Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Owls le 03 Avril 2011 à 15:38:55
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Bonjour à tous! Après un long moment d'absence je suis de retour.
Pour la petite histoire je suis allé voir jouer la cousine de mon papa hier soir au théâtre, et je me suis inspiré de ma soirée pour écrire cette ébauche. Dites moi ce que vous en pensez, je compte le modifier (remettre en forme etc) donc j'attends vos critiques pour ça :) bonne lecture et merci !
ps: les deux dernières phrases sont des phrases que j'avais écrite au départ et je ne sais pas trop où les caser mais comme je les trouve jolies je les ai laissé à la fin (ça fait un peu brouillon désolé)
Je ne sais plus comment, ni pour quelle raison, ce soir là je traversais cette ruelle perdue non loin de chez moi. J'errai le cœur monotone, quand mes yeux rivés sur le pavé, furent soudainement attirés par cette petite entrée étouffée par les cafés chaleureux. Sur le mur de pierre, je pouvais distinguer quelques néons rongés et ternis par le temps; je me trouvais alors face au « Petit Théâtre ». Je ne sais quelle déraison s'emparait de moi, mais mon esprit vagabond m'incita à entrer en ce lieu qui, bien que quelque peu délabré, n'était pas désagréable. Personne ne vint m'accueillir, la petite salle était déserte. Aux murs étaient accrochées de vieilles photographies, je pouvais reconnaître sans mal le mime Marceau, et à sa droite Fred Astaire. J'entendais des voix, je jetais de furtifs coups d'œil autour de moi, et ne distinguant personne je décidai de rebrousser chemin, quand derrière moi, les sons résonnaient de plus belle. Je m'avançais vers l'unique porte auquel conduisait la pièce. Le parquet vermoulu était orné d'un tapis bordeaux abimé par le temps, probablement posé ici pour atténuer les grincements du bois piqué. Je sentais en moi cette impression que l'on a par moment, d'avoir déjà vécu ce court épisode de la vie, mon cœur devenait léger, et mon estomac se retournait sans raison. J'ouvrais la porte comme à la recherche d'un souvenir effacé. La salle bien que plongée dans l'obscurité semblait menue. Les projecteurs illuminaient une scène dressée devant quelques rangées de fauteuils en velours miteux. Le public comptait environ dix personnes qui ignorèrent mon arrivée improviste. Sur les planches, une comédienne récitait sa tirade, une femme de taille moyenne, brune. Ses yeux pétillants transmettaient une émotion certaine, mon souffle se coupa comme pour excuser mon entrée brutale. Je la fixai, et lisais en elle une passion, un amour de la scène. Son personnage lui seyait parfaitement. Son audace et son caractère dépassait ses gestes, c'était au-delà d'un jeu de comédien, c'était plus fort que les mots, plus profond qu'un sentiment, plus vivant qu'un voyage, plus émouvant qu'un poème, plus fort que la drogue, ça dépassait les limites du réel, c'était troublant. Mon esprit était emporté par l'extravagance de ce minuscule théâtre, par la beauté de la scène, par l'élégance de ce jeu. Ma raison avait basculé et mon cœur était transporté dans cet univers qu'est le théâtre et que j'avais toujours considéré de loufoque. Je sentais en moi ce désir d'en voir plus, j'étais renversé, absorbé, c'était merveilleux, extraordinaire, surnaturel. Elle usait des mots, épuisait des gestes de manière si habile, si phénoménale. J'étais arrivé lors de la dernière scène, bientôt on tira les rideaux, on applaudissait et les comédiens apparaissaient pour le salut final. J'étais cloué, scié, étonné, époustouflé, sidéré. Dans mes oreilles retentissaient les applaudissements, ils semblaient des milliers, je me sentais bruler, découvrir une passion, un monde nouveau. Je me souviens être parti rapidement, sans avoir prit le temps d'aller féliciter les acteurs de leur performance, mais j'avais découvert une chose nouvelle. Il me prit un jour l'envie d'y retourner, de retrouver ces magnifiques et piètres décors, mais il me fut impossible de retrouver l'adresse exacte. Je me demandais si j'avais rêvé cette soirée, où si je ne l'avais jamais vécu, mais j'en garde un souvenir subtil.
m'entrainant dans la déraison et l'extravagance de ce minuscule théâtre, situé au coin d'une rue égarée.
Sans même croiser mon regard fixé sur elle, ses yeux brillants me transmettaient toute l'émotion de son personnage.
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Je ne sais plus comment, ni pour quelle raison, ce soir là je traversais cette ruelle perdue non loin de chez moi.
Soir-là
J'errai le cœur monotone, quand mes yeux rivés sur le pavé, furent soudainement attirés par cette petite entrée étouffée par les cafés chaleureux.
Quand mes yeux, rivés sur le pavé, furent…
Ça fait vraiment bizarre comme phrase quand même. Surtout à cause de la saturation d’adjectifs « monotone » « rivés » « étouffée » « chaleureux ».
Sur le mur de pierre, je pouvais distinguer quelques néons rongés et ternis par le temps; je me trouvais alors face au « Petit Théâtre ».
« je me trouvais alors » c’est vraiment pas naturel comme enchaînement. Il faut que tu lies tes phrases, on peut pas sauter d’un truc à l’autre comme ça.
Je ne sais quelle déraison s'emparait de moi, mais mon esprit vagabond m'incita à entrer en ce lieu qui, bien que quelque peu délabré, n'était pas désagréable.
Tu peux sûrement te passer de « esprit vagabond », enfin je trouve ça pas naturel de dire ça. Et puis « déraison » est peut-être un peu fort, non ? Attention encore une fois aux adjectifs aussi !
Aux murs étaient accrochées de vieilles photographies, je pouvais reconnaître sans mal le mime Marceau, et à sa droite Fred Astaire.
Tu peux te passer de la dernière virgule, je pense
J'entendais des voix, je jetais de furtifs coups d'œil autour de moi, et ne distinguant personne je décidai de rebrousser chemin, quand derrière moi, les sons résonnaient de plus belle.
Tu as un problème de temps ici, du coup l’enchaînement ne paraît pas très logique. Et l’imparfait c’est pas vraiment le temps de la dramatisation, faudrait passer au passé simple.
En fait, faudrait formuler ton idée autrement, je pense. Par exemple : « On entendait des bruits de voix. Pourtant j’avais beau chercher furtivement de gauche à droite, je ne voyais personne. J’allais rebrousser chemin lorsque les sons résonnèrent de plus belle derrière moi. »
Je m'avançais vers l'unique porte auquel conduisait la pièce.
C’est très lourd. « Je m’avançais vers l’unique porte de la pièce » tout simplement ?
Je sentais en moi cette impression que l'on a par moment, d'avoir déjà vécu ce court épisode de la vie, mon cœur devenait léger, et mon estomac se retournait sans raison.
Tu t’analyses trop. Mais du coup on s’identifie pas au perso, ce qui est vraiment dommage, d’autant plus que c’est à la première personne du singulier. Faudrait tourner en quelque chose comme ça : « J’avais la désagréable impression d’un déjà-vu » ou quelque chose comme ça. Tu pourrais aussi varier la syntaxe de tes phrases et mettre juste « Une désagréable impression de déjà-vu ». Sinon, le cœur léger et l’estomac qui se retourne ? C’est compatible ça ? Et les impressions de déjà-vu, ça fait un peu peur quand même, non ?
J'ouvrais la porte comme à la recherche d'un souvenir effacé.
Encore une fois un passé simple me semble mieux et j’aurais enlevé le « comme ». Enfin, je comprends pas cette comparaison entre chercher un souvenir et ouvrir une porte matérielle.
La salle bien que plongée dans l'obscurité semblait menue.
Mais y’a combien de pièces sérieux….
Sur les planches, une comédienne récitait sa tirade, une femme de taille moyenne, brune.
Faudrait inverser « Sur les planches, une femme de taille moyenne et menue, une comédienne, récitait sa tirade »
Ses yeux pétillants transmettaient une émotion certaine, mon souffle se coupa comme pour excuser mon entrée brutale.
C’est reparti sur les adjectifs, XD. Elle a le souffle coupé très rapidement quand même. Et c’est assez mal dit. Enfin encore une fois, je vois pas le rapport entre le souffle coupé et l’intrusion.
Je la fixai, et lisais en elle une passion, un amour de la scène.
Elle la passe au détecteur ?
Je trouve ça mal formulé, en plus, on sait déjà qu’elle la regarde
Son audace et son caractère dépassait ses gestes, c'était au-delà d'un jeu de comédien, c'était plus fort que les mots, plus profond qu'un sentiment, plus vivant qu'un voyage, plus émouvant qu'un poème, plus fort que la drogue, ça dépassait les limites du réel, c'était troublant.
Pas très convaincue pour ma part par cette comparaison multiple
Mon esprit était emporté par l'extravagance de ce minuscule théâtre, par la beauté de la scène, par l'élégance de ce jeu.
En quoi il est extravagant ? en quoi c’est beau et élégant ? Tu nous sors des grands termes passe-partout qui veulent pas dire grand-chose en fin de compte. Nous on veut la voir cette beauté.
Ma raison avait basculé et mon cœur était transporté dans cet univers qu'est le théâtre et que j'avais toujours considéré de loufoque.
« comme » et non « de »
Sinon, pareil, « ma raison » / « mon cœur », on se croirait revenus au XVII siècle. :huhu:
Il faut pas que tu nous dises que ta raison bascule, faut que tu nous la montres basculer^^
Dans mes oreilles retentissaient les applaudissements, ils semblaient des milliers, je me sentais bruler, découvrir une passion, un monde nouveau.
Va falloir se calmer quand même. C’est une toute petite salle et y’a 10 personnes…
sans avoir prit le temps d'aller féliciter les acteurs de leur performance, mais j'avais découvert une chose nouvelle.
Pris
Je me demandais si j'avais rêvé cette soirée, où si je ne l'avais jamais vécu, mais j'en garde un souvenir subtil.
Ou
Un souvenir subtil ? quésaco ?
les deux dernières phrases, soit tu les cases, soit tu les enlèves, mais tu les laisses pas traîner comme ça, nan mais ! Un peu de tenue quand même ! ::)
Bon, comme tu as pu le constater, j’ai pas été très emballée par la lecture parce que y’a pas mal de détails qui clochent. Maintenant comme tu comptes le reprendre sérieusement, j’espère t’avoir un peu guidé pour tes retouches. Là, je partage absolument pas ton émoi, il est décrit avec de trops grands mots qui sont tous très vides (la raison, le cœur, la beauté), ce sont des concepts compliqués et qui ne nous apprennent rien. Il faut vraiment que tu nous fasses vivre l’émotion du personnage^^
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Bonjour à toi. J'ai lu ton texte... Il me paraît un peu embrouillé...
style :
"Je ne sais plus comment, ni pour quelle raison, ce soir là je traversais cette ruelle perdue non loin de chez moi."
Tu utilises à plusieurs reprises cette formule... "Je ne sais plus comment...Pourquoi..."
Tes hésitations font douter de la crédibilité de ton personnage et du coup on a du mal à la suivre dans son aventure...
C'est un premier jet, il a donc besoin d'être retravaillé, mais je le relirais avec plaisir ;)
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Merci pour vos critiques! je vais les prendre en compte et essayer d'améliorer ce texte :) !
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ce soir là
soir-là
quand mes yeux rivés sur le pavé, furent soudainement attirés par cette petite entrée étouffée par les cafés chaleureux
La virgule n'est pas à sa place ! Et puis ça fait deux fois "par". Et puis j'avoue que j'ai beaucoup de mal à visualiser une entrée étouffée par des cafés... :-[
Je m'avançais vers l'unique porte auquel conduisait la pièce
ça peut pas être "auquel" ici, puisque ça renvoit à "porte" qui est féminin. Et j'avoue que je vois pas trop comment une pièce peut conduire à une porte...
cette impression que l'on a par moment
c'est pas "moments" ? J'ai un doute.
J'ouvrais la porte comme à la recherche d'un souvenir effacé.
L'imparfait fait bizarre, puisque c'est une action ponctuelle, terminée..
la fixai, et lisais en elle une passion, un amour de la scène.
Le mélange passé-simple/imparfait m'a gênée, là aussi.
Son personnage lui seyait parfaitement.
Mais le narrateur vient d'arriver... ça fait bizarre qu'il connaisse déjà son personnage.
Son audace et son caractère dépassait ses gestes
dépassaient
j'avais toujours considéré de loufoque
considéré loufoque, ou comme loufoque, mais pas de ! ;)
bientôt on tira les rideaux, on applaudissait et les comédiens apparaissaient pour le salut final
De nouveau passé-simple/imparfait qui me gène...
sans avoir prit le temps
pris
L'idée est classique, mais elle peut donner un petit bout de vie sympathique.
Par contre, c'est vrai qu'en l'état, c'est un peu fouillis pour qu'on s'y repère. Essaie peut-être de faire des phrases plus courtes ? A plusieurs reprises, j'ai dû relire parce que j'avais oublié le début de la phrase que j'étais en train de lire.
L'impression de fouillis vient aussi du mélange entre imparfait et passé-simple. En gros, l'imparfait c'est quand l'action dure, et le passé-simple, quand elle est ponctuelle. Du coup tu peux pas employer une fois l'un une fois l'autre, pour décrire deux actions mises sur le même plan. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ?
Contrairement à Ernya, les coeur, la raison, tout ça, ça ne m'a pas gênée, ni donné une impression de vieillot. Mais en l'état, je trouve que bien qu'une légère ambiance commence à se dégager de ton texte, c'est pas assez pour entraîner le lecteur comme tu le voudrais.
Par contre, j'ai trouvé que, sur le fond, il y avait un petit problème avec ta scène : le personnage entre dans un théâtre totalement désert, mais y trouve une représentation en cours (déjà ça fait un peu louche, lol. Tu peux centrer le texte sur le fait que c'est étrange - comme y invite la fin, avec l'impossibilité de retrouver le théâtre. Mais dans ce cas il faut en mettre plus. Dans le cas contraire, il faudrait revoir ça, parce que même si c'est un petit théâtre, ça m'étonnerait qu'on laisse entrer les gens sans payer ! :P).
Ensuite, l'autre petite incohérence c'est la suite de la scène : ton personnage entre, entend une demie tirade, et est saisi par la beauté du spectacle au point de tomber amoureux du théâtre... Là encore, de deux choses l'une : soit c'est un spectacle ensorcelant (avec une petite part de fantastique), et dans ce cas il faut plus axer sur cet aspect envoûtement ; soit c'est un petit bout de vie, et dans ce cas, quelques minutes de spectacle, même s'il est très bien joué, c'est vraiment pas suffisant pour rendre quelqu'un passionné !
Donc voilà, sur la forme je pense que tu gagnerais à simplifier. N'essaie pas de faire de belles phrases : mets-toi dans l'état d'esprit de ton personnage et décris ce que tu ressens. Pour le genre de texte que tu vises, il me semble que ce serait plus efficace.
Et sur le fond, il faudrait soit revoir les petites incohérences, soit définir ton texte plus clairement vers le bizarre.
Et quand aux deux phrases que tu as laissées à la fin, je trouve la deuxième un peu cliché, elle n'apporterait pas grand chose à l'histoire. La première, tu peux facilement l'intégrer, par contre.
Voilà, j'espère que mon commentaire ne donne pas trop l'impression de donner des ordres sur ton texte ("fais ci, fais ça !"), ce sont juste des pistes possibles, hein !
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Mais non pas du tout ça me plaisir que vous m'aidiez à améliorer ce texte :) merci en tout cas ! Je vais le reprendre bientôt quand j'aurais un peu de temps !
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Pas besoin d'un inventaire de faute? Tant mieux je ne suis pas douée...
Bref, ton texte est agréable à lire, mais il faudrait peut-être que tu fasse des paragraphes, passer des lignes, parce que ça fais gros, et ça à du mal à passer(bonjour la répétition...), ou simplement faire des alinéas quelque part.
=) a plus.
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C'est gentil merci beaucoup à tous et à toutes ! Je vais m'en occuper bientôt. (En attendant bonnes vacances :))
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Le flou qui entoure la scène ne m'a pas trop gênée, même si je me suis demandée par où il entrait. Là ça fait un peu entrée du côté de la scène ou entrée sans payer. x'D
Mais par contre j'ai pas été très emportée, tout ce que décrit le personnage me semble étonnamment lointain, et le caractère potentiellement onirique du théâtre ne fait rien pour lui donner plus de poids. ::)