Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Delphine le 03 Mai 2022 à 16:18:04

Titre: L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 03 Mai 2022 à 16:18:04
Suite aux remarques très précieuses que j'ai reçues des uns et des autres, j'ai retravaillé mon texte.
Merci à vous tous !

L’œil de la machine

It was Moby Dick’s open mouth and scrolled jaw.
his vast, shadowed bulk still half blending
with the blue of the sea. The glittering mouth
yawned beneath the boat
like an open-doored marble tomb.

H. MELVILLE

Lundi 27 juillet 2020
   Face à leur écran de contrôle, les hommes sont au taquet. L’équipage, réuni sur la passerelle du navire, scrute l’immensité microscopique de l’océan organique dont est composé mon abdomen. Que cherchent donc ces hommes et ces femmes au fin fond de mes entrailles ? Moi, si pudique, et voilà que l’intérieur de mon corps est exhibé à la vue de tous, livré en 3D aux commentaires acérés d’étudiants, de médecins et de professeurs : la patrouille en blouse blanche. J’en rougirais presque. Mon intimité bafouée, mise à nu par le globe oculaire d’une machine de haute technologie.

   Il y a quelques jours encore, allongée sur une longue table flottante, je naviguais au rythme du flux et du reflux de la marée, sous l'œil imperturbable de Saturne qui insufflait ses radiations à chaque rotation de l'anneau. Aujourd’hui, le voyage s’est fait à vingt mille lieues sous la mer, à bord de l’électroaimant, l’espion des mers, le 007 à intelligence artificielle. Lancée du navire, la machine explore les fonds sous-marins avec l’objectif stratégique de rallier le point Nemo, un endroit de l’océan si difficile à atteindre. Au passage des Tropiques, une chaleur intense se diffuse jusqu’aux extrémités les plus inconnues de mon corps, éclairant les zones crépusculaires de mon intérieur, tandis qu’un goût âpre de produit de contraste envahit ma bouche.
   J’avais espéré une traversée paisible, mais en voyant l’imposante machine, je compris que mon voyage ne serait pas de tout repos, et que j’allais devoir affronter quelques tourmentes. Avant l’embarquement, les matelots avaient bien vaguement évoqué « un possible sentiment de gêne pendant la traversée, mais sans incidence pour le voyageur » ; or, venant de passer plusieurs mois de confinement à la maison, en raison des restrictions sanitaires imposées par la Covid, je n'aurais pas imaginé que 40 minutes dans une machine puissent provoquer un tel sentiment de mal être. Bien au contraire, je pensais même qu’une petite virée au large ne pourrait pas me faire de mal, Quelle naïve ai-je été que de me laisser entraîner dans cette histoire ! Etendue sur le dos, les mains sanglées, une large plaque pesante posée sur la poitrine, un bouton-pressoir dans la main pour le contact radio, et l’appareil m’avait déjà happée comme un vulgaire moucheron, entraînée au fond de sa gorge étroite, la tête la première. En quelques secondes, j’étais devenue sa prisonnière. Combien de temps allais-je devoir rester là avant de finir étouffée, digérée, puis expulsée dans les abîmes de l’enfer ? Pourquoi ne pas presser le petit bouton qui m’avait été glissé dans la main avant l’immersion, afin de commander à la passerelle de faire recracher la machine ? Peut-être par fierté : je ne voudrais pas qu’il soit dit que je fusse moins vaillante que d’autres… Alors, tenir bon, et fermer les yeux ; surtout ne pas regarder la paroi du cylindre si proche de mon visage que j’en perçois mon propre souffle à chaque expiration ; faire abstraction à l’étroitesse de ce tube et oublier que j’ai les poings liés, pour me concentrer sur le bruit, ce bloop  assourdissant, et dont j’essaie d’harmoniser les sons au rythme de ma respiration et de mes battements de cœur, comme si je voulais en composer une musique, une mélodie qui apaiserait ma peur. Un chant des sirènes

   Derrière la vitre de la passerelle, la patrouille en blouse blanche poursuit inlassablement sa ronde, et l’équipage semble très concentré ; le passage des Bermudes n’est pas une chose simple, on le sait. Par de petits mouvements brefs du doigt sur le pavé de l’ordinateur, le barreur ne cesse de virer de cap ; les clichés de l’écran défilent, et sont désarticulés, déformés. Grâce à son sonar, l’homme balaie les fonds marins pour ne rien laisser passer, et surtout pas ce qu’on craint avant tout, le monstre des Mers, le Voldemort des océans, la bête redoutée de tous les marins du monde, dont le nom reste encore tabou, comme si, en le prononçant, on attirerait le monstre à soi…  Alors, par respect pour un public non averti, son nom sera donc chuchoté : cancer
   
   Mais moi, je ne crois pas aux mythes, le monstre des Mers, ça n’existe pas.
   Allons, circulez, il n’y a rien à voir ! Laissez-moi plutôt rentrer à la maison. C’est l’œil qui me fait peur. L’œil de la machine.

                                                                                                                                                                                                                                                            Delphine 

Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Cendres le 03 Mai 2022 à 18:41:04
Merci pour ton texte.

En le lisant j'étais dans le flou. Je ne comprenais pas trop de quoi ca parlait, mais ensuite je me suis rappelé de tes précédents textes et ce fut limpide.

C'est une forme vraiment original que ce que tu décris. Je n'ai pas vécu tout cela, je serais mal placé pour te conseiller.

Mes impressions, je ne sais pas trop quoi te dire. C'est imagé. Je l'ai relut une seconde fois lorsque j'ai compris le sujet.

Lorsque je n'y étais pas, je pensais a une sorte de SF ^^

Désolée de ne pas dire plus de chose
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delnatja le 04 Mai 2022 à 09:07:37
Bonjour Delphine, merci pour ce texte.
Au début j'étais dubitative et puis j'ai finalement compris.
Je trouve que c'est bien écrit, mais les deux petits préambules du début, il servent à quoi ?
J'ai préféré les deux derniers paragraphes.
Belle journée.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: J. le 04 Mai 2022 à 09:12:35
Bonjour. D'accord avec Michèle. Les deux premiers inserts ne servent-ils qu'à emmener le lecteur sur une fausse piste ? Sinon, j'ai bien aimé ton texte.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 04 Mai 2022 à 11:52:46
Merci amis lecteurs pour vos retours!

@Cendres : L'objectif de mes textes est de faire partager les émotions, les sensations d'un malade condamné (Fait véridique)
L'écriture permet de confronter le fantasme à une situation réelle et terrible; le non conformisme est la seule échappatoire pour ce malade.
Néanmoins, et pour la compréhension du lecteur, mon style d'écriture n'excuse pas tout, et je comprends bien qu'il n'est pas facile à ceux qui ne sont pas confrontés à la maladie, ou qui n'appartiennent pas au monde médical de tout comprendre,  et c'est pour ca que tes remarques restent intéressantes et me sont si précieuses.
Merci Cendres!

@Delnatja et @Jonathan: Merci à tous les deux pour votre lecture et vos commentaires.
Bonjour. D'accord avec Michèle. Les deux premiers inserts ne servent-ils qu'à emmener le lecteur sur une fausse piste ? Sinon, j'ai bien aimé ton texte.
Le premier est une phrase tirée de Moby Dick, décrivant la gueule de la baleine, une gueule qui peut rappeler l'ouverture de la machine.
Le deuxième est un clin d’œil au point Nemo qui est si éloigné, qu'il se trouve plus près de la station spatiale que de la terre ferme! En lisant les autres chapitres de Rébellion, on comprend que son inaccessibilité est une référence au pancréas, un organe difficilement atteignable, d'où sa gravité quand on est malade.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Claudius le 06 Mai 2022 à 10:58:11

Bonjour Delphine,

C'est le premier texte que je lis de toi (disons que je commente peu ou pas même en ce moment).

Que dire, parlons du style. J'aime beaucoup ces images, cette façon détournée légère presque, de conter une situation plutôt noire. Tu as une plume qui accroche. Qui donne à tout le texte un ton à la fois poétique et fort.

J'ai relu pour mieux m'imprégner du fond, que dire : rien qui ne soit susceptible d'apaiser quoi que ce soit.

Sinon  la pudeur qui se dégage de tes mots touche au plus profond, le ton n'est en rien pathétique. Tu parles d'un mal qui ronge sans chercher à te plaindre. Tu fais preuve du plus grand des courages, celui d'en parler.

J'irai lire tes autres écrits, dès que possible.

Merci en tout cas parce que ce n'est pas simple à se dévoiler ainsi.

 :) :)
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 06 Mai 2022 à 14:21:56
Merci Claudius d'avoir ressorti mon texte des sous-sol du site! Quel plaisir cela m'a fait!
Comme tous parmi nous, j'attache beaucoup d'importance à mes écrits, et les voir ressurgir est un vrai bonheur.
Merci pour ta lecture et tes remarques
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 08 Mai 2022 à 16:21:33
Merci pour vos remarques à tous!
J'ai bien reçu vos questionnements, et je viens de compléter certains passages du texte avec quelques phrases que j'ai pensées nécessaires pour la compréhension .
Si vous pensez que ce n'est pas suffisant, n'hésitez pas à me le dire.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Samarcande le 08 Mai 2022 à 17:15:37
Salut Delphine,

Contente de lire un nouveau texte de toi, à placer dans le mozaique de ta "Rebellion".
Si j'ai bien compris, il est antécédent à tous les autres.

Au fil du texte :
Citer
It was Moby Dick’s open mouth and scrolled jaw.
his vast, shadowed bulk still half blending
with the blue of the sea. The glittering mouth
yawned beneath the boat
like an open-doored marble tomb.
H. MELVILLE

J'aime beaucoup les citations qui encadrent tes textes. Dans les premiers textes, cela m'a surpris, mais je trouve que cela ajoute de la profondeur à tes textes. Mais peut-être que deux d'affilée pour un texte court, c'est un peu trop.

Citer
    48° 52’sud, 123° 23’ ouest…
Situé dans l’océan Pacifique sud, le point Nemo est le plus éloigné de toute terre émergée. Aussi appelé pôle maritime d’inaccessibilité, il s’agit en réalité d’une zone d’environ 22 millions de km2, « découverte » il y a 26 ans par le géographe canadien-croate Hrvoje Lukatela. Se trouvant à équidistance de l’île Motu Nui au nord-est, et de l’île Maher au sud […], il vous faudra naviguer 6 jours pour rejoindre la terre ferme.[/i]
A. REY, Slate.fr, Le milieu de nulle part existe, et voici ce qu'on y trouve, article du 9 août 2018

Cette deuxième citation, contrairement à la première m'est restée hermétique jusqu'à ton commentaire/modification du texte. Est-ce important? A toi de voir. Je ne suis pas gênée de ne pas tout comprendre dans un texte, et à vrai dire, je préfère cela à une surabondance d'explications.

Citer
Devant leur écran de contrôle, les hommes sont au taquet.
"Au taquet" m'a décontenancée. Je trouve que cela ne colle pas trop avec le registre de langue du reste du texte. Du coup, vu qu'il s'agit de la première phrase, cela donne un ton qui ne sera pas celui du reste du texte. Est-ce voulu?

Citer
l’immensité microscopique
J'aime bien. :coeur:

Citer
de l’océan organique dont est constitué mon abdomen
La dernière proposition alourdit un peu la phrase à mon avis. Peut-être peux-tu simplifier ?

Citer
Moi, si pudique, et voilà que l’intérieur de mon corps est exhibé à la vue de tous,
J'ai un peu de mal avec l'ellipse du début (Moi, [qui suis] si pudique, ...) suivie de la proposition coordonnée.
Mais honnêtement je ne saurais te dire si c'est grammaticalement correct ou pas.

Citer
Car, il faut bien les distinguer entre elles, leur réputation/notoriété est en jeu !
Je pense que ta phrase gagnerait à choisir entre réputation et notoriété. (ou peut-être est-ce une trace de ton brouillon)

Citer
Mais aujourd’hui, le voyage se fait à vingt mille lieues sous la mer, à bord du séduisant électro-aimant IRM, l’espion des mers, le 007 à intelligence artificielle ;
Je ne comprends pas du coup si la narratrice est à bord du TEP dont on parle dans le paragraphe précédent, ou bien de l'IRM.

Citer
les petits mousses de l’équipage
petits est-il nécessaire avant mousses ?

Citer
Placée sur le dos, les mains sanglées, une large plaque pesante posée sur ma poitrine pour ne pas bouger, et la langue de l’appareil m’avait déjà happée la tête la première, entraînée au fond de sa gorge étroite.
Comme dans l'exemple précédent, j'ai un peu de mal avec la construction de la phrase : pourquoi et la langue... ?

Citer
J’étais alors devenue sa prisonnière.
Je mettrais bien "J'étais prisonnière" pour alléger et raccourcir la phrase. Il me semble que cela donne plus d'impact au constat, surtout après une longue phrase. Mais ce n'est qu'une suggestion tout à fait subjective.

Citer
abymes
abîme (Réf. ortho. abime). Moi aussi je confonds souvent avec  "en abyme" et abysse. ;)

Citer
En début d’examen, une petite poire en caoutchouc m’avait été glissée dans la main, au cas où j’aurais besoin d’entrer en contact audio avec l’équipage sur la passerelle, alors pourquoi ne pas l’actionner sur le champ, au lieu de vivre ce supplice ?
Là aussi je pense que tu peux alléger la phrase sans altérer le sens.

Citer
Pourquoi ne pas ordonner au chef de quart de faire recracher la machine pour me faire remonter à la surface ?
Je ne sais pas si c'est voulu, mais il y a une répétition de faire.

Citer
ce bloop   assourdissant
espace surnuméraire entre bloop et assourdissant.

Citer
et dont j’essaie d’en harmoniser les sons
dont j'essaie d'harmoniser les sons?

Citer
comme si je voulais en composer une musique
comme si je voulais composer une musique?

Voilà pour les détails. Je pinaille, mais il y a un rythme qui me plait. J'apprécie les références à la navigation, à toute une littérature d'aventures, aux monstres marins et aux mythes. Je trouve que toutes ces images servent parfaitement le fond du texte.
Les images sont très nombreuses mais je ne sens pas une volonté de fuir la difficulté du texte et de la thématique.
Le texte est à la fois pudique et authentique et c'est ce que j'aime le plus dans tes textes.

Merci pour cette lecture.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 08 Mai 2022 à 20:32:36
Merci Samarcande pour ta relecture! Trop gentil, et surtout très constructif.
Voici mon retour:

- Je trouvais amusant de mettre un extrait d'un article de journal en début de texte; à la base, il est même encadré. Mais tu as raison, c'est peut-être trop d'explications.

- être au taquet est à l'origine une expression qu'utilise les marins; le taquet est  une pièce utilisée pour amarrer des cordages. Je trouvais qu'elle allait pile poil avec ce que je voulais dire, du coup :)

-réputation/ notoriété : je n'arrivais pas à me décider ! :D

-TEP/ IRM : oui, tu as raison, il faut que je revoie cela...

Citer
Placée sur le dos, les mains sanglées, une large plaque pesante posée sur ma poitrine pour ne pas bouger, et la langue de l’appareil m’avait déjà happée la tête la première, entraînée au fond de sa gorge étroite.
Comme dans l'exemple précédent, j'ai un peu de mal avec la construction de la phrase : pourquoi et la langue... ?
La personne est allongée sur une table coulissante (telle une langue) qui se glisse dans l'IRM (la gorge de l'appareil).
Pour que le patient ne bouge pas pendant que les clichés sont pris (trois quarts d'heure! :o), on pose quelque chose de "pesant" sur le torse, et dans certains centres radiologiques, les mains sont même retenues par des "scratch". :-\

-"Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme" : j'aurais dû m'en rappeler!! :D

Citer
Pourquoi ne pas ordonner au chef de quart de faire recracher la machine pour me faire remonter à la surface ?
Je ne sais pas si c'est voulu, mais il y a une répétition de faire.
Pas bien compris ce que tu voulais dire...

Citer
ce bloop   assourdissant
espace surnuméraire entre bloop et assourdissant.
Tu trouves ? Car le bloop est le nom officiel pour le son de très basse fréquence qu'on entend dans l'eau; or, dans un IRM, il y a un vacarme épouvantable! >< C'était justement pour relever le contraste...

Citer
Je pinaille, mais il y a un rythme qui me plait. J'apprécie les références à la navigation, à toute une littérature d'aventures, aux monstres marins et aux mythes. Je trouve que toutes ces images servent parfaitement le fond du texte.
Les images sont très nombreuses mais je ne sens pas une volonté de fuir la difficulté du texte et de la thématique.
Le texte est à la fois pudique et authentique et c'est ce que j'aime le plus dans tes textes.

Merci pour cette lecture.

-C'est moi qui te remercie pour ce travail assidu, et tes petits mots de fin qui m'encouragent à poursuivre mon voyage...! Merci!

Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Samarcande le 12 Mai 2022 à 13:06:42
Salut Delphine,

Citer
- être au taquet est à l'origine une expression qu'utilise les marins; le taquet est  une pièce utilisée pour amarrer des cordages. Je trouvais qu'elle allait pile poil avec ce que je voulais dire, du coup :)
Je ne connaissais pas l'origine de cette expression. Dans ce cas elle est vraiment pertinente. Merci de m'avoir appris quelque chose.

Citer
La personne est allongée sur une table coulissante (telle une langue) qui se glisse dans l'IRM (la gorge de l'appareil).
Pour que le patient ne bouge pas pendant que les clichés sont pris (trois quarts d'heure! :o), on pose quelque chose de "pesant" sur le torse, et dans certains centres radiologiques, les mains sont même retenues par des "scratch". :-\
Oui, j'avais compris le sens, c'est la construction de la phrase qui me chiffonne. Elle me semble bancale.

Citer
Citer
Pourquoi ne pas ordonner au chef de quart de faire recracher la machine pour me faire remonter à la surface ?
Je ne sais pas si c'est voulu, mais il y a une répétition de faire.
Pas bien compris ce que tu voulais dire...

En fait il y a deux fois "faire" dans cette phrase : "faire recracher" et "faire remonter". Je comprends le coté passif que tu veux transmettre mais je trouve que ce sont des verbes faibles qui alourdissent la phrase et que tu pourrais les remplacer  par des synonyme plus précis.
exemple pas forcément concluant:
"pourquoi le chef de quart n'ordonne-t-il pas à la machine de me recracher et de me faire émerger/remonter à la surface ? (y'a un faire de moins même si c'est pas parfait)

Citer
Tu trouves ? Car le bloop est le nom officiel pour le son de très basse fréquence qu'on entend dans l'eau; or, dans un IRM, il y a un vacarme épouvantable! >< C'était justement pour relever le contraste...
Je n'ai rien contre la phrase en elle-même : je voulais juste te signaler une coquille de typographie. Il y a deux espaces au lieu d'un entre bloop et assourdissant. :)

Bonne continuation.

Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 26 Août 2022 à 13:11:39
Après de longs mois de pause, j'ai enfin retravaillé mon texte. J'espère qu'il sera plus explicite à la lecture.
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Delphine le 27 Août 2022 à 09:07:51
Merci beaucoup pour ta lecture et tes commentaires, Champdefaye !

Décidément, personne n'accroche à l'extrait de l'article  du début. Je crois que je vais devoir me résigner à l'enlever... :D
Titre: Re : L’œil de la machine
Posté par: Beglous le 23 Octobre 2022 à 21:35:53
(re) Bonsoir Delphine,

Ayant beaucoup aimé "le Souffle du Dragon", j'ai lu ce qui me semble être son précurseur.
Un plaisir retrouvé dans la lecture :coeur: Ton approche associative et fantasmagorique me plaît beaucoup.
Il y a beaucoup de références dans ton texte, notamment culturelles, et je trouve que ça lui donne une portée générale voire générationnelle.