Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Frami45 le 19 Décembre 2021 à 09:52:36
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Ce corps de noir vêtu
Ce corps souffrant qui s'abandonne
A la hargne du temps
Ce corps rongé au fer des ans…
Ce corps voûté de femme vieillie
De femme trop longue en vie
Ce corps que la terre réclame
Ces mains noueuses
Ces pauvres mains qui disent
La froide traîtrise des hivers
Les travaux maintes fois répétés
Et la douleur qui fuse là dans les reins
Oui, là, juste où tu portes tes mains
Quand tu te relèves au jardin…
Et ce visage de pomme surie
Ce visage de parfums agonisants
Ce visage aux yeux liquides
Souvent noyés d'une brume tenace
Comme brume d'hiver
Ces yeux bleu-gris presque transparents
Tellement clairs qu'il faut faire un effort
Pour ne pas s'y arrêter de trop
Et s'y sentir indiscret
Et ces rides ?
Ces rides comme autant de sourires éteints
Qui écrivent la vie, en marquent le chemin
Ces rides en soleil
Ces rides en sillons
Ces rides parchemin….
Et soudain ce sourire !
Ce sourire inchangé
Ce sourire d'enfant nouveau-né
Qui se moque du temps
Apaise ses outrages
Crois toujours au printemps
Repoussant l’hivernage.
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Le corps en hivers, noir, noeux, fait bien ressentir la vieillesse.
C'est plaisant de lire des vers bien construits, sa fait comme une peinture réaliste.
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Merci Dar.
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Merci pour ce portrait humaniste fait de mots simples qui transmettent de fortes émotions.
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Bonjour Frami45
Le temps qui passe, le temps qui laisse des traces sur son chemin....et j'en passe
Ces rides parchemin…. Belle trouvaille
Au plaisir