Je suis entraînée par un torrent dont un ventilateur a illuminé mes poumons à ma naissance comme si un homme cravaté grouillant de désespoir était venu me dicter ma destinée tout en s’inclinant sur mes choix vivement abattus par des carrosses traversant de la boue salée. Le consentement de ses camarades de volée m’appellera trente-trois ans plus tard. J’ai tourné dans un manège avec zèle pendant tant d’années allongée dans le crépuscule quand je fus subitement appelée par mon devoir dont le regret n’a pas d’égal qu’un bain de paresse. Le langage est devenu véritablement honteux et l’écoute un parchemin de guerre. Ma communion se noie dans un délice de silence et de sensations d’isolement fraternel. L’art a été mon harmonie, ma corde obscure et celle de mes rêveries. Je les ai souvent étudiés ces étoiles noires qui m’apprécient aujourd’hui. Mais l’atmosphère humide et fracassante sommeillait abondamment lorsque des yeux se sont épanchés sur mon âme. C’est une rage dévorante contre une escorte qui m’a offert l’esprit de la France.
C’est une éclipse dont le crépuscule a fait souffrir les impies.
La prophétie m’aura ainsi conduite à la contention des membres sans montre, ni breuvage pendant plusieurs orbites. La lumière m’aura servi à contempler les souverains et l’obscurité dans quelques mètres insonorisés.
Mais qui l’a déposée dans ces nuages ? Est-elle venue dans un temple dont le marbre caresse le dos. L’esprit sommeille bercé par le pâturage minute par minute, seconde par seconde. Le tableau de l’ennui est remplacé par des peintures de murs détruits. On respire dans des sillons où certains dénichent des crayons. Dans ce monde étroit, le temps est le souvenir d’un vieillard se penchant sur ma joue. La moisissure des souvenirs m’enivre de douces sensations de veille sans flamme. Vis damnée. Vis l’insupportable et les nouvelles pousseront les bourriques à régner sur nos aiguillons. Brutale dictature de la justice.
Sur la colline, la chimère marche sur une plaine dont l’enveloppe de ses pas dresse les fabuleux guerriers aux têtes déformées. Chacun d’eux portent des sacs aussi lourds que des structures en acier et de façade en bronze. Condamnés à espérer et comprendre l’irrésistible mystère, je m’obstine à franchir le Rubicon pour retrouver mon fils. Les pieds plongés dans la poussière, aucun de ces êtres semblent irrités de me croiser sous la coupole.
Résignés à survivre dans la laideur de leurs discours, l’orgie silencieuse les mèneront à leurs pertes déjà convenues. Un repère brûle le désir d’observer et de saisir ces fêtes humaines. Je suis une femme solitaire ayant pitié de mes nuits froides et de mes jours enhardis par le claquement des bruits sombres et étincelants de ma mémoire de tristesse. Mais l’implacable ferveur a fait de moi, un parfum de cornes et de sonnettes.
Si ces pauvres êtres venaient à enfouir ma peine en se frétillant de suspense, ils se poseront curieusement devant certaines ordures soigneusement choisies. Ces impulsions craintives dont le vin abreuve quelques fois les incapables, c’est que nous avons fait nos choix face aux moralistes, aux conseillers et aux cadres.
Précipitez-vous vers l’action, les minutes écoulées de vos soirées sont dignes de courage ! Baignez dans le sang de vos compagnons, que les démarches chagrinantes travaillent en talon. Exécutez sans profiter jusqu’à l’aube puisque qu’une folle énergie que nul médecin prétend expliquer, s’avance avec leurs membres paresseux pour exécuter les tâches les plus absurdes et souvent les plus dangereuses.
Des hordes se sont rassemblées pour entrer dans les regards des écrans. Ils font partis de notre pièce pour connaître les loisirs de nos humeurs. Nous sommes de ceux qui pousse sans résistance vers des incendies remarqués.
Ces plaisanteries nerveuses entrent dans nos esprits comme une serrure à double tour qui permettent de se délasser dans un bain soyeux. Tandis que la paresse humaine apprend à vivre avec des centimes sur les ronds-points, nous les regardons en silence quand les rédactions offensent leur propre gosier.
Il y a des malheurs incontestablement bien plus féroces comme celui de ne plus se reposer dans la neige. Avez-vous déjà entendu résonner la rage et cette infatigable cascade ? Tu noies ton pardon dans d’étincelants coeurs ambitieux. Je ne possède que des larmes de fatigue quand la balance condamne le déluge.
Quoi qu’il advienne, l’homme ne subit pas l’avertissement comme une digne fin. J’ignore encore comment le monde me jugera pour avoir entériner si puissants soutiens. L’honneur du consentement est admis lorsque je perçois un fleuve barré dans l’éternelle attente du cœur qui se rend muet. Le duel de ce combat s’approche d’un tison, l’un ruiné comme l’éclair de son drame et de ses genoux blessés, l’autre fredonne avec une gueule enivrée.
La geôle est las de paresse tandis que les pis gonflés engouffre des soldats dont la chasse craintive font l’effet d’enfantines erreurs. Caché dans les broussailles, elle entend la meute aux abois.