Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Frami45 le 22 Décembre 2021 à 08:53:40
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J'aimais beaucoup les arbres qui bordaient les routes. Aujourd'hui on les coupe... pour plus de sécurité paraît-il. Je voudrais parler pour eux.
Vieux, trop vieux...
Je suis trop vieux
On n’aime plus les vieux...
Jusqu’à présent, on n’osait pas nous abattre tant que nous avions la santé. Maintenant c’est fini.
Je suis d’une autre époque.
Celle des longues veillées.
Des histoires qu’on raconte au chaud de l’âtre.
Un peu pour avoir peur, un peu pour la douceur, un peu tout simplement pour être bien ensemble.
Je suis né d’un autre siècle.
De mon temps, sous ce ciel-là, les sources coulaient pures, les jeunes filles savaient encore rougir...
De mon temps, les hommes trimaient dur mais ils en étaient fiers.
Et les femmes aussi qui faisaient des enfants qui tenaient droit debout et regardaient devant.
Vieux, trop vieux
Je suis vieux et perclus.
Mes membres endoloris rêvent encore de soleil et d’enfance.
Mais ILS ne veulent plus, ILS n’aiment pas les vieux.
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Si les arbres ne tombaient pas, il n'y aurait plus de cercueil
l'arbre nous suit tout au long de la vie, il nous nourrit de ses fruits
nous fait de l'ombre et à la fin nous protège pour l'éternité...
merci du partage
:mafio:
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:D Sans compter qu'en ce moment, en sus d'être coupés, de jeunes arbres se font enguirlander!
En tout cas: merci aussi pour ceux-là !
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Fallait y penser ! Joyeux Noël.
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Merci!
Qu'il vous soit aussi, réussi.
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Sympa ce poème teinté de nostalgie.
Je m'attendais juste à une fin un peu plus percutante (ou plus poétique peut-être ?)
A bientôt :)