Elles murmuraient plus fort, ce soir-là, ce soir où la lune était pleine et menaçait de les faire fuir. Elles chuchotaient de colère, de colère pressante et profonde
Elles disaient « Nous sommes seules ! » Et la fille, soudain, se sentait bien seule.
Et c'était bien, plus personne ne serait seul.
C'est normal (voulu) ces incessantes assonances / rimes dans le début ? ^ ^Nope, du tout, mais ça fait un moment que je veux faire un texte de ce genre :mrgreen:
J'ai viré le premier.CiterElles murmuraient plus fort, ce soir-là, ce soir où la lune était pleine et menaçait de les faire fuir. Elles chuchotaient de colère, de colère pressante et profondeÀ mon avis tu ne devrais garder qu'une de ces deux répétitions
A ce point ? Je peux remplacer par "Elles suintaient la solitude." Mais je trouve que ça rend moins bien, non ? "Elles lui susurraient combien elles étaient seules" mais du coup la deuxième phrase fait répétition.CiterElles disaient « Nous sommes seules ! » Et la fille, soudain, se sentait bien seule.Bof ça casse un peu mon trip le discours direct
Du coup, si je l'enlève, pas de "Non," au début du paragraphe suivant ? dommage je l'aimais bien.CiterEt c'était bien, plus personne ne serait seul.Pour moi celle-là est de trop, surtout si tu reprends "seul" au paragraphe suivant.
Pour l'évolution de style, oui, en fait, je crois que c'est à force de voir les gens me dire que j'écris des contes, je me suis enfermé dans un style de conte classique - c'est pas forcément une mauvaise chose, mais il faut que je recommence à faire d'autres trucs, sinon, je vais rapidement arriver au bout de mes thèmes et mes histoires vont finir par toutes se ressembler.
A ce point ? Je peux remplacer par "Elles suintaient la solitude." Mais je trouve que ça rend moins bien, non ? "Elles lui susurraient combien elles étaient seules" mais du coup la deuxième phrase fait répétition.
Un simple puits peuplé d'ombres et d'eauxC'est joli :)
Il n'avait rien demandé, ce puits, rien de plus qu'un moment pour tromper l'ennui. Il y avait longtemps qu'il n'avait plus chanté, depuis que les nymphes l'avaient déserté.Le plus que parfait ça alourdit pas mal, c'est dommage...
Il racontait les histoires ; elle tremblait de peur.Nous reconnaissons bien là la récurrence d'un cliché matchiste sur l'infériorité émotionnelle fémini... ok, je sors... :-¬?
son frère décide, elle ne va pas l'abandonner, seul dans le murmure des ombres.C'est un peu bancal ce passage.
Il s'est approché, s'est penché sur le puits ; il resta longtemps ainsiAutant le passage au présent, ça passe bien, autant là ça fait maladroit je trouve, de mélanger les deux temps dans la même phrase.
la lune posée sur l'eau, qui la regardait du cœur des ténèbres.C'est zouli
Et c'était bien, plus personne ne serait seul.Je trouve que cette phrase a vachement d'impact (limite t'aurais pu arrêter ton texte là, mais bon, le retour au calme de la fin aussi, ça fait "chute qui fait froid dans le dos" )
Pour l'évolution de style, oui, en fait, je crois que c'est à force de voir les gens me dire que j'écris des contes, je me suis enfermé dans un style de conte classique - c'est pas forcément une mauvaise chose, mais il faut que je recommence à faire d'autres trucs, sinon, je vais rapidement arriver au bout de mes thèmes et mes histoires vont finir par toutes se ressembler.Ben là c'est différent, mais en même temps on sent un quelque chose rainien dedans. Le genre légende - même si là c'est plutôt une légende inquiétante. C'est pas du tout une critique ! Mais c'est bien que tu t'essaies à des tons différents !
Il était tout en pierre et s'enfonçait profondément sous la terre.Pierre / terre
Elles chuchotaient de colère, de colère pressante et profonde, une colère qui porte et que les pierres entendent.Beaucoup de colère quand même :mrgreen:
Il s'est approché, s'est penché sur le puits ; il resta longtemps ainsi, immobile et perdu.Je trouve ça bizarre ce changement de temps, vire le PS
Elle n'a pu que les saisir.Je comprends pas comment on peut saisir une ombre
Deux petits corps, ces deux petits corps qui l'habitaient, ils faisaient chanter l'eau qui les berçait, et la lune, la lune posée là, elle regardait, se troublait, n'était plus.Jpense que tu devrais enlever le début parce que la répétition casse un peu le rythme, je trouve
Il n'avait rien demandé, ce puits, rien de plus qu'un moment pour tromper l'ennui. Il y avait longtemps qu'il n'avait plus chanté, depuis que les nymphes l'avaient déserté. Les ombres ne chantaient pas, elles. Elles murmuraient.J'aime bien la personnification (si on peut dire ça comme ça) du puit, ça donne un côté merveilleux et comique
Les ombres ne chantaient pas, elles. Elles murmuraient.J'aime!!
Mais ces ombres, ces ombres qui parlent, elles bougent, aussi.le passage au présent me semble pas justifié
Elle tombait, bien sûr. Et dans sa chute, elle vit que son frère était là, lui aussi. Avec elle, avec les ombres. Et c'était bien, plus personne ne serait seul.pourquoi "bien sûr"? j'aime bien la conclusion!
Deux petits corps, ces deux petits corps qui l'habitaient, ils faisaient chanter l'eau qui les berçait, et la lune, la lune posée là, elle regardait, se troublait, n'était plus.On a l'impression que les enfants en train de se noyer sont décrits par un animal ou un arbre, j'aime beaucoup l'effet produit!
Ils jouaient près du vieux puits, non loin de la chaumière de leurs parents.:huhu:
Un simple puits peuplé d'ombres et d'eauxcool !
Elles chuchotaient de colère, de colère pressante et profonde, une colère qui porte et que les pierres entendent. Les arbres. Les hommes.Euh, pourquoi les deux dernières phrases ? Elles ont un lien avec quoi ? ><
C'était la nuit, la lune était pleine.Pas tellement joli, les "c'était" je trouve. Pourquoi pas tout simplement : "Il faisait nuit, la lune était pleine." ou quelque chose comme ça ? Enfin c'est toi qui voit.
Elle voulait rentrer, maintenant, retrouver son lit, ses rêves, ses – mais non, son frère décide, elle ne va pas l'abandonner, seul dans le murmure des ombres.Mais tu nous as fait une magnifique phrase résumant le temps, dis-moi. Tu commences au passé, continues au présent et finis au futur. C'est un peu bizarre. Enfin ça passe mais j'ai un peu tiqué.
Il s'est approché, s'est penché sur le puits ; il resta longtemps ainsi, immobile et perdu. Alors la petite, à son tour, a regardé tout au fond. Elle ne vit rien, tout d'abord, si ce n'est la lune posée sur l'eau, qui la regardait du cœur des ténèbres.Ici aussi je trouve les temps bizarres, en fait. Le mélange de passé composé et de passé simple me va mal. je verrais plutôt :
Pierre / terreOui mais moi j'aime bien :mrgreen:
Je trouve pas que la répétition du son soit très joulie
Beaucoup de colère quand même Mr GreenBah, je l'ai viré, ce morceau, il servait à rien XD.
Et « colère pressante et profonde » je pige pas trop le sens
Je comprends pas comment on peut saisir une ombreBen, justement XD Enfin, là je parle du point de vue de la gamine. Concrètement, elle a essayé de l'attraper mais saisir une ombre c'est compliqué, alors elle a basculé.
Il était tout en pierre et s'enfonçait profondément sous la terre.l'homophonie est un peu lourde (j'aime particulièrement la première partir de la phrase)
C'étaient deux enfants – un garçon et une fille,Rain, sors de ce corps ! Ah pardon, c'est toi !!
Elle n'a rien vu, tout d'abord, si ce n'est la lune posée sur l'eau, qui la regardait du cœur des ténèbres.and the great eye
Et la fille, soudain, se sentait bien seule.putain ça fout les jetons (enlever le "bien" ???)
Et c'était bien, plus personne ne serait seul.efficace
Ces deux petits corps qui l'habitaient, ils faisaient chanter l'eau qui les berçait, et la lune, la lune posée là, regardait, se troublait, n'était plus."et pour finir, n'était plus" pour mettre en valeur cette fin percutante ? Ou autre chose mais je pense que ça aurait plus de punch un tout petit peu séparé des autres.
s'est laisée captiverlaissée
C'étaient deux enfantsIntéressant, c'est très rare cette forme en "c'étaient".
Elle voulait rentrer, maintenant, retrouver son lit, ses rêves, ses –Plutôt des ... à la place du - ?
Mais ces ombres, ces ombres qui parlaient, elles bougaient, aussi.bougeaient
Et la sœur, comme le frère, s'est laisée captiver par leur danse.laissée
Et dans sa chute, elle vit que son frère était là, lui aussi.Tu coupes beaucoup trop tes phrases avec les virgules.
Elles disaient « Nous sommes seules ! » Et la fille, soudain, se sentait bien seule.Raaah, cette vieille répétition moisie m'a gâchée ma lecture. ^^
"et pour finir, n'était plus" pour mettre en valeur cette fin percutante ? Ou autre chose mais je pense que ça aurait plus de punch un tout petit peu séparé des autres.J'ai mis : "Ces deux petits corps qui l'habitaient, ils faisaient chanter l'eau qui les berçait, et la lune, la lune posée là, regardait, se troublait, elle n'était plus." suite à la proposition de je-sais-plus-qui (Ernya je crois). C'est mieux ?
Y'a juste le passage où ils tombent qui me paraît un tout petit peu moins puissant mais en quoi, je ne saurais dire (les temps ?). Il faut que ça reste un peu vu de la surface sinon ça casserait tout ton texte. Mais un tout petit peu plus dans la matière. Mes explications ne servant à rien, je ferais mieux de me taire.A chaque fois que je lis ce commentaire, je comprends pas :mrgreen: Mais j'ai quand même (très vaguement) changé la chute (enfin, la vraie chute, pas la chute du texte), enfin, juste le temps, quoi.