Travaux finis. Voici un petit texte pour rigoler. Je le trouve mieux adapté à l'oral vu les sonorités. Alors imaginez le vous peut être déclamé par un conteur. J'accueille volontiers les retours sur la forme. Le fond... disons qu'ici tout le monde à pied et qu'il est facile à toucher. Ne vous gênez surtout pas pour l’orthographe, la conjugaison et la grammaire, ce sont clairement mes points faibles. Voila voila, bonne lecture.
Jacques pressait le pas et quatre parents vers la sortie. Les interminables réunions parent-prof s'étaient encore interminées trop tard. Et de tous les jours, ce jour n'était pas le jour pour traîner. Tout ça pour exposer en trente-trois exemplaires la seule vérités qui s'appliquait à la seconde B du lycée général Général de Gaule, ou Général² Gaule comme il aimait à l'appeler : des math, pas besoin d'avoir la bosse pour les bosser. Mais les petits cancres cachottiers forçaient l'éminent professeur de mathématiques à se faire potier pour tourner un pot aux roses autour duquel tourner pour révéler la nouvelle. Peu de parents acceptent que leur marmot échoue en premier lieu, mais qu'il échoue ET qu'il mente, ça c'était tout bonnement impensable. L'évidence et la seule vérité possible était que sa petite tête de parvenu ne revenait pas au prof plutôt qu'elle ne sache retenir les règles de retenues. Mais pires que les boulets du bouliers, c'était les craques de l'abaque qui ramenaient les géniteurs les plus ingérant. Ils réclamaient à coup de fausse modestie des louange que le laconique "Tout va bien, continue comme ça." ne savait pas encapsuler.
L'encadrant n'encadrait pas les retards, tirer sur le cadrant le rendait retors. Il avait pris les deux derniers élèves d'un coup. Tic et Tac comme il les appelaient étaient de toutes façons inséparables. Une fois cela expédié il rangea rageant le dossier des rongeurs rangers et se réjouis. Enfin pouvait il rentrer chez lui.
Le soleil était déjà couché. Il sortit du bâtiment en se grattant, son urticaire le reprenait. Quelque chose, une impression, un malaise, un problème le tourmentait. Il ne savait mettre de mot dessus. Pris de vertiges, il se dirigea en titubant vers la porte nord. Sa tête se brouillait. Il faisait trop clair. Il se posa un instant sur les rocs qui bordaient la route. Il leva les yeux vers le ciel pour y voir une lune pleine. Un cercle parfait. Assis dans un de ses rayons, sur deux pierres carrées, Jacques sentit monter en lui un air calculateur. Une grosseur des grands soirs poussait en lui. Dans sa rage montante, un éclair de lucidité stria le ciel de ses pensées, il n'aurait pas dû sortir si tard. Il regretta de ne pas avoir dormi au gymnase comme à son habitude dans ses cas là. Des instincts primaires qu'il avait laissé derrière lui depuis le collège lui revenaient. Sa dernière pensée passa, alors que sur sa peau lisse poussait pelisse : alerter la police. Il déchira la nuit, le silence et sa chemise dans un hurlement plein de rage et de crocs. Car lou gaillard était loup-garou. Quand sa rage exponentielle le prenait il avait le lougarithme dans la peau. Son esprit égaré ne se souvenait plus. Sa voiture, le loup gare où ?
Pas grave. Il irait à pince, ou a pattes à défaut d'être crabe-garou. Ni vraiment prof, ni vraiment loup, il passa la porte NOR. La rue sentait bon la pluie, les poubelles et le malheureux matou qui court pour sa vie. Si un chat courant à cinq mètres secondes est poursuivi par un lougarithme avançant lui à sept mètres secondes avec une avance de vingt mètres, pourra-t'il atteindre le muret de l'arrière cours du restaurant "Chez Nono" à cinquante mètres de là avant le drame ? Un zéro à l'encre rouge sur le muret vint répondre à cette question : non. Il s'aventura ensuite dans les allées de la ville, tournant en ronds concentriques. Profita de l'occasion pour expliquer sa vision des divisions à deux inconnues. Errant sans but il revint sur ses pas. Mais déjà Jacques sentait une autre odeur : celle du passage à tabac. Le lougarithme ne paie rien pour attendre, il fonce. Ils allaient voir les petits fumiers fumeurs qui se défoncent. Faire le mur à l'internat pour se faire des soufflettes ? Jacques s'en allait passer un soufflon à ces fumistes. Il attrapa une latte de bois pour les faire tirer sur l'ironie du sort. A sa vue Tic panique et Tac est patraque. Leur esprit pratique les font fuir la matraque. Alors le loup tique et se lance à la traque et la volonté comique rend cette histoire foutraque. Revenons en à nos moutons de panurge se suivant l'un l'autre dans leur élan. A défaut d'un refuge ils trouvent un grand tableau blanc. Tic attrape un marqueur, Tac l'occasion de parler.
"Tu es sûr que c'est lui ? fit il d'une voix fluette.
--- Pour sûr mon ami, regarde ses lunettes !"
Alors d'un geste habile, alors que la mort approche, Tic trace au tableau une équation. Un problème de toute beauté. Une suite royale. Le monstre s'arrête devant, submergé par la réflexion. Il observe, pense, gamberge, fait le tour de la question. Il résout par instinct, instituteur résolu qu'il est. A mesure que son marqueur avance, sa ligne de cheveux recule. L'équation se détricote, imitée par ses nerf en pelote. Peu à peu la bête s'en va et l'homme reviens. Plus il se prend la tête et plus il est serein. Le pari de Tic était osé mais sage. La passion prends bien le dessus sur la rage. La raison lui reviens et il veut prendre une douche. Il a encore le goût du sang dans la bouche. Mais il lève les yeux et la honte s'efface. Tic et Tac viennent à lui et la joie le dépasse. Avec ses élèves, l’allégresse l'encercle. Il vient de résoudre la quadrature du cercle.
Bonjour,
on passe un moment assez rigolo à lire ton texte.
Après, je trouve le rapport math et loup garou assez chouette ( logarithme su per bien vu) mais je me suis un peu lassé des jeux de mots, des répétitions... je pense qu'il y en a un peu trop que ça sature le texte et le pousse à partir dans le délire. Alors que la première partie est assez cohérente ça part un peu en vrille sur la fin comme si tu étais grisé par les jeux de mots et que tu abandonnais ton récit.
Pourquoi pas un texte en travaux (une sorte de résidence). Par contre, il me semble que tu pourrais préciser un peu plus tes demandes concernant les retours, des remarques générales pour pouvoir réorienter ton récit, ou plus en détails, ce n'est pas le même investissement. Sous spoiler, un commentaire au fil du texte.
En passant, je voudrais dire à Arsinor que sa remarque sur les autres textes peut être assez mal prise par les auteurs des autres textes... on est plutôt là pour s'entraider, et donc...
B
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