Le café se trouvait bien entendu sur cette avenue, de même que la mairie (une bicoque un brin cossue, mais bicoque tout de même), et c'est sur le banc en pierre en face de cette mairie qu'une bande de trois vieillards dont personne n'avait jamais trop su dire ni l'âge, ni le genre, et encore moins le nom, trônait, comme trois barons contemplant leurs terres prospérer et leurs gens s'affairer.J'aime bien l'idée de choisir un ton marqué (ici je le sens en mode un peu ampoulé mondain, à l'ancienne, dans la narration), mais je trouve depuis le début que les phrases manquent un peu de fluidité (bcp de que que que dans certaine, ici celle que je cite est vraiiiment longue). Du coup, c'est peut-être à affiner un peu.
Un regard plus habitué aux subtiles interactions de ce village m’aurait pourtant rapidement fait interpréter leurs regards en coins, leurs grommellements, et leurs quintes de toux comme autant d’anathèmes et de prophéties au sujet des passants. C’est justement une de ces prophéties qui devait me faire rester, puis revenir.ahah c'est intrigant ^^ j'aime bien cette ambiance ! (j'ai l'impression que le ton évoqué plus haut glisse de mieux en mieux, tu as trouvé ta vitesse de croisière on dirait : ) )
les yeux révulsés et le corps tout entier tendu à craquer,"tout entier" alourdit pour rien
Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait déplu à ces trois êtres déjà rachitiques et éternellement décrépis, et les parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.pas très fluide, peut-être couper en deux ?
le bébé, puis jeune enfant, avait du affronter les regards hostiles et apeurés des villageois,hmmm si c'est le bébé qui est en danger de mort, pourquoi ils sont hostiles et apeurés, ça le rend pas dangereux...
dont on pourrait presque croire qu’il n’était au courant de rien.répétitif
Pourtant, il était clair pour tout le monde qu’il n’ignorait rien.
C’est ainsi que je vitvis
Lorsqu’il passa devant les trois vieillards, je l’observai, médusé, s’arrêter net, leur adresser une grimace et repartir d’un rire joyeux, d’un pas plus léger encore qu’auparavant.
Bien sûr, je ne compris rien à la scène, mais lorsque j’interrogeai le maraîcher qui avait arrêté sa charrette pleine de choux et de carottes juste à côté de moi pour observer le spectacle,
L’essentiel des ragots devaient circuler dans des cadres plus privés auxquels je ne pouvait espérer avoir accès.pouvais
Le maraîcher était le seul qui m’avait librement confié quelques vérité au sujet de l’affaire, et c’est par lui que l’opportunité d’en apprendre un peu plus sur Monsieur V. se présenta enfin à moi.vérité et quelques doivent s'accorder ensemble
faignant de croire que c’était pour l’aider à se décharger d’un poids trop longtemps supporté que nous étions ici tous les deux, et non pour étancher ma curiosité.feignant
dans un petit enclot juste avant les champs, elles ont l’air de se plaire là-bas.enclos
Le « tout ça » commença comme tous les autres jours, et, venant d’arriver, j’étais rassuré de voir que tout était comme je l’avais laissé, que l’avenue des fleurs était toujours aussi ennuyeuse en l’absence de Monsieur V., et que tout le monde guettait son entrée en scène quotidienne.troooop de tout !
à posteriori je remarque seulement qu’une tension indicible nous liait tous dans l’attente de Monsieur V.a
Je n'ai pas saisi pourquoi le fait que M. V chante dans le poulailler soit un événement, ni pourquoi on l'appelait M. V., ni pourquoi l'avenue portait son nom...Le chant dans le poulailler, oui je sais pas bien, j'avoue que j'ai surtout été guidé par le fait qu'il faille mettre un 2e thème de l'AT, mais j'imagine que ça se sent trop (comme le dit Milla). En fait, je le vois un peu comme une facette invisible de ce M. V. pour les villageois, un truc un peu de beauté brute qui a pas sa place dans ce village banal, enfermé dans un carcan de suspicions, de prophéties et de rumeurs. En écrivant ça, je me dis qu'il y a clairement moyen d'insister plus là-dessus, que ce ne soit pas juste en arrière plan un peu flou.
"Les platanes qui bordent les rues de ce petit village sans histoire ne m'avaient pas inspiré grand chose lorsque j'y étais passé pour la première fois. " : et après, ils ont inspiré quoi?Bonne question ><
"Les hortensias immenses et omniprésents, et pourtant si banals en cache-misère des murs tristes, les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles." : pourquoi ne rien voir empêche de deviner que tu vas revenir?J'imaginais plus le narrateur comme un voyageur qui en a vu beaucoup des villages comme ça, et qui ne s'attend pas à s'en souvenir. Je devrais peut-être le dire plus clairement.
ahah c'est intrigant ^^ j'aime bien cette ambiance ! (j'ai l'impression que le ton évoqué plus haut glisse de mieux en mieux, tu as trouvé ta vitesse de croisière on dirait : ) )Du coup je trouve ça dommage que tu n'ai ressenti ça qu'à ce moment, je me dis que j'aurais eu moyen de faire sentir cette ambiance à d'autres passages aussi.
hmmm si c'est le bébé qui est en danger de mort, pourquoi ils sont hostiles et apeurés, ça le rend pas dangereux...Oui voilà clairement y a un truc qui est pas passé là :/ pour moi il porte la malédiction des trois vieux, donc il est par essence à craindre (superstition que ça se propage, tout ça) mais j'aurais du en parler plus frontalement.
Par ailleurs je suis un peu déçue de l'histoire. J'aimais bien l'annonce intrigante du début, mais la résolution me laisse un peu perplexe, ça ne me paraît pas vraiment imbriqué, ficelé. Il manque le déclic compréhension de "ah c'était pour ça, c'est là que ça allait, etc" pour que ça rende l'histoire spéciale et qu'on la retienne, je trouve. J'ai plus eu l'impression des thèmes de l'AT parachutés, en fait... :-[Pour le coup je suis vraiment parti du thème "les mains dans les poches" mais c'est vrai que j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à en faire rentrer d'autres. Est-ce que tu trouves aussi que ce thème est parachuté ?
Mais du coup ça colle moyen avec le côté terrorisant de la malédiction, de siffloter les mains dans les poches...Justement, il n'est pas terrorisé du tout, lui :???:
Je ne sais pas trop, pas rentré dans l'histoire, j'ai trouvé le texte un peu long pour une finalité que je voulais deviner au cours de ma lecture ^^ long est le mot.La finalité ne se "devine" pas vraiment, mais elle est peut-être plus satisfaisante comme ça, je sais pas.
le même récit en bref, je me suis senti noyé de détails qui pour certains expliquent, et pour d'autre comme moi n'apportent rien de plus.Je crois que maintenant les détails ont un peu plus leur importance dans le récit global, mais peut-être que ce n'est pas toujours très perceptible.
J'ai découvert ce texte avec une certaine hésitation car il y a plein de phrases dont je n'étais pas sûr de comprendre le sens profond. Quelquefois, l'alternance entre humour, ironie d'un côté et sérieux ou descriptions champêtres/romantiques de l'autre me donne le tournis.Il y a un peu d'ironie au début, mais ça se calme quand même par la suite, non ? Enfin c'est vrai que le narrateur a pas mal de tons, mais je crois que j'aime bien ça, ça lui donne un peu plus corps dans mon idée.
Puisque tu te demandes ce que tu pourrais apporter de plus à ce texte... Ma foi, je dirais que tu pourrais aller à fond dans ce que tu aimes, et retirer rapidement tout ce que tu aimes le moins pour aller franchement dans un genre qui te sied le mieux. En supprimant les phrases qui te parlent le moins dans ta création, tu retrouverais plus d'assurance pour dire ce que tu avais au fond envie de transmettre.Au final j'ai plus ajouté des choses qu'enlevé, si ce n'est la fin !
La phrase avec « les mains dans les poches » m'a un peu échappé. À la base, j'aurais plutôt vue l'idée des mains dans les poches de quelqu'un d'inactif, ou d'impréparé, donc soit : quelqu'un qui est en pause, ne participe pas/plus à un chantier, inactif ; ou bien quelqu'un qui improvise, qui agit à l'instinct ou qui n'anticipe pas ce qu'il va faire, mû par l'impréparation.Pour moi c'est dans l'idée de quelqu'un qui viendrait les mains dans les poches quelques part, c'est-à-dire sans être préparé, avec insouciance, sans trop penser au reste, oui :)
Les platanes qui bordent les rues de ce petit village sans histoire ne m'avaient pas inspiré grand chose lorsque j'y étais passé pour la première fois.J'aime bien cette première phrase.
Les hortensias immenses et omniprésents, et pourtant si banals en cache-misère des murs tristes, les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles.Au final il ne revient pas si souvent que ça et on ne sait jamais quelles raisons le portent dans ce village-ci.
« Un village de plus, un souvenir de moins. »Pourquoi un souvenir de moins? Les souvenirs s'accumulent avec l’expérience plus qu'ils ne se retranchent, il me semble.
Elle donnait corps à cet amas de maisons qui, sans elles n'aurait probablement même pas mérité le nom vague, mais structurant, de village.Il me semble que le "elles" que j'ai mis en gras devrait se rapporter à l'avenue (et donc reste au singulier) et pas aux maisons.
« Avenue de Monsieur V.Au moment de sa disparition, V est adolescent si je ne me trompe. Du coup ça me fait bizarre de l'appeler "Monsieur".
Baptisée à mon arrivée « avenue des fleurs »Je ne trouve pas la phrase très claire.On dirait qu'elle est baptisée "avenue des fleurs" au moment exact où le narrateur arrive.
avec cette banalité affligeante qui s’étendait partout à l’époquePas fan de l'expression "banalité qui s'étendait"
C'est sur le banc en pierre, en face de cette mairie, que trônait une bande de trois vieillards dont personne n'avait jamais trop su dire l'âge, le genre, ou encore moins le nom, comme trois barons contemplant leurs terres prospérer et leurs gens s'affairer. De mon point de vue de voyageur fraîchement débarqué, on aurait plutôt dit trois berniques accrochés à leur rocher, attendant d’aller s’échouer sur le sable.J'aime bien ces personnages. Ils me font penser à l’île du Giglio : il y tout en haut de l’île, un village fortifié (Castello). On y accède par une porte devant laquelle se trouve un banc de pierre. Une bande de petits vieux s'y trouve toute la journée, contrôlant les passants. Les gens du coin les appelle "les sénateurs". J'ai eu l'impression de les voir dans ta description.
Si mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi, j’aurais saisi les murmures, les prières et les spéculations qui courraientCouraient (à l'indicatif).
C’est justement une de ces prophéties qui devait me faire rester, puis revenir.J'aime bien cette phrase. Elle me donne vraiment envie de savoir la suite.
Plusieurs années avant ma venue, le jeune Monsieur V. avait paradé dans l’avenue des fleurs, poussé par ses parents dans un landau flambant neuf, et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards, les yeux révulsés et le corps tendu à craquer, balbutiait un langage incompréhensible.Je trouve cette phrase un peu emberlificotée : j'ai dû la relire deux fois pour en comprendre la construction.
Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait déplu à ces trois êtres éternellement décrépis.Je pense que là aussi la cause serait plus compréhensible si elle était placée avant la conséquence.
Les parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.J'imagine qu'ils regrettent d'avoir acheté le landeau parce qu'ils ont pu aller se promener sur l'avenue, et que donc les vieillards ont pu voir quelque chose qui leur déplaisait et donc lancer la malédiction.
Le village avait rapidement compris que les jours du futur Monsieur V. étaient comptés. Depuis, le bébé, puis jeune enfant, avait partout été accompagné par les regards hostiles et apeurés des villageois, effrayés à l’idée qu’à chacun de ses gestes, la malédiction puisse se répandre partout.Si ses jours sont comptés ils devraient le regarder avec pitié plus que peur, non? Ou bien c'est contagieux?
Bien sûr, je ne compris rien à la scène, mais lorsque j’interrogeai le maraîcher, qui avait arrêté sa charrette pleine de choux et de carottes juste à côté de moi pour observer le spectacle, celui-ci m’expliqua l’histoire.J'ai un peu de mal avec les continuels sauts entre passé et présent, mais peut-être que c'est uniquement mon problème.
Les jours suivants, je me joignaisje me joignis?
C’est lors de ma deuxième visite que les choses devaient se dénouer, avec ce à quoi tout le monde ferait plus tard allusion comme « l’incident ».Est-ce un hasard que le narrateur se trouve là ou y a-t'il une raison bien particulière ?
Je n’eus en réalité presque aucun contact avec Monsieur V. avant l’incident. Je pus parler à ses parents peu après celui-ci, mais ils n’avaient rien à m’apprendre, et ne savaient pas même expliquer le tempérament de leur fils. Il avait eu les « mains dans les poches » depuis qu’il avait un pantalon.Donc là on est dans l'après-incident.
Avant l’incident, je ne parvenais qu’à surprendre des brefs on-dit en laissant traîner une oreille
Avant l’incident, je ne parvenais qu’à surprendre des brefs on-dit en laissant traîner une oreille indiscrète au café ou au marché du coin. Et, à mon grand dam, on parlait peu de Monsieur V. dans ces lieux. L’essentiel des ragots devaient circuler dans des cadres plus privés auxquels je ne pouvais espérer avoir accès. Le maraîcher était le seul qui m’avait librement confié quelques vérités au sujet de l’affaire, et c’est par lui que l’opportunité d’en apprendre un peu plus se présenta enfin à moi.Et là de nouveau dans l'avant.
À la fin de mon deuxième séjour (celui durant lequel se déroula « l’incident »), j’avais évoqué avec lui un alcool de chez moi, fait à bases de plantes de la région, qui l’avait fortement intéressé. J’avais donc décidé de lui rapporter une bouteille à ma prochaine visite, certain que la complicité d’un alcool rare le rendrait généreux en confidences.Et là c'est la deuxième visite, après l'incident.
. J’étais revenu pour mon deuxième séjour, lorsque « tout ça » se produisit, comme on le dit ici, par peur d’évoquer plus précisément « l’incident ».Et finalement l'incident !!!! :bonpublic:
En regardant de plus près les trois vieillards, je vitje vis
Le « tout ça » débuta normalementJe ne trouve pas ça très élégant comme tournure.
. A posteriori je remarque seulement qu’une tension invisible semblait tous nous parcourir.Et de nouveau un bond en avant.
Monsieur V. tourna le dos à ce qui ressemblait désormais à trois statues grossièrement taillées, fit une révérence et disparudisparut
Le « tout ça » débuta normalementje ne trouve pas ça très élégant comme tournure.
. A posteriori je remarque seulement qu’une tension invisible semblait tous nous parcourir.Et de nouveau un bond en avant.
Monsieur V. ne reparu plus jamais au village.reparut
Je ne devais le revoir qu’aujourd’hui, longtemps après « l’incident ».Pourquoi est-il revenu une troisième fois ?
. Je crois reconnaître quelques visages, et des sourires que je n’ai pourtant jamais vu.vus
trois berniques accrochés à leur rocheraccrochées (bernique est féminin si je ne me trompe pas)
comme si se les brosser était une insulteun espace en trop entre "brosser" et "était"
qui était ce morveux pour ignorer les avertissements des anciens et pour en plus les insulter ?Je mettrais des virgules autour de "en plus"
L’essentiel des ragots devaient circulerdevait (essentiel est singulier)
Un gars comme lui, l’œil alerte, au courant de tout dans le village.Un doute sur le point à utiliser. Un point d'interrogation ?
j’ai pas du rêverdû
je vit que leur teint se faisait plus livide à chaque seconde.vis
le froufrou de centaines plumesde centaines de plumes
Les platanes qui bordent les rues de ce petit village sans histoire ne m'avaient pas inspiré grand chose lorsque j'y étais passé pour la première fois. Fatigué par trop de marche et de solitude, j'avais décidé d'y poser mon sac. Les hortensias immenses et omniprésents, et pourtant si banals en cache-misère des murs tristes, les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles.
Ce n'est pas dans une de ces ruelles que le vif intérêt que je devais porter à ce village s'éveilla, mais dans l'allée principale, qui traversait ces quelques maisons réunies ensemble comme par hasard.je trouve la phrase lourde à cause de sa longueur, ça ajoute toujours une info en plus. Je virerais " réunies ensemble comme par hasard" qui n'apporte pas grand chose je trouve et qui est redondant avec "amas de maisons". et la description qui sont juste après
De nos jours, on l’appelle « Avenue de Monsieur V. ». Elle donnait corps à cet amas de maisons qui, sans elle n'aurait probablement même pas mérité le nom vague, mais structurant, de village.le retour à l'imparfait fait bizarre après al considération au présent vu que ça parle de la même chose. Peut-être "Elle est celle qui donne corps à cet amas de maison." mais du coup ça oblige à refaire une phrase pour la suite ("Sans elle, ce lieu n'aurait probablement...") --> et du coup je rebondis sur ça pour dire qu'un nome de village serait cool peut-être ?
Baptisée à mon arrivée « avenue des fleurs »pas fluide, surtout que là tu vas repasser à l'imparfait pour revenir à la première visite du voyageur. Donc ça me parait indispensable de nous recaler temporellement en commençant par "À mon arrivée, "
C'est sur le banc en pierre, en face de cette mairie, que trônait une bande de trois vieillards dont personne n'avait jamais trop su dire l'âge, le genre, ou encore moins le nom, comme trois barons contemplant leurs terres prospérer et leurs gens s'affairer.j'aime pas trop le "C'est.... que", je trouverai ça plus fluide en direct, et ça mettrait les vieillards en sujets, ce qui serait cool pour leur entrée dans l'histoire !
De mon point de vue de voyageur fraîchement débarqué, on aurait plutôt dit trois berniques accrochés à leur rocher, attendant d’aller s’échouer sur le sable.:D
Si mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi,un peu moche ce "elle aussi", notamment pour le rythme du paragraphe je trouve... À mon avis on attend plutôt un "Et si mon oreille..." pour faire l'écho avec al phrase d'avant :)
Plusieurs années avant ma venue, le jeune Monsieur V. avait paradé dans l’avenue des fleurs, poussé par ses parents dans un landau flambant neuf, et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards, les yeux révulsés et le corps tendu à craquer, balbutiait un langage incompréhensible. Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait déplu à ces trois êtres éternellement décrépis. Les parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.ce passage est la clef de voute de l'histoire, et je le trouve toujours obscur (sans tes explications j'aurais pas saisi son importance et ce qui se passait vraiment je crois)
Le village avait rapidement compris que les jours du futur Monsieur V. étaient comptés. Depuis, le bébé, puis jeune enfant, avait partout été accompagné par les regards hostiles et apeurés des villageois, effrayés à l’idée qu’à chacun de ses gestes, la malédiction puisse se répandre partout.et du coup c'est cool, mais je pense qu'il faut pas faire de nouveau paragraphe, c'est vraiment lié à celui d'avant pour nous aider à cerner ce qui se passe.
Il ne sembla jamais s’en formaliser.du coup, vu que sa mort était censée être imminente, il manque une transition qui nous dise que contre toute attente, il ne mourut pas (et du coup grandit, mais ça tu le dis bien)
Il était clair pour tout le monde qu’il savait très bien ce qui s’était passé. C’est ainsi que je vis, le jour de mon arrivéeje trouve que "c'est ainsi que" marche mal ici, dans l'enchainement. Ou bien il faudrait un nouveau paragraphe, mais je crois que je préfererais que tu nous refasse le focus sur le narrateur avec un "moi-même, je..." ou truc du genre.
Je devais rester longtemps songeur devant cet étrange rituel qui, sans trop savoir pourquoi, m’apparaissait aussi fascinant qu’absurde.en fait le narrateur comprend que monsieur V est le seul à ne pas croire aux malédictions des vieux, non ? du coup je sais pas si le "sans trop savoir pourquoi" et le flou amené dans l'ambiance par cette phrase est opportun
Pourtant, de toutes ses facéties, c’est la nonchalance de cet adolescent qui m’étonna le plus.hmmm le pourtant de marche pas ici je trouve. "Quant à moi " ?
Je ne préfère cependant pas expliciter cette deuxième visite tout de suite, préférant me concentrer tout d’abord sur l’après.répétition
Il avait eu les « mains dans les poches » depuis qu’il avait un pantalon.^^
Le maraîcher n’était pas un type très différent des autres, et, au bout de deux verres, ses traits bourrus s’étaient un peu détendus.un passé simple serait plus fluide (et je vois pas trop de raison pour ce plus que parfait)
Je resservi un verre au bonhomme, et revenait à la charge.resservis
Je l’encourageai d’un hochement de tête, feignant de croire que c’était pour l’aider à se décharger d’un poids trop longtemps supporté que nous étions ici tous les deux, et non pour étancher ma curiosité.il manque "puisque" avant, non ?
Mais avec tout ce qui s’est passé depuis, maintenant je me dis que j’ai pas du rêver ce soir-là.je virerais le "tout" puisqu'il n'y a eu qu'un seul évènement / dû
Je n’osais pas le couper, par peur de fermer à nouveau les portes. Pourtant, j’avais le sentiment qu’il ne s’arrêterait pas, qu’il avait vraiment besoin de se décharger de quelque chose.bof ce Pourtant, c'est plutôt un De toute façon non ?
A posteriori je remarque seulement qu’une tension invisible semblait tous nous parcourir.soit "a posteriori" tout court, soit le déplacer en "seulement a posteriori", mais le cumul des deux tel quel fait bizarre
fit une révérence et disparu.disparut
À sa place, une myriade de volatiles s’envolèrent, conchiant la foule au passage (moi y compris), le froufrou de centaines plumes emplissant l’avenue de leur vacarme, quelques poules incapables de s’enfuir picorant le sol comme si de rien n’était.des passés simples seraient + actif et + fluides (au moins le premier)
Monsieur V. ne reparu plus jamais au village.reparut
Ses parents ne savaient rien, personne ne sut vraiment expliquer ce qui s’était passé.peut-être, pour limiter le côté frustrant de la fin, nous donner des suppositions en questions, qui feraient comme des ouvertures ? Ce serait logique que le voyageur les fasse. Notamment est-ce que c'est al malédiction qui a fait disparaître Monieur V ou est-ce que c'était le moyen de monsieur V pour faire disparaitre les malédictions ?
À mes yeux, les vieillards n’avaient pas vu un condamné dans ce bébé, mais bien leur propre disparition.ah yes ! excellent à préciser ça.
Lors de ce deuxième séjour, je restais une semaine de plus, essayant de glaner quelques informations, mais le village tout entier était trop choqué pour s’ouvrir.À propos de la fin. Vu l'annonce du début, je crois que tu retomberais bcp mieux sur tes pieds si le voyageur ne partait pas après cette dernière visite, s'il se retrouvait comme prisonnier du village, et peut-être de l'avenue. Par exemple, quitte à être aller dans le fantastique ça pourrait être que Monsieur V, en mettant fin aux vieillard, n'avait pas prévu que leur phénomène était trop ancré pour disparaître, et qu'il s'est transféré sur le voyageur, qui se retrouve désormais sur le banc à leur place au mêmes heures de la journée, à guetter et à avoir envie de maudire mais à se retenir pour qu'on capte pas ce qu'il est devenu.
Après avoir entendu l’histoire du maraîcher, quand je partis enfin, je regardai le village derrière moi. Je ne devais le revoir qu’aujourd’hui, longtemps après « l’incident ». Je foule à nouveau le pavé des ruelles ennuyeuses, le cœur battant à l’idée de revoir l’avenue. Rien n’a changé depuis mon départ. Les vieillards figés sont toujours en place, ils font partie du décor, avec la mairie et le café. De temps en temps un enfant leur fait une grimace, mais plus personne ne s’arrête pour le réprimander. Je crois reconnaître quelques visages, et des sourires que je n’ai pourtant jamais vu. La morosité a laissé place à la tranquillité.
Le nom de Monsieur V. semble avoir été oublié, seule cette lettre « V. » est restée. J’ai moi aussi barré ce nom de mes carnets. Pourtant, tout parait crier qu’ici, il n’a pas disparu, et qu’il est là, caché un peu partout. À mes yeux, les vieillards n’avaient pas vu un condamné dans ce bébé, mais bien leur propre disparition. Bien sûr, personne ici ne s’est penché sur la question, et je crois que c’est très bien comme ça. Au « village de Monsieur V. ».
les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles. « Un village de plus, un souvenir de moins. », pensai-jetes premiers verbes sont au plus que parfait, puis tu passes au PS ; ça me semblerait adapté de rester au pqp
qui, sans elle n'aurait probablement même pas méritéje pense que le "sans elle" devrait être encadré de deux virgules
présumée. C’est justementdeux espaces, ici
et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillardsau bout du doigt, y a un vieillard... suis pas fan de la formulation
Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait dépluPerso, j'aurais mis "peut-être que" ou "avait-elle déplu"
Un magma de2 espaces avant "de"
apeurés continuait cependant de le suivre.est-ce que le changement de paragraphe ne serait pas mieux après "passé." ?
Il était clair pour tout le monde qu’il savait très bien ce qui s’était passé. C’est ainsi
brosser était2 espaces
ces absurdités réservées aux autres.tu as "absurde" quelques lignes avant, pas forcément gênant, à toi de voir
« Ah ça oui, il nous impressionnait, y a pas à dire. », « Pas grand monde aurait pu prédire le coup qu’il nous a fait. ».je suis pas sûr qu'il faille garder les points dans les guillemets lorsque tu as une ponctuation qui suit.
se mettre à table, la loi du silencepoint-virgule, ici ?
la loi du silence luisant encore comme un phare dans son cerveau embrumé. Je surpris cependant une lueur étrange au fond de ses yeux, une lueurluisant, avant la répétition volontaire de "lueur" me semble de trop
Je resservi un verre au bonhomme, et revenait à la charge.resservis
mais il s’est mit à brailler,mis
J’étais revenu pour mon deuxième séjour, lorsque « tout ça » se produisit, comme on le dit ici, par peur d’évoquer plus précisément « l’incident ».ça m'a fait tiquer, le "J’étais revenu pour mon deuxième séjour", puisque on est déjà dans le deuxième séjour, lors de la discution avec le maraîcher.
je vit que leur teint se faisait plus lividevis
Ses parents ne savaient rienc'est un peu "sec", pour caractériser les parents de simplement dire qu'ils ne savaient rien, ça manque d'émotion, non ?
Les trois vieillards restèrent dans « l’avenue de Monsieur V. », figés pour toujours, et personne ne songea à les déloger.dans le paragraphe précédent, je n'ai pas compris que leur transformation en statue était réel (et pas une métaphore) ; du coup, le "déloger" peut laisser un certain flou (volontaire ?)
Les platanes qui bordent les rues de ce petit village sans histoire ne m'avaient pas inspiré grand chose lorsque j'y étais passé pour la première fois. Fatigué par trop de marche et de solitude, j'avais décidé d'y poser mon sac.J'ai l'impression que le "y" dans la seconde phrase réfère au platane, sujet de la phrase précédente.
Les hortensias immenses et omniprésents, et pourtant si banals en cache-misère des murs tristes, les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles. « Un village de plus, un souvenir de moins. », pensai-je en foulant pour la première fois le pavé mal entretenu du lieu-dit.reviendrais
Ce n'est pas dans une de ces ruelles que le vif intérêt que je devais porter à ce village s'éveilla, mais dans l'allée principale, qui traversait ces quelques maisons réunies ensemble comme par hasard.:coeur:
De nos jours, on l’appelle « Avenue de Monsieur V. ». Elle donnait corps à cet amas de maisons qui, sans elle n'aurait probablement même pas mérité le nom vague, mais structurant, de village.
Baptisée à mon arrivée « avenue des fleurs » (avec cette banalité affligeante qui s’étendait partout à l’époque), cette artère organisait toute la vie du village autour d’elle. On y trouvait le café et la mairie, une bicoque un brin cossue, mais bicoque tout de même. C'est sur le banc en pierre, en face de cette mairie, que trônait une bande de trois vieillards dont personne n'avait jamais trop su dire l'âge, le genre, ou encore moins le nom, comme trois barons contemplant leurs terres prospérer et leurs gens s'affairer.
Si mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi, j’aurais saisi les murmures, les prières et les spéculations qui couraient le long de l’avenue, répondant en silence à chaque frémissement des vieillards, à chaque prédiction présumée.Un peu de mal à comprendre cette phrase très dense en info.
Plusieurs années avant ma venue, le jeune Monsieur V. avait paradé dans l’avenue des fleurs, poussé par ses parents dans un landau flambant neuf, et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards, les yeux révulsés et le corps tendu à craquer, balbutiait un langage incompréhensible. Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait déplu à ces trois êtres éternellement décrépis. Les parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.Je n'aurais pas été gêné par plus d'infos sur le bébé et les parents (pourquoi ils sont là), mais dans des phrases plus courtes. Il s'agit d'un moment essentiel de sa vie, donc pourquoi ne pas s'attarder un peu plus dessus ? Je n'ai pas compris la dernière phrase.
Il était clair pour tout le monde qu’il savait très bien ce qui s’était passé.Il m'a fallut plusieurs lecture pour comprendre que l'ado en question était M. V.
C’est ainsi que je vis, le jour de mon arrivée, un adolescent assez grand, les cheveux mi-longs, ébouriffés comme si se les brosser était une insulte au monde, marcher à pas tranquilles dans l’avenue des fleurs. Quand il passa devant les trois vieillards, je l’observai, médusé, s’arrêter net, leur adresser une grimace et repartir d’un rire joyeux, le pas plus léger encore qu’auparavant.
celui-ci m’expliqua l’histoire.Me raconta l'histoire, ou m'expliqua tout court.
Je dus repartir, en me promettant de revenir observer Monsieur V. dès que l’occasion se présenterait. C’est lors de ma deuxième visite que les choses devaient se dénouer, avec ce à quoi tout le monde ferait plus tard allusion comme « l’incident ». Je ne préfère cependant pas expliciter cette deuxième visite tout de suite, préférant me concentrer tout d’abord sur l’après.D'un point de vue chronologique, ton texte commence à malmener le lecteur. Tu parles d'un ado, auquel tu réfères ensuite comme Monsieur V, puis d'un incident dont tu vas d'abord évoquer l'après...La confusion me gagne ! :s
je vit que leur teint se faisait plus livide à chaque seconde.je vis.
Monsieur V. tourna le dos à ce qui ressemblait désormais à trois statues grossièrement taillées, fit une révérence et disparu.disparut
Monsieur V. ne reparu plus jamais au villagereparut
À mes yeux, les vieillards n’avaient pas vu un condamné dans ce bébé, mais bien leur propre disparition. Bien sûr, personne ici ne s’est penché sur la question, et je crois que c’est très bien comme ça. Au « village de Monsieur V. ».Le twist est plutôt sympa. Si j'ai bien compris, il n'y a pas eu la moindre malédiction!
Je repassais par là et en lisant cette partie de ton commentaire, je me disais qu'il y avait quelque chose de proustien aussi dans certaines phrases (je dis ça parce que j'évoquais Maupassant précédemment, y a aussi du Marcel donc) ; celle relevée ici est vachement limpide par rapport à certaines phrases du grand Proust ^^CiterSi mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi, j’aurais saisi les murmures, les prières et les spéculations qui couraient le long de l’avenue, répondant en silence à chaque frémissement des vieillards, à chaque prédiction présumée.Un peu de mal à comprendre cette phrase très dense en info.
Je repassais par là et en lisant cette partie de ton commentaire, je me disais qu'il y avait quelque chose de proustien aussi dans certaines phrases (je dis ça parce que j'évoquais Maupassant précédemment, y a aussi du Marcel donc) ; celle relevée ici est vachement limpide par rapport à certaines phrases du grand Proust ^^Ce n'est pas faux, d'autant que le cadre de la nouvelle m'a fait penser à l'univers proustien aussi. Cela dit, je n'ai jamais pu lire + de 20 pages de la Recherche, sans doute à cause de ce genre de phrases à rallonge qui ne prennent pas en compte ma "respiration cérébrale"! :D
Les trois vieillards restèrent dans « l’avenue de Monsieur V. », figés pour toujours, et personne ne songea à les déloger.
dans le paragraphe précédent, je n'ai pas compris que leur transformation en statue était réel (et pas une métaphore) ; du coup, le "déloger" peut laisser un certain flou (volontaire ?)
Au final il ne revient pas si souvent que ça et on ne sait jamais quelles raisons le portent dans ce village-ci.Je vois l'idée, mais je crois que je n'ai pas vraiment envie de présenter le narrateur plus que ça. J'essayerai de rendre un peu plus compte de son intérêt pour le village, cependant.
D'ailleurs on ne sait presque rien du narrateur. C'est un voyageur ("poser mon sac") : il doit rencontrer bien du monde et beaucoup de petits villages : pourquoi ce village-ci et cette histoire l'intriguent-ils tellement ?
Ton incipit est un peu dans le style les nouvelles du XIXeme siècle (je pense à Maupassant par exemple), mais en général il y a toujours au moins une brève introduction de quelques lignes pour expliquer pourquoi le narrateur se trouve à tel endroit à telle époque (invité à une partie de chasse chez untel...etc).
Ce que je voulais dire par là, c'est qu'il pense qu'il oubliera ce village dès qu'il en croisera un nouveau. Personne d'autre n'a relevé, alors je garde comme ça pour l'instant :)Citer« Un village de plus, un souvenir de moins. »Pourquoi un souvenir de moins? Les souvenirs s'accumulent avec l’expérience plus qu'ils ne se retranchent, il me semble.
C'est vrai. Mais simplement l'appeler "V." ne me convient pas vraiment...Citer« Avenue de Monsieur V.Au moment de sa disparition, V est adolescent si je ne me trompe. Du coup ça me fait bizarre de l'appeler "Monsieur".
Quand j'ai écrit "baptisé", j'ai croisé les doigts pour qu'on ne le voit pas comme tu l'as fait, mais du coup je vais changer, c'ets pas passé ^^CiterBaptisée à mon arrivée « avenue des fleurs »
Je ne trouve pas la phrase très claire.On dirait qu'elle est baptisée "avenue des fleurs" au moment exact où le narrateur arrive.
Peut-être peut-on remplacer "à mon arrivée" par naguère?
J'aime bien ces personnages. Ils me font penser à l’île du Giglio : il y tout en haut de l’île, un village fortifié (Castello). On y accède par une porte devant laquelle se trouve un banc de pierre. Une bande de petits vieux s'y trouve toute la journée, contrôlant les passants. Les gens du coin les appelle "les sénateurs". J'ai eu l'impression de les voir dans ta description.Trop cool !
En fait, j'avais une idée un peu cinématographique avec cette phrase : on a d'abord le focus sur le landau, et puis on découvre et suit lentement le doigt du vieillard qui le pointe. Je n'arrive vraiment pas à faire marcher ça alors je crois que je vais reformuler tout ça.CiterPlusieurs années avant ma venue, le jeune Monsieur V. avait paradé dans l’avenue des fleurs, poussé par ses parents dans un landau flambant neuf, et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards, les yeux révulsés et le corps tendu à craquer, balbutiait un langage incompréhensible.Je trouve cette phrase un peu emberlificotée : j'ai dû la relire deux fois pour en comprendre la construction.
Je crois que c'est la forme passive de la deuxième partie qui me gêne ( "poussé" et puis "pointé par un doigt).
C'est ça ! mais du coup c'est noté.CiterLes parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.J'imagine qu'ils regrettent d'avoir acheté le landeau parce qu'ils ont pu aller se promener sur l'avenue, et que donc les vieillards ont pu voir quelque chose qui leur déplaisait et donc lancer la malédiction.
Si c'est le cas, l'ellipse est un peu trop poussée pour moi.
Autre point qui ne m'est pas clair: en quoi consiste cette malédiction qui n'est formulée nulle part ? On n'a pas d'exemple précédent de malédiction des vieillards qui se soit avérée et du coup le coté effrayant de toute l'affaire m'échappe un peu.Je pourrais ptet donner un exemple, ouais.
Oui, les villageois ont peur d'être contaminés, je pensais que c'était assez clair avec la fin de la phrase :/CiterLe village avait rapidement compris que les jours du futur Monsieur V. étaient comptés. Depuis, le bébé, puis jeune enfant, avait partout été accompagné par les regards hostiles et apeurés des villageois, effrayés à l’idée qu’à chacun de ses gestes, la malédiction puisse se répandre partout.Si ses jours sont comptés ils devraient le regarder avec pitié plus que peur, non? Ou bien c'est contagieux?
Et finalement l'incident !!!! :bonpublic:C'est à pondérer avec ce que tu dis dans ton dernier commentaire, mais je pense qu'il y a quand même une déception. Mais je crois que j'ai pas envie d'aller plus loin dans le "twist", finalement.
Bon tu as su créer une grosse attente pour cet incident et c'est bien cool, mais j'avoue que j'ai été un peu déçue par la révélation.
C'est vrai que je pourrais expliquer ça un peu plus !CiterJe ne devais le revoir qu’aujourd’hui, longtemps après « l’incident ».Pourquoi est-il revenu une troisième fois ?
Je pense que tu pourrais les alléger un peu : il y a souvent beaucoup d'adjectifs et d'adverbes pour décrire comment se sentent les personnages. Peut-être pourrais-tu nous le faire comprendre dans l'action (le fameux show, don't tell) .Quand j'expliquais moins, les gens comprenaient encore moins (cf les premiers commentaires), donc je laisse comme ça. Et puis c'est le récit de quelqu'un, je trouve ça un peu cohérent qu'il essaye de deviner les émotions des autres (et qu'il décrive les siennes).
Moi non plus je n'avais pas compris qu'ils se transformaient en statue ! :facepalm: Je pensais que ton "pétrifiés" était juste une métaphore (et oui, du coup je me demandais ce que "la propre mort" que les vieillards avaient vue dans le bébé venait faire dans ce texte :mrgreen: ).J'aais un peu peur que cela ne soit pas assez clair, donc je vais quand même être plus explicite là-dessus du coup :)
Sans vouloir généraliser à tous les lecteurs mon incapacité à comprendre le final de ton histoire, je pense qu'il y a deux points cruciaux dans ton histoire que tu expédies un peu trop rapidement : la malédiction/prophétie lorsque Monsieur V. est enfant et sa disparition/changement en statue des vieillards. Si je pense à l'extension du traitement que tu as réservé à la description du village, mais aussi à l'épisode des poules, je trouve dommage que tu glisses si vite sur ce qui met en place ton intrigue et sur ce qui la résout.C'est noté ! Merci pour tes "critiques", ça m'est bien utile ^^
C'est tout, promis je n'interviens plus avec mes critiques :noange:, mais sache que si je les fais, c'est esstentiellement parce que ton texte me plait beaucoup.
J'aime bien l'idée de Samarcande d'imiter les débuts à la Maupassant avec cette anecdote qui commence par quelques mots sur les habitants du coin. C'est vrai que ça changerait un peu le cours du récit (car ton narrateur est censé être un inconnu au village, c'est pour ça que personne ne veut lui parler), alors tu nous diras ce que tu en penses, car je suis curieux de le savoir.Du coup je ne sais pas si je vais partir là-dedans. Bon d'une part je n'ai pas trop la place pour ce format Chameau, mais aussi je crois que j'aime bien ce narrateur un peu impersonnel, je n'ai pas trop envie qu'il ajoute trop de lui non plus...
Si jamais tu hésites sur les éventuelles améliorations que tu pourrais encore apporter, quelque chose me dit que tu pourrais regarder du côté des apparences : tu dois avoir employé une bonne quinzaine de fois la conjonction comme, sans compter les différents apparaître et sembler qui font beaucoup de comparaisons pour un seul texte.J'ai supprimé quelques "comme" au final, merci !
(dans un sens, on a l'impression qu'il s'est passé peu de temps entre les événements et de l'autre, tout le monde a oublié le nom du jeune homme, ce qui laisse penser qu'il s'est passé un temps fou, qui serait plutôt de l'ordre de plusieurs générations).Dans l'idée il s'est quand même passé pas mal de temps avant la visite de la conclusion, je devrais peut-être le dire plus explicitement !
J’ai instantanément pensé aux Parques devant les 3 vieillards.C'est vrai ! Je n'y avais pas pensé, mais ça devait flotter dans mon imaginaire, forcément ^^
Un gars comme lui, l’œil alerte, au courant de tout dans le village.Je ne sais pas trop non plus, justement. Un point ça me paraît pas si mal.CiterUn doute sur le point à utiliser. Un point d'interrogation ?
Vu le commentaire de Rémi, je pense qu'il y a de toute façon un cafouillage dans les temps à ce moment.tu es au plus que parfait, donc avaient empêché, je penseNon en fait tu restes au passé simple après, donc faut juste un truc qui autorise de basculer, genre "Sur le moment, les hortensias immenses..."
J'aime beaucoup "réunies ensemble comme par hasard" du coup je vais le garder, et ptet enlever l' "amas de maisons" alors.CiterCe n'est pas dans une de ces ruelles que le vif intérêt que je devais porter à ce village s'éveilla, mais dans l'allée principale, qui traversait ces quelques maisons réunies ensemble comme par hasard.je trouve la phrase lourde à cause de sa longueur, ça ajoute toujours une info en plus. Je virerais " réunies ensemble comme par hasard" qui n'apporte pas grand chose je trouve et qui est redondant avec "amas de maisons". et la description qui sont juste après
et du coup je rebondis sur ça pour dire qu'un nome de village serait cool peut-être ?Peut-être ! A voir si je trouve un truc qui me plaît.
Mais tu as tout à fait raison !CiterC'est sur le banc en pierre, en face de cette mairie, que trônait une bande de trois vieillards dont personne n'avait jamais trop su dire l'âge, le genre, ou encore moins le nom, comme trois barons contemplant leurs terres prospérer et leurs gens s'affairer.j'aime pas trop le "C'est.... que", je trouverai ça plus fluide en direct, et ça mettrait les vieillards en sujets, ce qui serait cool pour leur entrée dans l'histoire !
C'ets noté !CiterSi mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi,un peu moche ce "elle aussi", notamment pour le rythme du paragraphe je trouve... À mon avis on attend plutôt un "Et si mon oreille..." pour faire l'écho avec al phrase d'avant
ce passage est la clef de voute de l'histoire, et je le trouve toujours obscur (sans tes explications j'aurais pas saisi son importance et ce qui se passait vraiment je crois)Merci d'avoir décortiqué tout ça ! ça va beaucoup m'aider !
à mon avis, faut le soigner et nous le mâcher :
Je décortique à fond : "Le village avait rapidement compris que les jours du futur Monsieur V. étaient comptés" = la malédiction est que le bébé va mourir d'un moment à l'autre. Pour moi ça peut provoquer de la tristesse, de l'empathie, mais pas de la peur. Si j'ai bien compris ton raisonnement, ils réagissent par "Depuis, le bébé, puis jeune enfant, avait partout été accompagné par les regards hostiles et apeurés des villageois, effrayés à l’idée qu’à chacun de ses gestes, la malédiction puisse se répandre partout." parce qu'ils pensent que c'est contagieux ? pour moi lectrice, c'est pas évident : au début, tu dis qu'ils maudissent souvent plein de gens, ça semble très individuel, donc moi là je comprends que la malédiction est égale à "ce bébé va mourir", ce qui fait que se répandre partout ne marche pas.J'avoue que je ne comprend pas trop ce point de vue, mais t'es pas la seule comme ça. Pour moi, il est vu comme un pestiféré après la malédiction, quelqu'un de condamné par les vieillards, qu'il ne fait pas approcher. Je ne vois pas la malédiction comme une maladie, mais plutôt comme une manifestation de ce que les vieillards voient : ils énoncent qu'il est maudit, plus qu'ils ne le maudissent (et du coup en disant tout ça je comprend un peu mieux ce qui marche pas ^^).
Je savais un peu que ce "sans trop savoir pourquoi" causerait problème (c'est la 3e fois que je le dis là, fait croire que je suis un peu paresseux à l'écriture >< ). Je vais voir ce que j'en fais.CiterJe devais rester longtemps songeur devant cet étrange rituel qui, sans trop savoir pourquoi, m’apparaissait aussi fascinant qu’absurde.en fait le narrateur comprend que monsieur V est le seul à ne pas croire aux malédictions des vieux, non ? du coup je sais pas si le "sans trop savoir pourquoi" et le flou amené dans l'ambiance par cette phrase est opportun
Je saurais pas trop expliquer pourquoi parce que je suis nul pour le sens des modes et des temps, etc. (enfin je les connais pas vraiment, quoi), mais un passé simple ça me paraît vraiment super bizarre ici.CiterLe maraîcher n’était pas un type très différent des autres, et, au bout de deux verres, ses traits bourrus s’étaient un peu détendus.un passé simple serait plus fluide (et je vois pas trop de raison pour ce plus que parfait)
Hm non, c'est bien ça : "feignant de croire que c'était pour l'aider (...) que nous étions ici tous les deux" (mais je peux dégager le "tous les deux", en fait).CiterJe l’encourageai d’un hochement de tête, feignant de croire que c’était pour l’aider à se décharger d’un poids trop longtemps supporté que nous étions ici tous les deux, et non pour étancher ma curiosité.il manque "puisque" avant, non ?
J'aime pas trop expliquer, mais euh là pour le coup je peux peut-être aller une chtouille plus loin je suppose.CiterSes parents ne savaient rien, personne ne sut vraiment expliquer ce qui s’était passé.peut-être, pour limiter le côté frustrant de la fin, nous donner des suppositions en questions, qui feraient comme des ouvertures ? Ce serait logique que le voyageur les fasse. Notamment est-ce que c'est al malédiction qui a fait disparaître Monieur V ou est-ce que c'était le moyen de monsieur V pour faire disparaitre les malédictions ?
À propos de la fin. Vu l'annonce du début, je crois que tu retomberais bcp mieux sur tes pieds si le voyageur ne partait pas après cette dernière visite, s'il se retrouvait comme prisonnier du village, et peut-être de l'avenue. Par exemple, quitte à être aller dans le fantastique ça pourrait être que Monsieur V, en mettant fin aux vieillard, n'avait pas prévu que leur phénomène était trop ancré pour disparaître, et qu'il s'est transféré sur le voyageur, qui se retrouve désormais sur le banc à leur place au mêmes heures de la journée, à guetter et à avoir envie de maudire mais à se retenir pour qu'on capte pas ce qu'il est devenu.C'est une bonne idée ! Je vais y réfléchir, mais c'est une chouette piste ouaip.
Ou si tu tiens à ta fin actuelle, il me manque un élément de compréhension sur pourquoi il revient aussi longtemps après. Dans la vraie vie on fait plein de choses sans raison, mais dans les textes, ça fait faille, je trouve....
Yep, Milla a relevé aussi, je vais changer ça !Citerles glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles. « Un village de plus, un souvenir de moins. », pensai-jetes premiers verbes sont au plus que parfait, puis tu passes au PS ; ça me semblerait adapté de rester au pqp
Oui, j'en ai un peu plus parlé à Samarcande, mais j'arrive pas à trop à faire marcher mon idée, donc je vais modifier ça.Citeret pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards
au bout du doigt, y a un vieillard... suis pas fan de la formulation
Oui !!Citerapeurés continuait cependant de le suivre.
Il était clair pour tout le monde qu’il savait très bien ce qui s’était passé. C’est ainsi
est-ce que le changement de paragraphe ne serait pas mieux après "passé." ?
Non, parce que la discussion avec le maraîcher est pendant le 3e séjour >< Je vais essayer de clarifier ça...CiterJ’étais revenu pour mon deuxième séjour, lorsque « tout ça » se produisit, comme on le dit ici, par peur d’évoquer plus précisément « l’incident ».ça m'a fait tiquer, le "J’étais revenu pour mon deuxième séjour", puisque on est déjà dans le deuxième séjour, lors de la discution avec le maraîcher.
Oui, t'as raison.CiterSes parents ne savaient rienc'est un peu "sec", pour caractériser les parents de simplement dire qu'ils ne savaient rien, ça manque d'émotion, non ?
J'ai bien aimé. La narration viellote + le fantastique inexpliqué = Maupassant, clairement on est dans cette veine-là, et j'ai eu le même genre de sentiments/réactions qu'en lisant une nouvelle du Monsieur. Après, je suis pas hyper fan de Maupassant...C'est marrant, parce que je n'ai presque pas lu Maupassant, à part le Horla et c'était il y a bientôt une dizaine d'année je crois... Bon du coup je sais pas si c'est un compliment, il faudrait que j'en relise :P
Sinon, selon moi, tu as fait une erreur dans ton texte. Cela est impossible :Du coup je t'imagine tester toutes les grimaces possibles devant ton miroir pour voir si c'est possible ou pas ^^ Je dirais que c'ets pas très grave, que ça colle avec le côté un peu fantastique de l'histoire (et puis personne au village ne va faire le compte de s'il a déjà exécuté telle ou telle grimace qu'il fait), c'ets une manière de parler, disons.
"Le gamin passait chaque jour par l’avenue des fleurs, chaque jour, il s’arrêtait devant les vieillards, et chaque jour, il leur inventait une grimace différente."
S'il le fait souvent, 300 jours par an, il ne peut pas inventer une nouvelle grimace tous les jours.
Imagine le nombre qu'il devrait créer en autant d'années. En plus, je pense, qu'il y a un nombre limité de grimace. Du moins moi, j'en connais un nombre limité(pied de nez, tiré la langue...) qu'on peut combiner, mais je ne pense pas qu'il y en est des centaines.
J'aurais commencé un nouveau paragraphe pour parler du banc et des vieillards.
Bah en fait, comme Rémi, je la trouve pas si pire cette phrase, j'ai déjà du faire bien pire en terme de densité d'infos je crois :relou: Personne d'autre n'a relevé alors je garde comme ça pour le moment !CiterSi mon oreille avait été plus entraînée, elle aussi, j’aurais saisi les murmures, les prières et les spéculations qui couraient le long de l’avenue, répondant en silence à chaque frémissement des vieillards, à chaque prédiction présumée.Un peu de mal à comprendre cette phrase très dense en info.
Oui, j'en n'avais pas super envie, mais je vais plus entrer dans les détails.CiterPlusieurs années avant ma venue, le jeune Monsieur V. avait paradé dans l’avenue des fleurs, poussé par ses parents dans un landau flambant neuf, et pointé par un doigt long et tremblotant au bout duquel un des vieillards, les yeux révulsés et le corps tendu à craquer, balbutiait un langage incompréhensible. Peut-être l’allure de ce bébé choyé et cajolé avait déplu à ces trois êtres éternellement décrépis. Les parents s’étaient longtemps flagellés pour l’achat de ce landau.
Je n'aurais pas été gêné par plus d'infos sur le bébé et les parents (pourquoi ils sont là), mais dans des phrases plus courtes. Il s'agit d'un moment essentiel de sa vie, donc pourquoi ne pas s'attarder un peu plus dessus ? Je n'ai pas compris la dernière phrase.
D'un point de vue chronologique, ton texte commence à malmener le lecteur. Tu parles d'un ado, auquel tu réfères ensuite comme Monsieur V, puis d'un incident dont tu vas d'abord évoquer l'après...La confusion me gagne !oups :-[
Mais ma lecture a été cependant un peu laborieuse, à cause des choix chronologiques et des ellipses concernant des choses importantes. Toutes les époques se télescopent, alors qu'il y aurait vraiment moyen de raconter une histoire limpide.Comme je l'ai dit à d'autres, je plaide un peu coupable... Je trouve que "malmener le lecteur" c'est pas forcément négatif, en fait. Alors je ne dis pas que j'ai réussi à faire les choses bien, c'est visiblement trop confus, mais j'avoue que j'y tiens à ces allers-retours temporels, et qu'ils sont conscients. Comme quand quelqu'un raconte une histoire et digresse, je dirais.
Les platanes qui bordent les rues de ce petit village sans histoire ne m'avaient pas inspiré grand chose lorsque j'y étais passé pour la première fois.J'aime beaucoup ton entrée en matière. Elle plante le décor.
Les hortensias immenses et omniprésents, et pourtant si banals en cache-misère des murs tristes, les glycines pas encore en fleur qui tordaient le grillage des jardins m’empêchèrent de deviner que je reviendrai souvent entre ces ruelles.Mettre un "et" à la place de la virgule ?
Elle donnait corps à cet amas de maisons qui, sans elle n'aurait probablement même pas mérité le nom vague, mais structurant, de village.Virgule après "sans elle" ?
Je dus repartir, en me promettant de revenir observer Monsieur V. dès que l’occasion se présenterait.Je trouve bizarre de parler de Monsieur V. d'abord pour un bébé, puis pour un adolescent. Mais j'aime bien par contre l'histoire du rituel de la grimace !
Je ne préfère cependant pas expliciter cette deuxième visite tout de suite, préférant me concentrer tout d’abord sur l’après.Je comprends ta démarche, mais du coup je trouve que ça fait beaucoup d'aller-retours dans le temps et qu'au final ça alourdit ton texte...
Je n’eus en réalité presque aucun contact avec Monsieur V. avant l’incident. Je pus parler à ses parents peu après celui-ci, mais ils n’avaient rien à m’apprendre, et ne savaient pas même expliquer le tempérament de leur fils. Il avait eu les « mains dans les poches » depuis qu’il avait un pantalon.
Avant l’incident, je ne parvenais qu’à surprendre des brefs on-dit en laissant traîner une oreille indiscrète au café ou au marché du coin.
À la fin de mon deuxième séjour (celui durant lequel se déroula « l’incident »), j’avais évoqué avec lui un alcool de chez moi, fait à bases de plantes de la région, qui l’avait fortement intéressé. J’avais donc décidé de lui rapporter une bouteille à ma prochaine visite, certain que la complicité d’un alcool rare le rendrait généreux en confidences.Idem ici, on passe plusieurs fois très vite de "avant l'incident" à "après l'incident" et inversement...
Un gars comme lui, l’œil alerte, au courant de tout dans le village. Il me regarda un instant, l’œil torve, avant d’avaler d’une traite ce que je venais de lui servir.Répétition de "oeil".
J'ai trouvé que ça partait trop dans tous les sens.Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Pas mal de répétitions qui alourdissent le texte.J'avais essayé de pas mal fluidifier le texte déjà, mais ne semble toujours pas être ça. Des répétitions au niveau des mots ? des phrases ? des idées ? de la narration ?
Ah oui, une expression me chiffonne :Que le narrateur pense oublier ce village aussitôt qu'il en rencontrera un autre, tant il lui semble banal au premier abord.
« Un village de plus, un souvenir de moins. » comment peut-on avoir un souvenir de moins ?
Qu'as-tu voulu dire exactement ?
De manière plus générale, j'aime bien le côté "prophétie auto-réalisatrice" de ton texte. En revanche, comme je l'ai déjà mentionné, je trouve qu'il y a ici un problème de temporalité : on passe de la première venue de ton narrateur à après l'"incident", puis après, puis avant, puis après, puis pendant, puis après... Ma suggestion, ce serait de commencer ton texte directement après l'incident. D'allécher ton lecteur avec des indices sur ce qui a bien pu se passer, des bribes de conversations, des éléments divers éparpillés, dont la passé du personnage et la fameuse "avenue des fleurs".Je vois le truc, mais j'y tiens à ma temporalité bancale. J'ai pas réussi à la mettre en place comme il aurait fallut, et en l'état ça marche pas vraiment, mais je veux pas défaire ça. J'ai essayé des trucs pour un peu clarifier les sauts dans le temps, comme des astérisque entre les paragraphes de différente temporalité, mais ça faisait beaucoup et ça alourdissait (et je suis pas sûr que ça soit plus clair). Mais je préfère garder quand même un déroulement de fond "linéaire" (on est d'avbord introduits au village, puis à monsieur V., il y a l'évènement des poules, puis le final et la conclusion, quand même).
Par ailleurs, je trouve qu'il manque un peu de contraste entre le "avant l'incident" et "après l'incident" en ce qui concerne les vieillards. Tu les décris dès le début comme posés là, immuables, comme s'ils étaient déjà figés, à l'exception de quelques mouvements. Je trouve que tu gagnerais peut-être à accentuer ce contraste en rendant tes vieillards plus vivants et plus mobiles au départ, ne fut-ce qu'un peu.Il sont assez mobiles pendant qu'ils jettent la malédiction, non ? Je ne sais pas si tu as lu avant ou après que je fasse cette modification, mais j'ai essayé de faire en sorte qu'une des phrases de la fin soit plus explicite, je ne sais pas si c'est suffisant :
Les trois vieillards restèrent dans « l’avenue de Monsieur V. », figés pour toujours et incapables de maudire qui que ce soit. Personne ne songea à les déloger.
Je trouve ton conte très sympa, les phrases et leur vocabulaire conviennent, l'histoire en yoyo ne me déplaît pas du tout, mais.Le fameux mais ! :D
Ce final aussi mériterait beaucoup que tu le peaufines. L'image est vraiment belle, de ce jeune homme qui se dissous, s'éparpille en une myriade d’oiseaux.Eh bah en fait je suis assez d'accord ! Au moment d'écrire le final je n'avais pas exactement le même point de vue sur le texte, je voyais plus cette fin comme un dernier pied de nez, mais je crois que je préfère le voir plus joli. Alors ce n'est pas facile, j'ai essayé, mais j'ai toujours peu d'en faire des tartines :
Toi tu gâches ce beau moment avec le mot "volatiles", et en enchaînant sur le fait que tout le monde se prend des crottes d'oiseaux.
Je trouve ça personnellement très dommage.
À sa place, une myriade d’oiseaux esquissaient encore sa silhouette, fugaces. N’y tenant plus, ce bouillonnement ornithique finit enfin par se dissoudre, et s’envola de toutes parts. Le froufrou de milliers de plumes s’empara du ciel, le fardant de teintes que l’on ne pensait jamais voir dans ce village. Même les poules, restées à terre, s’adonnaient à un chant doux et las, appris sous un clair de lune.
Voilà, eh puis un dernier truc, que je suis le seul à être gêné par, on dirait : monsieur V, eh bien je trouve ça trop sérieux si le personnage est un ado, personne ne dirait monsieur.Il y a un peu de ce que dit Rémi (quoique ça m'enchante pas complètement, le côté bonne famille), et puis je venais de lire un livre dans lequel un personnage s'appelle "Monsieur V.", qui m'a un peu inspiré dans l'écriture de ce texte (même si ça n'a pas grand chose à voir au final).