Je ne fais que relayer les propos tenus par un certain Jean Pierre Desclès, directeur de labo à La Sorbonne, qui a l'air d'avoir une certaine connaissance de la langue française.
Je ne crois pas que ce soit moi qui ait un problème avec le passé simple mais plutôt toi avec l'imparfait ;)
J'ai écrit plusieurs récits avec une utilisation régulière du passé simple et de l'imparfait mais là je cherche autre chose. Je tiens juste à vérifier que ce soit grammaticalement correct.
Or, je lisais à l'instant un article sur les emplois de l'imparfait qui comprennent son utilisation narrative :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Est ce que les lecteurs auront le sentiment d'une erreur linguistique en lisant un tel texte ?
Je pense que oui, dans la majorité des cas. Les fonctions du passé simple et de l'imparfait dans le récit sont très codifié et la plupart des lecteur auront une intuition du temps juste et auront le sentiment d'une erreur.
Il ne suffit pas que les lecteurs aient le sentiment d'une erreur linguistique en lisant le texte pour qu'il soit vraiment linguistiquement incorrect.
D'ailleurs les deux extraits de Maigret sonnent très juste.
A mon sens, t'orienter dans la démarche que tu décris n'est pas une bonne idée si elle résulte d'une réticence à utiliser le passer simple (qui est un temps aujourd'hui inhabituel dans le français courant). A mon sens, si tu es mal à l'aise avec le passé simple il faut d'abord résoudre ce problème avant d'envisager de révolutionner les temps du récit. Si tu ne le fais pas, ton écriture sera bâti sur tes lacunes et tu finiras par être bloqué par elles à un moment donné.
Comme l'atteste justement les extraits, je ne cherche en rien à révolutionner quoi que ce soit !
A mon sens cité des exemple de cas de l'usage de l'imparfait qui t'intéresse n'a pas de pertinence dans le débat. Ce qui compte dans la langue c'est la réception et le sentiment du lecteur. Un texte qui semble truffé d'erreur de concordance des temps ne paraîtra pas plus juste si on lui cite des occurances du même usages, c'est là tout le problème.
Au 15ème siècle, les auteurs utilisaient le "et" comme une ponctuation. Si je faisais pareil aujourd'hui, pour la plupart des gens, mon texte paraîtrait très mauvais. Dire que Rabelais et Montagne écrivaient comme ça ne changerait pas leur opinion.
Encore une fois, ces exemples montrent juste qu'il ne s'agit pas d'une volonté personnelle de révolutionner l'usage de l'imparfait, encore moins d'une croisade contre le passé simple ;)
D'ailleurs je ne croit vraiment pas que cela sonnera faux au yeux du lecteur, c'est un emploi de l'imparfait très présent dans les textes journalistiques où il ne choque personne.