Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Anachrona le 18 Mai 2011 à 23:39:51
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J'attends vos critiques, à bientôt.
La plume de Pandore
Mon corps tétanisé ne m’appartenait plus. Le cri me terrassa. Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir, moi, maître des mots, j’écrivais sans penser aux conséquences, après tout, rien n’était plus libre qu’un homme avec une plume. Le soleil débordait à peine, il voulait être spectateur de la fusion et du déchirement, c’est pour cela que, quelques secondes plus tard, la pluie cessa pour ne pas entraver le spectacle rendu par les nuages noirs et sombres transpercés, déchirés par les épées solaires. Non, je ne pouvais plus écrire, ma plume aiguisée, forgée dans le sang du traître et de l’infâme, brûlait le papier d’or qui supportait ma pensée comme l’esclave obéissait à son dieu. Le papelard fondait, et les gouttes dorées, fruit de mon esprit percutaient le sol grisâtre avec une douceur funeste et apaisante. Oui, je fusionnais avec la matière, après tout, ce n’était que mon âme, mon âme magmatique, et j’appréciais ce sentiment d’existence par l’insensible et l’impérissable. Les Hommes ne m’écoutaient pas, alors je tenterais ma chance avec les choses, car n'étaient-elles pas les plus légitimes pour nous juger ? Après tout, elles étaient là, et nous observaient en permanence, sans jamais intervenir par elles-mêmes, soumises à notre unique volonté. J’étais troublé et seul, sous les amas de poussières et débris, je me disloquais, mes membres se séparaient de mon être, les craquements osseux composaient la mélodie de la destruction et du chaos, alors que mon épiderme s’égrainait au fil des secondes, vivifiant ainsi ma conscience. J’étais ébahis. Jamais auparavant, je n’avais eu le courage ou même la folie d’imaginer un tel pouvoir, une puissance semblable à celle que je subissais, ainsi j’en avais la certitude, le Créateur était un écrivain, l’encre esquissait les formes, et la signification leur donnait caractère et spiritualité. Peut-être avais-je été choisi pour reformer, réinventer l’univers. Mon enveloppe charnelle disparaissait, la douleur se faisait plus intense et infernale, comment était-ce possible ? N’étais-je pas censé être chose et non plus homme, alors pourquoi cette torture? L’intangible comme l’objet souffraient-ils ?
Mon essence était à présent libre, le processus semblait toucher à sa fin, j’étais sur le point de connaître, j’allais rencontrer l’origine. Mon esprit se mouvait, il épousait les formes et l’architecture du temps que je remontais, ces lumières témoignaient de l’empreinte et de la mémoire, cet orchestre récitait l’ensemble des paroles proférées, et ce depuis le commencement, l’abstrait était pur et vrai, en même temps si faux, car tout n’était qu’erreur et ébauche. Les maux m’apparaissaient, les plaintes ne se comptaient, ce désespoir s’égouttait sur un miroir perméable à la tristesse, des ébauches anthropomorphiques tentaient vainement d’inhiber les perles de la désolation en usant de leurs lames constituées de sable et poussière. Ce voyage était celui de la vérité. Mon expédition ne se terminerait pas, j’étais sûre désormais, je ne remontais pas l’Histoire, mais je l’admirais. Une étoile perdue dans le cosmos me désignait par son halo lumineux qui révélait les gorges enfouies et secrètes de notre temps, j’étais aspiré par le dévouement des machinistes, les coulisses ne m’étaient plus inconnus, et je savais. La voie lactée suivait son cours, et je parcourais l’immense distance qu’il me restait, toujours plus dense, cette sacralisation du règne et du rêve ne me dérangeait, car à présent, je pouvais concevoir, et admirer. Les milliers d’informations se précipitaient sous la forme d’un torrent de lave gigantesque que seul le volcan de l’écrivain avait pu faire naître.
Je finis par comprendre, je n’avais pas écris avec une plume de Pandore, j’étais simplement mort.
FIN
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J'attends vos critiques, à bientôt.
On attend aussi les tiennes, mon coco.
Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir, moi, maître des mots, j’écrivais sans penser aux conséquences, après tout, rien n’était plus libre qu’un homme avec une plume.
Pas pigé comment on passe du mec tétanisé au mec qui écrit. Quant à la liberté de l’écrivain avec une plume, ça reste à voir mais bon.
Le soleil débordait à peine, il voulait être spectateur de la fusion et du déchirement, c’est pour cela que, quelques secondes plus tard, la pluie cessa pour ne pas entraver le spectacle rendu par les nuages noirs et sombres transpercés, déchirés par les épées solaires.
Un peu longuet cette fin de phrase
Non, je ne pouvais plus écrire, ma plume aiguisée, forgée dans le sang du traître et de l’infâme, brûlait le papier d’or qui supportait ma pensée comme l’esclave obéissait à son dieu.
C’est intéressant cette idée d’une plume forgée. Tu devrais développer. Sinon euh bof le rapport esclave-feuille.
Le papelard fondait, et les gouttes dorées, fruit de mon esprit percutaient le sol grisâtre avec une douceur funeste et apaisante.
Manque une virgule après « esprit »
Sinon y a beaucoup d’adjectifs, ça alourdit
Oui, je fusionnais avec la matière, après tout, ce n’était que mon âme, mon âme magmatique, et j’appréciais ce sentiment d’existence par l’insensible et l’impérissable.
Pas compris ce que l’âme vient faire là… et j’ai rien pigé à la fin de ta phrase. J’ai un peu l’impression que t’as envie de nous balancer des grandes phrases pour faire bien, sauf que du coup ça n’a guère de sens.
Les Hommes ne m’écoutaient pas, alors je tenterais ma chance avec les choses, car n'étaient-elles pas les plus légitimes pour nous juger ?
La syntaxe bugue. Je pense pas qu’on puisse mettre « tenterais »
Après tout, elles étaient là, et nous observaient en permanence, sans jamais intervenir par elles-mêmes, soumises à notre unique volonté. J’étais troublé et seul, sous les amas de poussières et débris, je me disloquais, mes membres se séparaient de mon être, les craquements osseux composaient la mélodie de la destruction et du chaos, alors que mon épiderme s’égrainait au fil des secondes, vivifiant ainsi ma conscience.
Transition entre les deux phrases ?
Sinon faudrait peut-être pas pousser non plus avec le chaos et la destruction. Et au fait pourquoi il souffre ton personnage ? Il a fait une marche de 33 km en sept heures ? ::)
Et je vois mal comment un épiderme s’égrène ni comment il peut vivifier la conscience. Faut que tu m’expliques.
J’étais ébahis.
Ébahi
Jamais auparavant, je n’avais eu le courage ou même la folie d’imaginer un tel pouvoir, une puissance semblable à celle que je subissais, ainsi j’en avais la certitude, le Créateur était un écrivain, l’encre esquissait les formes, et la signification leur donnait caractère et spiritualité
Dieu que c’est original. Dieu et l'écrivain sont des démiurges. C’est fou.
N’étais-je pas censé être chose et non plus homme, alors pourquoi cette torture?
Pourquoi ne serait-il plus homme ?
L’intangible comme l’objet souffraient-ils ?
euh oui ?
Les maux m’apparaissaient, les plaintes ne se comptaient,
Syntaxe error
ce désespoir s’égouttait sur un miroir perméable à la tristesse, des ébauches anthropomorphiques tentaient vainement d’inhiber les perles de la désolation en usant de leurs lames constituées de sable et poussière.
Je comprends que dalle… Je vois des mots mais aucun sens s’en dégage.
Mon expédition ne se terminerait pas, j’étais sûre désormais, je ne remontais pas l’Histoire,
le narrateur s'est transformé en femme ?
mais je l’admirais. Une étoile perdue dans le cosmos me désignait par son halo lumineux qui révélait les gorges enfouies et secrètes de notre temps,
trop d’informations = saturation de la phrase
j’étais aspiré par le dévouement des machinistes,
aspiré par un dévouement ? tu veux dire quoi ?
Je finis par comprendre, je n’avais pas écris avec une plume de Pandore, j’étais simplement mort.
Écrit
Ah bah c’est con, ça.
Dans l’ensemble j’ai pas accroché. Pas accroché au style que je trouve souvent très lourd et assez pompeux, ce qui fait que je comprends plus ce que je lis donc je suis pas rentrée dans le texte. L’idée n’est peut-être pas bête, bien que les fins « en fait je suis mort » soient assez déjà-vu. J’ai pas non plus été convaincue par tout son délire mystique : l’écrivain est un dieu tout puissant. Enfin voilà, désolée mais ce texte n’a pas fonctionné sur moi.
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Je ne fais pas de relevé détaillé, parce que j'aurais relevé la même chose qu'Ernya pour dire globalement la même chose.
Ceci n'est qu'un avis, évidemment, mais je n'ai pas du tout aimé ce texte. Il aura beau avoir un fond intéressant, avec une forme aussi dense j'ai été incapable de saisir le message que tu voulais faire passer. Dès que j'avais l'impression de comprendre quelque chose, une formule alambiquée apparaît et me noie, pour reprendre une image que j'ai croisé dans ton texte, sous un magma d'adjectifs lourds, étouffants et qui n'évoque rien. Un exemple :
Les Hommes ne m’écoutaient pas, alors je tenterais ma chance avec les choses, car n'étaient-elles pas les plus légitimes pour nous juger ? Après tout, elles étaient là, et nous observaient en permanence, sans jamais intervenir par elles-mêmes, soumises à notre unique volonté.
D'accord, il veut laisser tomber les hommes et écrire pour les choses. Rien de bien incompréhensible jusque-là, même si le rapport avec tout ce qui précède ne saute pas franchement aux yeux.
Mais tout de suite après, on embraye sur :
J’étais troublé et seul, sous les amas de poussières et débris, je me disloquais, mes membres se séparaient de mon être, les craquements osseux composaient la mélodie de la destruction et du chaos, alors que mon épiderme s’égrainait au fil des secondes, vivifiant ainsi ma conscience.
Ben, là du coup, je comprends plus ce qui se passe. Y'a pas de rapport avec ce que tu dis juste avant. l'amas de poussière, les débris, la dislocation ou le chaos sortent de nulle part et sans raison valable.
Ce texte me fait l'effet d'un étalage gratuit de formules pompeuses, dans l'espoir de dissimuler un manque de cohérence.
A mon humble avis de lecteur lambda, un bon texte est un texte qui ne se cache pas derrière la grandiloquence pour pallier au manque de contenu. J'ai déjà lu des textes denses, mais dont la densité était justifiée pour créer une atmosphère, une lourdeur voulu et qui ajoutait une dimension au texte.
Mais c'est un style qui ne convient certainement pas à tous les auteurs, et bien souvent, un style simple, clair et limpide fait passer un message ou des images beaucoup mieux qu'un étouffe-chrétien.
Voilà. Désolé, en me relisant, j'ai l'impression d'être méchant, et de t'attaquer. Pas le moins du monde, seulement je pense sérieusement qu'un texte comme ça gagnerait énormément avec un style d'écriture plus fluide et moins pompeux.
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Y avait quelques tournures sympathiques dans la première partie mais la seconde est définitivement trop grandiloquente. Et le "si le narrateur raconte n'importe quoi c'est qu'en fait il est mort" ne m'a pas vraiment atteint. Dommage le début était prometteur mais le texte est trop dense, trop d'images s'en dégagent pour trop peu de contenu. ::)
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Mon corps tétanisé ne m’appartenait plus.
Ben tu vois, dès la première phrase déjà y'a comme un truc qui coince. ça fait presque reportage documentaire sur un truc intérieur, bref on n'y est pas.
Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir
Là encore, trop descriptif, pas assez viscéral. Envoie la patate !
il voulait être spectateur de la fusion et du déchirement
j'aime beaucoup cette formulation, ça arrache, c'est cool.
c’est pour cela que
j'aime pas "cela", ça fait péteux je trouve
pour ne pas entraver le spectacle rendu par les nuages noirs et sombres transpercés, déchirés par les épées solaires.
franchement, j'aime bien la formulation, mais l'ensemble est lourd. Coupe un peu, aère, tout en gardant la puissance du trait, ça rendra super bien.
avec une douceur funeste et apaisante
par l’insensible et l’impérissable
Pompeux
les craquements osseux composaient la mélodie de la destruction et du chaos
ça aussi c'est pompeux mais j'aime bien, y'a de la musique
J’étais ébahis
ébahi(e)
la douleur se faisait plus intense et infernale, comment était-ce possible
ben tu vois, plutôt que de le dire, ce serait cool de le faire sentir; les grands mots sont pas les mots des communs des hommes, alors du coup ça nous parle moins. Fais moins de descriptions intellectuelles, vise le coeur.
L’intangible comme l’objet souffraient-ils ?
Même pas compris ce que tu voulais dire.
ce désespoir s’égouttait sur un miroir perméable à la tristesse
ça aussi c'est joli
Les maux m’apparaissaient, les plaintes ne se comptaient, ce désespoir s’égouttait sur un miroir perméable à la tristesse, des ébauches anthropomorphiques tentaient vainement d’inhiber les perles de la désolation en usant de leurs lames constituées de sable et poussière
Lis ça d'un coup sans respirer, tu comprendras comment se trouve notre cerveau à la fin ^^
qui révélait les gorges enfouies et secrètes de notre temps
j'aime bien
Bon. J'ai relevé des trucs, y'en a d'autres que j'ai laissé de côté. J'ai pas aimé les négations à la bourgeoise (type "je ne souffrirai plus longtemps cette histoire incongrue, chère marquise !") et franchement, en général c'est trop pesant, on dirait une femme qu'a mis tellement de bijoux qu'elle arrive plus à marcher, tant c'est lourd.
En gros : allège et clarifie ! Comme je l'ai déjà dit, si tu veux toucher tes lecteurs, faut parler leur langue. Y'a que les mots simples qui décrivent ce qu'un être humain vit, sinon c'est de la pensée filante, c'est du vent quoi, et on s'en fout. Ou alors faut faire de la philo (et encore, autant avoir une théorie à défendre, ici c'est pas tellement ça).
Et puis enfin, franchement, pour être sincère, avec tout ce baratin, même si y'a de jolis trucs (très jolis pour quelques uns, j'en ai relevé deux trois), j'ai rien compris, si ce n'est qu'à la fin on se rend compte que le perso il est crevé. Ben oui mais tout le délire avec le soleil et les épées et les nuages et tout ? Bref, tu m'as perdue... Dommage, y'a des trucs cool.
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Sans rentrer dans le détail : la mort, l'écrivain, la création, le délire, la supériorité ; je vomis tous ces thèmes (affaire de goûts, affaire personnelle).
A moins de les renouveler...