/expericulum/?pli=1)). Que les petits vieux c'est super important pour moi parce que j'ai toute une théorie sur l'importance de se réapproprier la transmission des contes et le fait que dans l'archétype du modèle social pré-industriel, les anciens "racontaient"... Et j'aimerais qu'ils retrouvent cette place.
quel effet souhaites-tu produire sur le spectateur ?Le rendre témoin d'une sorte de partie de jeu rôle qui ne dit pas son nom et qui soit un peu plus fun que juste regarder des gens jouer (j'ai horreur des actual play (https://www.youtube.com/@RolenPlay)).
Je vais préciser un peu ma pensée sur ce point. Je ne sais pas si c'est lié à l'écriture ou à la construction narrative, ou les deux. Par exemple, dans ton premier acte, je trouve dommage que très vite s’essouffle l'idée de la simulation virtuelle, avec l'arrivée de Gruoch puis la coupure de courant. On découvre la simulation en même temps que Gruoch et finalement à partir de son a priori négatif. C'est presque davantage un comique romanesque qu'un comique scénique, puisque cela nous est raconté (il a fait ça, il a fait ci, c'était marrant quand...) plutôt que montré. Il me semble que le seul vrai moment comique de situation dans cet acte est le moment contemplatif, le silence qui s'installe, peu après que Gruoch les ait rejoints. Mais du coup, comme la simulation est d'emblée inscrite dans une expérience passée, déjà essayée, et qui commence même à frustrer (ils en viennent à envisager de tuer une personne du public tellement ils s'ennuient), cela passe rapidement à un autre sujet, l'extérieur, et je trouve ça dommage.Citerle propos a tendance à s'éventerPlusieurs personnes m'ont fait cette remarque, je ne sais pas trop comment la comprendre. Je l'interprète comme "c'est un peu court jeune homme" ;D
Oui oui tout à fait tout le monde s'accorde à dire que c'est un cran en-dessous.. Pareil il faut que je trouve le bon angle d'attaque pour rendre ça moins indigeste.Peut-être que les personnes s'accordent à dire cela parce que l'idée de mise en scène est moins impressionnante que dans les autres actes... mais pourtant l'écriture se tient bien, drôlement absurde. Je pense sincèrement, et il me semble que Basic tient le même raisonnement, que c'est le fait d'écrire et la mise en scène et l'histoire en parallèle, comme si elles étaient dépendantes l'une de l'autre, qui te pénalise. C'est important, je crois, pour un texte théâtral d'être indépendant de la mise en scène, cela lui permet d'avoir un potentiel aux yeux des autres qui peuvent y voir d'autres possibilités en se projetant et en s'appropriant l'histoire que tu as écrite. Par exemple, dans ton deuxième acte, tu pourrais conserver le dialogue, et proposer quelque chose qui incite à une action scénique. Le simple fait d'écrire que dans la pièce se trouvent une corbeille et du papier permet aux acteurs et au metteur en scène d'avoir du matériel pour créer quelque chose sur scène. Je ne connais pas bien les jeux de rôle, peut-être que dans ce cadre tout est écrit, mais au théâtre on est dans la suggestion.
j'ai troooop de mal a leur donner une identité à travers leur réplique, je sens bien qu'ils s'expriment tous les quatre un peu pareil..Selon moi, ils s'expriment effectivement un peu tous pareil mais ils ont des positions claires (je suppose que cela renvoie aux archétypes dont tu parles). Il me semble que l'exercice d'écriture du monologue intérieur est intéressant pour travailler la parole individualisée. Je ne sais pas si c'est quelque chose qui te parle ?
l'écriture romanesque pour laquelle je n'ai pas la carrure.Simple curiosité mais que veux-tu dire par là ?
il n'y a pas encore de projet de mise ne scène de prévu mais j'espère vivement :-[Alors d'autant plus ne pas te préoccuper de cet aspect pour l'instant ;) Ce qui n'empêche pas, et c'est bien naturel, que tu aies une image mentale spécifique de ta création. Qui plus est, cela donnera à cette future collaboration matière à l'échange si tout n'est pas pensé à l'avance.
les petits vieux c'est super important pour moi parce que j'ai toute une théorie sur l'importance de se réapproprier la transmission des contes et le fait que dans l'archétype du modèle social pré-industriel, les anciens "racontaient"... Et j'aimerais qu'ils retrouvent cette place.Je suis bien d'accord avec toi quant à l'importance de la transmission. Mais, pour le moment en tout cas, il me semble que tes "petits vieux" bavardent plus qu'ils ne racontent. Ils sont, à mes yeux, frivoles, peu scrupuleux à l'égard de ce qui se passe dans le monde, soucieux de manger et d'être désiré, ils sont complices mais tout en malmenant régulièrement la relation, bref, très loin pour moi de ma représentation d'un ancien transmettant une forme de sagesse. Je suis curieuse du coup de lire la suite, et de voir, à partir de cela (à partir de rien ? Pourquoi ce titre d'ailleurs ?) comment tu nous amènes à quelque chose de plus fondamental.
Il me semble que l'exercice d'écriture du monologue intérieur est intéressant pour travailler la parole individualisée. Je ne sais pas si c'est quelque chose qui te parle ?Alors.. non ça ne me parle pas et ça à pas l'air de parler à Google non plus donc tu as toute mon attention :noange:
Je ne sais pas réellement, juste que ça fait sept ans que j'essaie sans succès et qu'avec le recul je crois que l'exercice est trop solitaire pour moi..l'écriture romanesque pour laquelle je n'ai pas la carrure.Simple curiosité mais que veux-tu dire par là ?
à partir de rien ? Pourquoi ce titre d'ailleurs ?Pour le double sens, de fabriquer quelque chose sans rien d'autre que l'imagination et de s'évader d'une réalité un peu vide (de sens).
C'est une technique d'écriture plateau que j'ai personnellement découverte avec le travail du metteur en scène polonais Krystian Lupa. La parole individualisée c'est ma formulation, c'est pour insister sur le fait de trouver une parole vraie aux personnages. Généralement cela se déroule à partir d'improvisations. Concrètement, l'idée serait d'écrire, soit seul, soit collectivement avec la troupe, le monologue intérieur des personnages à partir des actions se déroulant dans chaque scène. C'est un exercice basé sur la libre association et qui permet de donner de la profondeur aux personnages et ainsi de soutenir les acteurs dans leur jeu. Je suppose que cela peut permettre de soutenir également l'auteur dans son écriture. Je n'ai pas encore essayé car comme toi, la solitude artistique me fait lambiner, mais si je devais créer des personnages et leur donner une voix, je m'y prendrais ainsi.CiterIl me semble que l'exercice d'écriture du monologue intérieur est intéressant pour travailler la parole individualisée. Je ne sais pas si c'est quelque chose qui te parle ?Alors.. non ça ne me parle pas et ça à pas l'air de parler à Google non plus donc tu as toute mon attention :noange:
Qu'est-ce donc que "la parole individualisée"??
J'espère que la rencontre avec la troupe sera porteuse de belles promesses pour la suite ;)C'est ce soir... je suis dans tous mes états :aah:
Bonsoir,
Dis-moi… est-ce que tu me permettrai de faire connaissance avec ton travail?
Si c’est en ligne et si ça ne te déranges pas je serai curieux de voir ton travail sur ce thème :)