Bonjour, :)
Bon un petit commentaire pendant ma pause, personne en vue alors j'y vais : 8)
Sa nuque froide fait un peu cadavre. Le constat de ce corps éloigné au risque aussi de tomber du lit à un moment :noange: puis la froideur de la peau. Bien vu, tout est dit.
Cet homme s’en veut mais il en veut aussi à sa compagne et assez sévèrement. Il joue aussi au mec un peu pataud, style c’est de ma faute, mais je suis comme je suis, vois mes efforts ! Une sorte de Caliméro. Pathétique. J'ai peu de sympathie pour ce personnage. C'est une première je crois, une vraie tête à claques.
À nos débuts, je lui avais offert des fous-rires et des projets. Des rêves donc ! Les efforts du début et après plus rien, on connait tous et toutes cela. Il faut donc diminuer la voilure des rêves.
Je me souviens d'une fois où elle m'avait préparé une liste de courses. Cette phrase débutant par je me souviens d’une fois est à mon sens une anomalie puisqu’il semble que cela sera la dernière liste de courses, fatidique avec le désastre du cidre. Je sous-entendrais alors la fin de ce couple par je me souviens de la dernière fois où...
Nuque froide, mains gelées, valises sous les yeux…Eh oh, il s’est regardé l’étalon refoulé ! Non mais comment il dézingue ! >:D
j'ai dépoussiéré les vieilles bolées en grès, héritage de sa grand-mère paternelle. Je crois que pour montrer sa bonne volonté ancrée en lui depuis la fin de matinée, :o je dirais qu’il avait dépoussiéré les bolées au moment de mettre la table. Rien ne sert d'aggraver son cas !
Comme toujours, tu es excellent dans les portraits de tes personnages et les jeux de mots, les images renvoyées dans l'esprit du lecteur c'est toujours génial. Bon toujours ce problème un tantinet agaçant sur les femmes qui semblent pourrir la vie de tes personnages masculins très égocentriques. Mais je te pardonne un tout petit peu car tu vas certainement te corriger à l'avenir. :-¬? :D ;)
Bonjour, :)
"Quels sont les éléments qui te disent que le personnage féminin a pour dessein de pourrir la vie du narrateur ?" Je vais éclaircir ce que je ressens en lisant ton texte. Evidemment cela reste personnel, je ne demande pas qu'on interprète de la même façon ton texte, mais je ressens cela.
Le corps de Maëlle s'éloignait de plus en plus. C’est un constat qu’il fait, son excuse c’est qu’il veut chaque lundi s’améliorer. Du coup, on peut penser que malgré ses efforts du lundi, il ne se sent pas compris, pas encouragé, …comme s'il était le seul à faire des efforts et que Maëlle lui plombe ses débuts d'efforts « oui, je suis capable de changer et toi ?».
La froideur du corps de Maëlle. Un rejet pour lui, même si c’est en partie sa faute. En le rejetant corporellement, elle le rabaisse et montre le fossé de plus en plus profond.
Nous étions deux adultes désarticulés en orbite. Preuve que dès le début ils n’étaient pas en phase, lui a promis des choses, mais cela a fait plouf. Il ne dédouane pas vraiment sa compagne et là encore sous-entend qu’il n’a pas été soutenu.
Lorsqu’il parle de la profession de Maëlle, on sent qu’il trouve ses problèmes insignifiants, des trucs de bonne-femme. Il fait l’effort de s’intéresser cela tombe à plat. Lui ne bossant pas visiblement, elle le rabaisse par ses anecdotes, style « tu ne bosses pas, alors tu ne peux pas comprendre, mais faute d’un autre sujet, je te jette quelques miettes tout en sachant que tu t’en fous ».
A force de jouer le Caliméro, l’homme renverse la situation et joue la victime. Le lecteur a donc tendance à le comprendre ou pire à être solidaire et regarde donc sa compagne comme un élément négatif, mortifère.
J'ai ramé pour trouver un sujet de discussion auquel elle aurait pu accrocher. Une nouvelle fois, elle passe pour la méchante de service et lui pour celui qui fait les efforts. Il en est réduit à parler d’un reportage télé sur un sujet typiquement masculin. Il tombe bas et le narrateur n’est pas tendre dans les dialogues de Gaëlle.
Donc en changeant, quelques attitudes de Gaëlle, elle passerait pour quelqu’un de positif ou qui a essayé de soutenir son compagnon. Elle est de mauvaise humeur, froide, mal aimable, peu encline à la discussion, muette en conversation…une mégère quoi ! En modifiant ses répliques et certaines attitudes, l'appréciation des personnages serait différente. Tout est dans la perception.
L'auteur a fait un choix et c'est très bien ainsi. Mais à force de te lire, on connaît ce petit travers qui est ta marque. Ne change pas ! ::) :P