ma bêta-lectrice vient de m’apprendre après la lecture du premier chapitre de mon manuscrit que j’avais « une écriture soutenue » ?
En sois "soutenu" c'est un registre de langue, c'est ni positif ni négatif, ça dépend l'effet qu'on souhaite obtenir ou le publique auquel on destine son texte
oui enfin ça dépend de ce qu'on aime quoi.C'est exactement ce qu'a dit Miléna, je crois ? '-'
soutenu, y a un côté recherché, quoi. on n'est pas du côté de la simplicité et de la spontanéité. mais peut-être qu'il y a des gens qui aiment le style soutenu.
c'était un compliment ou un reproche de la part de ta bêta-lectrice ? (moi quand j'entends "soutenu" je pense "précieux, compliqué, alambiqué", et quand je veux complimenter quelqu'un je lui dis que son écriture est simple, précise, juste)Soir,
En sois "soutenu" c'est un registre de langue, c'est ni positif ni négatif, ça dépend l'effet qu'on souhaite obtenir ou le publique auquel on destine son texte
En sois « soutenu » c’est un registre de langue, c’est ni positif ni négatif, ça dépend l’effet qu’on souhaite obtenir ou le public auquel on destine son texte.
Et du coup, ta question c’est si on pense qu’effectivement tu rédiges dans ce registre, flag ?
Ou bien tu veux qu’on t’apporte du soutien face à cette révélation sur ton écriture ?
Je participerai bien à la conversation, mais j’avoue que je n’ai pas trop saisi quel était le sujet et l’enjeu.
Ou alors c’était plus en mode « brève de défloodoir » pour indiquer que t’es satisfait de l’évolution de ton style ? Si oui, tant mieux pour toi!
Comme cyamme, je ne comprends pas bien ce que tu souhaites demander à travers ce fil. Tu peux préciser ta question ? (s'il y en a une).
Je rejoins l'avis de Miléna : écrire en langage soutenu ce n'est ni bon ni mauvais, c'est un choix, selon l'auteur, le public, selon l'oeuvre ou le narrateur choisi.
C'est exactement ce qu'a dit Miléna, je crois ? '-'
Comme cyamme, je ne comprends pas bien ce que tu souhaites demander à travers ce fil. Tu peux préciser ta question ? (s'il y en a une).
Je rejoins l'avis de Miléna : écrire en langage soutenu ce n'est ni bon ni mauvais, c'est un choix, selon l'auteur, le public, selon l'oeuvre ou le narrateur choisi.
Pour ce qui est des auteurs qui ont trouvé un lectorat, il me semble que pas mal d'auteurs classiques écrivent dans un registre soutenu, non ? Yourcenar, Proust ? ...
J’aimerais comprendre pourquoi elle dérive vers un langage soutenu à mon insu ? Est-ce que d’autres personnes ont connu aussi ce genre de dérivation de leur style d’écriture au fil du temps ?Comme principale sources susceptibles d'influencer nos écrits, je pense à nos lectures et aux gens qui nous entourent.
Le terme "soutenu" veut a la fois tout et rien dire en fait.
Si on parle linguistique, le terme de "langue soutenu" peut renvoyer un plusieurs réalité. Il peut renvoyer à une variation diastratique de la langue : les classes sociales s'expriment avec des habitudes différentes, le langage soutenu va alors renvoyer une la langue des classe dominantes, bourgeoise ou aristocrate.
Ça peut renvoyer à une variation diachronique (différence des habitudes linguistique en fonction des époques), un langage soutenu est alors une langue avec des habitudes de langage plus ancienne.
Ça peut aussi être une variation diaphasique (une modulation de ses habitude linguistique en fonction du locuteur) ici tu adopterait des habitudes linguistiques particulière du fait que tu produit un texte littéraire.
Ça peut aussi être dut à une variation diacritique (je crois que c'est le bon terme mais j'ai un doute) quand on emploi un vocabulaire plus spécialisé pour décrire quelque chose.
Personnellement dans mes textes j'aime utiliser un français assez riche, justement pour avoir le mot exact qui correspond à l'effet que je cherche. Je ne suis pas adepte d'une écriture uniquement en français courant, je trouve que ça amoindrit la poésie.En ce qui me concerne, je suis plus à l'écoute de la tonalité et sensible à la couleur des mots. :)
Comme principale sources susceptibles d'influencer nos écrits, je pense à nos lectures et aux gens qui nous entourent.
Je pense qu'on est tous influencés en permanence sans s'en rendre compte. Si je lis un roman que j'adore avec beaucoup de phrases très courtes, inconsciemment je vais en mettre davantage dans mes écrits. D'autres facteurs jouent sûrement, peut-être + difficiles à cerner, comme notre humeur, les effets qui ont marché sur certains paragraphes qu'on va alors reproduire consciemment ou non, etc.
Par contre, personnellement, je pense que + on "mûrit" en écriture, + on est capable d'identifier nos mécanismes intuitifs, et une fois identifiés, les contrôler : se demander quel est le résultat, comment ça peut être perçu par le lecteur et comment ça influence notre projet initial ; garder / travailler / renforcer ce qu'on aime ; tempérer ce qui commence à être un peu trop marqué ; utiliser tel style ou telle technique pour telle situation ou tel narrateur, etc etc. Un peu comme dans tous les arts j'imagine ! Petit à petit on se crée une expérience de plus en plus riche et on choisit d'utiliser telle technique ou telle autre, selon le projet en cours ; même si on garder des préférences et une "patte" reconnaissable, les outils et les atmosphères sont de mieux en mieux maîtrisés.
A titre d'exemple : pour mon roman actuel, j'ai vraiment beaucoup, beaucoup travaillé le "ton" du narrateur, quitte à inventer de nouveaux mots d'argots (vu que ça se passe dans le futur), de nouvelles expressions, soigner à la fois le langage familier et la poésie, etc. Je sais que le résultat est très maîtrisé (on aime ou on aime pas, je ne dis pas que c'est réussi ; mais c'est choisi, à l'échelle de plein de petits détails ou choix esthétiques, et le ton est cohérent d'un bout à l'autre du récit) et correspond vraiment à ce que je voulais faire.
Par contre, je pense que je manque d'expériences autres que ce roman-ci... et ça va être toute une redécouverte d'écrire un autre texte long, pour lequel je devrai trouver un autre "ton", d'autres choix esthétiques ou sociaux, etc.
Mais quand j'aurai passé cette étape d'écrire autre chose que ce narrateur, je garderai les deux expériences et j'aurai + de souplesse encore pour la suite.
l'analyse du niveau de langue si tu préfère. C'est une version simplifié pour introduire à des nuance dans l'usage de la langue. Une étude des niveaux de langue qui soit en accord avec l'étude linguistique c'est ce que je te décrivais plus haut : une étude reposant sur les types de variation par rapport au français courant (variation diatopiquee, diastratique, diaphasyque, diachronique, diacritique, j'en oublie peut-être).
L'étude du registre de langue ne repose pas uniquement sur le niveau de langue des mots employé mais également sur la syntaxe, le rythme, l'usage de la ponctuation, etc.
Ton premier exemple (j'ai eu très peu d'ami dans mon existante,...) utilise une phigure amphatique ("les amis, les vrais,...") c'est donc du français oral, du français parlé (variation diaphasique) c'est une structure syntaxique qu'on utilise quand on parle à voit haute (comme ton texte globalement). C'est donc du familier.
Le langage soutenu n'est pas du langage littéraire. Écrire en soutenu ne signifie pas, par nature mieux écrire. Ça ne veut rien dire en soit, et ça peut être une caracteristique positive ou négative suivant l'effet que tu veux créer.