Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Atheris le 07 Octobre 2022 à 21:39:47
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Ma Sappho
Qui dit nouvelle ville dit nouvelle vie.
Autre environnement, beaucoup de bonnes gens,
Comparés à avant, pas vraiment différents.
C'est alors que je vis parmi eux cette fille.
Des cheveux ondulés, noirs tels une soirée
De tempête. Les yeux aussi froids que des cieux
Désertés par les dieux. Son sourire précieux
Me retire au réel comme un raz-de-marée.
On s'échangeait alors des regards attendris.
À mesure que le temps passait, je m'épris;
Pendant un mois, c'est là qu'elle attisa mes flammes.
Je m'embrasais et je brûlais et je fondais
Pour elle, qui dans mon esprit vagabondait.
Cependant il se trouve qu'elle aime les femmes.
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Dans ce poème, je retiens cette phrase "à moitié":
Des cheveux ondulés, noirs tels une soirée
J'aime bien son image sans la suite!
J'aime bien l'idée!
Petit bémol: le titre est cohérent avec la fin du poème, mais pas forcément avec le début.
Merci pour cette lecture :)
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Bonjour,
Merci pour cet avis.
Le titre n'est que temporaire, le temps d'en trouver un meilleur :noange:
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Joli texte. Le titre me paraît trop explicite. Et la deuxième strophe gagnerait à plus de simplicité. Je ne sais pas si ce texte se veut amusant, la chute est efficace mais elle est déjà présente dans le titre donc il n'y a pas de surprise.
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Le titre me paraît trop explicite.
Encore que...car en fait, le personnage de Sappho et la question de sa sexualité ont fait l'objet au cours des siècles de différentes interprétations ! Lesquelles, comme souvent, s’avérèrent liées aux évolutions sociales et culturelles, mais qu'en fut-il vraiment en dehors de cela ?
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Oui mais quand on lit Sappho ou sapho on pense saphisme non ?
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@Joël : comme lesbienne avec Lesbos (l'ile). ;)
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Oui mais quand on lit Sappho ou sapho on pense saphisme non ?
Possiblement à tort, car on n'a d'elle que des fragments d'écritures (dont ceux de ses fameuses poésies en tridécasyllabes) Même sa période de vie, et conséquemment, sa date de naissance, sont sujets à controverses. Si ce n'est qu'elle aurait vécu en Grèce, notamment sur l'ile de Lesbos.
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Désolé , Atheris. Je réagissais pour toi en tant que lecteur. Je pense que lorsqu'on rédige un texte on ne le fais pas que pour soi et que la chute devrait surprendre, amuser, désoler mais surprendre. Je ne connais pas bien la vie de Sappho, je ne suis qu'un lecteur tout à fait moyen. Je sais simplement que ton texte gagnerait à avoir un titre qui laisse le mystère, déception par exemple mais pas plus.
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Je sais simplement que ton texte gagnerait à avoir un titre qui laisse le mystère, déception par exemple mais pas plus.
Pas faux mon ami ! d'ailleurs l'auteur en fait mention dans son post... Au fait, as tu remarqué que ce sonnet est délicieusement métré type alexandrins contemporains ?
:facepalm: petit détail, de taille : c'est Titus qui t'a répondu : Atheris, n'a rien déposé sur le forum depuis le 09 Octobre 2022 à 20:27:27 » :chouc:
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@everyone :
Pour les amateurs de poésie grecque, je vous conseille la lecture de La Couronne et La Lyre, Anthologie de la poésie grecque ancienne de Yourcenar (éd. Poésie / Gallimard).
Un extrait :
"... Ephémères !
Qu'est l'homme ? Que n'est pas l'homme ? L'homme est le rêve
D'une ombre... Mais quelquefois, comme
Un rayon descendu d'en haut, la lueur brève
D'une joie embellit, sa vie, et il connaît
Quelque douceur..."
Pindare, Huitième Pythique
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Oui... mais, à l'instar d'un autre sujet où il était question de traduction, on remarquera dans cet extrait, que la traduction française " Un rayon descendu d'en haut, " produit un petit effet de redondance qui peut faire sourire...
Or, en grec, l’expression est beaucoup plus naturelle et marque plus volontiers la provenance dudit rai de lumière (anôthen = « d’en haut »), et son mouvement (katabainôn = « descendant »).
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Peut-être pour renforcer l'image, la marquer en quelque sorte... En tous cas, la traduction de ce vers me plaît beaucoup.