y'a un délire avec le raté des écrivains non ? le sujet des tomates exutoires pour moi il a pas marché je crois en partie parce qu'on est pas mal ici je crois à pas avoir confiance en nous et du coup, à se dire que on va pas aller plus loin que les 'bravos' amicaux en coms de textes, mais pas allez chialer légitmement à chaque fois sans quoi le fortflood deviendrait minoritaire huhu ; compassion ? moi perso j'y tiens à mon auto-dévaluation, à ma déréalisation aussi, j'aime pas les compliments surtout depuis que je l'ai dit tout de voix dans ce hall de collège où j'sais pas qui me parlait d'un truc de je-sais-pas-quoi...
et pourtant
tu la vois cette étincelle nan ? y'a le cagoulé de la bisounourserie qu'a très bien dit le truc, on est pas seul lui et moi hein ? que tu passes six mois dans le fond glauque et dégueu du trou du fin fond de la déchetterie émotionnelle la plus sombre et crasseuse qui puisse entâcher de filins collants qui agglutinent de noirceur les notions d'espoir, de fierté, de sérénité, de confiance, de certitude... tout ça pour ce petit quart d'heure de lumière, y'a une intensité limite effrayante à comparer, tu déprimes ce six mois indicatifs, c'est âchement sincère, prenant, deep & dark, tu le sens comme on dit au fond des tripes, c'est exactement ça la nausée, les acides intestinaux de faim détraquée, les désossements de la structure de la larve d'officine, les larmes de colères qui dégoûtent la tristesse d'avoir peur, ui tout ça, un poid qui se chiffre pas en grammes, pas même plus sérieusement une masse en newtons, c'est du temps passé juste, six moi louuuuuurds, et pourtant rattrapés, justifiés, transvalués, sublimés, dans ce petit quart d'heure où le convertisseur te sort le truc qui te tient en vie tout autant que te manques, à mourir, en attendant les six autres mois...
on est là à tester des trucs avec des mots, j'mettrais pas un billet sur le fait qu'one est sûrement une bonne partie d'esprits à la fois tous cassés et avec ce petit spécial qu'est le mot écrit ; juste parce que moralement c'est moche... pis dans un élan de 'mais qmm les gens, ça brille là des fois ! on va pas se la faire à l'envers ?!' ! entre le bien et le mal ? des nuances à dev, mais un départ ontologique clair, en tous cas pour moi, et c'est chaud de savoir en quoi tel truc de moi irait plutôt aux tomates et quel truc de moi irait... ici ?
seule règle : on oublie quand l'égo est trop par rapport à la valeur du truc pour lequel on est fier ; comme un beau bonzaï, faut la longueur qui soit ni trop vantarde ni trop écrasée... et comme toujours ce sera moins compliqué j'crois : bin on hésite pas à reconnaitre pourquoi ce que l'autre a fait est effectivement bien joué, et expliquer pourquoi ! je suis sûr de me rassurer en me disant que entre les invisibilités du fo, vous êtes déjà entre vous de ce genre... mais ça pourrait se rendre en pestacle discussionnel public ?
premier problème rencontré qui contextualise cette difficuluté surtout avec nos délires fédérationnels : j'imagine de l'ordre du 0,005% les joyaux que je perçois dans ce que je lis, et j'imagine facilement que mes petits kiffs orgasmiques littéraires persos doivent fréquemment au mieux susciter un haussement d'épaule, juste parce que dicos, idées, cultures, syntaxes, attention, interprétation, chronologie, humeurs, relativité de ma maladresse, de la force des mots...
mais donc, pour si jamais, c'est surtout que j'ai lold en me disant que ma réponse à un com sur une poésie mienne, était plus poétique que le sujet du fil lul le con ; nan, j'ai tenté de me rassurer en me rappelant que j'avais cherché une poésie de fond, alors que le com qui me fait délir' parce que j'aime quand ils apparaissent aussi fluidement et normal que n'imp' quelle impro normale d'expression, à une époque j'aimais bien penser ainsi sonorisé, mêtré, tout ce que je m'étais parfois pris à vouloir écrire, jusqu'à ce que du coup, je n'y pense plus... j'y reviens avec surprise now que l'écrit me lâche un peu, mais voilà ! une tite étincelle de moi, j'ai kiffé ce tit 9/9/12/12 à la relecture aussi chantante qu'à l'écriture spontanée :
une clôture une frontière une pensée ? tous les murs sont-ils bons à foncer ? si c'est efficace pour les défoncer, un argument de plus à donc ui, y aller
=)
bon c'pas un fil concours de jet de bouquet de nains, mais wè, comme y'a le fil des tomates (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31307.0) qui correspond je crois à un besoin de nous entre rassurer mais qui peut vite trop ambiancer 'caliméro' si y'a pas de quoi chercher du minerai qui nous motive tous et que j'suis sûr qu'on a tous ; j'y verrais bien en mode étude de la modestie diplomate, mais de la fierté saine, de l'humour et de la remise en question, de la répartie, des thèmes ou des méthodes, tout de quoi comment raconter qu'une fois arrivé au sommet de la montagne, on retrouvera bien sûr les tomates de zarathoustra après, mais en attendant y'a moins d'oxygène pour se sentir bien sans que ce soit une pédeuserie d'alpiniste à ego de santé holobionte ? cette vieille idée qui m'a parcourue, comme quoi on a pas le droit de voter pour soi ; évidemment que faudrait être aussi cons que des chats pour que l'égalité tout à fait libre désigne un scrutin parfaitement indépartageable, mais la charité sacrificielle donne l'excuse d'être une victime ou un déchet ou un truc que personne n'y remarquera quand il aura dépassé l'hermétisation olfactive de sa copropriété, j'suis pas de ouf non plus convaincu du résultat sur la couleur du monde global ; heu ouais... donc... ? y'avait aussi le fil des mots marrants (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=40870.0) très ouvert mais du coup un peu flou ; voici ma petite idée du now, le sujet :
"regardez mon allumette dans le noir, soufflez pas trop fort, on en a chacun que pas bcp, je craque celle-ci now"
(hmm comme d'hab si ça se trouve y'a déjà ailleurs cette thématique dans les recoins... :/)
(pis oui qmm, un minimum de... ambition à être soi ?)