Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Maxence le 19 Janvier 2011 à 17:29:47
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Hmm un vieux texte. D'ailleurs, ça fait pas mal de temps que j'ai pas écris (je "réfléchi" à ma nouvelle). C'est un texte sur Le Poison de Baudelaire, il fait aussi référence à L'insoutenable légèreté de l'être de Kundera (je préciserai si on demande XD)
Je tremble… Pas de froid, je n’ai jamais eu froid. Mais pourquoi ?
J’inspire, j’expire. J'essai de me calmer, de me détendre. Mais lorsqu'un peu de calme vient en moi, tout se remet à bouger, trembler. Je vide la bouteille de vin dans mon verre. Je n'ai plus le courage de le déguster, je l'avale, d'un trait. J'inspire, j’expire pour me délecter de cette odeur si délicieuse de vin. C'est peut-être son parfum ? Ce parfum de bonheur ? Ou bien un leurre ? Peut-être… Plus de vin ? Oui, il n’y a plus de vin. Je me lève, toujours tremblante me retenant sur les meubles et vais me rechercher une bouteille.
Je porte une cigarette à mes lèvres, l'allume mécaniquement. Je me calme un peu en prenant la première bouffée. Mais il est toujours là, et je continu à trembler. Je le vois, il me regarde. Il sourit, mais je ne sais pas s'il se moque. Se moque-t-il ? Ou est-ce un sourire pour que je garde espoir ? Ce sourire…
A cause de lui j'ai tout. Mais j'ai aussi tout perdu.
Mes pieds commencent à trembler. Je le fixe, je sens ces larmes, ces premières larmes depuis une année. Une longue année... Dans un cris de colère, je lui lance un verre. Mais il le traverse et se brise contre un mur. Je regarde les morceaux de verres dans une étrange grimace. Est-il seulement vrai ? Suis-je devenue folle ? Étais-je déjà folle avant lui ? Je le fixe dans les yeux, tirant de temps en temps une grosse bouffée de tabac.
J'ai toujours aimé les yeux verts, mais les siens. Ce vert, ses yeux. Il n'est pas très beau, mais ses yeux. Ils m'envoûtent, comme l'odeur de ce vin. Mais je sais que comme ce vin, ses yeux ne sont qu'un doux poison. Qui me fait lentement sombrer…
J'ai perdu. Tous mes amis que j'avais lorsque j'étais folle amoureuse de Léon. Je le fixe encore, il me semble que je ne tremble plus. Ma cigarette est terminée. Déjà. J'en rallume une autre. Je le fixe toujours, et il me regarde comme pour me transpercer. Comme un jeu. Ce sourire aux lèvres, je ferai tout pour que ces lèvres soient contre les miennes... Il s'approche, lentement, ne me quittant pas des yeux.
Et il me murmure à l'oreille : Je t'aime, ma fragile. M'autoriseras-tu, un jour, à poser mes lèvres contre les tiennes ?
Chaque mot, chaque son. Rêve. Magnifique songe...
Le Poison
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !
Les fleurs du mal, Baudelaire.
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Hop, on prend les bonnes habitudes, dès que tu postes un texte, tu vas illico presto ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1685.0)
Je tremble… Pas de froid, je n’ai jamais eu froid. Mais pourquoi ?
y'a un début à tout. :mrgreen:
Sinon je crois pas trop ce premier paragraphe. Enfin la question "mais pourquoi ?" je la trouve un peu mal amenée.
Je me lève, toujours tremblante me retenant sur les meubles
aux meubles ?
Mais il est toujours là, et je continu à trembler.
continue
Je le fixe, je sens ces larmes, ces premières larmes depuis une année.
étrange comme rapprochement, enfin on passe du mystérieux "lui" aux larmes...
et sinon ce sont ses larmes, n'est-ce pas ?
Une longue année...
les points de suspension deviennent lassants
Dans un cris de colère, je lui lance un verre.
cri
Mais il le traverse et se brise contre un mur.
le "mais il" m'a induit en erreur, je croyais que c'était le "il" qui traversait le verre...
du coup plutôt mettre "je lui lance un verre. Qui le traverse et se brise contre un mur" ?
Je regarde les morceaux de verres dans une étrange grimace.
verre
pas trop convaincue par le "dans", enfin j'aurais plutôt mis "en grimaçant"
J'ai toujours aimé les yeux verts, mais les siens.
paradoxe
Qui me fait lentement sombrer…
vaut mieux enlever les points de suspension, sinon ça fait limite cliché
J'ai perdu. Tous mes amis que j'avais lorsque j'étais folle amoureuse de Léon.
pourquoi t'as mis un point ?
"mes amis que j'avais" c'est légèrement redondant
J'avoue que j'ai pas compris grand-chose. Léon est un fantôme ? Et pourquoi citer Baudelaire ? Qu'apporte-t-il de plus ? En quoi clôt-il ton texte ?
Bref, je trouve qu'il y a quelques maladresses comme l'usage constant des points de suspension, Charles qui semble plaqué pour faire joli, et puis en général je ne vois guère de quoi tu parles.
Je trouve aussi que toutes les questions rhétoriques "suis-je folle" etc sonnent un peu faux. Enfin, je pense que tu n'as pas assez planté de décor, ou qu'on manque d'éléments, je trouve ça bizarrement à la fois plat et cafouillis. Mais si tu m'expliques un peu plus ce que tu voulais faire, j'y verrai déjà plus clair.
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Je tremble… Pas de froid, je n’ai jamais eu froid. Mais pourquoi ?
Tu pourrais remplacer le "pourquoi" par une interrogation plus appropriée "mais de quoi, alors ?" par exemple.
Mais lorsqu'un peu de calme vient en moi,
si tu veux personnaliser le calme, va jusqu'au bout de ta démarche, là, ta phrase paraît un peu bancale. Je pense à quelque chose dans le genre "se décida à me rejoindre"
Ou bien un leurre ? Peut-être… Plus de vin ?
ces interrogations me paraissent peu crédible, un peu de trop d'ailleurs :/
Il sourit, mais je ne sais pas s'il se moque. Se moque-t-il ?
j'aime beaucoup cette reprise
A cause de lui j'ai tout. Mais j'ai aussi tout perdu.
Pas mal mais faut donner plus de dynamisme. Avec le "mais" et "aussi" c'est pas assez punchy (à mon goût hein xD).
Suis-je devenue folle ? Étais-je déjà folle avant lui ?
pas très naturel :/
Ce vert, ses yeux. Il n'est pas très beau, mais ses yeux.
j'aime bien la rupture de la deuxième phrase.
Je ne suis pas très convaincue par le fin (de ton texte) : en gros, ta narratrice est amoureuse d'un mec fantomatique/qui n'appartient qu'à ses rêves ? C'est un peu facile :D Surtout si ça dure depuis un an, c'est bizarre qu'elle n'ait pas été mal à l'aise avant. Ou alors il est mort et continue de la hanter ? J'ai pas bien compris. Pour le poème de Baudelaire, certes tu y fais quelques références mais qu'est-ce qu'il apporte de plus à ton texte (s'il en fait partie intégrante) ? S'il est juste en illustration, tu pourrais l'indiquer s'il te plaît ? Sinon j'ai bien aimé certaines ruptures de phrases (sauf les points de suspension) mais pour le fond (rectification : ce que j'en ai compris^^) je ne saute pas au plafond (ah ah).
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Haha, au début, lors de mes premiers essais, j'avais pas mis le poème à la fin.
Léon est un fantôme ? Et pourquoi citer Baudelaire ? Qu'apporte-t-il de plus ? En quoi clôt-il ton texte ?
Hmm, >< j'adore Baudelaire, et ce poème en particulier. Le poème, je crois l'avoir mis comme une habitude... Enfin, Le poison m'avait inspiré pour écrire ce texte que j'ai réécris plusieurs fois.
Surtout si ça dure depuis un an, c'est bizarre qu'elle n'ait pas été mal à l'aise avant. Ou alors il est mort et continue de la hanter ?
Mouaf, j'ai plus pensé au faite qu'elle espérait, et qu'au bout d'un an, elle s'est rendue compte qu'il n'y avait plus d'espoir. Il n'est pas vraiment mort... C'est la référence à Kundera, sur le regard que l'on a besoin pour vivre. Il a parlé du regard d'un être absent où l'on fait tout pour se rapprocher de cet être, comme si il était là entrain de nous observer...
Enfin, je suis bien partie pour l'abandonner ou le réécrire... Merci en tout cas ! ^^
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(Je rattrape mon retard de textes)
J'avoue que j'ai pas trop compris non plus, mais j'ai été intriguée jusqu'au bout. En rajoutant une chute qui explique les choses (ou du moins les laisse deviner), ça pourrait être un petit texte sympathique. Mais j'avoue qu'en l'état, c'est pas très très clair. =S
Y a aussi des maladresses dans la forme :
Je me lève, toujours tremblante me retenant sur les meubles et vais me rechercher une bouteille.
ça manque de ponctuation
et je continu à trembler
continue
A cause de lui j'ai tout
ça fait bizarre, parce que "à cause" ça appelle un truc négatif. C'est peut-être fait exprès, mais là j'ai eu un peu l'impression que tu avais construit ça de façon à ce que le "à cause" porte aussi sur "j'ai tout perdu" ; sauf que ça marche pas avec le "j'ai tout", du coup.
Je regarde les morceaux de verres
répétition avec "verre" juste au-dessus.
Est-il seulement vrai ?
Je suis pas sûre que "vrai" convienne. Réel ?
J'ai toujours aimé les yeux verts, mais les siens
Y a un problème de construction. Ou alors c'est que la phrase ne se finit pas, et dans ce cas, ça passe, si tu y mets des points de suspension.
Mais je sais que comme ce vin
Attention : c'est le troisième "mais" en une ligne ;)
Tous mes amis que j'avais
tous les alors, non ?
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J'ai pas trop accroché. La répétition de "vin" m'a éraflé les oreilles. Par curiosité, j'avoue, j'ai lu le poème avant, et je n'ai trouvé que peu d'écho dans le texte. J'avais juste compris qu'elle fantasmait sur un amour inaccessible, ce qui donnait au texte une dimension un peu simpliste, je m'en excuse. ::)