Salut !
Les défis Tic-Tac, c'est quoi ? Un sujet aléatoire est donné et on a une heure pour écrire un texte. Hésitez pas à fouiller le sujet éponyme épinglé en haut de section pour plus de détails, ou même poser vos questions ;)
Pour ce Tic-Tac, ça donne quoi ? le sujet est une couverture aléatoire, donnée par BeeHa :) merci BeeHa ^^
(https://zupimages.net/up/23/15/eoxq.png)
Je l'avoue, ça commence à devenir difficile d'être inspirée avec ces couvertures. Les images et phrases de quatrième reviennent peut-être trop souvent à force :/ je ne sais pas vraiment quoi penser de ce bout de rien. Je l'ai inconsciemment intégré à un lore perso, donc je le développerai en parallèle dans ce lore. Je pense l'en avoir assez détaché pour qu'il reste assez clair ici, mais peut-être pas. Ca n'évitera pas les questions j'imagine.
Une bonne lecture et une bonne soirée !
Nuit agitée
Un frisson parcourt ma nuque. Allongée seule sur le grand lit, j’observe la voute de bois et de pierre. Les ombres de la nuit dansent autour de moi sur une musique silencieuse. Je les vois ; je les entends. Les ombres des soldats tombés sous mes ordres. Je ne suis pas une cheffe. Je ne suis qu’une guerrière solitaire qu’on a placé à la tête d’une cause. Je saisis la dague sous mon oreiller et m’assieds. Mes membres engourdis tremblent. Le froid, la peur, le remords s’insinuent en moi. Des choix, j’en ai fait. Des faciles, d’autres moins ; des terribles… La pièce vide se dessine devant mes yeux grands ouverts. Sur le bureau, les rapports de nos éclaireurs aux frontières se mêlent aux courriers inquiets de nos nobles voisins. Soudain, une feuille s’envole, portée par… rien. Aucune brise pour la soutenir, rien d’autre que ce silence oppressant. Je retiens mon souffle et la regarde planer jusqu’au sol. Je le vois presque, cet ennemi invisible, la tenir, imiter les mouvements de l’air, juste pour moi, juste pour me terrifier. Soudain, une bourrasque s’impose à mon côté. D’un geste fluide, je lève ma dague dans sa direction, et remarque une fenêtre entrouverte. Je serre un peu plus le manche de mon arme et me dirige vers elle. Sur le balcon, j’inspire une grande goulée d’air frais. Le paysage m’apaise un peu. Le vent siffle sur la pierre, comme pour me rappeler que cette forteresse qui m’a accueillie ainsi que tous mes hommes, me défendra contre tout. Mon ennemi ne peut pas m’atteindre ici. Je l’espère, je veux le croire. Une silhouette sort de l’ombre : ma maître-espionne fronce les sourcils. Je remarque alors le sang à ses pieds. Cette forteresse trouvera toujours un moyen de me protéger… Je lui demande :
— Un assassin ?
— Pas des meilleurs. Vous n’avez pas à vous en inquiéter. Dormez bien, ma Dame.
Je ne le pourrai pas, elle le sait. Je ne réponds pas et la laisse retourner à l’obscurité. Accoudée à la rambarde de mon balcon, j’attends l’aube.