Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: drinkdrivedrop le 21 Avril 2011 à 13:07:06
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Astreinte quotidienne gravée dans sa main gauche, Anthony sortait son chien tout les soirs à 19h30, quel que soit la fureur en perdition du Soleil, les caresses glaciales de l’hiver ou l’humiliante douche qui le rinçait jusqu’aux os. Ce septuagénaire à l’aventure refoulée et digérée n’avait pas à pâlir devant la froideur du système rodé qui ricanerait bien à gorge déployée s’il avait voulu y trouver sa place.
L’aventure, il l’avait fabriqué de ses mains, l’avait partagé pour la valoriser. Il n’était pas le pionnier du cercle vertueux de Partage mais s’en accommodait bien… Avant. Voyageur, il avait amené son corps jusqu’aux confins des pays dont les noms nous semblent être une injure dans un dialecte lapidé et enfoui dans les limbes de l’histoire contemporaine, mais également auprès des siens, des gens de passages, chez lui, chez eux. L’éloge de la rencontre et l’enrichissement mutuel avaient été son essence dont le prix ne fluctuait qu’avec la préciosité des chemins empruntés.
Tout les métiers lui étaient passés entre les mains : soudeur, agent de voyage, serveur, chauffeur et j’en passe, tous prétextes à la croisée des chemins, bons ou mauvais, mais qui donnaient à chaque fois une raison de mieux comprendre l’autre et soi-même.
En ce jour du 31 mars 2011 à 19h25, l’immuable rituel tapait sa boite crânienne : « Il est l’heure… Mais l’heure de quoi ? » se demandait Anthony en réponse à cette petite voix. Un bref regard vers son cocker de douze ans lui fit bien vite trouver le sens du devoir en le réveillant de sa torpeur inhabituelle. Quel bel âge pour un chien affublé d’un nom ridiculement commun, Whisky, et dont le regard était certainement encore plus triste et navrant que les autres chiens de sa race. Anthony réalisa cependant qu’aujourd’hui le regard de son compagnon était communicatif, plus que de raison, en adéquation avec la bruine et la timide Lune à l’extérieur, mais également avec sa propre humeur. D’ordinaire ces choses là lui passaient au dessus de la tête. Pourquoi fallait-il y accorder de la considération un jour où le sens commun vous dit que c’est un temps de chien?
Un deuxième rappel à l’ordre, beaucoup plus terre à terre celui là, lui fit comprendre que ce soir encore, il n’y aurait pas de grève possible. Whisky commençait à gémir, signe d’une volonté de soulagement naturel qui, si elle ne trouvait pas son public à l’extérieur, sonnerait le glas du tapis à moitié mâché et piétiné qui ornait le petit salon de l’appartement. D’ailleurs, ce dernier était plutôt sombre, symboliquement à l’opposé de la lumière aperçue et caressée dans la riche vie d’un ancien marcheur dont la patience ou l’impatience n’avaient plus d’intérêt depuis bien longtemps, reflétant la solitude d’un être longtemps accompagné du simple Bonheur. L’ennui caractérisé par ce vieux poste de télévision vomissant misères sur misérables n’avait, depuis longtemps, plus la fonction thérapeutique qu’on lui accorde en général par défaut ou dépit.
Anthony se leva plus péniblement que les autres jours de son fauteuil en croute de cuir marron, attrapa sa canne d’un geste mécanique et peu assuré, enfila sa veste de velours noir et se coiffa de son vieux chapeau de cowboy qu’il avait volé à l’homme qui lui avait offert l’hospitalité dans son haras en Argentine il y a maintenant plus de quarante ans. Un geste dont il n’avait retiré aucune fierté particulière, si ce n’est sur l’instant; mais cela lui ressemblait si peu… Mais exceptionnellement ce jour là, il n’y pensais plus. Il était temps.
La bruine s’en était allée pour laisser une humidité latente qui lui rongeait les articulations. Lui et Whisky commençaient à longer le mur de la résidence, comme d’habitude. Anthony aimait la nuit et ce qui en découlait et justement, elle commençait à pointer le bout de son nez. Il avait sa manière à lui d’accompagner sa promenade en sifflotant toujours la mélodie de La Chanson des Blés d’Or d’Armand Mestral; mais pas ce soir.
Il ne le savait pas encore mais dans le hasard qu’il avait si bien cultivé toute sa vie, il allait donner un petit coup de vivant supplémentaire et inespéré à son aventure.
Sur ce trajet que lui et son chien ne connaissaient que trop bien, se présenta un homme. Grand, costume cravate, attaché-case en bandoulière, cheveux et after shave encore en place malgré la météo capricieuse et une probable dure journée de labeur. Echange classique de regards, pour mieux jauger celui qu’on ne reverra jamais, tout le monde l’a fait et le fera encore demain sauf que là, Anthony s’arrêta devant le jeune homme d’une petite trentaine d’années, son chien fixant alors son maitre d’un air interloqué devant l’inhabituel changement de rythme depuis douze ans. Il était temps.
Le fringant jeune homme passa son chemin après un léger pas de côté pour éviter le vieillard. Celui-ci ne bougea pas, le chien non plus, toujours les yeux rivés sur le visage de son maitre, le souffle fort et chaud puis, après quelques instants, les deux compagnons de vie continuèrent leur promenade.
Arrivant bientôt au terme du rite quotidien, ils passèrent devant l’arrêt de bus. A cette heure-ci on y voit habituellement une dizaine de personnes mais aujourd’hui, ils n’étaient que deux : un lycéen avec son lecteur MP3, assis sur le banc et envahit par le rythme d’une musique au tempo lent à en juger par les mouvements lourds et réguliers de sa nuque, et l’homme croisé quelques minutes plus tôt, debout, raide à l’exception de sa tête légèrement penchée sur la gauche. Anthony s’assit également sous l’abribus. De nouveau, Whisky paru quelque peu médusé mais choisit finalement de sa coucher sous le banc, mordillant sa laisse en cuir.
Le Silence.
Anthony fit ce bruit si caractéristique de quelqu’un sur le point de parler, l’accompagnant d’une inspiration hasardeuse, puis se mit finalement à soupirer d’une manière rappelant une certaine satisfaction. Pas un mot du jeune homme, pas un mouvement de tête, il était aussi rigide que son costume de pingouin.
Encore Le Silence.
Subitement Anthony pointa du doigt l’attaché-case. « Que transportez-vous là? » demanda-t-il. Le jeune homme mit un moment à s’avouer que le vieillard assis derrière lui à sa gauche était en train de lui parler. « Eh bien… De quoi travailler. Mon ordinateur, quelques dossiers… » répondit-il avec hésitation et sur un ton monocorde. Le Silence était rompu. Il était temps.
La bruine était revenue, se muant au grès des envies en pluie percutante sur le toit de l’abribus. Le bus numéro 8 arriva et le jeune lycéen monta dedans, toujours en hochant la tête qu’il avait recouverte de sa capuche et en accompagnant sa musique d’une démarche chaloupée assez cocasse. Il n’avait pas été bruyant mais pour autant, les rythmes aigus et réguliers qui s’échappaient de son casque disparaissaient avec lui et cela se remarquait subitement. Le bus repartit.
Le jeune homme prit alors la place du petit lycéen à côté d’Anthony et porta un regard amusé sur cette vieille épave qu’était Whisky. « Comment s’appelle votre chien, demanda t-il. Whisky, et il a douze ans, répondit Anthony. Vous pouvez le caresser si vous voulez mais il ne sent pas très bon, surtout quand il pleut. » Amusé, le jeune homme esquissa un léger sourire à demi-forcé mais ne s’essaya pas à l’exercice périlleux. Il regarda brièvement dans la direction opposée mais son bus n’arrivait toujours pas.
La pluie commençait à alourdir sa présence. Un mouvement rapide de la tête sur sa droite lui fit mieux voir qui était la personne qui avait engagé le dialogue quelques minutes plus tôt : un vieillard plus marqué que ne l’aurait voulu son âge, avec les rides trahissant la présence d’un sourire longtemps gravé et désormais rangé dans un tiroir dont la couche de poussière l’aurait protégé des plus téméraires individus, une petite masse de cheveux grisonnants, le tout caché sous un vieux chapeau abimé, allant même jusqu’à insulter la nouvelle mode à défaut de l’ignorer.
« Il n’est plus très actif apparemment, dit le jeune homme en se baissant un peu plus pour observer Whisky. On avait un chien comme ça avant mais il s’est fait écraser par mon père qui rentrait du travail. Il avait un peu le même regard. Ca m’avait traumatisé pendant des années et je suis sur que mon père y pense encore. Mais vous savez quoi? Je ne me rappelle même plus de son nom. »
Anthony le regarda et sourit. « Peut être que votre père a moins fait de chemin que vous après tout. Survivre à certains souvenirs est difficile. Moi-même je n’ai pas survécu à tous; il baissa la tête, mais ça n’a plus d’importance d’autant plus que j’ai choisis de ne pas le faire pour certains. A mon âge c’est parfois la seule façon qu’on a de se rappeler les belles choses. »
Le jeune pingouin ne savait pas trop quoi répondre. Comment se poser en sage face à ce patriarche déshérité de ses sujets et tellement plus expérimenté. Pour autant, Anthony ne paraissait pas triste.
« Quelle journée, dit le jeune homme. Quand je pense qu’elle sera pire demain. » Anthony rigola doucement. « Pouvez me dire comment sera la mienne demain? Demanda-t-il. Eh bien non bien sur, acquiesça le pingouin. Alors ne vous demandez pas comment sera la votre car vous n’en savez rien non plus, répondit le vieil homme avec cette fois un sourire complètement dépoussiéré. Si vous saviez que vous alliez attendre le bus en compagnie d’un vieil homme et de son chien, auriez-vous pris le même chemin pour rentrer? » Le pingouin paraissait désarçonné mais répondit tout de même. «Oui, c’est le seul chemin pour rentrer chez moi. Faux, et vous le savez très bien, rétorqua Anthony. C’est certainement le plus pratique ou le plus court, ou les deux d’ailleurs. Vous avez finalement des milliers de possibilités pour atteindre votre but, peu transcendant dans l’instant certes, mais vous en êtes conscient. De plus, vous avez changé de chemin aujourd’hui. Nous nous sommes croisés il y a quelques minutes et vous avez failli de me rentrer dedans. »
Le pingouin semblait un peu agacé. « C’était vous tout à l’heure? Vous vous êtes arrêté en plein milieu! C’est moi qui ai du vous éviter et puis oui, j’ai changé de chemin un peu malgré moi ce soir. Comment le savez-vous? Vous étiez sur le mien, celui que je prend tout les jours.», répondit Anthony d’une voix caverneuse. Un silence gênant fini de ponctuer la conversation. Soudain, Le vieil homme se mit à rire ce qui ne manqua pas de surprendre le jeune homme. Finalement, il rendit la politesse avec cette fois un sourire émaillé et authentique. Il était temps.
« J’aime bien sentir que j’ai raison, dit Anthony. Que voulez-vous dire? Demanda le jeune homme. Je pense véritablement que les petites rencontres n’existent pas. Mais ça voyez vous, je l’avais oublié, tout comme vous avez oublié le prénom de votre chien. Grâce à vous, je viens de m’en rappeler, alors je vous dit merci jeune homme! Biscotte, répondit subitement le pingouin d’un air halluciné. C’était le nom de mon chien. Je savais que ça avait un rapport avec les céréales mais je n’arrivais plus à mettre la main dessus. En fait je n’ai jamais vraiment recherché son nom après ça. J’ai oublié que j’avais oublié… »
Ces deux hommes, qui d’ordinaire faisaient leur chemin seul sans jamais se voir, s’étaient finalement croisés l’espace d’un instant pour partager. Pour Anthony c’était un autre moyen de se rappeler à tous ces gens qui avaient fait de lui ce qu’il était, un être complexe mais réfléchi, cynique mais généreux, ouvert mais dont les faits vécus avaient encrés des idées non malléables, attentionné mais dont la philosophie avait toujours été de penser à lui pour penser aux autres. Anthony était un homme équilibré à plus de soixante dix ans. Son aventure avait trouvé, en cet échange avec ce jeune homme, une étincelle capable de rallumer tout les petits pétards mouillés de sa mémoire, ceux qui embellissent un ciel de nuit de jolis feux d’artifice. Que pouvait-il rester d’autre à ce vieil homme de toute façon. L’avoir invité sur son chemin était une sorte de purge, un moyen de raviver le beau parfois caché sous le sale. Il était temps.
« La pluie se calme dirait-on… Effectivement dit Anthony. Quelque chose me dit et me redit qu’il est l’heure, donc je vais vous laisser. Très bien dit le jeune homme, en rendant un dernier sourire. De toute façon, j’aperçois mon bus là bas. » Les deux hommes se levèrent, Whisky également mais en grommelant un aboiement guttural plutôt consternant ce qui ne manqua pas de faire rire les deux autres. Un regard suivit d’une poignée de main sincère. « Merci à vous dit l’un. Non, merci à vous dit l’autre. » Peu importe qui dit quoi. Le pingouin monta dans son bus et s’assis sans se retourner. Anthony avait déjà fait le tour de l’abribus et repartait vers chez lui.
Ce soir là, l’inhabituel poids de la solitude avait disparu. Affalé dans son fauteuil, il ne pensait plus à son interlocuteur mais se contentait de ressentir la brise d’autrefois, celle qui lui donnait la preuve qu’il marchait jadis dans la bonne direction. Il pensait également à cette belle fille avec qui il avait fait un bout de chemin il y a bien longtemps, la petite blonde à tête de poupon avec sa guitare sur le dos. C’était en août 1964 en Allemagne, il faisait beau et la vie avait alors bon goût.
« Il est l’heure… Oui, se dit-il, il est l’heure et j’ai sommeil ». Anthony ne dinerait pas ce soir. Il avait eu bien plus que ce qu’il aurait pu espérer. Assis sur son lit, il enleva ses habits et mit son pyjama. Une minute plus tard, Whisky rentra dans la chambre pour s’affaler sur le tapis. Ils échangèrent un regard complice. « Je suis fatigué mon Whisky, mais heureux. A mon âge, la bonne fatigue est cérébrale ou n’est pas. » Il du se contenter d’un fil de bave comme seule réponse de son chien…
Anthony s’allongea sur son lit et tira les couvertures au niveau de son menton.
« Il est l’heure… »
« Oui, il est l’heure cette fois », dit-il distinctement à voix haute. D’un geste, il éteignit la lumière.
Un sourire, le dernier, allait achever cette aventure plutôt inattendue à son niveau. Anthony était fatigué, Anthony était heureux. Il ferma les yeux mais garda ce sourire là avec lui. Il l’accompagna d’un dernier souffle.
Il était l’heure, il était temps.
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Astreinte quotidienne gravée dans sa main gauche, Anthony sortait son chien tout les soirs à 19h30,
Tous
Euh sinon j’ai vraiment rien pigé au début de ta phrase, je ne suis pas sûre que ce soit français en fait.
quel que soit la fureur en perdition du Soleil,
quelle
fureur en perdition ? carrément ? à 19h30 en plus ?
Ce septuagénaire à l’aventure refoulée et digérée n’avait pas à pâlir devant la froideur du système rodé qui ricanerait bien à gorge déployée s’il avait voulu y trouver sa place.
Alerte aux adjectifs ! C’est l’invasion !
Sérieusement on ne comprend rien. C’est quoi cette histoire de froideur du système rodé ? la météo ?
L’aventure, il l’avait fabriqué de ses mains, l’avait partagé pour la valoriser.
Fabriquée / partagée
Voyageur, il avait amené son corps jusqu’aux confins des pays dont les noms nous semblent être une injure dans un dialecte lapidé et enfoui dans les limbes de l’histoire contemporaine,
Idem, beaucoup trop d’adjectifs, du coup, ta phrase fait 10 km de long, du coup, on pige rien.
L’éloge de la rencontre et l’enrichissement mutuel avaient été son essence dont le prix ne fluctuait qu’avec la préciosité des chemins empruntés.
:o
En fait, ton texte était un défi, c’est ça ? Le but était de placer plein d’adjectifs et de grands mots et l’objectif était de perdre/saouler ton lecteur au bout de cinq lignes grand maximum. :huhu:
Tout les métiers lui étaient passés entre les mains : soudeur, agent de voyage, serveur,
Tous
D’ordinaire ces choses là lui passaient au dessus de la tête.
Choses-là / au-dessus
(ça va mieux, j’arrive à suivre !)
Un deuxième rappel à l’ordre, beaucoup plus terre à terre celui là,
Celui-là
D’ailleurs, ce dernier était plutôt sombre, symboliquement à l’opposé de la lumière aperçue et caressée dans la riche vie d’un ancien marcheur dont la patience ou l’impatience n’avaient plus d’intérêt depuis bien longtemps, reflétant la solitude d’un être longtemps accompagné du simple Bonheur.
Ça y est, je t’ai reperdu…
Mais exceptionnellement ce jour là, il n’y pensais plus.
Jour-là / pensait
J’ai jamais été convaincue par les majuscules (Lune, Le Silence), je vois pas ce que ça apporte. Pourquoi t'en as mis ?
et je suis sur que mon père y pense encore.
Sûr
Peut être que votre père a moins fait de chemin que vous après tout.
Peut-être
que j’ai choisis de ne pas le faire pour certains.
Choisi
« Pouvez me dire comment sera la mienne demain? Demanda-t-il.
demanda-t-il (pas de majuscule)
Eh bien non bien sur, acquiesça le pingouin.
Sûr
Alors ne vous demandez pas comment sera la votre car vous n’en savez rien non plus,
Vôtre
C’est moi qui ai du vous éviter et puis oui,
Dû
Vous étiez sur le mien, celui que je prend tout les jours.»,
Prends/ tous
Mais ça voyez vous, je l’avais oublié,
Voyez-vous
alors je vous dit merci jeune homme!
Dis
Ces deux hommes, qui d’ordinaire faisaient leur chemin seul sans jamais se voir, s’étaient finalement croisés l’espace d’un instant pour partager. Pour Anthony c’était un autre moyen de se rappeler à tous ces gens qui avaient fait de lui ce qu’il était, un être complexe mais réfléchi, cynique mais généreux, ouvert mais dont les faits vécus avaient encrés des idées non malléables,
Pas sûre que « encrés » soit voulu ? j’aime bien l’idée mais là elle me paraît pas aller de soi, enfin quel rapport avec l’encre ? Une explication ?
de soixante dix ans.
Soixante-dix
une étincelle capable de rallumer tout les petits pétards mouillés
tous (relis-toi quand même… word corrige toutes ces fautes bêtes)
Que pouvait-il rester d’autre à ce vieil homme de toute façon.
Point d’interrogation en fuite
De toute façon, j’aperçois mon bus là bas. »
Là-bas
Un regard suivit d’une poignée de main sincère.
Suivi
Ce soir là, l’inhabituel poids de la solitude avait disparu.
Soir-là
Il du se contenter d’un fil de bave comme seule réponse de son chien…
Dut
Alors, je trouve l’idée assez sympathique, je pense que la rencontre entre les deux personnages aurait pu être plus poussée, plus intéressante, du moins, moi, je la trouve pas assez poussée pour que je l’apprécie davantage. Ceci dit, je pige pas pourquoi t’as fait un début aussi pompeux alors qu’après ton écriture est plus naturelle. Le début, franchement, ça fait caricature, parodie, ça fait tout ce que tu veux sauf naturel et fluide. On bute sur chaque mot ou presque, du coup, j’aimerais vraiment que tu m’expliques pourquoi tu as fait ça, tes motivations m’échappent.
Dans l’ensemble, le début m’a trop énervée à dire la vérité pour que la suite du texte me satisfasse pleinement, dommage donc. Mais la rencontre, qui est le cœur du texte quand même, je la trouve intéressante, peut-être qu’en l’approfondissant, en rajoutant peut-être quelques éléments, elle serait mieux ? En fait j’ai pas réussi à vraiment rentrer dans le texte, donc c’est peut-être pour ça que je la trouve pas assez poussée, je ne sais point.
J’attends ta réponse.
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Salut !
Première chose (et qui va se répéter) : le lecteur n'est pas Champollion. Je ne dis pas qu'il faut lui donner ce qu'il a envie de lire mais s'il n'y a pas un minimum de fluidité c'est difficile.
Exemple :
Astreinte quotidienne gravée dans sa main gauche,
ça calme, et pourtant, c'est la première phrase. On comprend mieux avec la suite mais ça fout un coup aux yeux quand même^^
quel que soit la fureur en perdition du Soleil
tu veux dire quoi, qu'il fait super chaud ?
Ce septuagénaire à l’aventure refoulée et digérée n’avait pas à pâlir devant la froideur du système rodé qui ricanerait bien à gorge déployée s’il avait voulu y trouver sa place.
beaucoup de son "é", ce qui donne un rythme de lecture étrange. Pour moi, cette phrase fait trop "maintenant, je vais vous donner des informations sur le personnage et combien il est étrange". Peut-être que tu pourrais la rendre plus dynamique avec quelque chose comme un verbe ou un "voici" ?? Et supprimer quelques adjectifs, zou.
L’aventure, il l’avait fabriqué de ses mains, l’avait partagé pour la valoriser.
plus d'impact si tu t'arrêtes à "fabriquée de ses mains"
Voyageur, il avait amené son corps jusqu’aux confins des pays dont les noms nous semblent être une injure dans un dialecte lapidé et enfoui dans les limbes de l’histoire contemporaine, mais également auprès des siens, des gens de passages, chez lui, chez eux.
fais des choix mais n'abreuve pas le lecteur de tortueux détours. J'aime bien le début.
L’éloge de la rencontre et l’enrichissement mutuel avaient été son essence dont le prix ne fluctuait qu’avec la préciosité des chemins empruntés.
tu peux alterner phrases basiques (nom verbe complément) et phrases avec relatives. (regarde un peu le nombre de "dont" ;))
Tout les métiers lui étaient passés entre les mains : soudeur, agent de voyage, serveur, chauffeur et j’en passe,
par exemple, tu pourrais finir là et recommencer une autre phrase. Ce n'est pas un drame.
En ce jour du 31 mars 2011 à 19h25,
2011, à
Anthony réalisa cependant qu’aujourd’hui le regard de son compagnon était communicatif, plus que de raison, en adéquation avec la bruine et la timide Lune à l’extérieur
je vois pas trop l'aspect communicatif de la bruine ou de la lune
Whisky commençait à gémir, signe d’une volonté de soulagement naturel qui, si elle ne trouvait pas son public à l’extérieur, sonnerait le glas du tapis à moitié mâché et piétiné qui ornait le petit salon de l’appartement.
il faut prendre tes ciseaux à phrase, là.
D’ailleurs, ce dernier était plutôt sombre, symboliquement à l’opposé de la lumière aperçue et caressée dans la riche vie d’un ancien marcheur dont la patience ou l’impatience n’avaient plus d’intérêt depuis bien longtemps, reflétant la solitude d’un être longtemps accompagné du simple Bonheur.
franchement, pas compris ; des lourdeurs
L’ennui caractérisé par ce vieux poste de télévision vomissant misères sur misérables n’avait, depuis longtemps, plus la fonction thérapeutique qu’on lui accorde en général par défaut ou dépit.
j'aime beaucoup "misères sur misérables"
Il ne le savait pas encore mais dans le hasard qu’il avait si bien cultivé toute sa vie, il allait donner un petit coup de vivant supplémentaire et inespéré à son aventure.
le début : cool ; la suite : syntaxiquement correct??
Le Silence.
pourquoi la majuscule ?
La pluie commençait à alourdir sa présence.
chouette
Un mouvement rapide de la tête sur sa droite lui fit mieux voir qui était la personne qui avait engagé le dialogue quelques minutes plus tôt : un vieillard
on a changé de point de vue?? il faudrait le marquer plus fortement.
trahissant la présence d’un sourire longtemps gravé
il y a beaucoup de "longtemps" dans ton texte
Anthony rigola doucement.
on peut rire doucement, mais rigoler ?
avec cette fois un sourire complètement dépoussiéré.
Cool
Tu pourrais mettre des tirets de dialogue, un saut à la ligne, que sais-je ? On s'y retrouverait mieux.
cette fois un sourire émaillé et authentique. Il était temps.
je ne suis pas trop convaincue par la répétition de "il était temps", à moins que ça aie du sens à la fin mais je ne sais pas encore
une étincelle capable de rallumer tout les petits pétards mouillés de sa mémoire
pas mal
J'ai trouvé la deuxième partie (du moment où ton personnage est dehors) beaucoup plus accessible, parce que plus narrative. A mon sens, tu devrais passer de grands coups de serpe et simplifier tout ça. Garde tes petites trouvailles, bien entendu, mais il ne faut pas hésiter à couper les phrases complexes. Toi, tu vois très bien ce que tu veux dire mais le lecteur doit décrypter et sur un texte de cette taille (pour un texte court), c'est très vite lassant.
A part ces remarques qui concernent plutôt la forme, je dois avouer que je ne suis pas trop convaincue par l'histoire, surtout par la fin, c'est une manie, ça, de faire mourir ses personnages ! Et je vois pas pour il serait temps, d'ailleurs, à cause de cette rencontre ? Rencontre que j'ai par ailleurs trouvée très clichée. Ce que je dis n'est pas contre toi, hein, c'est sur le texte. Comme le fond ne me semble pas particulièrement frappant ni touchant, je ne sais pas trop comment je pourrais t'aider. Mais je pense que tu aurais à gagner à travailler tes phrases de manière à ce que le lecteur n'aie pas à les relire chacune deux fois pour les comprendre.
En tout cas, bienvenue sur le forum :)
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Je vais un peu prendre le contre-pied de ce qui est dit : je ne trouve pas que le début soit trop pompeux. En fait, j'aime bien, ça fait un peu proustien, avec ta façon ensuite d'appeler un des personnage "jeune pingouin", etc. Ce début est effectivement dense en images, en adjectifs, mais en lisant vite, on comprend ce que tu as voulu mettre dedans, c'est l'essentiel je pense.
Là où je vais rejoindre les précédente critique, ce sera sur le dialogue. L'idée est intéressante et l'ensemble bien mené. Mais moi aussi, même en ayant apprécié le début, j'en attendais plus. Plus de quoi ? Bonne question, mais effectivement, c'est prenant, fluide et naturel, alors pourquoi pas nous garder encore un peu ?
Et oui, au début, j'ai juste été un peu perdu par les retours temporels ! Ca a duré 10 secondes, au moment du 19h25, c'est tout, mais je le dis quand même !
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J'ai pas été trop choquée par les termes employées (faut dire qu'"astreinte" c'est un mot que j'emploie souvent x'D). Par contre je suis tout à fait d'accord avec Zach' faudrait débiter quelques phrases. Sans forcément ôter le superflu, ça serait pas mal de mettre des points pour que le lecteur puisse respirer.
J'accroche pas du tout à l'idée du "il est temps". Au premier je me disais déjà qu'il allait mourir, donc pour le suspens ou l'ambiance mystérieuse c'était déjà raté.
Ca se lit bien, juste dommage que la fin soit si convenue. ::)