Avant d’entrer, […]
Essuyer mes pieds sur le paillasson à l’entrée.
Deuxième étage.
monte les escaliers jusqu’à l’appartement.
cette baignoire contre les bombes,Alors j’ai pas compris >.>
Les toilettes. La cuvette. Elle a disparu.
La cuvette semblait m’attendre. Elle me regardait. Elle veut m’aider.
La cuvette semblait m’attendre. Elle me regardait.Pourquoi de l’imparfait ? Il me semble que c’est sa première incursion dans un texte présent/passé-composé. Le présent serait plus logique ?
S’étendre sur le vieux lit sans allumer. Rester dans l’obscurité et le silence. Disparaître. Ça me détend. Les muscles se déraidissent. Un instant, je crois que le sommeil vient.J’aurais presque fait qu’une phrase ou allongé les phrases au fur et à mesure que le narrateur se détend : S’étendre sur le vieux lit sans allumer. L’obscure et le silence s’installent, je me fonds dans la pièce. Cette impression me détend, mes muscles se relâchent tandis que, je le sens presque, le sommeil vient.
Mais soudain un éclat de voix, celui d’une femmeJ’aurais presque dit « une voix féminine » pour appuyez la déshumanisation, la désincarnation du personnage : le fait de rejeter le mot « femme » en fin de phrase l’appuie peut-être un peu trop.
Mais un autre coup sourd, énorme celui-ci, vient arracher le silence de la chambre, le violer.[...]Je trouve ça un peu trop appuyé. Alors certes, le parallèle est intéressant, mais je me demande si, au lieu de dire qu’ils la violent, ils violent le silence et fondre en une seule, ces deux actions ? Personnellement, je trouverais ça plus élégant, et plus fort pour montrer la souffrance partagée, l’instantanéité du moment. Après, que ça contribuerait à déshumaniser encore plus le personnage féminin, donc à toi de voir en fonction de ses intentions.
Pendant qu’ils la violent
La folie des hommes nous rattrape,Je trouve l’expression un peu trop utilisée, du coup on voit son artificialité. Alors est-ce que la folie des hommes est aussi un jeu sur la « folie » du narrateur ? Je ne saurais dire, mais en tout cas, peut-être différemment.
Je ne sais pas trop ce que ça vient faire là… je me demande si ce n’est pas un peu maladroit de recadrer l’histoire comme ça ?
Pour faire avorter les femmes, c’est au couteau qu’ils le font. Si elles survivent, c’est que Dieu l’a voulu, sinon, c’est qu’elles étaient corrompues. 2021. L’Histoire n’est pas linéaire. Juste une bataille entre le bien et le mal. En ce moment je crois que c’est lui qui gagne. Le pourrait-il définitivement ? Cela ne se peut. Le monde est un équilibre. Mais peut-être un nouveau se crée-t-il ? Le diable n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’on a cessé d’y croire. Ces pensées me donnent mal au ventre. Arrêter. Se taire.
je sonne chez la gardienne.J’ai adoré ce passage, plus que la cuvette (qui aurait peut-être dû être le premier indice mais qui m’a juste fait dire « c’est une incohérence ») parce que c’est là que j’ai vu que plusieurs réalité était mêlées.
l n’y a rien. Rien pour me trancher les veines. Rien pour me pendre.[...]Huuuuuuum je trouve ça un peu incohérent. Peut-être que supprimer le « il n’y a rien » serait plus astucieux parce qu’on a l’impression en lisant « il n’y a rien », qu’il n’y a vraiment rien. Que les tiroirs soient vides alors qu’en fait, il n’y a rien pour se suicider mais pour mettre le feu, oui. Peut-être « Il n’y a rien d’utile. Rien pour me suicider ».
Je remonte quatre à quatre à l’appartement et j’y mets le feu.
Je brandis l’appareil photo et il tire à blancJ’aime BEAUCOUP ce passage parce que c’est la première fois qu’on a un indice sur l’identité du narrateur. Un reporter de guerre. Tellement bien vu ! Ca explique sa compassion, son impuissance qu’on sentait depuis le début, et ça me fait ressentir plus d’empathie que pour un soldat.
La souffrance se banalise. Elle-même n’est plus intéressante.Bien vu pour expliquer la pensée du journaliste impuissant.
Malheureusement c’est un ciel sans étoiles. Les nuages nous les cachent. Pour ce soir au moins.Je trouve « pour ce soir au moins » donne un peu trop d’espoir (le personnage en verra d’autres) et je ne comprends pas trop l’intérêt de cet ajout.
bruissements […] murmurent derrière moi et se rapprochent à un rythme fou. Comme une bourrasque qui emporterait tout. C’est le grondement de la terre.[…]Enfin je sens le bruissement qui me caresse les oreilles,C’est dommage d’annuler la montée en puissance du bruit comme ça. En reprenant bruissement et en ajoutant caresser (même s’il y a un parallèle avec la mère et la chambre, et si le bruit devant soudain physique) je trouve que c’est un peu maladroit, ça annule un peu l’effet dramatique du vacarme montant.
Ah oui d'accord je vous ce que tu voulais dire... Peut-être que tu pourrais être plus explicite ? Y ajouter un souvenir ou l'envie d'y aller ?
la baignoire contre les bombes
Alors c'est p-t maladroit mais dès ce moment je voulais glisser l'idée du traumas du personnage et que pour lui il ne sait plus voir la baignoire que comme un moyen de défense contre les bombes, là où une personne "normale" voit bah une baignoire. Pour te donner une idée au départ je ne voulais pas nommer la baignoire j'avais écrit un truc du style "ce long tube blanc contre les bombes" mais je trouvais qu'on ne comprenait pas donc j'ai voulu expliciter en mentionnant la baignoire mais la formule n'est p-t pas très heureuse du coup.
caresseHuuuum peut-être parce qu'il n'y a pas eu d'ironie jusqu'à présent et que le lecteur a dû mal à la déduire de ce fait ? Le personnage vit dans "l'instant" et tout est très premier degré jusqu'à ce passage, donc peut-être qu'être ironique à ce moment là est difficile ?
En fait pour moi ça sonne bien parce que justement le narrateur emploie ce terme de manière ironique et pas dans son sens premier, niais ou doux. Cependant si le lecteur n'a pas la sensation de l'ironie effectivement la formule tombe à l'eau. Du coup je suis circonspect ><
J'entends ce que tu dis concernant la clarification des situations et je vais m'y atteler, en essayant néanmoins de garder une sensation de confusion maîtrisée car c'est tout l'intérêt du texte selon moi.
caresseHuuuum peut-être parce qu'il n'y a pas eu d'ironie jusqu'à présent et que le lecteur a dû mal à la déduire de ce fait ? Le personnage vit dans "l'instant" et tout est très premier degré jusqu'à ce passage, donc peut-être qu'être ironique à ce moment là est difficile ?
En fait pour moi ça sonne bien parce que justement le narrateur emploie ce terme de manière ironique et pas dans son sens premier, niais ou doux. Cependant si le lecteur n'a pas la sensation de l'ironie effectivement la formule tombe à l'eau. Du coup je suis circonspect ><
Salut !
J'étais sur la modification du texte. Suite à vos retours j'ai senti que le passage où le narrateur met le feu était problématique. J'ai eu l'idée qu'en fait lorsqu'il remonte il pourrait trouver l'appartement déjà en feu, comme si le passé et le présent s'entrecroisaient de manière encore plus brutale, alors qu'il est rattrapé par ses souvenirs.
Qu'en pensez-vous ?
Encore mille mercis pour vos précieux retours sur ce texte expérimental !