-
Au début, je n'ai pas voulu mettre de consignes, mais en lisant les remarques, j'ai l'impression qu'il faut un mode d'emploi, je suis contre mais j'écoute, faut-il un mode d'emploi pour pouvoir lire un texte ? j'aquièsce néanmoins.
J'ai voulu écrire un poème, chose insurmontable je n'ai pas la carrure, donc un récit poétique, ( il y a une forme de rythme) il faut le lire ainsi tiré par les cheveux donc capillotracté, tout le texte est une vie avec sa progression les pensées et la chute. Ne cherchez surtout pas les mots directeur du concours, vous risqueriez de vous détourner de l'objectif premier, un récit sans contraintes si ce n'est une histoire ordinaire.
Comme un oiseau sans ailes
Il fouille son cendrier, recherche une cigarette parmi tous les mégots, quelque chose de potable qui fasse de la fumée. Hier il a épuisé le fond de ses paquets, cela fait des semaines qu'il ne veut plus sortir. Les doigts noircis de cendres, il tente bout à bout de rouler les morceaux qui lui semblent fumables. Il recherche un briquet, il n'a même plus de feu, l'un donne l'étincelle l'autre crache un fond de gaz, il allume le peu qu'il lui reste à fumer. La première bouffée lui racle le palais, il se met à tousser, mais il a vu bien pire; un temps il n'existait que Gauloises ou Gitanes. Il se lève de sa chaise, son estomac renâcle, il va dans la cuisine, cherche le menu du jour. Il ouvre les placards entrebâille le frigo, ils sont tous affamés de fonds de boites ouvertes, un peu de riz par ci, quelques pâtes par là, le tout dans de l'eau chaude feront un bon repas, il va attendre ce soir, son repas quotidien. Il retourne s’asseoir, surveille son mégot qui colore ses doigts en une couleur sale, dire qu'il y a quelque temps il faisait attention à l'image qu'il donnait. Il a toujours fumé, ce n'est pas un secret, mais il était soigné, ses ongles étaient coupés, ses mains étaient lavées des traces de fumées, maintenant il s'en fout, plus personne à montrer.
Il sait, il a prévu, juste un petit détail, il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, quelques années plus tôt d'un parcours exemplaire, de petites anicroches, rien de vraiment marquant en bon chef de service d'une petite entreprise. Il arrivait souvent qu'on le cite en exemple, mais son état présent, juste des circonstances qu'il n'a su maîtriser. Il venait travailler, il ne semblait plus là, ses manques répétés commençaient à peser sur le bon fonctionnement des taches de chacun. Il s'est fait débarquer, il n'a pas protesté l'esprit était ailleurs. Depuis il accrochait quelques petits boulots quand on voulait de lui, il a un certain âge ce n'est pas pour aider, ça payait les factures au moins celles qu'il pouvait. C'est à peu près l'époque de ses premiers courriers, ceux en recommandés qui réclament la suite de défauts de paiement, il en retarde certains et tente de négocier, mais la plupart du temps, il ne veut plus se battre, il n'en a plus envie.
Il sait, il a prévu, juste un petit détail, il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, il se souvient encore de son dernier passage, le secours catholique, les restaurants du cœur, il ne se sent pas pauvre, il est juste malheureux, même s'il a encore faim, il se donne l'impression de voler la pitance à ceux qui n'ont plus rien. Il a encore un toit, il a encore un lit, il ne reviendra pas, il ne reviendra plus, il garde sa fierté, il a honte de lui, juste retour des choses il aurait dû prévoir. Le temps pas si lointain, son caddy débordait de choses inutiles, il n'a jamais pensé, il n'a jamais donné, pas qu'il soit hermétique à la douleur des autres, mais il ne croyait pas qu'un peu de son chariot pouvait aider du monde, il n'a rien à reprendre il n'a jamais laissé.
Il sait, il a prévu, juste un petit détail, il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, il remonte le temps en cherchant les visages, les amis d'autrefois et ceux qu'il croit encore, tous ceux qu'il a aidé et qu'il a dépanné. Il n'était pas bien riche, mais il pouvait offrir, certains dans le chagrin et d'autres les fins de mois. Il n'a rien réclamé, il n'a rien demandé, il sait, c'est de sa faute, il devrait appeler, pour dire qu'il a besoin et qu'il est malheureux, mais il a sa fierté, il a juste un peu faim.
Il sait, il a prévu, juste un petit détail, il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, c'est la fin du mégot, il ne reste plus rien.
Il songe encore à celles qu'il a pu côtoyer des mois ou des années, il aurait pu rester, il pensait reconnaître un verbe dans la suivante.
Un jour il a trouvé, celle qui a conjugué quelques mois, quelque temps, tout le temps ses pensées, elle aurait dû rester jusqu’à la fin des temps, mais il n'est plus que temps.
Il sait il a prévu, juste un petit détail, il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il regarde le monde en bas de derrière sa rambarde, comme un grand poulailler, il n'y a pas si longtemps il avait été coq, comme un oiseau sans ailes...[/justify]
-
Salut, Mammouth Obséquieusement et Unanimement Tyrannique (qui a posté à la place du Chameau !)
quelques
pattes par là
Bon je pense que le saut de ligne est volontaire (il y en a un plus loin et euh en fait j'aime bien l'effet que ça créé), et peut-être que tu veux écrire pattes comme des pattes de poulet de basse-court, mais je crois que c'est quand même pâtes.
J'ai beaucoup aimé le texte, ça donne envie de le lire à haute voix (ce que j'ai un peu fait pour moi), toutes ces longues phrases avec ou sans virgules. Ça retranscris assez fidèlement les pensées du personnage, sa lassitude, sa fatigue. La phrase qui se répète aussi, on s'en lasse pas finalement, on la relit bien religieusement. Il y a plein de petites trouvailles rythmiques et stylistiques trop chouettes dans ce flot de parole, vraiment c'est super plaisant à lire.
Si je devais émettre un léger bémol, ce serait l'introduction du "elle" un peu abrupte. Ça doit être voulu, mais au début je me suis demandé si le narrateur ne parlait pas de la clope. J'aime bien les deux phrases qui en parlent, mais je sais pas, au début j'étais un peu perdu.
Enfin merci beaucoup pour cette lecture, Mout, c'était vraiment chouette !
-
Salut, Mammouth Obséquieusement et Unanimement Tyrannique (qui a posté à la place du Chameau !)
quelques
pattes par là
Bon je pense que le saut de ligne est volontaire (il y en a un plus loin et euh en fait j'aime bien l'effet que ça créé), et peut-être que tu veux écrire pattes comme des pattes de poulet de basse-court, mais je crois que c'est quand même pâtes.
J'ai beaucoup aimé le texte, ça donne envie de le lire à haute voix (ce que j'ai un peu fait pour moi), toutes ces longues phrases avec ou sans virgules. Ça retranscris assez fidèlement les pensées du personnage, sa lassitude, sa fatigue. La phrase qui se répète aussi, on s'en lasse pas finalement, on la relit bien religieusement. Il y a plein de petites trouvailles rythmiques et stylistiques trop chouettes dans ce flot de parole, vraiment c'est super plaisant à lire.
Si je devais émettre un léger bémol, ce serait l'introduction du "elle" un peu abrupte. Ça doit être voulu, mais au début je me suis demandé si le narrateur ne parlait pas de la clope. J'aime bien les deux phrases qui en parlent, mais je sais pas, au début j'étais un peu perdu.
Enfin merci beaucoup pour cette lecture, Mout, c'était vraiment chouette !
Bonsoir,
C'est gentil d'être passé, je vais te donner quelques explications, possibles nébuleuses de mon esprit tordu.
Les sauts de lignes, je voulais faire un poème, mais j'ai laissé tomber donc j'ai gardé le rythme, ensuite, chaque chapitre doit résumer sa vie, donc j'ai gardé la forme.
Les saccades sont également volontaires, on doit sentir comme l’appréhension de la finalité, des pensées qui se bousculent au moment de la fin. ( il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.)
Pour les pates/pattes, il y a d'autres clins d’œil, mais sans doute un peu lourd, possible que je remette en forme, c'est un texte, pas un chemin de piste.
Je n'ai pas bien compris le " elle ".
Au final, la clope résume sa vie, ( il parait que sa vie défile au moment de la mort, j'ai brodé sur l'objet) tout a duré des années, la rencontre de la fin qu'on devine, est une infime partie de sa vie qui va le décider à sauter le pas, si je puis dire, répétitions du mot " temps " volontaire, je précise.
-
Hello!
Sympathique ton texte. J'aime bien la comparaison de la cigarette qui se consume comme sa vie.
Un petit truc sur la phrase "maintenant il s'en fout, plus personne à montrer." : plus personne à montrer?
Aussi, l'histoire du poulailler, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.
Merci pour ce texte!
-
Salut,
au fil de la lecture...
à posteriori je remarque seulement qu’une tension indicible nous liait tous dans l’attente de Monsieur V.
pâtes
Il a toujours fumé, ce n'est pas un secret, mais il était soigné, ses ongles étaient coupés, ses mains étaient lavées des traces de fumées, maintenant il s'en fout, plus personne à montrer.
là se serait dans le sens le perso montre du doigt d'autres personnes. :\? ce serait pas plutôt "à qui montrer" ou "à qui se montrer" ? ou reformulation qui fasse comprendre ça ?
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, quelques années plus tôt d'un parcours exemplaire, de petites anicroches, mais rien de bien marquant, en bon chef de service d'une petite entreprise.
la formulation cloche, ça ferait "penser de" là au lieu de "penser à"... ça me parait peu compréhensible en tout cas
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, quelques années plus tôt d'un parcours exemplaire, de petites anicroches, mais rien de bien marquant, en bon chef de service d'une petite entreprise. Il arrivait souvent qu'on le cite en exemple, mais son état présent, juste des circonstances qu'il n'a su maîtriser. Il venait travailler, mais il n'était plus là, ses manques répétés commençaient à peser sur le bon fonctionnement des taches de chacun.
tâches
ça fait beaucoup de "mais" qui se suivent, et contrairement aux autres paragraphes où les répétitions créent le rythme, là je trouve que ces 3 mais marchent pas
mais il pouvait offrir, certains dans le chagrin et d'autres les fin de mois.
fins
tous le temps ses pensées, jusqu’à la fin des temps, mais il est plus que temps.
tout
hop, tout lu !
sur le global...
J'ai vraiment beaucoup aimé ! Ça se lit comme un long poème ou une chanson, avec ses refrains. C'est entêtant et ça plonge vers le bas, la forme sert vraiment très bien l'histoire. J'aime aussi comme c'est raconté, c'est très immersif et un peu pudique pour narrer ce triste récit... Bref, :mafio:
merci pour ce texte,
Milla
-
Pas trop accroché mais c'est sans doutes parce que je n'ai pas perçu le rythme dont les autres parlent. Même le coté "refrain" n'a fait tilt qu'en lisant les commentaires. En relisant avec ça en tête ça passe mieux. Du coup un indice ou une consigne de lecture seraient bienvenus.
De même je trouve aussi que le coté basse cour arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Il mériterai d'être filé un peu plus, peut être dans le refrain justement, marquer une métamorphose progressive en coq (ou en lemming vu les projets du personnage).
Sinon le fil de pensée et l'état d'esprit du personnage son très bien rendus. On voit où il est avant qu'il l'admette lui même.
-
Hello!
Sympathique ton texte. J'aime bien la comparaison de la cigarette qui se consume comme sa vie.
Un petit truc sur la phrase "maintenant il s'en fout, plus personne à montrer." : plus personne à montrer?
Aussi, l'histoire du poulailler, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.
Merci pour ce texte!
Pas tout à a fait, c'est au dernier chapitre qu'une autre partie de sa vie se dessine, le coq de basse-cour , il est tombé sur la poule , ce n'est qu'à la fin qu'on comprend le pourquoi de l'histoire. Le fait d'utiliser les directives des deux mots, c'est ça qui t'a trompé parce que tu le savais au départ, donc tu cherchais les mots ou l'idée.
Quelques expressions qui peuvent choquer par leur forme, je réitère que j'ai voulu l'écrire comme un poème, mais ce n'est pas de mon niveau, alors plutôt comme un récit poétique on va dire, une chanson, quelque chose d'entêtant repris par le refrain.
Je n'ai pas voulu mettre de consigne, le texte avec sa chute et le " refrain" devrait se suffire à lui même, mais j'en prends bonne note et corrige certaines choses.
-
Bonjour Mout5,
Bon, je dois avouer ne pas vraiment avoir accroché.
Les répétitions m'ont gênée, je n'ai pas du tout vu que ça donnait un rythme (après, je n'ai pas du tout l'esprit versé poésie, j'y suis presque totalement réfractaire, ceci explique peut-être cela).
Donc j'ai trouvé ça déprimant et répétitif. Alors, si c'était l'effet escompté, bah, c'est réussi :)
A +
-
moi j'ai vraiment beaucoup aimé
comme si on était un peu télépathe, on suit le déroulé des pensées du narrateur.
c'est intimiste... plus que ça même au vu du final...
tristement on est à côté de lui et on le regarde tomber sans pouvoir le retenir...
j'aime le fond dramatique, tragique... et la répétition du refrain pour accentuer la sensation de boucle, d'événements qui se répètent et qui conduise le personnage jusqu'à la rambarde
Merci pour se partage
-
Bonjour Mout.
Je n'ai pas grand chose à dire. Si ce n'est que quoi que tu en dises, tu as écris un texte poétique.
Ta prose est plus que de la prose, tu as joué sur les tournures des phrases, et effectivement le rythme, même au sein des paragraphes.
Tu réussis ton boulot, dans le sens où tu nous dépeins très clairement un désespoir et un dégoût sans issue.
C'est pas joyeux.
Merci pour ton texte !
-
qui paie Mout ?
Quelquefois je relis les commentaires ^^ quelquefois sont la clef ^^
Je n'aime pas les concours, j'ai lu un poème plus loin, je lui donne mes avis ^^ des poulettes qui s'envolent. Allez voir plus loin ^^
-
C'est pas un concours, french, c'est un jeu de partage.
-
French, Mout c'est tout le monde... 14 personnes en ce jeu là, dont toi il me semble !
J'avoue ne pas avoir tout compris de ton commentaire...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Tu nous racontes la vie d'un homme solitaire, qui semble toujours chez lui à s'ennuyer.
Il pense à sa vie passée, qui lui semblait plus douce et simple, mais en la lisant, je trouve qu'il était déjà solitaire.
Est ce parce qu'il a fait passer sa carrière avant sa vie personnelle ? En tout cas, il était déjà seul.
Il semble même assez ferme aux autres, c'est peut-être la raison de sa solitude.
Tu nous décris la vie d'un solitaire précaire, blasé et sans perspective d'avenir.
C'est un personnage triste et sombre. Il n'a plus de motivation a vivre
-
French, Mout c'est tout le monde... 14 personnes en ce jeu là, dont toi il me semble !
J'avoue ne pas avoir tout compris de ton commentaire...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Tu as raison plus que tu ne crois ... oups j'ai failli taper deux fois ce qui se transforme en smiley ici ... mes commentaires sont quelquefois tirés par les cheveux, je ne parle pas d'argent ou de prix, enfin ce n'est pas grave. Il y a un poème dans le concours/ partage qui suinte d'originalité, ce dont je voulais parler. Je suis effectivement dans la concours/partage, je croyais qu'il ne fallait rien dire.
Je vais commenter également ce que j'ai pu comprendre de ce texte.
Carrière ? Fermeté ? entrainent la solitude ? le dernier chapitre explique tout, et lisant certains commentaires, il a vécu une vie ordinaire, mais il a été coq et il a rencontré enfin celle qui a va lui entrainer ce geste fataliste. Cela dit, toute lecture est un prisme.
-
Merci beaucoup pour certains commentaires, qu'ils soient élogieux ou non servent à la construction.
Tu nous racontes la vie d'un homme solitaire, qui semble toujours chez lui à s'ennuyer.
Il pense à sa vie passée, qui lui semblait plus douce et simple, mais en la lisant, je trouve qu'il était déjà solitaire.
Est ce parce qu'il a fait passer sa carrière avant sa vie personnelle ? En tout cas, il était déjà seul.
Il semble même assez ferme aux autres, c'est peut-être la raison de sa solitude.
Tu nous décris la vie d'un solitaire précaire, blasé et sans perspective d'avenir.
C'est un personnage triste et sombre. Il n'a plus de motivation a vivre
Ton prisme de lecture, je reprends certains mots précédents pour illustrer la vision de chacun.
Le texte est court, plus long il m'aurait fallu plus de pages, chaque mot chaque phrase condense.
Tu as lu solitaire, précaire, blasé ...
Il pense à toutes celles qu'il a pu côtoyer des mois ou des années, il aurait pu rester, il pensait reconnaître un verbe dans la suivante.
en bon chef de service d'une petite entreprise. Il arrivait souvent qu'on le cite en exemple
les amis d'autrefois et ceux qu'il croit encore, tous ceux qu'il a aidé et qu'il a dépanné. Il n'était pas bien riche, mais il pouvait offrir, certains dans le chagrin et d'autres les fins de mois.
Cela dit, tu as raison sur ton sens de lecture, j'ai écris tu as lu, ce dont je te remercie, et chacun sa vision, mais je me suis relu grâce à ta remarque, possible mais incertain en fonction des quelques extraits précédents, chaque prisme est valable parce qu'il fait replonger en une autre lecture, donc je te remercie de nouveau.
EDIT
Je me donne l'impression d'être un peu trop obséquieux, je viens de relire ma réponse, je suis tout le contraire, alors je me force mal.
-
Bonjour Mout-5,
Voici le genre de texte que je ne vais pas forcément "aimer lire" (comment affectionner la situation qu'il décrit et l'angoisse qu'il suscite ?), mais qui va potentiellement me poursuivre, se rappeler à moi en certaines occasions. - Ce qui est bien sûr un compliment.
Il serait sans doute artificiel d'introduire quelques notes d'espoir dans ce texte (est-ce ce que tu as cherché à faire en parlant de cette situation comme d'un défi à relever? c'est ainsi que je l'ai compris en tout cas), mais en l'état il est d'une noirceur que je trouve irrespirable ! Ce n'est pas un mal en soit, je sais simplement que je ne vais pas spontanément me tourner vers des textes qui vont surtout susciter en moi un pur et simple état d'abattement.
Si j'avais un reproche d'ordre plus littéraire à formuler, ce serait que les situations passées qui sont décrites me semblent un peu générales et donc archétypiques. C'est l'entreprise, les restau du coeur, le chef de service, un/une partenaire, mais peu de détails ou de noms propres ne permettent de donner un aspect concret à ce passé.
Par ailleurs le "refrain" revient trop souvent à mon goût. Certains ateliers d'écriture donnent cette contrainte d'introduire un refrain tout le long d'un texte, car cela crée toujours son petit effet, et ici j'ai eu l'impression que c'était une technique trop consciente, que les refrains ne venaient pas assez naturellement. Mais cette impression n'est peut-être que momentanée, et mon jugement ne sera pas le même demain.
Ton texte m'a bousculé, c'est pourquoi je le bouscule à mon tour.
Merci,
H.
-
Bonjour Mout-5,
Voici le genre de texte que je ne vais pas forcément "aimer lire" (comment affectionner la situation qu'il décrit et l'angoisse qu'il suscite ?), mais qui va potentiellement me poursuivre, se rappeler à moi en certaines occasions. - Ce qui est bien sûr un compliment.
Il serait sans doute artificiel d'introduire quelques notes d'espoir dans ce texte (est-ce ce que tu as cherché à faire en parlant de cette situation comme d'un défi à relever? c'est ainsi que je l'ai compris en tout cas), mais en l'état il est d'une noirceur que je trouve irrespirable ! Ce n'est pas un mal en soit, je sais simplement que je ne vais pas spontanément me tourner vers des textes qui vont surtout susciter en moi un pur et simple état d'abattement.
Si j'avais un reproche d'ordre plus littéraire à formuler, ce serait que les situations passées qui sont décrites me semblent un peu générales et donc archétypiques. C'est l'entreprise, les restau du coeur, le chef de service, un/une partenaire, mais peu de détails ou de noms propres ne permettent de donner un aspect concret à ce passé.
Par ailleurs le "refrain" revient trop souvent à mon goût. Certains ateliers d'écriture donnent cette contrainte d'introduire un refrain tout le long d'un texte, car cela crée toujours son petit effet, et ici j'ai eu l'impression que c'était une technique trop consciente, que les refrains ne venaient pas assez naturellement. Mais cette impression n'est peut-être que momentanée, et mon jugement ne sera pas le même demain.
Ton texte m'a bousculé, c'est pourquoi je le bouscule à mon tour.
Merci,
H.
Bonjour,
Si je te réponds que je me suis fais surprendre en lisant ta réponse, le mot angoisse.
Je ne peux que répondre sur le sens de la vie, de l'espoir de la chute du texte, parce les quelques derniers mots résumaient à mon sens, possible que j'ai fait un peu vite, j'avais même le projet de faire encore plus court.
La généralité d'une vie quelconque, pourquoi serait elle extraordinaire, ceux qui ont réussis doivent être seuls à se plaindre ? C'est un joke, ne le prends pas autrement, mais être malheureux dans une Porsche, c'est mieux qu'une 2 CV, je l'accorde.
Je ne connais pas les ateliers dont tu parles, mais je sais ce que ça signifie, j'ai toujours refusé, et entre nous il me fallait payer, mais c'est une autre histoire. le fait du refrain qui revient sans arrêt, il faut imaginer que quelque chose le ronge et qui revient sans cesse.
Je reviens sur le dernier chapitre, qui pour moi un temps infime de la vie, ( répétition volontaire pour bien marquer le temps) mais qui est important, la recherche de l'autre, de mémoire, j'ai pas envie de remonter, il parle de conjuguer sur les suivantes, je sous-entends un verbe un peu trop usité quand on rencontre quelqu'un. Sans doute idéaliste, c'est ainsi que je l'ai conçu, il a rencontré celle, il a cru.
En guise de conclusion, quand j'ai crée ce texte, je n'ai pas vu de noirceur, mais je reconnais maintenant que ce doit être possible, je décris une vie normale, pas assez de mots à ton gout, fort possible, mais justement une vie normale, je me répète un peu, pas besoin d'alourdir, seule la fin est légère, et je m'avance un peu, je décris une vraie vie, une vie que je connais, une vie que j'ai connue, j'ai vu ses cendriers, j'ai su qu'il avait fait la queue aux restaurant du cœur, j'ai rencontré quelquefois celle, je n'écris que ce que je connais, la fin, tout est affaire d'imagination, la lecture est un prisme.
Merci de m'avoir bousculé
-
Bonjour Mout5,
Bon, je dois avouer ne pas vraiment avoir accroché.
Les répétitions m'ont gênée, je n'ai pas du tout vu que ça donnait un rythme (après, je n'ai pas du tout l'esprit versé poésie, j'y suis presque totalement réfractaire, ceci explique peut-être cela).
Donc j'ai trouvé ça déprimant et répétitif. Alors, si c'était l'effet escompté, bah, c'est réussi :)
A +
Je viens de m"apercevoir que je n'ai pas répondu, honte à moi, je n'ai pas vraiment l'habitude qu'on n'aime pas ce que j'écris, et les autres réponses sont plus encourageantes.
C'est une blague, ne me prends pas au sérieux, je t'avais juste zappé, surtout à la lecture d'un fait d'actualité Canadien, si tu vois ce que je veux dire, et des quelques remarques ( je suis partout, un ancien quotidien du temps d'une certaine guerre ... il fallait que je la fasse celle-là)
On discute et on parle, on échange. La plupart de mes textes sont des tests différents, mais je vais t'avouer une chose, je me suis fait chier à relire plusieurs fois en fonction des remarques, et je dois t'avouer, je ne l'ai pas trouvé déprimant, surtout dubitatif, effectivement répétitif, et même là je ne sais pas, je l'ai relu trop de fois.
Pour ce qui est de la poésie, j'avoue avoir du mal également, mais c'est autre sujet.
Les gouts et les couleurs, heureusement qu'il en faut pour tout le monde, merci d'être passée. ( je me suis repris vite fait, je viens de rajouter le e)
-
Salut Mout !
Détails :
Les doigts noircis de cendres il tente
virgule après cendres ?
mais il a vu bien pire, un temps il n'existait que Gauloises ou Gitanes
là, j'aurais mis " : " à la place de la virgule
Il se lève de sa chaise, son estomac renâcle, il va dans la cuisine, cherche le menu du jour.
Renâcler : Témoigner de la répugnance, de la mauvaise volonté
Du coup, il renâcle ou il grogne, son estomac ?
Il ouvre les placards entrebâille le frigo,
j'aurais mis une virgule après "placards" (j'arrête avec les remarques sur la ponctuation, c'est peut-être volontaire de ta part)
ils sont tous affamés
le "ils" reprend placards+frigo, pas fluide pour moi (sinon l'image est cool)
un peu de riz par ci, quelques pâtes par là,
on n'écrit pas "par-ci" / "par-là" ?
le tout dans de l'eau chaude feront un bon repas,
fera ?
plus personne à montrer.
à qui se montrer ? ou plus personne à montrer du doigt ? en l'état je capte pas bien
Il pense par bouffées en tirant sur sa clope, quelques années plus tôt d'un parcours exemplaire, de petites anicroches, rien de vraiment marquant en bon chef de service d'une petite entreprise.
on n'a pas de "à", il "pense à" ; donc c'est, "il pense", tout court ; du coup je capte pas grammaticalement le "quelques années..."
Il arrivait souvent qu'on le cite en exemple, mais son état présent, juste des circonstances qu'il n'a su maîtriser.
pareil, grammaticalement ça coince, pour moi
Depuis il accrochait quelques petits boulots quand on voulait de lui,
décrochait ?
il en retarde certains
le "en" renvoie à quoi ?
il se souvient encore de son dernier passage, le secours catholique, les restaurants du cœur, il ne se sent pas pauvre,
je capte pas le sens de "passage" ici
Il a encore un toit, il a encore un lit, il ne reviendra pas, il ne reviendra plus, il garde sa fierté,
"revenir", où ? (restos du coeur ?) si c'est le cas, je dirais "retourner"
Le temps pas si lointain, son caddy débordait de choses inutiles,
Bon, je crois que je vais arrêter de relever, ça doit être des effets de style qui marchent pas pour moi. Mais grammaticalement ça me semble ne pas fonctionner.
Il fut un temps pas si lointain, où son caddie...
Dans un temps pas si lointain...
y a plusieurs façon de l'écrire
il n'a rien à reprendre il n'a jamais laissé.
je capte pas le sens
en cherchant les visages, les amis d'autrefois et ceux qu'il croit encore,
je capte pas "croire"
mais il pouvait offrir, certains dans le chagrin et d'autres les fins de mois.
offrir à (?)
mais il n'est plus que temps.
je capte pas non plus... (il est plus que temps, je vois ce que ça veut dire, là, je vois pas)
Au global :
Bon, j'ai deviné la chute très tôt, donc ça n'a pas super fonctionné, cet aspect-là.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
il ne sait comment faire, il n'a pas l'habitude, ce sera la première fois, ce sera un défi, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus.
cette phrase pourrait interroger le lecteur, mais j'ai l'impression que "pas l'habitude" / "première fois" n'ont pas d'autre but que de nous embrouiller (qui irait dire : j'ai l'habitude de sauter du balcon...), du coup, je me suis senti arnaqué...
J'ai vraiment essayé, j'ai réfléchi longuement, mais ça :
il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus
je ne capte pas "rester accroché à ce qu'il ne tient plus". Quel sens ça a ? Je ne réussis pas à trouver une piste, y compris dans le texte.
Pas mal d'éléments de ponctuation et de constructions de phrase m'ont bloqué dans ma lecture.
Bref, je suis passé à côté du texte, désolé.
A+
Rémi
-
là, tu m'envoies du boulot, tu sais qu'on est samedi ? je vais tenter de répondre, mauvaise foi comprise
le placement des virgules, tu as raison, je vais le faire, un coup de chance de ta part
renâcler ? parmi certaines définitions, il y a le fait de contrainte, c'est ainsi que je l'ai conçu, se nourrir juste pour ne pas s'écrouler, pour calmer une partie de son être, je suis sur que tu as pensé aux attelages de chevaux, je ne sais pas une idée qui m'as traversée l'esprit
par ci par là exact, mais il y a un mais d'autres constructions existent, le ci et là, justement donnent des lieux ou objets renseignés, je chercherais plus tard, j'ai fait un double emploi volontaire
fera, mélanger riz et pâtes, c'est infâme, mais mangeable quand on a faim, j'ai testé
plus personne à montrer, tu as raison dans un sens, plusieurs fois la remarque, la construction se veut un petit peu poétique, mais passons, à montrer est le terme important, je l'ai conçu ainsi, il ne veut plus se montrer, plus rien à montrer de lui, il a laissé tomber les contacts sociaux et tout ce que cela inclus, cette petite phrase de rien doit me faire économiser un chapitre.
Il pense par bouffées, justement parallèle avec la fumée, il ne pense pas vraiment comme des bulles de savon qui montent et qui éclatent, il ne cherche pas un souvenir précis, ce n'est pas lui qui décide des pensées en vadrouille qui décident ce qui est important
Il arrivait souvent qu'on le cite ... si je te disais, bon je ne me compare en rien, j'ai relu dernièrement la traduction de Hamlet, mourir, dormir... bla bla bla bla, suggestion et construction qui doit faire travailler le lecteur, ou alors on lui mâche le boulot.
décrochait ? accrochait ? possible que tu aies bossé en intérim, a priori non. On décroche un contrat, on n'accroche jamais, sinon en CDI.
le en, je vais aller vérifier, mais je pense qu'il parle de factures ou rappels
le passage ? il faut avoir fait la queue pour comprendre, passage inclus aussi le fait que demander à manger n'est pas une chose permanente, entre ta carte d'abonné, les copies de certains documents, je passe les détails, tu n'es jamais permanent, tu ne fais que passer. On ne revient pas aux restos, ils te convoquent, ta carte est colorée en fonction de certaines choses que tu dois ignorer les saisons sont incluses, hiver/été, tu crèves de faim en été, mais je ne vais pas m'étendre.
revenir, retourner ? tu chipotes
Un temps pas si lointain, forme supposée poétique ? tu n'as sans doute pas remarqué, temps est important dans le texte.
Il n' a rien à reprendre... un forme de honte, il a conscience qu'il n'a jamais rien fait. En revenant en arrière, faire la queue pour demander à manger, faire la queue derrière qui ? quand il ne reste plus rien à distribuer.
Croire ? je connais mes amis, tu dois connaitre les tiens. Il y a ceux qui sont vrais, et ceux que tu découvres ... je ne vais pas m'étaler, tout le monde s'appelle ami, c'est un mot dévoyé.
Offrir ? là tu charries, tu peux offrir une aide à ceux que tu connais, du fric ou de la compassion, j'ai pas compris ta remarque.
Le temps ou ton caddie débordait, là tu déconnes, quand tu te fais les allées de ton super marché, ça ne t'es jamais arrivé d'acheter des conneries ?
Il reste accroché à ce qu'il ne tient plus. Désolé si tu n'as pas compris, là je n'expliquerais pas, et ça ne veut pas dire que la fin s'oblige.
Bon, à vrai dire je peux répondre point par point en plus d'une mauvaise foi évidente.
Je réitère certaines choses que je ne retirerais pas, les restaurants du cœur, la valeur des amis quand tu es dans la merde, j'avoue il est vrai, que la ponctuation et moi, sauf certaines circonstances, on est des étrangers. Déjà tu es passé mettre certaines remarques, je vais en tenir compte, les gouts et les couleurs ...
-
Salut,
le placement des virgules, tu as raison, je vais le faire, un coup de chance de ta part
je suis chanceux d'avoir de la chance :D
En fait, y a pas mal d'endroit où c'est la grammaire que j'ai relevée, pas le fait que je capte pas. Comme :
Le temps pas si lointain, son caddy débordait de choses inutiles,
Le temps ou ton caddie débordait, là tu déconnes, quand tu te fais les allées de ton super marché, ça ne t'es jamais arrivé d'acheter des conneries ?
je parle pas de l'action qui n'est pas cohérente, mais de la construction de la phrase.
Il arrivait souvent qu'on le cite en exemple, mais son état présent, juste des circonstances qu'il n'a su maîtriser.
pour moi, ça coince au niveau de la grammaire ("mais son état présent", c'est quoi : un sujet, un COD ?), tu dis :
si je te disais, bon je ne me compare en rien, j'ai relu dernièrement la traduction de Hamlet, mourir, dormir... bla bla bla bla, suggestion et construction qui doit faire travailler le lecteur, ou alors on lui mâche le boulot.
je suis d'accord de laisser le lecteur travailler, mais si le boulot consiste à remettre en français une phrase qui ne me semble pas en français, ben pour moi ça marche pas trop.
A+
Rémi
-
Même le dimanche, mais je viens de rentrer, donc clavier armé.
Pas eu encore le temps de remettre ou déplacer les virgules, donc je m'abstiens de remarques.
Comme je suis de mauvaise foi, le temps ou son caddie débordait, à vrai dire, sujet, cod et suites, grammaticalement j'admets ce que tu veux, mais je laisse ça en place, ce n'est pas mon domaine, je n'en ai aucuns d'ailleurs. Si ça se nomme COD, j'ai appris quelque chose, c'est surement ton domaine, pas le mien, j'ai perdu un lecteur.
Il arrivait souvent ..., idem.
Pour ce qui est du français, possible que je coince, il me manque certaines bases, je me suis mis à chercher assez loin, Zola, Balzac, ... je pourrais te citer Baricco ( je sais tu vas me dire, problème de traduction, j'anticipe) mais ce n'est pas un étalage, je ne me compare nullement, les phrases sont en français nuançons, grammaticalement les phrases sont dans la langue, je ne dirais pas de Molière, parce que lui aussi à des manques, mais c'est un autre français d'une certaine époque.
Que le lecteur travaille ? cela semble te choquer, le prisme est personnel, le tien c'est la grammaire, tant pis et je suis désolé que tu n'aies pas accroché, je parle de la grammaire, parce que le style ou l'idée de départ, je n'ai rien lu sur ta critique constructive du texte en lui même.
Je tiens compte de toute les remarques, même si mes réponses semblent friser le cynisme, je tente de m'assagir, le fait que tu aies lu, possible qu'il faille que je garde le texte, il reste de bonnes choses, tout au moins une manière d'écrire.
-
Je n'ai jamais fait lire mes textes à des gens que je connais, ils savent que j'achète des bouquins d'occasion c'est largement suffisant, un ami est venu me voir, pas eu le temps de fermer mon écran.
Il m'a posé la question, alors ton mec, il fait quoi à la fin ?
Je reprends ainsi un spoiler, j'avais oublié de répondre
J'ai tracé un chemin le lecteur décide, même si le constat est lourd, et tant que je suis là, il garde les poings serrés tout au fond de ses poches pour rester accroché à ce qu'il ne tient plus quelques expressions dans ce sens, la vie ne tient plus qu'à un fil, tenir sa vie entre ses mains, s'accrocher à la vie, ... je suis sûr qu'il y en a d'autres, donc l'incompréhension de la phrase, je ne pense pas.
-
Hoy ! :mafio:
Ma 1ère réaction en voyant le titre a été "Oh, Charlélie (https://www.youtube.com/watch?v=nGeA_hwTBSk) !" :mrgreen:
mais il a vu bien pire;
=> manque une espace avant le point-virgule
par ci
=> par-ci
par là
=> par-là
qui colore ses doigts en une couleur sale
=> "d'une" plutôt que "en une" ?
lus personne à montrer.
=> "à qui les montrer" plutôt, non ?
ses manques répétés
=> manquements ?
des taches de chacun
=> tâches
ceux en recommandés
=> recommandé
comme un grand poulailler, il n'y a pas si longtemps il avait été coq,
=> je trouve cette partie un peu superficielle. Ca me donne l'impression qu'elle a été mise là juste pour rentrer dans le thème. La phrase de fin serait plus percutante sans, à mon humble avis.
Concernant les phrases qui se répètent, elles se répètent peut-être un peu trop à mon goût : à la fin je ne les lisais plus. Peut-être y introduire des variations pour que le lecteur y reste accroché ? Enfin c'est juste mon avis hein ;)
Sinon j'ai bien aimé le rythme des phrases et la ponctuation globalement.
Merci Mout/Meau !
-
Ne me fais pas le coup de Charlélie, et de son frère que tu aurais pu citer, tu lis dans les pensées, j'ai adoré ses textes, sa voix et la texture, mais bon plus sérieusement, désolé de l'admettre, peut-être un coup de chance, tu as raison sur certains points, attention, je suis de mauvaise foi, donc je vais compenser.
Fut un temps, j'utilisais Antidote, une grosse usine à gaz, la fondatrice associée de l'époque, ce log vient de Toulouse, m'a bloquée, je te passe des détails horizontaux, donc je suis sur bloc notes, et je merde souvent. T'inquiètes je vais faire certaines modifs que je juges utiles.
je vais te commenter la fin, pour t'aider à comprendre mon cheminement, le texte étant déjà pondu, j'ai un ami qui fait de la volaille, et il m'a expliqué, la couleur, la grosseur et la fragilité des œufs, les coqs, les petits, les grands, les noirs, les blancs, il ne doit en rester qu'un ( à toi de voir ce que je veux dire ), mais ils tentent de franchir le grillage, avec perte et fracas alors que les poules sont derrière, peu survivent à ce saut.
le texte était déjà vivant, j'ai l'impression de m'excuser, mais je n'ai rajouté que que ce que le lecteur est capable de voir, et j'en reviens à ce que mon lecteur occasionnel a dit
J'ai tracé un chemin le lecteur décide
je rajoute, je relis peu, pour ainsi dire jamais ce que j'écris, le fait de ce concours/mise à disposition me perturbe quelque peu, narcissisme oblige.
-
Bonjour chameau-mout,
J'ai découvert ce texte que tu défends corps et âme avec le prisme poétique que tu nous proposes, même si tu dis ne pas t'y fier fidèlement. Pour moi, l'essentiel d'un poète est qu'il sache parler de lui-même, non pas de son nombril, mais de ses expériences passées, de son vécu, de ce qu'il a vu parfois longtemps auparavant. C'est l'aspect qui m'a le plus convaincu à la lecture : l'impression de lire quelque chose que tu connais, de découvrir une part de ce que tu as vu ou entendu aussi.
Au niveau du langage, il reste peu de temps pour en faire un très bel ouvrage de manufacture prestigieuse... autrement dit : réécrire un poème peut prendre beaucoup de temps, d'autant plus quand on y attache une sincère importance. Je vais donc essayer de proposer quelque chose d'assez rapide pour que tu puisses t'y atteler si ça te motive d'ici la fin de la semaine.
Ce que je peux proposer, après lecture, ce serait de supprimer le pronom personnel « il » lorsqu'une phrase n'est pas terminée ni entrecoupée par d'autres verbes.
Comme là :
C'est à peu près l'époque de ses premiers courriers, ceux en recommandés qui réclament la suite de défauts de paiement, il en retarde certains et tente de négocier, mais la plupart du temps, il ne veut plus se battre, il n'en a plus envie.
Qui peut s'écrire comme suit :
« C'est à peu près l'époque de ses premiers courriers, ceux en recommandé qui réclament la suite de défauts de paiement, il en retarde certains et tente de négocier, mais la plupart du temps, ne veut plus se battre, n'en a plus envie. »
Ou encore :
Il a encore un toit, il a encore un lit, il ne reviendra pas, il ne reviendra plus, il garde sa fierté, il a honte de lui, juste retour des choses il aurait dû prévoir.
Qui donne :
« Il a encore un toit, a encore un lit, ne reviendra pas, ne reviendra plus, garde sa fierté, a honte de lui, juste retour des choses qu'il aurait dû prévoir. »
Je trouve que cela donnerait un style télégraphique plus proche de cet essoufflement que tu évoques en début de texte. :)
Voici pour quelques propositions, merci à toi pour cette lecture et au plaisir si j'ai pu t'aider un instant.
À bientôt. ^^
-
C'est quoi ton compte PayPal, je te fais un virement ? nan je déconne, j’apprécie les remarques, toutes, même si je suis cynique, je tente de me soigner.
Je suis conscient du "il" surnuméraire, mais je perds en musique si je le supprimes, autre chose, j'y ai pensé après parce que souvent quand je lis, je le fais à haute voix, en deuxième ou troisième lecture, bon je t'avoue que suites aux commentaires et remarques, à force de déclamer, les voisins me lancent des cailloux, mais passons, je crois que j'ai insisté ainsi pour avoir l'impression d'asséner quelque chose, et non pas une suite de postures ou pensées qui se suivent, comme si chaque "il" qui précède sous entend un raisonnement et une phrase plus complète.
Je défends mon écrit, comme tous ceux qui passent sur le site, on défend ses enfants, les propos des lecteurs aident parce que ses rejetons sont les plus beaux du monde, o, ne voit pas les défauts.
Je suis de mauvaise fois, j'en conviens, laisse tomber manufacture prestigieuse, tu flattes un narcissique dont les chevilles enflent, mais merci des conseils, parce que comme tout conseil, il en reste quelque chose.
-
Salut Mout 5,
Je ne fais pas de relevé de détail parce que j'ai comme l'impression que tu n’en tiendras pas compte. ;)
Je partage tout à fait les remarques de Rémi sur la construction de certaines phrases et je pense que tu devrais prendre en compte ses observations. Ton texte y gagnerait.
N'hésite pas à demander si certains points ne sont pas clairs. C'est vraiment le but du jeu et on est tous sur ce forum pour apprendre et aider les autres dans la mesure de nos moyens.
J’en reviens au texte. Comme première impression, les phrases hachées de virgules, avec ce rythme un peu entêtant m’ont gênées. Et puis j’ai été happée dans le rythme, dans cette chute nostalgique et désespérée.
Je pense que ton texte fonctionne bien, qu’il y a quelque chose d’authentique et de poignant. Il m’a remuée, m’est resté dans la tête longtemps. Mais il y a encore un peu trop de phrases boiteuses et de mots pas toujours parfaitement choisis. C’est vraiment dommage que tu ne veuilles pas remettre la main à la pâte parce qu’il y a matière à faire un texte vraiment très chouette.
-
Bonsoir, je passe en coup de vent.
je me suis fait gazer, si tu vois ce que je veux dire, et j'ai pris du retard sur un autre boulot ( non pas de l'écriture, le déménagement d'un ami)
j'ai pris en compte certaines remarques, pas toutes, j' ai modifié en fonction, je tiens à la musique du texte, 6/12 si tu as remarqué, et quelques constructions qui me semblent " poétiques ".
je reconnais que certaines choses sont boiteuses grammaticalement, c'est pas que je ne veux pas, j'ai un problème de temps, je pose et je m'en vais, je corrige, je m'en vais, mais je tiens compte de tout, je reviendrai cette nuit voir si j'ai un peu de temps, j'ai lu que certains le peuvent par téléphone, moi il me faut mon fauteuil mon écran.
-
Désolée Mout si j'ai jugé un peu vite. J'ai vu que tu défendais tes choix stylistiques avec tant de ferveur que j'en ai perdu de vue tes corrections.
Je sais que ce n'est pas toujours facile de concilier l'écriture avec la vie quotidienne et ses impératifs.
Bonne chance pour les dernière modifs. Je repasserai voir ton texte la semaine prochaine.
-
Bonjour, Momo !
J'ai bien aimé le rythme de ton texte, sur la forme pour moi c'est assez sympa, fluide, et c'est un intéressant parti pris. En revanche, j'avoue que le fond ne m'a pas vraiment fait accrocher, j'ai l'impression qu'on tourne beaucoup en rond autour des mêmes idées et qu'au final, on n'avance pas beaucoup, il n'y pas vraiment d'"histoire". Je n'ai pas non plus réussi à ressentir d'empathie pour ton personnage, qui reste très désincarné, très "plat", je trouve.
Donc voilà, je n'ai pas réussi à être transportée par ton texte, bien qu'il soit bien écrit, désolée :(
J'avoue aussi que ce n'est pas habituellement mon style ou mon thème préféré donc cela joue probablement aussi dans cet avis !
En tout cas, merci pour ton partage, et à plus sur le forum ! :D
-
il n'y a pas vraiment d'histoire, il y a une histoire c'est le fond de l'écrit, une phrase pour deux réponses, j'économise.
Plat, désincarné, rien à dire, je comprends, parle moi d'un milieu que je ne connais pas, qui puisse me faire rêver, il est possible que j'adhère et que j'ai de l'empathie, mais je ne fais pas rêver, je pose du brut.
Mais c'est avec plaisir que tu soies passé lire, c'est la chose importante.