Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Iban le 26 Juillet 2022 à 21:21:52
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J’ai dû arracher mon cœur en offrande
A des dieux trop cruels. Un sacrifice
Pour entreprendre la suite d’un édifice
Que ma nature, violemment amende !
Mon organe fumant, palpite pour l’albédo.
Mon âme d’enfant fuyant sur un radeau
Vogue vers les îles éthérées, mon guide
Silencieux, porte un linceul et reste placide.
Au loin les cyprès font des ponts.
Leurs racines, des démons ?
Leurs branches, des anges ?
Ai-je ici, quitté les fanges, pour les fanges…
L’eau est noire comme le gouffre
Sur l’enceinte ancestrale,
La mer sonne le râle
Et le cri du vent s’étouffe.
Quels sont ces arbres qui m’aspirent ?
D’un souffle lugubre entre leurs ramures…
Ma vieille amie, j’entreprends cette aventure,
Et pour toi qui a vu ce que j’avais de pire ;
Mon esprit trop malin
Dans cet adieu, te laissera
Une dernière larme qui séchera
À la rosée du matin.
Bordeaux ; Août 2021
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J'ai aimé les images induites par ton poème, particulièrement :
Mon âme d’enfant fuyant sur un radeau
Vogue vers les îles éthérées, mon guide
Silencieux, porte un linceul
et
La mer sonne le râle
Et le cri du vent s’étouffe.
(que j'aurais fait tenir sur un seul vers)
Cependant, sa rythmique m'a posé problème. Le style et le ton font penser à un poème classique respectueux de la métrique... qu'il ne respecte pas. Il est cependant tout à fait possible de forger un poème en vers libre rythmiquement harmonieux. Peut-être repenser certaines constructions/faire de nouvelles formulations.
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C'est beau et imagé.
Merci pour ce poème !